09.08.2008

Chantons pour les J.O.: "LE MANDARIN"

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Dans un grand pays lointain (bis)
Il y avait un mandarin (bis)
Entouré de mandarines
Qui lui pignolait la pine
Ah qu’il est beau le mandrin
Le mandrin du mandarin
Ah qu’il est beau le mandrin
Le mandrin du mandarin

Y’en a la queue qu’est molle et qu’est foutue
Y’a qu’à couper la quiquette aux cocus


En mangeant son bol de riz (bis)
Il s’astiquait le céleri (bis)
Puis il leur faisait minette
Toujours avec des baguettes
Tout en branlant le mandrin
Le mandrin du mandarin
Tout en branlant le mandrin
Le mandrin du mandarin

Refrain

Il leur fourinait la mangue (bis)
Sur les bords du Yang Tsé Kiang
Sur les bords du Yang Tsé Kiang
Nuit de Chine nuit câline
Soupiraient les mandarines
Tout en pipant le mandrin
Le mandrin du mandarin
Tout en pipant le mandrin
Le mandrin du mandarin

Refrain

Il rencontra une geishas (bis)
Qu’sauvagement il troncha (bis)
Il lui défonça l’échine
Pour la gloire de la Chine
Puis se fit hara-kiri
Du trou du cul au nombril
Puis se fit hara-kiri
Du trou du cul au nombril

Refrain

P.S. 1: après chaque couplet, on fait une courte pose (un temps ou deux) pendant laquelle le ou la « kapellmeister » indique à voix noble mais résolue, et en roulant les « r », le mot « refrain » !

P.S. 2: la phrase générique "Y’en a la queue qu’est molle et qu’est foutue" peut être remplacée avantageusement par une phrase adaptée à votre goût, du genre "Marko ta queue, l'est molle et l'est foutue", (le nom est au choix évidemment!)

14.07.2008

14 juillet, je fais comme Tonton Georges: à table!

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La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

17.04.2008

Honte aux salauds qui font des lois scélérates

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Merci à Charb

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM
La FNSEA nous jette l’anathème,
Nous traite de crétins, de gogos passéistes
Entravant le triomphe du choix productiviste…

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues
Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,
Promettant aux crédules des villes et des champs
Opulence, bonheur et futur alléchant.

Le monde est en furie, les manants crient famine
En Afrique, en Egypte, en Thaïlande et en Chine
« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,
Il suffit de planter, partout des OGM ! »

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale
Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,
Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,
Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

Achète députés, gras sénateurs repus
Scientistes marrons grace à l’argent qui pue,
Culture de mensonge, de dissimulation,
D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus
Engraissés au dépend de leur pays vendu
Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent
Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie
Verront bien que vous êtes leur pire ennemi
L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts
Fera de votre vie un enfer de remords.

Jean-Victor Joubert

08.04.2008

Slam olympique: Paris s'est réveillé

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Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s'est souvenu qu'il est père des droits de l'Homme
Et a englouti dans un maeltrom
De colère généreuse
Les vélléiés honteuses
De cacher au monde
Les massacres immondes
Que la dictature chinoise perpétue
Quand sa soldatesque élimine et tue
Le peuple du Tibet et lui substitue
Des colons Han venus d’ailleurs
Dans les fourgons de l’agresseur.

Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s’est souvenu qu’il a réinventé l’Olympisme
Et qu’il est donc en position morale de charisme
Pour contrer le crétinisme
Du bolchévisme
Qui anéantit la philosophie du bouddisme
Fleurissant pacifiquement sur les monts éternels
D’un pays qui tutoie le ciel.
Vils dictateurs
Tueurs
Vos actions sont de plomb, vos idées sont de fiel.

06.04.2008

C'est dimanche: un peu de Tonton George!

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Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Refrain

Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.


Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
­Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Georges Brassens
Extrait de "l'oeuvre complète" de jean-paul Liègeois (cherche-midi)

05.04.2008

Slam à Ingrid

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Ils te trouvent ingénu
En fait t’es un roi nu
Toi qui tombe des nues
Ingrid reste détenue…

Tu t’prends pour un monarque
Toi le roi de l’arnaque
Les enculés des Farcs
Te prennent pour un branque…

Malgré ta roublardise
Avec ta balourdise
Tes fausses analyses
La Ingrid agonise…

Les Farcs sont des fumiers
Qui ont embastillé
Une femme qui criait
La Liberté grillée…

Dans cette barbarie
Dans cette connerie
La vie a peu de prix
Entend Ingrid qui crie…

04.04.2008

Slam à Sarko : War c’est war


War c’est War
Il n’y a plus d’espoir
Sarko a le pouvoir
A nous les abattoirs

En Afghanistan il envoie nos bidasses
S’faire trouer la viandasse
Pour plaire au gros dégueulasse
Qui sévi à White House

Dans les zones tribales
Règnent des cannibales
Dont l’accueil amical
Se traduit par des balles

Mais malgré les embûches
Que ces guerriers farouches
Balancent à pleines louches
Faut lécher l’cul à Bush

Sarko, t’as la menteuse
Qui doit être râpeuse
Pour bouffer la raie crasseuse
Du cow-boy des Rocheuses

Homme sans conscience
Sarko tue l’espérance
Fini l’indépendance
Altière de la France

Car dans moins que longtemps
Sarko le charlatan
Veule et incompétent
S’aplatira devant l’Otan…







20.12.2007

Tu seras UMP mon fils...

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ce pauvre chef de cabinet de la ministre des non logés, Christine Boutin, cul bénie qui met - comme tous les cathos amis de Mickey, le Chanoine des Latrines et de Monseigneur Bigard, cardinal des Couilles – la charité consentie et dégradante à la place de la justice due.
Je ne vais pas vous raconter le sac d’embrouilles qui secoue le panier à crabes qui sévit à la mairie de Nîmes (fausses factures, trafic d’influence, favoritisme, etc.)
Mais je voudrais tout de même vous faire constater que ces pratiques émanent d’un clan pour lequel la sacro sainte Magouille est une manière normale de penser, d’être et de se comporter…


« Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir
Si tu peux magouiller sans peur de te salir
Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire
Et si tu es capable de tuer père et mère,

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles
Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe
Et priver l’ouvrier du plus petit bénef
Tout en léchant le cul des patrons du Medef

Si tu peux trafiquer en restant populaire
Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,
Si tu peux générer les plus basses actions
Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,
Leur rendre des services et bien fermer ta gueule
Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien
Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

Si tu peux sans vergogne renier ta parole
Trimbaler à ton cul des tas de casseroles
Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,
Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire
Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir
Enfiler tes semblables par tous tes orifices,
Tu seras UMP mon fils. »

13.12.2007

Ballade pour deux tueurs en Gévaudan

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On la chante sur un air célèbre de tonton Brassens

C'est à Châteauneuf-de-Randon
Un villag' pas bidon
C'est le célèbre patelin
Où est mort Du Guesclin
C'est le célèbre patelin
Où est mort Du Guesclin

Non pas par des Anglois salauds
Mais en buvant de l'eau
Chos' qui ne m'arrivera pas
Pour comprendre pourquoi
C'est pas besoin d'être devin
Je ne bois que du vin.

A ce village un jour il vint
De bien beaux assassins
Un couple de gens pas d'içi
Arrivant en taxi
Un couple de gens pas d'içi
Arrivant en taxi

Au bistrot pour se réchauffer
Ils ont bu un café
La patronn' qui les a servis
Les trouva bien polis
Ils voulaient s'en aller au Puy
Par la Quatre-vingt-huit

Mais les archers étaient planqués
Et ils les ont plaqués
Au sol et les ont désarmés
Puis les ont amenés.
L'marchand d'essence qu'a tout maté
En est estransiné.

On a appris dans les gazettes
Les raisons de la fête:
Paraît qu'sur un parking des Landes
Cette funeste bande
A fusillé deux alguazils
De la Guardia Civil

Pendant qu'les hommes les menaçaient
La femme les trucidait
Elle leur a mis c'est pas honnête
Trois balles dans la tête,
Les laissant baigner dans leur sang
Ils ont foutu le camp.

A pied, en voiture, à cheval
Ils ont pris la cavale
Après bien des péripéties,
Sont arrivés içi
Où les bourrins s'les sont farçis
Et c'est très bien ainsi.

Mais ils étaient trois argousins
Les fameux assassins
Y en a donc un qui court toujours
Alors depuis ce jour
On craint qu'en terre de Lozère
Quelque part il se terre

Depuis tous les gens du pays
Dès que tombe la nuit
Ferment leur porte à double tour
Jusqu'au retour du jour
Et craignent que revienne le temps
D'la Bête du Gévaudan
Et craignent que revienne le temps
D'la Bête du Gévaudan

Jean-Victor Joubert

12.04.2007

Poésie de combat : L’usurpateur

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur
Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur
Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Lorsque tu n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.
Charles le Grand connut la fureur des batailles,
La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.
Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,
Sa gouvernance était celle d’un souverain.
Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,
Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.
Ses victoires sont Sécurité Sociale,
Vote aux femmes, indépendance nationale,
Réconciliation avec les Allemands
Paix avec l’Algérie et développement.
Les tiennes sont régression jusques à l’esclavage,
Faim et précarité, répression et chômage.
Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,
Part donc avant que ne se transforme en haine,
La puissante colère qui dans le peuple monte,
Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

Jean-Victor Joubert

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