04.07.2009
Ouiquende érotique: courriers amoureux
LETTRE COQUINE DE SAND À MUSSET...
Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée...
...ET REPONSE DE MUSSET !
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Musset
Sympathique ces gentils courriers amoureux!
Mouais...
Relisez la lettre de Sand en sautant une ligne sur deux.
Puis relisez la réponse de Musset en ne prenant en compte que le premier mot de chaque vers!
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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!
...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...
D'une actualité explosive, viens de sortir:
"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE
08:08 Publié dans Culture, poésie, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sand, musset
21.06.2009
Gastronomie érotique: délices crêtois!
Perrine
Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.
Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.
Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue
Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.
La salade crétoise
— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre
Ecrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.
Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.
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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!
de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)
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08:39 Publié dans Cuisine/Gastronomie, Culture, érotisme, poésie, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gastronomie, crête, sirènes, femmes nues
14.06.2009
Sexy gastronomie: Wanda la sauvageonne

Wanda
A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré,
Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône
Et vivait libre et nue comme une sauvageonne
Dans une simple hutte à l’orée des marais.
Sur une planche à voile, je chevauchais les flots.
Wanda voulut monter sur mon engin rétif
Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif
Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.
Pour l’aider à monter je la soulève au fesses
Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,
Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,
En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,
Puis, au gré de la vague se redresse le mat,
Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.
Le lièvre des sansouires
— Se servir de la mer comme d’un grand plumard,
Ben ! dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !
Les girelles devaient frétiller d’allégresse
Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !
— Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé
Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé
Un excellent repas préparé par la belle,
Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.
Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire
Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.
Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le
Et puis ampute-le de la tête et la queue.
Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,
Epluche et émince quelques jolis oignons,
Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,
Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,
Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,
Arrose à l’Armagnac de façon attentive,
Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,
Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !
Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,
Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons
Dedans le même beurre, saupoudre de farine,
Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.
Rajoute tes morceaux de viande macérée,
Tu remues bien le tout pour les faire dorer,
Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;
Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,
Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,
Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.
Pendant ce temps glace un quart de petits oignons
Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,
Fais caraméliser. Saute tes champignons
De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,
Rajoute, après une heure, au premier appareil,
Passe ta marinade, introduis-la pareil,
Et tu laisses frémir une bonne heure encore
Pour que les sucs expriment harmonie et accord.
Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,
Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.
Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce
Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !
Ingrédients et proportions pour six personnes :
Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, -1 verre d'Armagnac.
Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières--de-Nîmes.
Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.
Les vins conseillés:
Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout natu-rellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.
En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.
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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!
D'une actualité explosive, viens de sortir:
"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE
de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)
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01.06.2009
Eros est rosse

Contacts
Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.
Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses
A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.
Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.
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NOUVEAU!
D'une actualité explosive, viens de sortir:
"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE
de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)
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11:51 Publié dans Culture, poésie, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eros, baisers
30.05.2009
Ouiquinde érotique...avec Boris Vian.
Tant pis! J'ose...
J'ose vous proposer une "bluette" du grand Boris! Les miennes (de bluettes) à côté, c'est poésie d'enfants de choeur! Et, il écrivait ça il y a cinquante ans, dans une société de culs serrés! Chapeau l'artiste!
Boris Vian - La Messe en Jean Mineur
AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n'est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer
C'EST à l’église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux
DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtrier
D'une langue rose et proprette
VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j'entre
Et je répands l'âcre lavasse
Issue du doigt que j'ai au ventre
Au bénitier de sa conasse
MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemart retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s'offre rose et sans détours
Et je m'y rue comme une bombe
COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d'une courbure indicible
Plus ferme qu'un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible
SE dégageant d'un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégoûtée de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçote mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C'ETAIT DENTS BLANCHES !
L'APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de chœur
Qui chantent faux de tout leur cœur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge - vainqueur...
Un spectacle offert par COLGATE !
* * * * * * * * * * * * * * *
NOUVEAU!
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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE
de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)
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25.05.2009
Ouiquinde érotique...avec Verlaine
Verlaine
Tu n'es pas la plus amoureuse
De celles qui m'ont pris ma chair;
Tu n'es pas la plus savoureuse
De mes femmes de l'autre hiver.
Mais je t'adore tout de même !
D'ailleurs ton corps doux et bénin
A tout, dans son calme suprême,
De si grassement féminin,
De si voluptueux sans phrase,
Depuis les pieds longtemps baisés
Jusqu'à ces yeux clairs purs d'extase,
Mais que bien et mieux apaisés!
Depuis les jambes et les cuisses
Jeunettes sous la jeune peau,
A travers ton odeur d'éclisses
Et d'écrevisses fraîches, beau,
Mignon, discret, doux, petit Chose
A peine ombré d'un or fluet,
T'ouvrant en une apothéose
A mon désir rauque et muet,
Jusqu'aux jolis tétins d'infante,
De miss à peine en puberté,
Jusqu'à ta gorge triomphante
Dans sa gracile vénusté,
Jusqu'à ces épaules luisantes,
Jusqu'à la bouche, jusqu'au front
Naïfs aux mines innocentes
Qu'au fond les faits démentiront,
Jusqu'aux cheveux courts bouclés comme
Les cheveux d'un joli garçon,
Mais dont le flot nous charme, en somme,
Parmi leur apprêt sans façon.
En passant par la lente échine
Dodue à plaisir, jusques au
Cul somptueux, blancheur divine,
Rondeurs dignes de ton ciseau,
Mol Canova! jusqu'aux cuisses
Qu'il sied de saluer encor,
Jusqu’aux mollets, fermes délices,
Jusqu aux talons de rose et d'or!
Nos nœuds furent incoercibles?
Non, mais eurent leur attrait leur.
Nos feux se trouvèrent terribles?
Non, mais donnèrent leur chaleur.
Quant au Point, Froide? Non pas, Fraîche.
Je dis que notre « sérieux »
Fut surtout, et]e m'en pourlèche,
Une masturbation mieux,
Bien qu'aussi bien les prévenances
Sussent te préparer sans plus,
Comme l'on dit, d'inconvenances,
Pensionnaire qui me plus.
Et je te garde entre mes femmes
Du regret non sans quelque espoir
De quand peut-être nous aimâmes
Et de sans doute nous ravoir.
VERLAINE ( Femmes)
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NOUVEAU!
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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE
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10.05.2009
La cuisine de l'amour: Katy et les « Dolma yalanci »

Katy
J’ai rencontré Katy sur un paquebot turc
Qui reliait Marseille au pays d’Atatürk
Longue, fine, élancée, androgyne et très blonde,
En voyage de noce elle courait le monde.
Un regard prometteur longuement échangé,
Deux verres de raki, près du bar, partagés,
Et nous nous retrouvons, sans parole inutile,
Sur le pont, envoûtés, commençant une idylle.
Je cueille sur ses lèvres un baiser épicé,
Je roule entre mes doigts ses petits seins dressés
Elle m’offre, cambré, le bas de son échine
Et nous faisons l’amour, au rythme des machines
Nous grimpons, enlacés, vers le septième ciel
Croquant à belles dents dans sa lune de miel !

Les feuilles de vignes farcies
— Le mari de Katy, un pasteur anglican
Pratiquait avec flegme une juste devise :
« Mieux vaut une participation sur un volcan
Que l’exclusivité d’une froide banquise ! »
Nous nous sommes aimés de fougue et d’abondance
De Marseille à Capri, du Pirée à Byzance,
Au hasard des recoins du bateau haletant,
Toujours sur le qui-vive et pressés par le temps,
Sur des bâches pliées, sur des tas de cordages,
Mais surtout dans les chaloupes de sauvetage.
Grand, solide et rougeaud, le regard ironique,
Le pasteur buvait sec du rhum de Martinique.
Il connaissait les hommes, les femmes et le péché
Et savait que Katy, sa belle amourachée
Lui reviendrait bientôt, et sans perdre la boule,
Sitôt que le bateau atteindrait Istamboul…
Le pasteur généreux, grand seigneur, m’invita
Dans un resto flottant, sous le pont Galata,
Il reprit possession, avec verve et humour
De sa volage épouse, de sa poupée d’amour,
Et la gorge serrée, je dus rendre les armes
Quand Katy me quitta, sans verser une larme…
— Eh ! Victor, ici bas, chacun porte sa croix,
Et souvent, le cocu n’est pas celui qu’on croit !
Il t’a bien fait marron, le serviteur de dieu !
Mais qu’avez-vous mangé comme repas d’adieu ?
— Un plat oriental, les « Dolma yalanci »,
On connaît : ce sont les feuilles de vignes farcies.
Tu fais blanchir trente secondes,
Dans de l’eau bouillante et salée,
Des feuilles de vignes que tu émondes
Des nervures et parties talées.
Tu les sèches sur du sopalin
Et tu te bois un coup de vin.
Tu colores un oignon et de l’agneau haché
Dans de l’huile d’olive sans laisser attacher,
Un verre de riz sec, laisse prendre du goût,
Puis recouvre d’un doigt d’eau, citronnée surtout.
Laisse cuire dix minutes, rajoute des raisins
Secs trempés, égouttés, cannelle, pignons de pin,
Sale, poivre, cuis à absorber le liquide,
Vide ton verre plein et plaints ton verre vide.
Dispose cette farce sur tes portions de feuilles
Roule-les en cylindres, c’est fait en un clin d’œil,
Et pour ne pas qu’ils s’ouvrent, avec un cure-dent
Tu rapproches les bords et tu piques dedans.
Dans le fond d’une poêle, mets ces petits rouleaux,
Un peu d’huile d’olives, un demi verre d’eau,
Et fais cuire à feu doux, vingt minutes à couvert.
C’est un plat délicieux, qui rend les hommes verts !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !
Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 36 feuilles de vignes (on en trouve toutes prêtes chez les épiciers orientaux), - 3 gros oignons, - 6 hectos de viande d'épaule d'agneau hachée, - 3 verres de riz, - 3 hectos de raisins secs, - 2 hectos de pignons de pin, - sel, - poivre, - cannelle, - huile d'olive, - cure-dents.
Les vins conseillés:
Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges sub-tils.
En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Cro-zes-Hermitage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint-Gervais, Ruoms.
En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-les-Béziers, Vieusan.
En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc-bel-Air, Le Beausset, Cabasse; Coteaux-varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.
12:08 Publié dans Bouffe, Culture, érotisme, poésie, poésie érotique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gastronomie, amour, sexe
Ouiquinde érotique: "Ouvre..."
Ouvre
Ouvre les yeux, réveille-toi ;
Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :
C'est l'amour qui sonne et c'est moi
Qui te l'apporte.
Ouvre la fenêtre à tes seins ;
Ouvre ton corsage de soie ;
Ouvre ta robe sur tes reins ;
Ouvre qu'on voie !
Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein :
J'irai le boire sur ta bouche !
Ouvre ta chemise de lin :
Ouvre qu'on touche !
Ouvre les plis de tes rideaux :
Ouvre ton lit que je t'y traîne :
Il va s'échauffer sous ton dos.
Ouvre l'arène.
Ouvre tes bras pour m'enlacer ;
Ouvre tes seins que je m'y pose ;
Ouvre aux fureurs de mon baiser
Ta lèvre rose !
Ouvre tes jambes, prends mes flancs
Dans ces rondeurs blanches et lisses ;
Ouvre tes genoux tremblants...
Ouvre tes cuisses !
Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :
Dans les chauds trésors de ton ventre
J'inonderai sans me tarir
L'abîme où j'entre.
Edmond Haraucourt qui signe
Sire de Chambley. 1902
Tableau de Modigliani
00:06 Publié dans Culture, érotisme, poésie, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éros, amour, sexe
07.05.2009
Printemps coquin !

Myriam
C’était au temps de la parenthèse enchantée
Du Voyage au long cours, des chants de Liberté
Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient
Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…
C’était près de Collias, où des gorges sauvages
Creusées par le Gardon depuis le fond des âges
Accueillaient les ébats, les amours, les désirs
D’une jeunesse nue, avide de plaisir.
Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière
Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière
En éblouissement de perles de soleil
Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.
Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace
J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.
S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes
Elle anima ses reins d’une ondulation lente,
Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.
Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.
En un bond de félin je fus bientôt sur elle,
Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle
Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit
Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis
Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme
Par les voies de Sodome…
Victor
08:19 Publié dans Actualités, Culture, poésie, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, cul
06.05.2009
Coquin de printemps !

Enfin ce coquin de printemps
Nous a ramené le beau temps
L’soleil réchauff’ les libidos
Tout l’monde fait la bête à deux dos
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.
Au bord du Rhône et dans les zup
Le mistral soulève les jupes
Tous les mecs à l’œil égrillard
Tapent des jetons, ces vieux paillards !
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.
Dans son bureau j’ai vu le maire
Qui embourbait sa secrétaire
Derrière une pile de dossiers
Il lui travaillait le fessier
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

Mêm’ les flics entrent dans la danse
Ils en oublient les contredanses
Et préfèrent se l’astiquer
Devant les belles à croquer
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.
A la première communion
Le curé sort son goupillon
Qu’il met dans la main de ma sœur
Pour bénir les enfants de chœur
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.
Cré nom de dioù, j’laisse ma plume
Mon frère d’en bas prend du volume
Je vais sauter sur ma Lionne
Car pour le cul c’est la championne
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

15:08 Publié dans Actualités, Bons plans, érotisme, poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, cul






