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07/10/2018

« SAUVER L’AQUARIUS ! » Mouais… Creusons un peu la question.

Migrants mains tendues.jpg

On trouve dans tous les médias une resucée d’un communiqué de l’AFP disant en substance…/… « A l’appel de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières, des manifestations ont eu lieu dans une trentaine de villes françaises dont Marseille et Paris, mais aussi à Berlin, Bruxelles et Palerme. A Marseille, plusieurs milliers de personnes - 3.500 selon la police - ont formé une "vague orange" rappelant la couleur des gilets de sauvetage et du navire, entre le Vieux Port et le quai de la Joliette où le bateau est amarré depuis jeudi. L’Aquarius ne pourra quitter son port d’attache s’il est privé de son pavillon panaméen, comme l’a annoncé le Panama. »…/…

On en apprend des choses dans ces quelques lignes.

3 500 personnes à Marseille « selon la police ». Allez arrondissons à 5000. Dans le port où est positionné ce bateau, ça ne fait tout de même pas une énorme « vague orange ».

« Vague orange », ça me rappelle les « révolutions orange » organisées et menées dans des dizaines de pays de l’est et des renversements de régimes (Ukraine) sous couvert de philanthropie et de prétendue « construction de la démocratie ». Avec du pognon arrivant à flot de diverses « Fondations » dont la discrète mais très puissance « Open Society Foundation ». Bizarre…

On y apprend aussi que l’Aquarius navigue sous pavillon panaméen. Les armateurs choisissent ce pavillon pour son caractère peu contraignant en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit du travail auquel est soumis l’équipage par exemple. Pour un navire affété par des associations altruistes, c’est un peu craignos ! Eh ! L’Aquarius, alors comme ça, on navigue avec un équipage payé à coups de lance-pierre, taillable et corvéable à merci ? Et avec un barlu guère plus sûr que les barcasses des « naufragés » que tu vas « sauver » ? Ah ! C’est pas joli ça ! Surtout lorsqu’on tend la sébile des pauvres pour soutirer du fric non seulement aux « généreux donateurs privés » mais encore à des entreprises et à des organismes publics, donc dans notre poche puisque tout don à une fondation ou association du genre de « SOS Méditerranée » est payé entre 66 % et 75 % selon les cas par l’État sous forme de déduction fiscale.

Aquarius est un ex-garde-côtes allemand, maintenant propriété de l’entreprise allemande « Jasmund Shipping » qui l’a immatriculé à Gibraltar (paradis fiscal) puis à Panama (autre paradis fiscal) lorsque Gibraltar n’en a plus voulu. Elle le loue à « SOS Méditerranée » (ONG grassement subventionnée). Parce que le proprio du bateau ne fait pas de cadeau : l’ONG affrète le navire et évoque un prix moyen quotidien de 11 000 euros, dont une part importante va dans le carburant, pour une journée d’intervention. En 2016, le bateau lui a coûté 975 000 euros rien que pour les trois premiers mois de l’année. Et sur l’ensemble de l’année dernière, 1 389 326 euros lui ont été alloués.

Sur son site, SOS Méditerranée appelle d’ailleurs les particuliers à l’aider à atteindre cette barre de 11 000 euros. Un onglet renvoie à une page où l’internaute peut faire un don du montant qu’il souhaite.

D’où vient le pognon ?

Dans son rapport d’activité 2017, disponible en ligne, l’ONG affirme disposer d’un budget annuel de 3 621 000 euros. Des revenus en forte hausse puisque le chiffre avancé en 2016 était de 2 225 764.

L’origine des fonds ? 75 % proviennent de dons de particuliers, 18 % de structures privées et les 7 % restants sont des financements publics. Dans cette dernière catégorie, on retrouve des subventions, comme les 49 690 euros versés par la région Occitanie (Là, c’est MON pognon. GRRR !), et des fonds issus des réserves parlementaires (encore nos sous), supprimées il y a un an. En 2016, des députés avaient alloué 80 000 euros à SOS Méditerranée pour lui permettre de payer une semaine d’intervention en mer. Voilà une affaire qui tourne !

La liste des mécènes (enfin, entre 25 et 33 % seulement puisque l’État, c’est-à-dire nous payons l’essentiel de ces « dons ») qui financent l’Aquarius se trouve également dans le rapport d’activité de l’ONG. 207 entreprises, 115 associations et 7 fondations, « pour la plupart basées en France » souligne SOS Méditerranée, sont recensées.

On y apprend ainsi que parmi les fondateurs et promoteurs de SOS Méditerranée Italia, affiliée à SOS Méditerranée et qui coopère avec Médecins Sans Frontières, on trouve une organisation italienne nommée COSPE Onlus à buts déclarés bien altruistes. En creusant, on découvre que cette ONG est pour partie financée par l’Europe, par le Ministère italien des affaires étrangères et par d’autres institutions et fondations au nombre desquelles, bien planquées par diverses organisations écrans, on découvre la Open Society Foundation de George Soros. Celle-là même qui a largement financé les « révolutions de couleur » fomentées par la CIA et autres officines douteuses étasunisiennes.

Ainsi SOS Méditerranée avec l’Aquarius et les autres ONG concurrentes sauvent des vies. C’est indéniable et c’est heureux. Mais elles sont aussi de très juteuses affaires. Cependant leur fonds de commerce périclite si les migrants en partance de Libye ne prennent plus la mer ! Or les passeurs – leurs associés objectifs – ne les envoient plus s’il n’y a pas en patrouille toute une armada de bateaux d’ONG comme l’Aquarius. Pas bon pour les affaires ça !

Qui a intérêt à financer ce trafic d’êtres humains ?

À long terme, les entreprises multinationales et les grandes entreprises industrielles qui comptent sur une main-d’œuvre non qualifiée ou formée aux frais des États, qui sera, quand elle sera devenue « employable », payée au niveau le plus bas, ce qui contrariera les demandes d’augmentations salariales des ouvriers européens. Cette main-d’œuvre sera docile, au moins dans les premiers temps.

À court terme, les ONG « humanitaires » qui se partagent le marché de l’immigration, sont organisées en lobbies et font pression sur les États pour obtenir des subventions en augmentation croissante. Celles-là financent puisque elles-mêmes sont grassement financées.

Quant aux migrants, ils ne sont ni réfugiés (mais migrants économiques), ni naufragés (puisque leur naufrage sauvetage est soigneusement programmé).

Les bénefices de ce trafic d’êtres humains sont considérables, plus lucratif que la drogue et pratiquement sans danger pour les trafiquants. Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l’émigration. Des trafiquants les rackettent puis les entassent dans des barcasses pourries prêtes à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s’ils ont des problèmes de navigation. Et ils partent, mus par l’espoir illusoire d’une vie meilleure dans cette Europe qu’on leur fait miroiter comme le paradis. En réalité, ils s’en iront grossir le camp des exploités et beaucoup, aigris et dépités, se réfugieront dans la religion plutôt que dans le combat social !

Alors, sauver ou désarmer l’Aquarius ? Voilà quelques éléments qui permettent de se faire une idée plus claire.

Sources :

http://www.sosmediterranee.fr/

http://www.jasmund-shipping.de/

http://www.leparisien.fr/societe/migrants-qui-finance-l-a...

https://www.lucadonadel.it/onlus-e-migranti-in-italia-ope...

https://www.maurizioblondet.it/le-ong-pagate-soros-ce-anc...

https://www.lucadonadel.it/analisi-ong-nel-mediterraneo/#...

https://sovereignnations.com/2018/03/24/soros-immigration...

https://www.opensocietyfoundations.org/voices/coast-libya...

 

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29/09/2018

« Flinguer la Sécu » ! Le banquier Macron à la manœuvre.

 

macron tuer sécu.jpg

 Les diverses « droites » ne cachent plus leur volonté de « casser la barraque ». Les réformes à la tronçonneuse qu’ils proposent avec la morgue et l’arrogance qui les caractérisent se résument dans cette phrase de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d’assurance et actuel président de la SCOR, un géant de la réassurance) : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

La Sécurité sociale, réalisation majeure du Conseil National de la Résistance, est depuis longtemps dans le collimateur des ultralibéraux. Pensé et élaboré par le député communiste du Front populaire Ambroise Croizat, la Sécu avait pour mission première de « mettre fin à l’obsession de la misère ». Son organisation est paritaire entre les organisations syndicales et le patronat. Son financement est pour l’essentiel (61,7 %) assuré par les cotisations salariales et patronales ainsi que par l’impôt (35,1 %). Le but du patronat, depuis la création de la Sécu, c’est de refiler le bébé à l’État, c’est-à-dire faire financer la Sécurité sociale par l’impôt et non plus par les cotisations. C’est la sempiternelle rengaine patronale de la « baisse des charges ». Les cotisations sociales ne sont pas des « charges » – le vocable est d’inspiration patronale – mais des « salaires différés » qui viennent protéger les salariés, en matière de santé, d’accident du travail ou pour la retraite. Les réduire, voire les supprimer, c’est enterrer le principe de solidarité avant de brader de système au privé. Les requins de l’assurance privés sont à l’affut depuis longtemps. Sarko frères en ont rêvé, le Rothschild-boy Macron va le faire !

La Sécu, longtemps endettée est arrivée à l’équilibre et devrait, dans les années qui suivent, dégager un confortable bénéfice. De quoi financer la misère des hôpitaux et des EHPAD qui manquent scandaleusement de personnel, de quoi financer le « cinquième risque », celui de la dépendance ! Tè, fume… Pas bon ça Coco. La Sécu, faut qu’elle soit en déficit, pour la déconsidérer dans l’esprit du public, pour transférer toujours plus vers les assurances privées avant la curée finale. Donc ce pognon, résultat de la saine gestion de l’institution, va être - et légalement ! - siphonné par l’État !

Comment ? En transférant vers l’État les futurs excédents de la Sécurité sociale mais aussi de l’assurance chômage et des retraites complémentaires. La loi de programmation des finances publiques (LPFP) votée fin 2017 prévoit une « contribution des administrations de Sécurité sociale à la réduction du déficit de l’État ». La Cour des comptes estime que la Sécu au sens large dégagera un surplus "conséquent" chaque année, qui pourrait "atteindre approximativement" 24 milliards d’euros en 2022. Y a bon la machine à sou qu’il a pensé Micmacron ! Pour cela, Monsieur l’État dispose de la part d’impôts qui financent en partie la Sécu (35,1 %). Quand une cotisation est réduite ou supprimée, l’État compense généralement sa perte pour la Sécu avec une part de TVA ou de CSG. Il lui suffira de ne pas les rembourser. Et le tour est joué.

Ainsi, la "transformation" du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales, privera la Sécu d’environ 26 milliards d’euros selon la Cour des comptes !

Ainsi la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage qui va coûter un bras.

Ainsi la suppression totale des cotisations sociales au niveau du Smic, un coût de 4,5 milliards d’euros pris à la Sécu. Etc.

En passant, le fait de supprimer l’intégralité des cotisations sociales au niveau du Smic crée une gigantesque trappe à bas salaires, invitant les employeurs à n’embaucher qu’aux niveaux de rémunération les plus faibles possible. Et vive les travailleurs pauvres ! C’est la justification même de la Sécurité sociale - « mettre fin à l’obsession de la misère » - qui est ébranlée. Ambroise Croizat doit faite le ventilateur dans sa tombe…

« Avec le banquier Macron – relais direct du grand patronat – aux commandes, nous assistons désormais à une attaque frontale. Les assurés sont victimes d’une amputation directe du salaire dont la cotisation fait partie. La cotisation est la seule création de richesse qui va directement du cotisant au travailleur dans sa vie sans passer par les dividendes des actionnaires. » lien

Au nom de la baisse du coût du travail, l’État va donc rogner sur la force de frappe de la Sécurité sociale. Ce qui veut dire que, en cas de nouvelle crise économique, le système assurantiel aura moins de recettes pour couvrir ses dépenses. Ce siphonnage, ce vol, donnera aux complices de Micmacron de quoi justifier à ce moment-là une réduction de la voilure des régimes d’assurances (retraites, chômage, notamment). Dès lors, les requins de l’assurance privée pourront démanteler ce formidable acquis social, héritage glorieux du Conseil National de la Résistance. C’est en quelque sorte la revanche des collabos (il n’y avait pas beaucoup de patrons autour de De Gaulle à Londres) sur les Résistants.

Porco dio. Va fanculo !

 

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27/09/2018

Migrants. Entre Europe et Afrique : la raison du plus fort…

 

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La grande dégoulinante de bons sentiments ruisselle autour des tribulations de l’Aquarius. Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent pour quelques-uns et quelques-unes en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée. Un pseudo-Eldorado où ils ne sont pas souvent les bienvenus, où leur arrivée est perçue comme une invasion et génère de dangereux glissements vers des régimes qu’on croyait définitivement enterrés.

Mais ces bien-pensants se gardent bien de dire pourquoi ces gens partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous.

À travers les réseaux sociaux, des filières sont en place dans l’Afrique subsaharienne pour appâter, recruter, faire venir essentiellement des hommes jeunes. Payées par qui ces propagandes, ces filières ? Pour engraisser qui ? Des passeurs, mais pas que… Des patrons avides de chairs fraîches, jeunes, corvéables à merci, mais pas que… Aussi des ONG dont le fonds de commerce est d’organiser des navettes entre les côtes africaines et l’Europe. Encore des sociétés ultralibérales qui voient dans ces migrants de quoi regonfler une démographie en grève et… assurer le paiement de leurs retraites.

Mais ce qu’on ne leur montre pas à ces aspirants remplaceurs, ce sont les milliers de sans-abri, de sans-dents, de chômeurs, de grévistes européens. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues.

Pourtant ils veulent malgré tout venir… Pourquoi ?

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils n’ont pas d’avenir chez eux. Où du moins c’est ce qu’ils pensent ou qu’on leur fait croire. Parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent part les entreprises multinationales européennes, étasuniennes et maintenant chinoises. Ceci étant le résultat d’accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale.

Concernant l’U.E. on les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta voudraient être entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe, les États-Unis, la Chine à des chefs d’État africains qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme riche et de son système politico-économique. Ces mêmes élites africaines, défendent souvent avec acharnement, des félonies qui se sont enrichies sur le dos des contribuables. D’autres installent au pinacle, des despotes qui se sont arrogé le pouvoir par la fraude électorale… On est loin de la « bonne gouvernance »…

Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompues sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux et la technologie de transformation dont elle dispose est tellement rudimentaire que sa matière première pourrait lui être achetée et revendue moins cher. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE.

Concrètement, c’est plus aucun droit de douanes à l’entrée des produits européens en balance de l’entrée des produits africains en Europe là encore sans droits de douane. Mais pour ce dernier volet, c’était déjà le cas ! Donc c’est tout gagnant pour les Européens et tout perdant pour les Africains. Et ainsi les élevages de volailles locaux sont foutus en l’air par les importations sans taxes douanières de poulets européens subventionnés ! C’est la filière du lait locale qui ne peut pas lutter, et ainsi de suite dans tous les compartiments économiques. C’est la fameuse liberté du renard dans le poulailler.

De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Dans son discours sur l’état de l’Union, il y a quelques jours, devant le Parlement à Strasbourg, Jean-Claude Juncker a décrit l’Afrique comme le « continent cousin » de l’Europe. Il a déclaré aux eurodéputés que lui et Paul Kagame, le président du Rwanda et président de l’Union africaine, s’étaient accordés à mettre fin à la relation donateur bénéficiaire des deux continents : « Nous sommes tombés d’accord pour qu’à l’avenir nos engagements respectifs soient réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique ». Ben voyons… Paroles, paroles, paroles.

En réalité l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est du chantage.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés, sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des États membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. Les dés sont pipés. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP. C’est David sans sa fronde contre Goliath avec un flingue.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales.

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Ces accords procèdent de la logique de la loi des plus forts – Europe, États-Unis, Chine et de leur volonté de recolonisation déguisée de l’Afrique. Avec non plus les canonnières et les fusils comme armes de coercition mais la dette. Et les Chinois ne sont pas les derniers en la matière : ils construisent des routes, des infrastructures, ils fournissent des matériels, des équipements creusant ainsi pour les pays africains une dette fournie en nature mais qui devra être remboursée en matières premières à bas coût voire… en dollars !

Le flot des migrants prend sa source dans ces relations déséquilibrées. Il ne se tarira qu’avec le développement africain de l’Afrique, par et pour les Africains avant tout.

Faute de quoi se réaliseront les prophéties de Boumedienne, qui avait déclaré en 1974 devant l’assemblée de l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Vu sous cet angle, les cris d'orfraies de nos bien-pensants en faveur de l'Aquarius et de l'ouverture sans condition de nos frontières sonnent comme une musique d'accompagnement de cette exploitation de l'Afrique.


Sources et liens :

http://www.pressafrik.com/LES-APE-ou-la-logique-d-une-recolonisation-deguisee-de-L-Afrique_a149779.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#tout-en-haut

http://www.senxibar.com/Accords-de-partenariat-economique-ACP-UE-La-coalition-Non-aux-APE-demande-a-l-Etat-de-suspendre-sa-signature_a35645.htm

http://www.acp.int/fr

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#nb11


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24/09/2018

Au bistro de la toile : les « larbins-crétins »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Fatche, Loulle, faut évoluer. T’es ringard. T’es plus dans le coup. Non mais tu te rends compte, tu t’es vu dans une glace ? Tu bouffes de la viande, tu bois du pinard, tu mates le cul des belles passantes, en plus t’es même pas pédé, ni végétarien, encore moins végan, ni antialcoolique, ni anticorrida et, comble de l’horreur, t’es « lefkodermé » !

- Lef… quoi ? Eh ! Oh ! Qu’est-ce qu’il t’arrive Victor. T’as la couille gauche qui prend l’eau ou quoi ?

- Eh oui, Loulle, faut t’y faire, t’es « lefkodermé ».

- Eh ! Oh ! Tu commences à me gonfler les aliboffis avec tes allusions et tes termes à la kon. Je suis pas plus « lefko… comme tu dis » que toi !

- Exactement. T’es pas plus mais autant lefkodermé que moi Loulle.

- C’est une maladie honteuse?

- Bè… Certains voudraient nous faire croire que oui. Parce que ça veut dire, en grec, que tu as la peau blanche. Enfin, toi, le tarbouif, il est plutôt rouge quant aux panards, je n’ose pas me prononcer.

- Et alors ? Faut pas être Blanc ?

- Ben, c’est ce que les hérauts du « nouveau peuple » voudraient nous faire entrer dans la tête. On est Blancs, donc on est coupables. Forcément coupables.

- Coupables de quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait moi ?

- Toi ? Rien. Moi non plus. Seulement on est « Blancs » et il se trouve que les « Blancs », nos ancêtres ont inventé l’industrialisation, donc la puissance technologique avec laquelle ils ont dominé le monde. Avec le Progrès, ils ont imposé leurs lois, leur manière de vivre tout en pillant les ressources des peuples conquis. Selon l’adage de La Fontaine qui dit que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Et, comme tous les conquérants, ils n’ont pas toujours été tendres avec les autres peuples du monde.

- Et alors ? Gengis Khan, il était tendre ? Pour compter le nombre de morts ennemis dans une bataille, les Mongols coupaient une oreille aux cadavres et en emplissaient ainsi des sacs. Et Tamerlan, il était tendre ? Lors de sa conquête de l’Inde, devant Delhi il a fait ériger des pyramides de têtes grâce à une habile imbrication de têtes décapitées mêlées au mortier. Non, ça n’est pas ce que l’on fait de plus élégant sur le plan architectural… Timour y Lang, l’égorgeur-bâtisseur. Et Mahomet dont les troufions égorgeaient tous les hommes lorsqu’ils prenaient une ville, et réduisaient toutes les femmes en esclavage. Tout n’est que rapport de force. Et la saloperie de l’Homme, qu’il soit blanc, noir, basané, rouge, jaune est infinie. Il n’y a donc pas de raison que l’on me reproche à moi des exactions commises par de lointaines générations.

- Bien parlé Loulle. C’est pourtant ce que la logorrhée verbale et les écrits fielleux des « larbins-crétins » veulent nous mettre dans la tronche : « nous » sommes responsables de tous les malheurs du monde.

- Mais qui c’est, Victor, ces crétins ? Tu le connais ce « peuple » toi ?

- C’est le « nouveau peuple, » c’est-à-dire les minorités raciales (pardon, ethniques !), les minorités sexuelles, les extrémistes de la gamelle, les indigènes de ci ou de ça, les « antispécistes », tous les… phobes et les… istes. Les nouvelles valeurs ce sont l’inculture revendiquée à travers les émissions télés hanounesques, le crétinisme friqué de « l’art contemporain », la vulgarité haineuse de certaines « vedettes » du rap, mais aussi la sensiblerie bêlante pro bestiaux, la repentance pour des fautes que l’on n’a pas commises, l’autodénigrement de tout ce qui fait notre art de vivre assorti de l’adoration quasi idolâtre de tous ceux qui viennent d’ailleurs sans y être invités et de tout ce qu’ils ramènent avec eux, non seulement leurs cuisines et leurs vêtures « exotiques » mais aussi et surtout beaucoup de fanatisme, d’obscurantisme religieux, de pratiques « pittoresques » comme l’inégalité homme femme, l’excision et autres joyeusetés « modernes » qui font se pâmer les larbins-crétins qui font l’opinion.

On a peut-être bien des défauts, Loulle mais au centre de nos valeurs il y a toujours le doute, la critique, l’examen à l’aune de la raison de tous les dogmes, de toutes les croyances, de toutes les « vérités révélées ». Ceci prend des formes diverses comme la presse libre (de plus en plus difficile…), la presse participative comme Agoravox ou Médiapart, les réseaux sociaux mais encore les livres d’investigation, les enquêtes, les pièces de théâtre, les films, les humoristes sans oublier les dessins humoristiques dont Charlie a payé un très, trop lourd tribu. Ceci crée les contre-pouvoirs indispensables dans nos démocraties qui, bien que très imparfaites, restent « le pire des régimes de gouvernement à l’exception de tous les autres ».

Cette culture du doute, de la mise en cause, de la critique et même de l’autocritique se tourne souvent en autodénigrement, voire en haine de soi-même. C’est dans cette pathologie que se vautre le « nouveau peuple ».

- Ouais… C’est d’autant plus préoccupant, Victor, que cette perte de confiance en nos valeurs arrive à un moment où notre manière de vivre, notre civilisation – qui en vaut bien d’autres – est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction.

- Voilà. Nos adversaires ou plutôt nos ennemis sont tous les fous d’allah, tous les nazislamistes et leurs idiots utiles, leurs larbins-crétins. Ils veulent liquider la liberté de critiquer, la séparation du politique et du religieux, l’égalité des sexes, la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire. Pour eux, notre manière de vivre, nos valeurs sont l’horreur intégrale. Ils voudraient les remplacer, avec l’aide de leurs collabos, par la « douceur de vivre » sous la charia… Un univers islamiste qui n’est pas moins effrayant, étouffant, totalitaire que celui des nazis.

- Bien parlé Victor ! Allez, je mets ma tournée, c’est toujours ça que ces kons n’auront pas !


Illustration: merci au regretté Chimulus

 

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17/09/2018

Deutsches Europa. Achtung ! Mais où sont les Français ?

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La belle idée de l’Europe agonise. Les causes en sont multiples mais il en est une qui – hélas – se précise, c’est l’hégémonie allemande.

Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas met d’ailleurs ses compatriotes sévèrement garde : « Le « leadership » dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une « Europe allemande » plutôt qu’une « Allemagne en Europe ». […] Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » […]

Un « principe de précaution » doit-il être appliqué à L’Allemagne ? Parce que ce pays est de nouveau entré dans une logique de puissance, sinon solitaire, du moins hégémonique. L’Europe redeviendrait-elle ce continent qui se suicide, qui s’autodétruit à intervalle régulier sous responsabilité allemande ? L’Allemagne est un pays exceptionnel, d’une grande culture mais un pays irrationnel, comprenant difficilement la complexité humaine. Trop grosse pour ne pas marcher sur ses voisins, trop petite pour jouer seule dans la cour des grands.

Cette fois, elle fout en l’air l’Europe non plus avec les canons mais avec l’économie et la finance. Demandez aux Grecs. Son formidable succès économique se fait au détriment du reste de l’Europe. Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. À cause de ses excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro et dans les autres pays de l’U.E. Elle fait donc partie du problème.

La hiérarchie du pouvoir, en Europe, met en haut de la pyramide le patronat allemand, avec comme fourrier Frau Merkel, chargée de gérer les protectorats européens ! Directement aux ordres du patronat, la Banque centrale européenne, qui n’est pas localisé à Francfort pour rien.

Un coup d’œil sur qui tient les postes essentiels régissant les rouages compliquées de l’Union Européenne est édifiant sur la mainmise de l’Allemagne. Depuis la crise économique de 2008, des fonctionnaires allemands ont été nommés à la tête des organes les plus puissants de l’Union européenne. L’administration européenne, forte de plus de 40 000 fonctionnaires, est majoritairement dirigée par des Allemands.

Sur le plan financier. La Banque centrale européenne, basée à Francfort, est présidée par l’Italien Mario Draghi, mais rien ne s’y décide sans l’assentiment du président de la Bundesbank, Jens Weidman. L’Allemand est d’ailleurs le prochain président pressenti de l’institution financière. Quant à l’organe de contrôle des dépenses budgétaires, il est, lui aussi, aux mains d’un Allemand, Klaus-Heiner Lehne.

La Banque européenne d’investissement, le plus grand prêteur multilatéral du monde, est dirigée par Werner Hoyer, le Mécanisme européen de stabilité, le dispositif de gestion des crises financières, est aux mains de Klaus Regling et le Conseil de résolution des crises bancaires est dirigé par Elke Koning.

Sur le plan politique. La présidence des deux groupes politiques les plus puissants est aux mains d’hommes politiques allemands. Manfred Weber est le chef de file du PPE (démocrates chrétiens). Udo Bullman est à la tête des socialistes et démocrates (S & D). À eux deux, ils peuvent fixer l’agenda du Parlement européen, voter et décider l’avenir des politiques européennes et de la Commission.

Dès lors, la chancelière allemande na aucune difficulté à installer ses pions à la tête des institutions européenne. C’est ainsi que le docile Polonais Tusk a été imposé à la tête du Conseil européens et le désolant Luxembourgeois Junker à la tête de a Commission européenne. Celui-ci est flanqué, à la suite de manœuvres plus que douteuses, par l’Allemand Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission.

Même le corps d’armée européen qui pourrait mobiliser jusqu’à 60.000 hommes, est commandé par le général allemand Jürgen Weigt !

Et ce n’est pas fini. Frau Merkel a la ferme intention de compléter la mainmise allemande sur l’Europe en imposant à la tête de l’organe exécutif - la Commission, - un de ses hommes, le Bavarois Manfred Weber, le patron du PPE, en rejetant d’une pichenette la candidature du Français Michel Barnier, pourtant négociateur pointu et compétent du Brexit. Mais que compte les Français maintenant en Europe…

La mainmise des Allemands sur l’Europe est forte, supérieure à son poids économique qui est d’environ 20 % du PIB de l’Union européenne. On peut trembler à l’idée de voir l’extrême-droite allemande et les neonazis – ressuscités par l’aberrante politique migratoire de Mme Merkel – arriver au pouvoir en Allemagne et donc, avec des institutions européennes tenues par des Allemands, prendre légalement le pouvoir en Europe. L’histoire ne nous aurait-elle rien appris ?

Et où sont-ils les Français ? Comment nos dirigeants ont-ils pu laisser se mettre en place une telle situation ? Il faut avoir une mentalité de petits boutiquiers (ce qu'ont été Sarkozi et Hollande) pour ne pas faire savoir à Frau Merkel que le pays le plus puissant en Europe, ce n'est pas l'Allemagne mais la France : armée puissante et nucléaire, représentation diplomatique la deuxième du monde, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, deuxième puissance économique d'Europe, deuxième démographie et bien plus dynamique que celle de nos voisins (et néanmoins amis!), présence sur toutes les mers, sans oublier la langue, etc.

Eh ! Jupiter qu'est-ce que t'attend pour faire tonner tes éclairs ? Quand cessera-t-on de jouer les larbins-crétins ?

Les élections européennes qui se profilent ne doivent donc pas être prises à la légère.

Verstenden ?



Illustration X - Droits réservés

 

https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/ce...

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/09/04/01003-201...

 

http://www.bruxelles2.eu/2018/09/11/que-cache-la-candidat...

https://blogs.mediapart.fr/xipetotec/blog/070513/leurope-...

 

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11/09/2018

11 septembre : les États-Unis instaurent le fascisme au Chili.

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Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

 

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

 

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée…

 

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

 

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les États-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pires que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgé vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusé d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenu Sokarno

Alors que les Yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Vietnam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du « Droit » fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les « chairmen » des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêver,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

 

06/09/2018

Gauche. Un vent de fraîcheur et de renouveau souffle d’Allemagne.

allemagne,gauche

Elle est belle, elle sait parler, elle séduit, elle a des idées qui tranchent avec la doxa rabougrie des gauches en pleine crise existentielle. Elle allie la générosité avec le réalisme en osant regarder autrement qu’avec une désolante naïveté les problèmes de l’immigration et n’hésite pas à dénoncer "l’ouverture incontrôlée des frontières".

« Elle », c’est « la belle Sarah » comme disent les Allemands. Sahra Wagenknecht, fille d’une artiste allemande et d’un étudiant iranien « disparu » lors d’un voyage fatal dans son pays… Tôt immergée en politique, elle est une des fondatrices et coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, et épouse d’Oscar Lafontaine, une des plus brillantes figures de la gauche outre-Rhin.

Elle vient de lancer, le 4 septembre, le mouvement politique « Aufstehen » (« Debout » ou « Levez-vous »). « Nous comptons près de 80 initiateurs de tous bords, des politiques mais aussi des artistes et des écrivains, ainsi que plus de 100 000 membres qui se sont déjà inscrits, via une plate-forme internet participative nommée Po.lis » assure fièrement Sahra Wagenknecht. Le but de ce mouvement : tenter de réunir les diverses composantes de la gauche allemande, le SPD, Die Linke et les Verts.

Elle brocarde la politique du gouvernement fédéral, considérant que la politique de Mme Merkel est délibérément au service des intérêts des super-riches et des sociétés et non des intérêts de tous. Ses propos donnent des boutons au Gouvernement autant qu’au patronat lorsqu’elle assène que ce que la droite et le patronat aiment dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Parce qu’amener beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois euros de l’heure, c’est formidable pour eux ! « Ce n’est pas sans raison que la Fédération des industries allemandes se bat pour une loi sur l’immigration depuis des années. La migration de main-d’œuvre se traduit par une concurrence accrue pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. »

Sa position face au problème des migrants est nouvelle en Allemagne, surtout dans les rangs de la gauche : « Nous sommes pour le droit d’asile et le défendons. Il doit y avoir des frontières ouvertes pour les personnes qui sont persécutées. Mais l’ouverture des frontières pour tous n’est pas réaliste. La perte de contrôle, qui a eu lieu à l’automne 2015, a changé ce pays, et pas pour le mieux. Cela ne doit pas se reproduire.

./… Ma position est, que plus d’immigration signifie de plus en plus de concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. Nous ne rendons pas non plus le monde plus juste en promouvant l’émigration ; au contraire, elle appauvrit encore plus les pays pauvres. Parce que c’est toujours la classe moyenne qui migre, les plus pauvres ne sont même pas en mesure de le faire. C’est pourquoi nous devons aider sur le terrain.

./… J’ai toujours défendu le droit d’asile, qui a été mis à mal ces dernières années. Je suis convaincue que les personnes persécutées ont besoin de protection - mais que le problème de la pauvreté dans le monde ne peut être résolu par une immigration sans frontières. Au contraire, nous devons tout faire pour que l’Allemagne et l’Europe ne continuent pas à détruire les perspectives de vie dans les pays pauvres. Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine.

/… Une frontière ouverte à tous, c’est naïf. Ce n’est surtout pas une politique de gauche », a-t-elle ainsi déclaré, expliquant que les milliards dépensés par le gouvernement pour accueillir les demandeurs d’asile en 2015 « auraient pu aider beaucoup plus de nécessiteux en Allemagne ». Enfin, pour elle, « plus de migrants économiques signifient plus de concurrence pour décrocher des jobs dans le secteur des bas salaires. Le nombre de logements sociaux n’est pas non plus illimité ».

Si elle ose s’attaquer à ce tabou qui est de prôner la limitation de « l’immigration économique », c’est pour récupérer des voix parties à l’extrême droite faute de trouver dans les partis de gauche une réponse lucide et pas d’une naïveté bêlante à l’immigration incontrôlée.

Depuis des années les électeurs de gauche abandonnent les partis ouvriers d’inspiration marxistes pour se réfugier – le plus souvent à leur corps défendant – dans les partis dits « populistes ». Pourquoi ? Voilà la question que se pose Mme Wagenknecht. Elle a compris, elle, que la gauche se suicide avec des idées qui ont eu leur succès et leur utilité, mais au siècle dernier : internationalisme prolétaire, ouverture des frontières, rejet du fait national, culpabilisation pour des fautes collectives comme le colonialisme et l’esclavage, etc. Mais ça ne marche plus… Parce que les électeurs de la gauche se sentent oubliés, à tort ou à raison, au profit de nouveaux venus qui viennent sur un marché du travail déprimé. Pour la plus grande satisfaction du patronat, les migrants acceptent n’importe quel travail à n’importe quel prix. A cette concurrence s’ajoutent des problèmes de logement, d’école. Mais aussi un fossé culturel profond entre notre mode de vie fondé sur la liberté, l’égalité entre homme et femme, la laïcité, la séparation entre l’État et les religions et des traditions archaïques voire sanguinaires. Enfin beaucoup de ces nouveaux venus non seulement ne se sentent pas, ne se veulent pas Français, Allemand, Suédois, etc. mais ils prétendent imposer leur mode vie à l’opposé de nos valeurs essentielles. Avec pour résultat un communautarisme porteur d’affrontements à venir. Sous peu, hélas.

Mais ces réalités sont tues, cachées, éliminés du débat par la collabobophère des crétins utiles qui se prosterne devant tout ce qui vient « d’ailleurs » et crache sur cette civilisation dont ils sont issus, qui les a élevés, qui les nourrit, qui leur garantit leur liberté de s’exprimer et de sévir.

Eh ! L’ami Méluche, si tu allais faire un tour auprès de la belle Sarah ?

 

Photo X - Droits réservés.

23/07/2018

Ode aux barbouzes jupétériennes.

macron-benalla-jm.jpg

 

Una mattina mi sono alzato


O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Una mattina mi sono alzato


E ho trovato il Benalla

 

Macron le couve, Macron le couvre

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Macron le couve, Macron le couvre

Qu'est-ce que ça peut bien cacher

 

Y en a qui dise qu'il a des billes

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Qu'il a des billes le joyeux drille

Sur la vie privée du patron

 

Une racaille chez la flicaille

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Une racaille, chez la flicaille

Pour tabasser du militant

 

Les mauvais' langues dans leur harangue

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Les mauvais' langues dans leur harangue

Disent : c'est un espion du Maroc

 

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

Qui chient sur nos institutions

 

La République, si tu la niques

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

La République, si tu la niques

Fait gaffe au retour de bâton

Car tu l'auras dans le trognon.

 

Illustration: merci à JM

 

 

 

 

 

 

 



12/07/2018

Et si on disait merci à Trump ?

trump doigt d'honneur.jpg


Pendant que le pays se paie une saine érection suite aux exploits fouteux de quelques millionnaires en culottes courtes, notre monarque républicain (avez-vous remarqué, comme mon pote Casanova, que Macron est une anagramme de Monarc ?) ainsi que les autres vassaux de l’Otan, rencontrent leur suzerain, le yankee Trump. Parce que l’Otan est aussi un outil de domination de l’Europe par les États-Unis.

Au sortir de la guerre mondiale, pour faire face à l’URSS triomphante, c’est Churchill qui, en 1949, a conçu cette alliance. Elle a été réalisée par Truman et mise en place par Eisenhower. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étasunienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. C’était alors la guerre froide et elle avait une certaine raison d’être. L’Otan a donc été demandé par les nations d’Europe, se mettant volontairement sous la domination des USA.

Mais cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux États-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat qu’on lui demandait, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

Mais les choses ont changé, l’URSS s’est effondrée et, dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avouée. Ce qui donnait des boutons aux Yankees… C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euroatlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE (Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nord atlantique. Ce fut avalisé en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la « permanente validité » de l’Alliance atlantique.

Dans les années 90, les guerres dans les Balkans, attisées sinon fomentées par la CIA, ont donné une occasion à l’Otan de se refaire une légitimité, puisque l’ONU lui a délégué ses prérogatives… À partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des États-Unis partout dans le monde… Le bras armé des intérêts des multinationales étasuniennes… Avec les succès plus que douteux que l’on sait, notamment en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy a rompu avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterrand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il a placé notre pays parmi les féaux des États-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Puis arrive Trump. Il veut bien de l’Otan en tant qu’instrument de la domination étasunienne (entre autres, imposer l’industrie de l’armement US puisque 80 % des armées de l’OTAN sont équipées par les USA ; faire financer et participer aux guerres impérialistes des USA) mais il veut en faire payer le prix par les Européens ! « Je vous que vous casquiez 4 % de votre PIB pour que nous vous protégions » (enfin, pour protéger les seuls intérêts du suzerain !)

On peut s’offusquer, on peut gueuler mais il a raison le pittoresque locataire de la Maison blanche. Nous, Européens, sommes trop arc-boutés sur des querelles d’ego pour organiser et mettre en place une véritable armée européenne, alors nous n’avons plus qu’à baisser la tête et nous agenouiller devant l’arrogance et surtout les intérêts du suzerain tout-puissant.

Et en même temps, comme dirait Jupitounet, Trump – qui sait ce qu’il doit aux Russes – s’acoquine avec son alter ego, Poutine qui, comme lui a intérêt à avoir à ses portes une Europe morcelée, frileuse, sans frontières ni ambition, grasse et juteuse larve à sucer !

Et pourtant, la politique constante d’encerclement de la Russie par l’Otan est la véritable cause du fait que la Russie soit perçue comme une menace par les Européens, conditionnés par des médias acquis aux mensonges atlantiques. Dans les cercles de la bien-pensance atlantique, la Russie est présentée comme le grand méchant loup… Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Pourtant, la Coupe du monde de foot montre un peuple amical, une nation organisée et efficace.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car les Yankees ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Pourtant, la Russie est évidemment européenne, par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées.

Finalement, Trump, en mettant l’Europe au pied du mur, nous rend de grands services.

Tout d’abord il nous oblige à réfléchir sur la création d’une véritable armée européenne, car, pour paraphraser Staline, « L’Union européenne, combien de divisions ? ».

Mais aussi il nous pousse à reconsidérer nos rapports avec une Russie qui est un voisin géographique immédiat, un partenaire économique incontournable et non pas une menace.

Enfin, il nous incite à rejeter notre vassalité par rapport à ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Alors, merci Donald ? Tout dépend de nos dirigeants : en « auront-ils » ou pas…


Illustration X - Droits réservés

13/06/2018

Aquarius : le banquet des faux culs !

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L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Et son gouvernement légitime accorde son action avec ce que veulent ou plutôt avec ce que veulent plus les Italiens : le déversement sur leurs côtes de centaines de milliers de migrants par des ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Et voilà que Macron se permet de dénoncer « l’attitude "cynique" et "irresponsable" de l’Italie, qui refuse d’accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, invoquant le droit pour justifier la décision de la France de ne pas le laisser accoster » (Reuters). Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et voilà que les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d’accueillir l’Aquarius dans un des ports de l’île. Proposition rejetée à l’issue du Conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ils ont bien changé les Corses..! Quelle idée leurs dirigeants nationalistes, plutôt chatouilleux sur la « corsitude » ont-ils derrière la tête ? Simplement une occasion de se donner une bonne image, altruiste et sympathique à peu de frais, pour la bonne raison que l’autorisation de faire escale dans un port français est de la seule compétence du gouvernement. Plus faux cul que moi, tu meurs !

Les ONG « altruistes » donnent l’occasion à la presse de se vautrer dans une dégoulinante de bien-pensance. L’Aquarius fait là un superbe coup de pub, avec plein de dons à la clé !

Ces ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir…

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "a tenu à rappeler le droit international maritime qui veut que dans ces cas-là de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l’accueil". Pourtant, les navires « sauveteurs » débarquent toujours leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique et conforme au droit international qu’invoque Macron, mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Ceux qui s’en sortent tentent de passer le France mais sont renvoyés chez les Italiens qui en ont les aliboffis qui explosent ! Plus faux cul que moi, tu meurs !

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte…

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric.

Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et puis, au lieu de chougner sur le sort des malheureux qui tentent de traverser et le Sahara, et la Méditerranée, il faudrait aussi et avant tout tenter de remédier à ce qui lance ces gens vers ce miroir aux alouettes qu’est le prétendu eldorado européen. Les raisons de cet état de fait sont économique, politique et démographique.

Économique. Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Ces entreprises parasites extraient les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. À côté des firmes voyous, il y a les états voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Politique. La démocratisation qui devait suivre la décolonisation a été ratée. L’Afrique est « dirigée' par des potentats locaux qui ont mis en place des dynasties de dictateurs avides et sans vergogne, soutenue en loucedé par les anciens colonisateurs. Ils se servent au lieu de servir leur pays. Ils se laissent acheter par les multinationales étrangères au détriment du développement de leurs pays. Pas de travail, pas de perspectives d’avenir pour une jeunesse pléthorique. Les migrants, candidats à l’inconnu, sont pour beaucoup de jeunes diplômés sans emploi. La classe politique africaine est aussi responsable de cet état de fait par son impuissance à chasser du pouvoir ces politiques véreux et à proposer un projet fédérateur. Les responsables locaux soutiennent sournoisement le mouvement migratoire pour deux raisons : elle se débarrasse ainsi d’une partie remuante de sa jeunesse à laquelle elle est incapable de donner du travail et de l’espoir ; elle récupère par l’argent envoyé au pays par les migrants des sommes conséquentes, supérieures à toutes les aides des pays européens. Le détournement des deniers publics, est un hold-up social qui accentue la paupérisation et la fuite des bras et des cerveaux. Les crises migratoires actuelles ont donc aussi pour cause la mauvaise gouvernance de quasiment tous les pays d’Afrique.

Démographique. Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens. Les quatre pays les plus représentés parmi les migrants, tant venants d’Afrique que des proche et moyen-Orient, sont la Syrie, l’Érythrée, la Somalie, l’Afghanistan. Depuis 1950, la population de la Syrie est passée de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1 ! Dans le même temps l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions, soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7 ! L’Afghanistan, malgré les guerres, est passé de 7,8 à 32,5 millions d’habitants, soit une multiplication par 4,2. Les taux de fécondité sont de 3,1 pour la Syrie, 4,9 pour l’Érythrée, 6,8 pour la Somalie, 5,4 pour l’Afghanistan. Ceci à cause de l’œcuménisme de l’obscurantisme : l’islam, le catholicisme, les sectes évangéliques et toutes ces névroses collectives nommées « religions » abrutissent les femmes et les poussent à faire des enfants qu’elles ne pourront jamais nourrir, éduquer, soigner. Avec pour corollaire une obligation d’émigrer. Parce que chaque famille choisit un ou deux membres, se cotise pour lui payer le « passage » vers « l’eldorado européen » puis lui réclame remboursement avec intérêts.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confrontée, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

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07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

04/06/2018

OTAN gages.

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Depuis dimanche 3 et jusqu’au 15 juin, l’armée des États-Unis, sous le faux-nez de l’OTAN, va tenter de donner des gages de son efficience et de sa fidélité à ses « alliés » vassaux de l’Europe, à travers les traditionnelles manœuvres militaires de printemps « Saber strike » (coup de sabre).

18 000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan (mais pas puisque Israël y participe) vont se déployer et manœuvrer à portée de fusil des frontières russes. La Russie manifeste sa désapprobation, estimant que ces manœuvres « ne bénéficient en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent ».

Mouais… De son côté, à chaque automne, la Russie teste son armée en grandeur nature. Les exercices de « Zapad-2017 », qui se sont déroulées du 14 au 20 septembre 2017 dans « l’ouest » du pays y compris en Biélorussie, faisaient donc partie d’une routine pour vérifier les avancées du programme de modernisation qui, lancé par le Kremlin après la guerre en Géorgie en 2008, doit s’achever en 2020. Là, ce seraient 120 000 personnels qui auraient manœuvrés, alors les 18 000 « otaniens », ça fait petit bras... ! « Mais, bien sûr, il y a aussi une ambition politique : montrer à l’ouest que l’armée russe est prête ! »

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient… Et les plus méchantes.

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien conduit le monde au bord de la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine (Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a évoqué la somme de 1,5 et 2 milliards de dollars (1,2 à 1,7 milliard d’euros) pour participer aux frais de stationnement d’une unité blindée américaine sur son sol. Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a également signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ça doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Un « coup de sabre » peut-il vraiment effrayer un ours ?

Parce qu’en face, c’est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Et tout ça pour quoi ? En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face : est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

 

Photo X - Droits réservés.

 

29/04/2018

Epatez vos amis avec un repas original : bouffez ceux qui vous bouffent !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a fait faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon appétit !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 

 

 

13/04/2018

Menace de guerre mondiale. Mourir pour Coca Cola ?

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La fabrique de "preuves" des Casques blancs

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ! Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ». Qu’on entende de tels propos au bistrot de la toile, chez Loulle, on peut le comprendre, mais dans la bouche du président de la nation la plus puissante du monde économiquement et militairement ça laisse sur le cul…

C’est pourtant, hélas, la triste réalité. Une réalité qui risque de plonger le monde dans un engrenage guerrier aux conséquences cataclysmiques. Nous sommes concernés au plus haut point dans cette folie par le suivisme de toutou fidèle de notre ci-devant président Macron qui à l’occasion révèle sa vraie nature : mettre la France à la remorque des États-Unis et de tout ce que représente cette nation prédatrice : capitalisme sauvage, prééminence de la finance au service des multinationales étasuniennes, brutalité militaire pour satisfaire le complexe militaro-industriel, impérialisme mondial, etc.

On sait de Macron qu’il s’agit d’un ex-banquier d’affaires du Groupe Edmond de Rothschild, mais on sait moins que, tout comme son Premier ministre Édouard Philippe, il est membre de la French-American Foundation (Young Leader cuvée 2012) et de la sulfureuse conférence de Bilderberg. Il a donc été choisi et adoubé par ces officines à la solde des seuls intérêts étasuniens avant d’être élu par moins de 20 % de Français. Ces accoquinages ne condamnent pas toutes les actions de Macron mais ils indiquent les influences qui orientent ces actions. Voilà qui explique aussi son léchage des bottes yankees. Voilà rout de même

pour la défense de quels intérêts les deux dirigeants de notre pays vont faire de la France une cible privilégiée des missiles russes.

L’intérêt de la France est-il de se mettre dans une telle posture belliqueuse ? La Russie est-elle un pays ennemi ? Non. Nous menace-t-il ? Non. Doit-on croire les allégations « d’abominations chimiques » qui seraient le prétexte du déclenchement d’un engrenage mortel lorsqu’on sait qu’elles émanent de groupuscules islamistes qui se baptisent « casques blancs », relayés par la propagande étasunienne ? Où sont les preuves ? A-t-on oublié les « preuves d’armes de destructions massives » de Sadam Hussein ?

Ces bombardements prévus apporteront-ils une solution au foutoir du Moyen-Orient ? Absolument pas. Bachar el Assad a gagné sa guerre contre ses terroristes et quelques bombes n’y feront rien. Et n'oublions pas que toutes, absolument toutes les interventions occidentales au Moyen-Orient se sont soldées par une agravation de la situation. Donc, action stupide.

Les intérêts de la France y gagneront-ils quelque chose ? Certainement pas, elle est totalement hors jeu. Ah ! Si, ça fera une vitrine pour vendre nos belles machines à tuer… Macron pourra vendre quelques armes de plus à son « frère » Mohamed Ben Salman, ce grand « démocrate » d’Arabie saoudite auquel il vient de dérouler le tapis rouge et qui s’en servira pour massacrer quelques milliers de Yéménites de plus. Les vrais intérêts de la France sont plutôt en Iran.

En fait, il n’existe aucune menace pour la France et l’Europe de la part de la Russie. La Russie n’est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux, tant en Syrie qu’en Ukraine, vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Et maintenant les rodomontades syrienne d'un Dr Folamour. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

Et en face, c’est du lourd ! Du fait qu’une guerre à grande échelle en Europe menacerait l’existence même de l’État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis et leurs alliés-vassaux paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu’à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l’Otan. Elle n’avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d’infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L’appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d’attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l’Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l’OTAN ont déployés à l’avant en Europe orientale et, si nécessaire, d’ouvrir la voie à la 1TGA.

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d’une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l’OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d’atteindre toute cible partout sur la planète, par n’importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique, qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d’armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu’à 1 000 m à une vitesse allant jusqu’à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases de sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l’immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d’un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4 000 km et qu’il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Alors, est-il raisonnable pour nous, Français, Européens, d’attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils ont peur de la guerre et ils vont tout faire pour l’éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s’il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l’Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu’ils n’auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que « la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine ».

Les Français, les Allemands et les Britanniques vont-ils enfin comprendre que les Étasuniens les mènent au chaos ?

Heureusement, autour du président des USA, il y a encore des gens lucides pour tempérer les dangereuses foucades de Folamour-Trump. Et en face un joueur d'échec qui a toujours deux coups d'avance.

 

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10/04/2018

Le chanoine de Latran chez les évêques.

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« Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, sans doute, vous et moi, bravé les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer.

Mais aujourd’hui, dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation menace de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique – et des politiques. Je ne puis me résoudre à cette déprise. Et je ne saurais laisser s’aggraver cette déception…/… Et je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation. »

Eh ben dis donc, il fait fort dans la retape électoraliste le Jupitounet !

D’abord il appelle l’autre « Monseigneur » ! Mon seigneur ! Le président de la République française s’abaisse devant un citoyen qu’il considère comme « son seigneur ». Notez que « Monsieur » veut dire pareil, c’est une contraction de « monseigneur »… teng ! Elle en prend un coup dans les dents la laïcité !

Et puis il considère que « le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé ». Quel lien ? Il n’y a pas de lien entre les églises - ces sectes qui ont réussi - et l’État. Chacun a sa sphère et la laïcité garantit la liberté de chaque croyance ET non-croyance. Pas plus de lien que ça. La République ne reconnaît aucun culte. Les religions ne sont admises à aucun rôle politique. Et la danse du ventre de Macron devant toutes les religions, l’une après l’autre, engage la République dans un engrenage dangereux.

A noter qu’il n’a jamais pris la peine de consulter la majorité des Français qui osent penser par eux-mêmes - athées, agnostiques –, qui préfèrent la raison à la soumission crédule et qui, eux aussi, peuvent souffrir quand on les incite voire quand on les somme de respecter quelque yavhé, jésus, allah, mahomet, vishnou et autres inventions puériles que ce soit. Il ne les rencontre pas parce que ceux-ci ont la sagesse, qui se transforme en faiblesse, de ne pas avoir de structures représentatives activistes…

Dans son discours, il fait preuve d’une grande érudition – ça change de ses prédécesseurs, c’est vrai – en citant de nombreux écrivains et philosophes catholiques mais il aurait dû aussi citer Kant : « Quand un homme a un ami imaginaire, c’est un schizophrène, quand des millions en ont un, c’est une religion. »

Citoyen président Macron, toi qui aimes tant les citations, médite donc sur celle-ci de Jean-Marie Matisson qui définit la Laïcité : « La laïcité a-t-il dit, n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une.
La laïcité n’est ni dogmatique ni intégriste, elle est le cadre dans lequel un individu est libre de pratiquer ou non une religion ; de critiquer ou non un dogme ; de croire ou non en une vérité révélée.
Clef de voûte de l’édifice républicain, la laïcité est le garant essentiel des libertés individuelles et de l’égalité des droits. Elle constitue, encore aujourd’hui, le fondement indispensable de l’harmonie sociale et de l’unité de la nation.
En défendant le droit absolu à la liberté de conscience, à la liberté d’expression et au libre choix, la laïcité contribue à la construction d’un humanisme moderne qui donne à chaque homme et à chaque femme un accès égal aux connaissances et aux responsabilités ; aux mêmes droits et aux mêmes devoirs.
La laïcité ne se négocie pas, elle ne sert pas à défendre une position dogmatique, œcuménique ou communautariste. Le Comité Laïcité et République refuse de réduire le sens de la laïcité, ou de l’école publique, à l’affirmation qu’elles permettent à chaque religion de trouver sa place.
Nous élargissons le champ d’action de la laïcité. Elle n’est pas seulement la séparation des Églises et de l’État. Elle est au contraire, un principe universel, porteur d’avenir et d’espoir pour tous les hommes, qu’ils soient agnostiques, athées ou croyants, comme ceux qui ne se reconnaissent dans aucune de ces définitions. 
»

Amen ! (à boire)



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23/03/2018

ALERTE : les députés vont voter une loi instituant l'OMERTA dans le droit des affaires !

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La loi scélérate votée il y a deux ans par les députés européens concernant le muselage des lanceurs d’alerte camouflée derrière la prétendue « protection du secret des affaires » va probablement être adopté en loucedé par les députés français. La France s’apprête en effet à transposer en catimini cette directive européenne sur le secret des affaires, avec son examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée.

Ainsi, pendant qu’on nous enfume avec les sarkonneries, les embrouilles continuent. Cette loi consacre l’impossibilité pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises. Souvenons-nous que cette directive concernant la protection du « secret des affaires » a été adoptée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. Cette loi européenne a été votée, en 2015, juste avant l’ouverture du procès, au Luxembourg, du lanceur d’alerte Antoine Deltour, qui avait révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l’Europe pour recycler nos branquignolles. Nous qui déléguons un Moscovici – qui pérorait ce matin sur France Inter - au poste stratégique de Commissaire européen.

La France dispose pourtant de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, cependant le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra faire reculer les godillots macroniens.

On peut ainsi envoyer un courriel courroucé à son député. Vous trouverez leur nom et leur contact électronique

Ici





21/03/2018

« Je t’apporterai des oranges ! »

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- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive… ? Moi, mis en garde à vue !

Comme un syndicaliste ou comme un m'as-tu-vu.

T’entends ça Carlita. Et pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pour trafic d’influence. Est-ce bien adéquat ?

En plus pour corruption. C’est quoi ça Carlita ?

- Le Robert dit des trucs pas jolis mon béta :

« Avilissement, pourriture, putréfaction,

Vice, pots-de-vin, bakchich, prévarication… »

- Où ont-ils trouvé ça tous ces juges bâtards 

Qui veulent me coincer, m’envoyer au mitard ?

- Tu sais bien mon chouchou, c’est avec leurs écoutes

- C’est pas moi, c’est Bismuth ! Pfff ! Tiens, ça me dégoute.

Soupçonner ma campagne d’avoir été payée

Par du fric Kadhafi ? Alors ? C’est l’amitié !

Puis, l’ami Mouammar, c’est pas demain qu’il parle !

Je m’en suis occupé, il fera plus le marle !

Tu vas voir Carlita, je vais me les farcir

Tous ces flics et ces juges, qui font qu’à me noircir.

- Comment Nico ? Farcir ? Tu coucherais avec ?

Attention là, Chouchou, tu touches à mon bifteck !

- Meu non ! Meu non enfin. C’est façon de parler.

Quand je dis « les farcir », ça veut dire « blackbouler ».

- Attention mon Chouchou, ces flics sont des pittbulls

Vaut mieux pas leur tomber entre les mandibules !

Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ce parquet virago…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

 

 

 

Écoute ! Écoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

- Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

20/03/2018

Eh oui, les moujiks aiment bien leur ours !

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Ils nous le disent sur tous les tons, sur toutes les colonnes, sur toutes les machines à bruits, dans toutes les lucarnes à décerveler : le « dictateur » Poutine a été réélu dans un scrutin « entaché de nombreuses irrégularités ». Ben voyons, pas comme chez nous, pas comme aux USA, ce champion du monde de la démocratie où un scrutin censitaire permet au candidat milliardaire ayant le moins de suffrages d’être le vainqueur ! Poutine, lui, a été élu par 75 % des électeurs avec une participation de 70 %. Ce qui est tout de même confortable mais n’a rien à voir avec un score « soviétique ». Eh oui, c’est comme ça, n’en déplaise aux « russophobes » forcenés. Les affreux moujiks aiment bien leur Ours !

Ne faisons pas d’angélisme. Poutine n’est pas le dictateur que la propagande voudrait nous faire croire, mais il mène son pays de façon pour le moins « autoritaire ». Mais n’oublions pas le progrès par rapport à l’URSS. La démocratie ne se construit pas en un jour. Et puis balayons devant notre porte, quelle image offre la « démocratie » qui donne le pouvoir à des Trump, à des Sarkozy, à des Berlusconi, à des Junker et qui prétend l’imposer au monde à coups de bombes ?

Ce Poutine, élu pour la première fois en 2000, va alors prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée, du vol par les oligarques de toutes les richesses de ce pays de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens. Richesses qu’ils vont ensuite planquer dans les paradis fiscaux et les affaires aux États-Unis ou en Europe où ils viennent vivre. Ce sont ceux-là que balaie Poutine.

Et pourtant systématiquement, dans les cercles de la bien-pensance atlantique, c’est haro sur la Russie. Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Propagande bien relou…

Toutes les informations dont nous abreuvent les merdias à la solde des marchands de canon et de béton nous sont présentées, systématiquement, sous un angle antirusse. Que ce soit pour l’Ukraine, la Syrie, ou encore la situation économique de ce pays, ses rapports avec le monde.

Cette russophobie n’est pas nouvelle. Chez les Français, elle date évidemment de la pâtée prise par Napoléon. Pour les Anglais, elle vient de la rivalité impérialiste britannique de domination de l’Asie qui s’est heurtée à la puissance russe. Pour les Allemands elle vient de leur prétention « d’espace vital à l’Est » ayant sombré dans la terrible défaite hitlérienne. Quant aux Étasuniens, ils se sont retournés contre leur allié antinazi dès la guerre gagnée (surtout par les Russes !). Depuis, leur stratégie consiste à encercler le territoire russe par des bases militaires hostiles dans des pays à la remorque de l’Otan. Et leur politique tend à être toujours antagoniste de ce pays, à tenter de casser ses initiatives, à l’humilier et à tenter de le piller autant que faire se peut.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car ils ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Président bien réélu du plus vaste pays du monde, Vlad-le-terrible enrage les roquets antirusses par sa popularité. Pourquoi est-il populaire Poutine ? Parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) ou à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1999.

Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan.

L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de troubles, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. L’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. C’est méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples.

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Étasuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde – n’en déplaise au président Macron qui a snobé les auteurs russes au Salon du livre de Paris - les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable d’amener et de ramener des cosmonautes dans la station orbitale internationale !

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.


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05/03/2018

Et maintenant l’Italie… L’invasion musulmane aura-t-elle la peau de la démocratie en Europe ?

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Voilà que l’Italie à son tour risque de se vautrer dans la fange de l’extrême droite, comme l’Autriche, comme la Pologne, comme cela à failli arriver en France. Pourquoi ? La teneur des pancartes est sans ambiguïté : « Stop à l’invasion », « Les Italiens d’abord ».

Marine Le Pen a d’ailleurs twitter ses « chaleureuses félicitations » à M.Salvini, le jeune patron de la ligue ultra-droitière qui a enlevé le mot « nord » de son sigle pour signifier sa vocation à gouverner. A gouverner à l’extrême droite bien sûr.

Le déni de réalité devant les dangers pour l’Europe de cette invasion migratoire orchestrée par les patronats européens et l’ONU a signé également la chute générale de tous les partis de gauche. Exit le parti démocrate de Matteo Renzi, comme le PS en France. Quant aux frondeurs de « Liberi e uguali », on les cherche…

Voilà où mène le crétinisme d’une Europe sous direction Merkelienne. Les populations des vieux pays qui forment l’Europe multiplient, pacifiquement pour l’instant, par le biais démocratique des urnes, leur refus d’une invasion rampante musulmane. Parce que le problème, c’est là qu’il est. Quelques millions de réfugiés, voire de migrants économiques, les 500 millions d’Européens pourraient les accueillir. Et le feraient certainement sans véritables problèmes. S’ils n’étaient pas musulmans. Parce que l’Europe s’est faite au cours de sa longue histoire mouvementée, en opposition aux invasions musulmanes.

On comprend donc que les Italiens, après les Autrichiens refusent ce qu’il faut bien appelé par son nom : une invasion lente, molle, s’appuyant sur la compassion, la générosité confinant à l’imbécillité de populations européennes qui oublient qu’à côté des Droits de l’Homme, il y a les Devoirs de l’homme. Et le premier devoir d’un citoyen, c’est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l’arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d’ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l’Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

À travers les migrants qui le véhiculent, l’ennemi c’est l’islamisme qui est une forme idéologique donnée à la religion et qui en déborde le cadre pour prétendre à une hégémonie dans tous les domaines de la vie humaine, et sur toute autre forme culturelle, religieuse, politique ou sociale. Vouloir séparer la Charia de l’islam n’est pas possible. On le voit dans tous les pays musulmans chez qui la Charia est source constitutionnelle. La crise économique qui débute, se superposant à la fracture ethnico-religieuse, risque d’offrir aux tenants de la poursuite de l’immigration une belle démonstration de leur folie idéologique.

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l’arrivée au pouvoir des partis de l’extrême droite fascisante. C’est ce qui est en train d’arriver. En Autriche on y est, ça a failli arriver en France l’an dernier et ça se profile en Italie.

Pourquoi ces migrants musulmans ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu’eux que sont les douces monarchies pétrolières ?

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26/02/2018

La Ghouta, c’est qui ? C’est quoi ?

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« Le premier ennemi de la Syrie, c’est Bachar el Assad. » dixit Nathalie Loiseau, sous-ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes… Incompétence ? Stupidité ? Les deux mon général.

Il faut les voir pérorer, il faut les entendre s’offusquer, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler, les « gens autorisés » comme cette sous-ministre devant les massacres de la Ghouta. On ne vit que « des hôpitaux bombardés ». Eh ! Il a dû en construire beaucoup Bachar, des hôpitaux ! Étrange pour « le boucher de Damas »…

Mais c’est quoi la Ghouta ? C’est un quartier campagnard de Damas, tenu par la force, la terreur et le massacre par des groupes islamistes rivaux liés à Al Qaïda ou à Daech. Depuis ces lieux, ils envoient depuis des années des missiles artisanaux sur la ville immédiatement voisine de Damas. Exactement ce qui se faisait à Alep où les égorgeurs islamistes envoyaient quotidiennement les mêmes bombes artisanales mais meurtrières sur Alep ouest.

La majorité des groupes rebelles de la Ghouta sont d’obédience islamiste, c’est-à-dire pour la charia et l’instauration d’un état islamique. Cela signifie tout simplement une autre dictature, des pratiques barbares comme la lapidation ou encore la décapitation des kouffar (mécréants). Ils utilisent les civils massacrés par le régime comme boucliers humains et les mitraillent quand ils tentent de fuir. Et c’est sur ces malfrats, qui répandent la terreur depuis sept ans qu’on devrait s’apitoyer ? On utilise les émotions suscitées par les crimes du régime pour justifier une politique de soutien à ces groupes djihadistes.

La Syrie subit le même traitement que l’Irak, la Libye, l’Égypte sans oublier le petit Bahreïn. « On » suscite ou on soutient un mouvement de rébellion contre le dictateur en place. Celui-ci s’efforce de faire régner son « ordre ». Avec brutalité. Alors « la communauté internationale » (en fait les États-Unis et ses alliés, clients et affidés) s’offusque, s’agite et arme une « armée de libération syrienne ». Et l’opinion internationale se cramponne à ce mythe, celui d’une opposition libérale au dictateur syrien et d’une « Armé Syrienne Libre ». Ni l’une ni l’autre n’existent. Les seuls opposants sont les groupes islamistes. Tout le reste n’est que fantasme et bourrage de crâne.

On nous refait le coup de la guerre en Irak « Pour libérer ce pays du joug du dictateur Saddam Hussein et apporter la démocratie à ces peuples ». Et accessoirement mettre la main sur le pétrole…

On nous refait le coup de la guerre en Libye « Pour empêcher un bain de sang à Benghazi et libérer ce pays de son dictateur Kadhafi » qu’ils disaient. Et accessoirement mettre la main sur le pétrole là encore.

On nous refait exactement le coup d’Alep et « on » s’offusque que le président élu de la Syrie veuille terminer cette guerre qui aura été aussi meurtrière de son côté que de celui des islamistes. Il est à deux pas de la victoire totale et il s’arrêterait ? Eh ! Oh !

Les « printemps arabes » ont tous débouché sur pire qu’avant. À l’exception méritoire de ce peuple admirable que sont les Tunisiens. Y a-t-il une malédiction qui, en terres d’islam, condamne les peuples à marcher à la trique ? L’islam sanctifie le culte du chef à poigne gouvernant des peuples soumis par la violence. Si ça leur convient, en vertu de quoi nous mêlons-nous de leurs affaires ?

Le foutoir syrien est surtout alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs.

Macron et tata Merkel font les charmants en téléphonant à Poutine… « Attention Wlady ! Sinon… » Sinon quoi ? Quels sont les moyens de rétorsion de l’Europe contre Poutine ? Rien. Désespérément rien.

Les Russes sont les seuls à avoir une stratégie claire dans cette affaire. Leurs intérêts coïncident avec ceux de Bachar Al Assad : la Syrie a signé un contrat visant à recevoir le gaz de l’Iran passant par l’Irak. La réalité des faits est donc que c’est sur le gaz que se focalise la bataille. Ce gaz alimentera-t-il Nabucco (oléoduc occidental) ou South Stream (oléoduc russe de Gazprom? Les Russes ont tout intérêt à ce que Bachar reste au pouvoir, d’autant plus qu’il leur loue une base navale sur la Méditerranée, à Tartous, concrétisant ainsi une volonté de toujours des gouvernants russes : une ouverture sur les mers chaudes.

Et l’Europe est et sera toujours plus tributaire du gaz russe Alors, les rodomontades de Merkel et Macron, Wlad, il leur dit « Tè ! Fume… »

 

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