13.08.2008
Tricastin : inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !
(document Le Monde)
Les incidents du mois de juillet ont permis de dénoncer l’opacité qui règne depuis toujours sur la filière nucléaire. Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’IRSN n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il reconnaît : « Nos experts n'assurent aujourd'hui quasiment aucune surveillance des nappes phréatiques » (dans Le Monde).
Voilà qui doit rassurer les populations de cette portion de la moyenne vallée du Rhône !
Rappelons que le 7 juillet, une fuite d’effluents nucléaires a rejeté dans la nature une quantité très importante d’uranium (74 kg selon les autorités nucléaires, jusqu’à 340 kg selon des sources indépendantes… Bonjour la clarté !) Ces merdes nucléaires se sont forcément, pour une grande partie, infiltrées dans la terre et ont migré vers les nappes phréatiques, polluant ainsi irrémédiablement l’eau de boisson et d’arrosage du secteur ; le reste s’est retrouvé au Rhône, le fleuve-dieu ayant depuis longtemps troqué son auréole pour une poubelle…
Suite à cet « incident », le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé de vérifier l'état de toutes les nappes phréatiques. Pourquoi, c’était pas fait ? Ben, il était temps, non ?
Il serait malhonnête de dire que IRSN (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) - placé sous la tutelle des ministères de l'environnement, de la santé, de l'industrie, de la recherche et de la défense, chargé d’assurer l'expertise et la recherche sur les risques nucléaires. Moyens : 1 600 agents, 11 implantations régionales, 275 millions d'euros de budget – ne fait rien. En effet, cet institut procède chaque année à 30 000 prélèvements dans 600 points du territoire national. Les trois quarts de ces analyses portent sur les aérosols (poussières atmosphériques), la pollution radioactive de l'air étant considérée comme le risque majeur. Les autres prélèvements sont faits dans les rivières, ou sur des végétaux ou des produits tests (herbes, mousses, blé, lait). Dans le même temps, les 180 balises du réseau Téléray, qui mesurent en permanence le niveau de radioactivité dans l'air ambiant, fournissent 19 millions de mesures par an. Elles sont complétées par quelques stations de mesures des eaux fluviales et des bassins d'épuration.
Mais l'Institut ne s'intéresse que "très peu" aux nappes phréatiques, reconnaît Didier Champion. Il ne suit que 16 sites (dont celui du Tricastin), sur lesquels il n'effectue que 114 prélèvements par an.
Pour compenser ce manque, les exploitants sont tenus de surveiller les nappes situées sous leurs installations. Ben voyons ! On a vu comment on pouvait faire confiance à la Socatri ! Mais les résultats, communiqués à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne le sont pas à l'IRSN… Voilà qui file un coup de tatane au « sérieux » de ces expertises où le pollueur est en quelque sorte chargé de se dénoncer ! Une "anomalie" qui, aux yeux de Didier Champion, contribue à une certaine "opacité". Un remède devrait y être apporté avec la création, à partir de janvier 2009, d'un réseau national de mesure de la radioactivité dans l'environnement. Géré par l'IRSN, il centralisera toutes les mesures émanant des exploitants comme des services de l'Etat. Un « machin » de plus… Faut bien recaser quelques fonctionnaires. 
L'institut n'envisage pourtant pas de mettre en place une surveillance systématique des nappes phréatiques. "Ce serait déraisonnable, pour des raisons de moyens, estime Didier Champion. Les eaux souterraines ont un comportement complexe et fluctuant. Il ne suffit pas d'effectuer quelques mesures ponctuelles pour statuer sur leur qualité."
Moralité, si vous habitez du côté de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Pierrelatte, prenez une bonne assurance-vie et, surtout, préférez le vin à l’eau ! Mais qu’en pense les producteurs de ces excellents vins AOC dits des « Côteaux du Tricastin » ? Les première victimes visibles de l’impéritie de cette insupportable ploutocratie nucléaires, ce sont eux.
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25.07.2008
Un pas de géant pour le solaire

Par Denis Delbecq
Les cellules solaires, ça marche depuis les années soixante. Mais en raison de leur faible rendement et de leur prix de revient, franchir le seuil de compétitivité revient à gravir une montagne infranchissable. L’américain Nanosolar avait ouvert une voie en fabricant des cellules cent fois plus minces. Des chercheurs du Massachusetts Institute of technology ont choisi une autre approche en transformant n’importe quel panneau de verre en concentrateur…
Il n’est pas si courant de voir des travaux très technologiques à l’honneur dans la revue Science. Mais les travaux de Marc Baldo et de son équipe ont pourtant été publié par la revue, à peine plus de trois mois après la soumission de l’article. Une célérité rare qui confirme l’intérêt de ces recherches.
Le panneau solaire vu par Baldo et son équipe est pour l’essentiel une plaque de verre. Sur la majeure partie, un revêtement “maison” capte le rayonnement solaire, le réémet à une longueur d’onde plus élevée tout en le piégeant et en le guidant. 80% de l’énergie solaire atteint alors le pourtour de la vitre, où sont placées des cellules solaires optimisées pour ce rayonnement. L’efficacité est spectaculaire puisqu’à surface active égale, les cellules photovoltaïques produisent cent fois plus d’électricité que dans des panneaux ordinaire. De plus, en empilant des couches aux propriétés différentes, on peut imaginer de fabriquer des panneaux dotés de cellules optimisées pour chaque type de fréquence lumineuse et doubler encore le rendement final. Aujourd’hui, la taille des vitrages est encore limitée à quelques centaines de centimètres carrés.
Selon Baldo, le revêtement du vitrage n’est pas onéreux et supporte aisément des irrégularités de surface. Le revêtement est une encre organique qui se dépose par un procédé d’imprimerie sur un verre très ordinaire. De cette manière, n’importe quelle vitrage peut être conçu de manière à laisser passer 10% de la lumière, et convertir le reste en électricité. De quoi transformer les façades d’immeubles en centrales solaires !
Et ce n’est pas tout, car le procédé imaginé et testé au MIT peut aussi améliorer le fonctionnement des panneaux solaires traditionnels, en doublant leur efficacité, ont vérifié les chercheurs. Ils estiment que leur procédé pourrait être commercialisé en seulement trois ans. Reste à régler le procédé sur des grandes surfaces. Baldo et ses collègues ont déjà créé la startup qui s’en chargera. Tandis que le prix de l’énergie grimpe en flèche, la montagne de la compétitivité du solaire pourrait rapidement être franchie.
http://mondedurable.science-et-vie.com/2008/07/un-pas-de-geant-pour-le-solaire/
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16.06.2008
Les empoisonneurs et les marchands de merde!
« Au moins 800.000 personnes devraient mourir en France des effets de la pollution dans les vingt prochaines années.»
Puteng. Il y va pas avec le dos de la cuillère le mec ! Ce mec, c’est le journaliste Vincent Nouzille dans son livre Les Empoisonneurs, un bouquin paru chez Fayard il y a maintenant plus de deux et que sur lequel je viens de tomber par hasard. Il estime que 40.000 Français devraient passer l’arme à gauche chaque année jusqu’à 2025 à cause des solvants, pesticides, hydrocarbures que nous bouffons, que nous respirons, que nous intégrons dans nos viandes par toutes les pores de la peau. Dioxine, benzène, radon, amiante, phtalates, plomb ou hydrocarbures en tous genres… La liste est longue. Il y en a partout. Dans l’air à cause des bagnoles, dans les usines, dans les maisons. Oui, les maisons sont de véritables bouillons de culture de toutes les merdes chimiques possibles. Les produits ménagers sont pourris, comme les meubles en panneaux compressés, les plastiques, etc… Merde, faut qu’on soit solide pour résister !
«La France n'en a peut-être pas conscience, mais elle fait figure de très mauvais élève de la classe européenne. Interrogez donc ses voisins et ils vous répondront que Paris se conduit comme un multirécidiviste, peu soucieux de ses engagements officiels.» dit-il.
Rappels à l'ordre, avertissements, menaces de sanctions même, rien n'y fait. Ainsi, il y a trente ans (!), notre pays avait approuvé une directive spécifiant que le taux de nitrates dans une eau potable ne devait pas dépasser 50 milligrammes par litre. Dans certains coins de Bretagne, ce taux n'a jamais été respecté. Conséquences: une condamnation en 2001 par la Cour de justice européenne pour une plainte déposée par une association en… 1992. Une nouvelle admonestation de Bruxelles en 2005. Et depuis, quoi ? Rien. Faut dire que la durée de vie d'un ministre chargé du dossier n'excédant guère deux ans en moyenne, aucun homme politique ne veut prendre le risque d'instaurer des mesures impopulaires dont le bénéfice sera attribué à ses successeurs.
Et à quoi ils servent nos élus ? Et à quoi elle sert l’Europe ? A quoi elles servent les agences gouvernementales? Elles sont pourtant nombreuses (14 instances différentes pour aborder les questions alimentaires!) et sans réelle autonomie financière. L'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse), par exemple, créée en 2002, a un budget de fonctionnement est dérisoire - 4 millions d'euros, deux fois moins que celui du Conseil supérieur de la pêche. Les médecins du travail? Ils sont 7 000 en France pour des millions de salariés, dépendent de leurs employeurs et n'ont à leur disposition que des moyens dérisoires. Pis: ils doivent désormais délivrer des attestations d' «absence de contre-indication médicale» en cas d'exposition à des agents potentiellement cancérigènes. En d'autres termes, leur fonction consiste à autoriser des salariés à prendre des risques. De la prévention à l'envers en quelque sorte.
Tè ! Je vais allez chercher des champignons… Et encore… C’est vrai que l’embrouille survenue il y a quelques semaines dans une centrale nucléaire en Croatie n’était pas grave, qu'ils ont dit dans le poste… Espérons que le nuage se sera arrêté aux frontières de la France, comme celui de Tchernobil… Pas vrai « professeur » Pellerin !
09:14 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Nature/Environnement , Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.04.2008
Ya pas que le Sarko-barnum dans la vie ! Pourquoi les bombes fleurissent en Corse comme la myrthe au printemps ?
La situation de la Corse s’est aggravée le 17 avril 2008. Que s’est-il passé ce jour-là ? La présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté les requêtes de l’association agréée de protection de l’environnement ABCDE. Cette dernière demandait qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bonifacio, en application de la loi Littoral et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.
L’Extrême Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouvé la meilleure façon de bétonner puisque le tribunal administratif apparaît aujourd’hui à leurs côtés afin que chaque nanti y possède une « toute petite » construction sur une très grande parcelle, à l’abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l’île.
Les Corses estiment qu’ils ont déjà été dépossédés de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l’eau sur l’ensemble de son pourtour. C’est aujourd’hui le tour de la côte est de Bonifacio. Ce sera demain l’ensemble du littoral de la Corse, en commençant par les espaces les plus beaux.
En Corse, des maires complaisants, un état défaillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un schéma qui prévalait ailleurs il y trente ans. Alors qu’aujourd’hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis à la spoliation du patrimoine, à la spéculation, au béton (en Sardaigne la loi a étendu la bande inconstructible à 2km, en Espagne on s’apprête à démolir des kilomètres de constructions littorales), ici, nos décideurs vendent la terre aux plus offrants : Séguéla, Sulitzer, Delsol …. Doit-on les laisser faire ?
On voudrait allumer les mèches des bombes qu’on ne s’y prendrait pas autrement…
09:30 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Nature/Environnement , Résistance , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2008
Et l'Homme devint con...

Nous allons faire un petit voyage dans le temps. Il y a environ douze mille ans, un changement climatique important a eu lieu : la fin de la dernière glaciation dite de Würms. Fonte des glaces, recul de la toundra vers le nord, arrivée des grandes forêts, arrêt des migrations des immenses troupeaux de rennes, extinction des mammouths, des rhinocéros laineux, etc.
Je ne vais pas vous faire un cours de préhistoire, mais un petit éclairage rétrospectif permettra de mieux comprendre l’actualité.
Il est résulté de ce changement du climat — mais aussi et surtout de la nature, de l’habitat, de la faune, — un bouleversement radical dans le mode de vie des humains. De chasseurs cueilleurs ceux-ci, par la force des choses, sont devenus pasteurs et agriculteurs. C’est ce qu’on appelle le néolithique. D’aucuns y voient le début de la « civilisation ». C’est un point de vue qu’on n’est pas obligé de partager…
C’est faire preuve d’autant de fatuité que de stupidité que de penser qu’une humanité ayant pu concevoir et réaliser des œuvres artistiques telles que les peintures rupestres de Lascaux, d’Altamira, de la grotte Chauvet, de la grotte Cosquer ne soit qu’un ramassis de brutes sanguinaires et bestiales. Ces vestiges picturaux, ainsi que divers objets de silex, de corne et d’os, permettent de penser que ces gens jouissait d’une haute civilisation qui devait se traduire dans d’autres arts que l’art pictural – danse, oralité, théâtre, etc. Mais le mode de vie essentiellement nomade de ces populations suivant les troupeaux nourriciers les obligeait à aller toujours à l’essentiel, et donc à ne pas s’encombrer d’objets superflus. Leur organisation sociale s’articulait autour du clan : un petit groupe soudé, hiérarchisé selon la compétence.
Puis l’humain, pour pallier aux effets du changement climatiques, est devenu pasteur et agriculteur. Pour cela il s’est sédentarisé. Il a clôturé les lopins de terre où il faisait pousser son épeautre et où il élevait ses mouflons devenus moutons. Il a donc inventé la propriété privé, et avec elle l’envie, la jalousie, le vol. Pour la défendre il a inventé les flics, les soldats, la hiérarchie, et enfin la guerre.
L’Homme est alors devenu con. C'est la chute vers le « progrès »…C’est l’homme « moderne ».
(voir dans "mes livres": LES MAMMOUTHS NE VIENDRONT PLUS.)
05:50 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.04.2008
Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…
Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?
La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.
En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.
Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.
Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.
Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.
Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.
L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.
Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.
La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.
Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…
Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »
Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.
C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…
15:29 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Nature/Environnement , Politique , Résistance , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.04.2008
OGM : cocu Borloo ?

Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.
Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :
« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »
12:10 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Bouffe , Economie , Nature/Environnement , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.03.2008
OGM : VIGILANCE - RESISTANCE
Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.
Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?
RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au
http://www.assemblee-nationale.fr
ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr
Ce courriel pourrait être libellé ainsi :
Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)
A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.
Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.
La RESISTANCE, c’est aussi ça !
14:15 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Bons plans , Nature/Environnement , Politique , Résistance , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.02.2008
Casse-toi, PAUVRE con !
Explication de texte.
En quatre mots, l’un des représentants les plus agités des nouveaux Maîtres du monde*, a avoué toute la philosophie de cette oligarchie souterraine qui tire les ficelles.
Dans cette invective, le mot le plus important est PAUVRE.
Le pauvre, voilà l’ennemi. Il est synonyme de CON, c’est à dire d’abruti, de quantité négligeable (alors que ce mot, dans son acception première, est magnifique et synonyme de rêve…).
On lui enjoint, que dis-je, on lui ordonne de « se casser ». C’est-à-dire de partir, de disparaître, mais aussi de se briser, de se détériorer, de se DETRUIRE.
Tout est dit : le pauvre est gênant, le pauvre est de trop, le pauvre doit disparaître.
Les Maîtres du Monde — c’est ainsi qu’ils se nomment entre eux — considèrent qu'une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique.
Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.
Une solution serait que l'humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu'elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable.
Une seconde solution serait que l'humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l'environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d'instabilité sociale.
Les Maîtres du Monde ont donc choisi une troisième solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d'une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l'environnement et les risques d'instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21è siècle.
Grâce à la robotisation, à l'informatique, et à l'intelligence artificielle, la production et le transport de l'énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l'élimination de la population inutile.
Une guerre d'élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l'accès à l'espace vital, à la nourriture, à la santé, à l'éducation, à l'information et à l'énergie. La brutale hausse de 40% des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d'éducation et de santé publique et la privatisation (à venir en France, déjà effective dans bien des pays dit « riches ») du marché de l'électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.
Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide.
La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l'air, l'eau ou l'alimentation industrielle) et par des guerres.
Voilà, dans la bouche de notre président, l’expression de son véritable programme : « Disparaît de la surface du globe, imbécile sans fric ».
*Le Groupe de Bildenberg est un groupe discret, presque secret, qui a été fondé par en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien Nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. C’est un véritable gouvernement mondial occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.
Sa dernière réunion a eu lieu l’été dernier à Istanbul. Un des représentants français était… Bernard Kouchner.
16:00 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarko, pauvre, con
22.06.2007
Entrez, entrez! Et vous verrez !
09:04 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













