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17/09/2018

Deutsches Europa. Achtung ! Mais où sont les Français ?

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La belle idée de l’Europe agonise. Les causes en sont multiples mais il en est une qui – hélas – se précise, c’est l’hégémonie allemande.

Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas met d’ailleurs ses compatriotes sévèrement garde : « Le « leadership » dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une « Europe allemande » plutôt qu’une « Allemagne en Europe ». […] Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » […]

Un « principe de précaution » doit-il être appliqué à L’Allemagne ? Parce que ce pays est de nouveau entré dans une logique de puissance, sinon solitaire, du moins hégémonique. L’Europe redeviendrait-elle ce continent qui se suicide, qui s’autodétruit à intervalle régulier sous responsabilité allemande ? L’Allemagne est un pays exceptionnel, d’une grande culture mais un pays irrationnel, comprenant difficilement la complexité humaine. Trop grosse pour ne pas marcher sur ses voisins, trop petite pour jouer seule dans la cour des grands.

Cette fois, elle fout en l’air l’Europe non plus avec les canons mais avec l’économie et la finance. Demandez aux Grecs. Son formidable succès économique se fait au détriment du reste de l’Europe. Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. À cause de ses excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro et dans les autres pays de l’U.E. Elle fait donc partie du problème.

La hiérarchie du pouvoir, en Europe, met en haut de la pyramide le patronat allemand, avec comme fourrier Frau Merkel, chargée de gérer les protectorats européens ! Directement aux ordres du patronat, la Banque centrale européenne, qui n’est pas localisé à Francfort pour rien.

Un coup d’œil sur qui tient les postes essentiels régissant les rouages compliquées de l’Union Européenne est édifiant sur la mainmise de l’Allemagne. Depuis la crise économique de 2008, des fonctionnaires allemands ont été nommés à la tête des organes les plus puissants de l’Union européenne. L’administration européenne, forte de plus de 40 000 fonctionnaires, est majoritairement dirigée par des Allemands.

Sur le plan financier. La Banque centrale européenne, basée à Francfort, est présidée par l’Italien Mario Draghi, mais rien ne s’y décide sans l’assentiment du président de la Bundesbank, Jens Weidman. L’Allemand est d’ailleurs le prochain président pressenti de l’institution financière. Quant à l’organe de contrôle des dépenses budgétaires, il est, lui aussi, aux mains d’un Allemand, Klaus-Heiner Lehne.

La Banque européenne d’investissement, le plus grand prêteur multilatéral du monde, est dirigée par Werner Hoyer, le Mécanisme européen de stabilité, le dispositif de gestion des crises financières, est aux mains de Klaus Regling et le Conseil de résolution des crises bancaires est dirigé par Elke Koning.

Sur le plan politique. La présidence des deux groupes politiques les plus puissants est aux mains d’hommes politiques allemands. Manfred Weber est le chef de file du PPE (démocrates chrétiens). Udo Bullman est à la tête des socialistes et démocrates (S & D). À eux deux, ils peuvent fixer l’agenda du Parlement européen, voter et décider l’avenir des politiques européennes et de la Commission.

Dès lors, la chancelière allemande na aucune difficulté à installer ses pions à la tête des institutions européenne. C’est ainsi que le docile Polonais Tusk a été imposé à la tête du Conseil européens et le désolant Luxembourgeois Junker à la tête de a Commission européenne. Celui-ci est flanqué, à la suite de manœuvres plus que douteuses, par l’Allemand Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission.

Même le corps d’armée européen qui pourrait mobiliser jusqu’à 60.000 hommes, est commandé par le général allemand Jürgen Weigt !

Et ce n’est pas fini. Frau Merkel a la ferme intention de compléter la mainmise allemande sur l’Europe en imposant à la tête de l’organe exécutif - la Commission, - un de ses hommes, le Bavarois Manfred Weber, le patron du PPE, en rejetant d’une pichenette la candidature du Français Michel Barnier, pourtant négociateur pointu et compétent du Brexit. Mais que compte les Français maintenant en Europe…

La mainmise des Allemands sur l’Europe est forte, supérieure à son poids économique qui est d’environ 20 % du PIB de l’Union européenne. On peut trembler à l’idée de voir l’extrême-droite allemande et les neonazis – ressuscités par l’aberrante politique migratoire de Mme Merkel – arriver au pouvoir en Allemagne et donc, avec des institutions européennes tenues par des Allemands, prendre légalement le pouvoir en Europe. L’histoire ne nous aurait-elle rien appris ?

Et où sont-ils les Français ? Comment nos dirigeants ont-ils pu laisser se mettre en place une telle situation ? Il faut avoir une mentalité de petits boutiquiers (ce qu'ont été Sarkozi et Hollande) pour ne pas faire savoir à Frau Merkel que le pays le plus puissant en Europe, ce n'est pas l'Allemagne mais la France : armée puissante et nucléaire, représentation diplomatique la deuxième du monde, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, deuxième puissance économique d'Europe, deuxième démographie et bien plus dynamique que celle de nos voisins (et néanmoins amis!), présence sur toutes les mers, sans oublier la langue, etc.

Eh ! Jupiter qu'est-ce que t'attend pour faire tonner tes éclairs ? Quand cessera-t-on de jouer les larbins-crétins ?

Les élections européennes qui se profilent ne doivent donc pas être prises à la légère.

Verstenden ?



Illustration X - Droits réservés

 

https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/ce...

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/09/04/01003-201...

 

http://www.bruxelles2.eu/2018/09/11/que-cache-la-candidat...

https://blogs.mediapart.fr/xipetotec/blog/070513/leurope-...

 

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http://lantifadas.hautetfort.com/

 

 

11/09/2018

11 septembre : les États-Unis instaurent le fascisme au Chili.

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Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

 

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

 

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée…

 

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

 

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les États-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pires que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgé vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusé d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenu Sokarno

Alors que les Yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Vietnam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du « Droit » fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les « chairmen » des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêver,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

 

06/09/2018

Gauche. Un vent de fraîcheur et de renouveau souffle d’Allemagne.

allemagne,gauche

Elle est belle, elle sait parler, elle séduit, elle a des idées qui tranchent avec la doxa rabougrie des gauches en pleine crise existentielle. Elle allie la générosité avec le réalisme en osant regarder autrement qu’avec une désolante naïveté les problèmes de l’immigration et n’hésite pas à dénoncer "l’ouverture incontrôlée des frontières".

« Elle », c’est « la belle Sarah » comme disent les Allemands. Sahra Wagenknecht, fille d’une artiste allemande et d’un étudiant iranien « disparu » lors d’un voyage fatal dans son pays… Tôt immergée en politique, elle est une des fondatrices et coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, et épouse d’Oscar Lafontaine, une des plus brillantes figures de la gauche outre-Rhin.

Elle vient de lancer, le 4 septembre, le mouvement politique « Aufstehen » (« Debout » ou « Levez-vous »). « Nous comptons près de 80 initiateurs de tous bords, des politiques mais aussi des artistes et des écrivains, ainsi que plus de 100 000 membres qui se sont déjà inscrits, via une plate-forme internet participative nommée Po.lis » assure fièrement Sahra Wagenknecht. Le but de ce mouvement : tenter de réunir les diverses composantes de la gauche allemande, le SPD, Die Linke et les Verts.

Elle brocarde la politique du gouvernement fédéral, considérant que la politique de Mme Merkel est délibérément au service des intérêts des super-riches et des sociétés et non des intérêts de tous. Ses propos donnent des boutons au Gouvernement autant qu’au patronat lorsqu’elle assène que ce que la droite et le patronat aiment dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Parce qu’amener beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois euros de l’heure, c’est formidable pour eux ! « Ce n’est pas sans raison que la Fédération des industries allemandes se bat pour une loi sur l’immigration depuis des années. La migration de main-d’œuvre se traduit par une concurrence accrue pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. »

Sa position face au problème des migrants est nouvelle en Allemagne, surtout dans les rangs de la gauche : « Nous sommes pour le droit d’asile et le défendons. Il doit y avoir des frontières ouvertes pour les personnes qui sont persécutées. Mais l’ouverture des frontières pour tous n’est pas réaliste. La perte de contrôle, qui a eu lieu à l’automne 2015, a changé ce pays, et pas pour le mieux. Cela ne doit pas se reproduire.

./… Ma position est, que plus d’immigration signifie de plus en plus de concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. Nous ne rendons pas non plus le monde plus juste en promouvant l’émigration ; au contraire, elle appauvrit encore plus les pays pauvres. Parce que c’est toujours la classe moyenne qui migre, les plus pauvres ne sont même pas en mesure de le faire. C’est pourquoi nous devons aider sur le terrain.

./… J’ai toujours défendu le droit d’asile, qui a été mis à mal ces dernières années. Je suis convaincue que les personnes persécutées ont besoin de protection - mais que le problème de la pauvreté dans le monde ne peut être résolu par une immigration sans frontières. Au contraire, nous devons tout faire pour que l’Allemagne et l’Europe ne continuent pas à détruire les perspectives de vie dans les pays pauvres. Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine.

/… Une frontière ouverte à tous, c’est naïf. Ce n’est surtout pas une politique de gauche », a-t-elle ainsi déclaré, expliquant que les milliards dépensés par le gouvernement pour accueillir les demandeurs d’asile en 2015 « auraient pu aider beaucoup plus de nécessiteux en Allemagne ». Enfin, pour elle, « plus de migrants économiques signifient plus de concurrence pour décrocher des jobs dans le secteur des bas salaires. Le nombre de logements sociaux n’est pas non plus illimité ».

Si elle ose s’attaquer à ce tabou qui est de prôner la limitation de « l’immigration économique », c’est pour récupérer des voix parties à l’extrême droite faute de trouver dans les partis de gauche une réponse lucide et pas d’une naïveté bêlante à l’immigration incontrôlée.

Depuis des années les électeurs de gauche abandonnent les partis ouvriers d’inspiration marxistes pour se réfugier – le plus souvent à leur corps défendant – dans les partis dits « populistes ». Pourquoi ? Voilà la question que se pose Mme Wagenknecht. Elle a compris, elle, que la gauche se suicide avec des idées qui ont eu leur succès et leur utilité, mais au siècle dernier : internationalisme prolétaire, ouverture des frontières, rejet du fait national, culpabilisation pour des fautes collectives comme le colonialisme et l’esclavage, etc. Mais ça ne marche plus… Parce que les électeurs de la gauche se sentent oubliés, à tort ou à raison, au profit de nouveaux venus qui viennent sur un marché du travail déprimé. Pour la plus grande satisfaction du patronat, les migrants acceptent n’importe quel travail à n’importe quel prix. A cette concurrence s’ajoutent des problèmes de logement, d’école. Mais aussi un fossé culturel profond entre notre mode de vie fondé sur la liberté, l’égalité entre homme et femme, la laïcité, la séparation entre l’État et les religions et des traditions archaïques voire sanguinaires. Enfin beaucoup de ces nouveaux venus non seulement ne se sentent pas, ne se veulent pas Français, Allemand, Suédois, etc. mais ils prétendent imposer leur mode vie à l’opposé de nos valeurs essentielles. Avec pour résultat un communautarisme porteur d’affrontements à venir. Sous peu, hélas.

Mais ces réalités sont tues, cachées, éliminés du débat par la collabobophère des crétins utiles qui se prosterne devant tout ce qui vient « d’ailleurs » et crache sur cette civilisation dont ils sont issus, qui les a élevés, qui les nourrit, qui leur garantit leur liberté de s’exprimer et de sévir.

Eh ! L’ami Méluche, si tu allais faire un tour auprès de la belle Sarah ?

 

Photo X - Droits réservés.

23/07/2018

Ode aux barbouzes jupétériennes.

macron-benalla-jm.jpg

 

Una mattina mi sono alzato


O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Una mattina mi sono alzato


E ho trovato il Benalla

 

Macron le couve, Macron le couvre

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Macron le couve, Macron le couvre

Qu'est-ce que ça peut bien cacher

 

Y en a qui dise qu'il a des billes

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Qu'il a des billes le joyeux drille

Sur la vie privée du patron

 

Une racaille chez la flicaille

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Une racaille, chez la flicaille

Pour tabasser du militant

 

Les mauvais' langues dans leur harangue

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Les mauvais' langues dans leur harangue

Disent : c'est un espion du Maroc

 

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

Qui chient sur nos institutions

 

La République, si tu la niques

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

La République, si tu la niques

Fait gaffe au retour de bâton

Car tu l'auras dans le trognon.

 

Illustration: merci à JM

 

 

 

 

 

 

 



12/07/2018

Et si on disait merci à Trump ?

trump doigt d'honneur.jpg


Pendant que le pays se paie une saine érection suite aux exploits fouteux de quelques millionnaires en culottes courtes, notre monarque républicain (avez-vous remarqué, comme mon pote Casanova, que Macron est une anagramme de Monarc ?) ainsi que les autres vassaux de l’Otan, rencontrent leur suzerain, le yankee Trump. Parce que l’Otan est aussi un outil de domination de l’Europe par les États-Unis.

Au sortir de la guerre mondiale, pour faire face à l’URSS triomphante, c’est Churchill qui, en 1949, a conçu cette alliance. Elle a été réalisée par Truman et mise en place par Eisenhower. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étasunienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. C’était alors la guerre froide et elle avait une certaine raison d’être. L’Otan a donc été demandé par les nations d’Europe, se mettant volontairement sous la domination des USA.

Mais cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux États-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat qu’on lui demandait, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

Mais les choses ont changé, l’URSS s’est effondrée et, dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avouée. Ce qui donnait des boutons aux Yankees… C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euroatlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE (Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nord atlantique. Ce fut avalisé en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la « permanente validité » de l’Alliance atlantique.

Dans les années 90, les guerres dans les Balkans, attisées sinon fomentées par la CIA, ont donné une occasion à l’Otan de se refaire une légitimité, puisque l’ONU lui a délégué ses prérogatives… À partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des États-Unis partout dans le monde… Le bras armé des intérêts des multinationales étasuniennes… Avec les succès plus que douteux que l’on sait, notamment en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy a rompu avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterrand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il a placé notre pays parmi les féaux des États-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Puis arrive Trump. Il veut bien de l’Otan en tant qu’instrument de la domination étasunienne (entre autres, imposer l’industrie de l’armement US puisque 80 % des armées de l’OTAN sont équipées par les USA ; faire financer et participer aux guerres impérialistes des USA) mais il veut en faire payer le prix par les Européens ! « Je vous que vous casquiez 4 % de votre PIB pour que nous vous protégions » (enfin, pour protéger les seuls intérêts du suzerain !)

On peut s’offusquer, on peut gueuler mais il a raison le pittoresque locataire de la Maison blanche. Nous, Européens, sommes trop arc-boutés sur des querelles d’ego pour organiser et mettre en place une véritable armée européenne, alors nous n’avons plus qu’à baisser la tête et nous agenouiller devant l’arrogance et surtout les intérêts du suzerain tout-puissant.

Et en même temps, comme dirait Jupitounet, Trump – qui sait ce qu’il doit aux Russes – s’acoquine avec son alter ego, Poutine qui, comme lui a intérêt à avoir à ses portes une Europe morcelée, frileuse, sans frontières ni ambition, grasse et juteuse larve à sucer !

Et pourtant, la politique constante d’encerclement de la Russie par l’Otan est la véritable cause du fait que la Russie soit perçue comme une menace par les Européens, conditionnés par des médias acquis aux mensonges atlantiques. Dans les cercles de la bien-pensance atlantique, la Russie est présentée comme le grand méchant loup… Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Pourtant, la Coupe du monde de foot montre un peuple amical, une nation organisée et efficace.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car les Yankees ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Pourtant, la Russie est évidemment européenne, par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées.

Finalement, Trump, en mettant l’Europe au pied du mur, nous rend de grands services.

Tout d’abord il nous oblige à réfléchir sur la création d’une véritable armée européenne, car, pour paraphraser Staline, « L’Union européenne, combien de divisions ? ».

Mais aussi il nous pousse à reconsidérer nos rapports avec une Russie qui est un voisin géographique immédiat, un partenaire économique incontournable et non pas une menace.

Enfin, il nous incite à rejeter notre vassalité par rapport à ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Alors, merci Donald ? Tout dépend de nos dirigeants : en « auront-ils » ou pas…


Illustration X - Droits réservés

13/06/2018

Aquarius : le banquet des faux culs !

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L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Et son gouvernement légitime accorde son action avec ce que veulent ou plutôt avec ce que veulent plus les Italiens : le déversement sur leurs côtes de centaines de milliers de migrants par des ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Et voilà que Macron se permet de dénoncer « l’attitude "cynique" et "irresponsable" de l’Italie, qui refuse d’accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, invoquant le droit pour justifier la décision de la France de ne pas le laisser accoster » (Reuters). Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et voilà que les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d’accueillir l’Aquarius dans un des ports de l’île. Proposition rejetée à l’issue du Conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ils ont bien changé les Corses..! Quelle idée leurs dirigeants nationalistes, plutôt chatouilleux sur la « corsitude » ont-ils derrière la tête ? Simplement une occasion de se donner une bonne image, altruiste et sympathique à peu de frais, pour la bonne raison que l’autorisation de faire escale dans un port français est de la seule compétence du gouvernement. Plus faux cul que moi, tu meurs !

Les ONG « altruistes » donnent l’occasion à la presse de se vautrer dans une dégoulinante de bien-pensance. L’Aquarius fait là un superbe coup de pub, avec plein de dons à la clé !

Ces ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir…

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "a tenu à rappeler le droit international maritime qui veut que dans ces cas-là de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l’accueil". Pourtant, les navires « sauveteurs » débarquent toujours leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique et conforme au droit international qu’invoque Macron, mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Ceux qui s’en sortent tentent de passer le France mais sont renvoyés chez les Italiens qui en ont les aliboffis qui explosent ! Plus faux cul que moi, tu meurs !

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte…

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric.

Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et puis, au lieu de chougner sur le sort des malheureux qui tentent de traverser et le Sahara, et la Méditerranée, il faudrait aussi et avant tout tenter de remédier à ce qui lance ces gens vers ce miroir aux alouettes qu’est le prétendu eldorado européen. Les raisons de cet état de fait sont économique, politique et démographique.

Économique. Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Ces entreprises parasites extraient les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. À côté des firmes voyous, il y a les états voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Politique. La démocratisation qui devait suivre la décolonisation a été ratée. L’Afrique est « dirigée' par des potentats locaux qui ont mis en place des dynasties de dictateurs avides et sans vergogne, soutenue en loucedé par les anciens colonisateurs. Ils se servent au lieu de servir leur pays. Ils se laissent acheter par les multinationales étrangères au détriment du développement de leurs pays. Pas de travail, pas de perspectives d’avenir pour une jeunesse pléthorique. Les migrants, candidats à l’inconnu, sont pour beaucoup de jeunes diplômés sans emploi. La classe politique africaine est aussi responsable de cet état de fait par son impuissance à chasser du pouvoir ces politiques véreux et à proposer un projet fédérateur. Les responsables locaux soutiennent sournoisement le mouvement migratoire pour deux raisons : elle se débarrasse ainsi d’une partie remuante de sa jeunesse à laquelle elle est incapable de donner du travail et de l’espoir ; elle récupère par l’argent envoyé au pays par les migrants des sommes conséquentes, supérieures à toutes les aides des pays européens. Le détournement des deniers publics, est un hold-up social qui accentue la paupérisation et la fuite des bras et des cerveaux. Les crises migratoires actuelles ont donc aussi pour cause la mauvaise gouvernance de quasiment tous les pays d’Afrique.

Démographique. Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens. Les quatre pays les plus représentés parmi les migrants, tant venants d’Afrique que des proche et moyen-Orient, sont la Syrie, l’Érythrée, la Somalie, l’Afghanistan. Depuis 1950, la population de la Syrie est passée de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1 ! Dans le même temps l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions, soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7 ! L’Afghanistan, malgré les guerres, est passé de 7,8 à 32,5 millions d’habitants, soit une multiplication par 4,2. Les taux de fécondité sont de 3,1 pour la Syrie, 4,9 pour l’Érythrée, 6,8 pour la Somalie, 5,4 pour l’Afghanistan. Ceci à cause de l’œcuménisme de l’obscurantisme : l’islam, le catholicisme, les sectes évangéliques et toutes ces névroses collectives nommées « religions » abrutissent les femmes et les poussent à faire des enfants qu’elles ne pourront jamais nourrir, éduquer, soigner. Avec pour corollaire une obligation d’émigrer. Parce que chaque famille choisit un ou deux membres, se cotise pour lui payer le « passage » vers « l’eldorado européen » puis lui réclame remboursement avec intérêts.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confrontée, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

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07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

04/06/2018

OTAN gages.

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Depuis dimanche 3 et jusqu’au 15 juin, l’armée des États-Unis, sous le faux-nez de l’OTAN, va tenter de donner des gages de son efficience et de sa fidélité à ses « alliés » vassaux de l’Europe, à travers les traditionnelles manœuvres militaires de printemps « Saber strike » (coup de sabre).

18 000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan (mais pas puisque Israël y participe) vont se déployer et manœuvrer à portée de fusil des frontières russes. La Russie manifeste sa désapprobation, estimant que ces manœuvres « ne bénéficient en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent ».

Mouais… De son côté, à chaque automne, la Russie teste son armée en grandeur nature. Les exercices de « Zapad-2017 », qui se sont déroulées du 14 au 20 septembre 2017 dans « l’ouest » du pays y compris en Biélorussie, faisaient donc partie d’une routine pour vérifier les avancées du programme de modernisation qui, lancé par le Kremlin après la guerre en Géorgie en 2008, doit s’achever en 2020. Là, ce seraient 120 000 personnels qui auraient manœuvrés, alors les 18 000 « otaniens », ça fait petit bras... ! « Mais, bien sûr, il y a aussi une ambition politique : montrer à l’ouest que l’armée russe est prête ! »

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient… Et les plus méchantes.

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien conduit le monde au bord de la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine (Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a évoqué la somme de 1,5 et 2 milliards de dollars (1,2 à 1,7 milliard d’euros) pour participer aux frais de stationnement d’une unité blindée américaine sur son sol. Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a également signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ça doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Un « coup de sabre » peut-il vraiment effrayer un ours ?

Parce qu’en face, c’est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Et tout ça pour quoi ? En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face : est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

 

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29/04/2018

Epatez vos amis avec un repas original : bouffez ceux qui vous bouffent !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a fait faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon appétit !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 

 

 

13/04/2018

Menace de guerre mondiale. Mourir pour Coca Cola ?

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La fabrique de "preuves" des Casques blancs

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ! Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ». Qu’on entende de tels propos au bistrot de la toile, chez Loulle, on peut le comprendre, mais dans la bouche du président de la nation la plus puissante du monde économiquement et militairement ça laisse sur le cul…

C’est pourtant, hélas, la triste réalité. Une réalité qui risque de plonger le monde dans un engrenage guerrier aux conséquences cataclysmiques. Nous sommes concernés au plus haut point dans cette folie par le suivisme de toutou fidèle de notre ci-devant président Macron qui à l’occasion révèle sa vraie nature : mettre la France à la remorque des États-Unis et de tout ce que représente cette nation prédatrice : capitalisme sauvage, prééminence de la finance au service des multinationales étasuniennes, brutalité militaire pour satisfaire le complexe militaro-industriel, impérialisme mondial, etc.

On sait de Macron qu’il s’agit d’un ex-banquier d’affaires du Groupe Edmond de Rothschild, mais on sait moins que, tout comme son Premier ministre Édouard Philippe, il est membre de la French-American Foundation (Young Leader cuvée 2012) et de la sulfureuse conférence de Bilderberg. Il a donc été choisi et adoubé par ces officines à la solde des seuls intérêts étasuniens avant d’être élu par moins de 20 % de Français. Ces accoquinages ne condamnent pas toutes les actions de Macron mais ils indiquent les influences qui orientent ces actions. Voilà qui explique aussi son léchage des bottes yankees. Voilà rout de même

pour la défense de quels intérêts les deux dirigeants de notre pays vont faire de la France une cible privilégiée des missiles russes.

L’intérêt de la France est-il de se mettre dans une telle posture belliqueuse ? La Russie est-elle un pays ennemi ? Non. Nous menace-t-il ? Non. Doit-on croire les allégations « d’abominations chimiques » qui seraient le prétexte du déclenchement d’un engrenage mortel lorsqu’on sait qu’elles émanent de groupuscules islamistes qui se baptisent « casques blancs », relayés par la propagande étasunienne ? Où sont les preuves ? A-t-on oublié les « preuves d’armes de destructions massives » de Sadam Hussein ?

Ces bombardements prévus apporteront-ils une solution au foutoir du Moyen-Orient ? Absolument pas. Bachar el Assad a gagné sa guerre contre ses terroristes et quelques bombes n’y feront rien. Et n'oublions pas que toutes, absolument toutes les interventions occidentales au Moyen-Orient se sont soldées par une agravation de la situation. Donc, action stupide.

Les intérêts de la France y gagneront-ils quelque chose ? Certainement pas, elle est totalement hors jeu. Ah ! Si, ça fera une vitrine pour vendre nos belles machines à tuer… Macron pourra vendre quelques armes de plus à son « frère » Mohamed Ben Salman, ce grand « démocrate » d’Arabie saoudite auquel il vient de dérouler le tapis rouge et qui s’en servira pour massacrer quelques milliers de Yéménites de plus. Les vrais intérêts de la France sont plutôt en Iran.

En fait, il n’existe aucune menace pour la France et l’Europe de la part de la Russie. La Russie n’est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux, tant en Syrie qu’en Ukraine, vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Et maintenant les rodomontades syrienne d'un Dr Folamour. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

Et en face, c’est du lourd ! Du fait qu’une guerre à grande échelle en Europe menacerait l’existence même de l’État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis et leurs alliés-vassaux paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu’à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l’Otan. Elle n’avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d’infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L’appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d’attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l’Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l’OTAN ont déployés à l’avant en Europe orientale et, si nécessaire, d’ouvrir la voie à la 1TGA.

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d’une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l’OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d’atteindre toute cible partout sur la planète, par n’importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique, qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d’armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu’à 1 000 m à une vitesse allant jusqu’à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases de sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l’immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d’un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4 000 km et qu’il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Alors, est-il raisonnable pour nous, Français, Européens, d’attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils ont peur de la guerre et ils vont tout faire pour l’éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s’il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l’Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu’ils n’auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que « la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine ».

Les Français, les Allemands et les Britanniques vont-ils enfin comprendre que les Étasuniens les mènent au chaos ?

Heureusement, autour du président des USA, il y a encore des gens lucides pour tempérer les dangereuses foucades de Folamour-Trump. Et en face un joueur d'échec qui a toujours deux coups d'avance.

 

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10/04/2018

Le chanoine de Latran chez les évêques.

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« Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, sans doute, vous et moi, bravé les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer.

Mais aujourd’hui, dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation menace de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique – et des politiques. Je ne puis me résoudre à cette déprise. Et je ne saurais laisser s’aggraver cette déception…/… Et je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation. »

Eh ben dis donc, il fait fort dans la retape électoraliste le Jupitounet !

D’abord il appelle l’autre « Monseigneur » ! Mon seigneur ! Le président de la République française s’abaisse devant un citoyen qu’il considère comme « son seigneur ». Notez que « Monsieur » veut dire pareil, c’est une contraction de « monseigneur »… teng ! Elle en prend un coup dans les dents la laïcité !

Et puis il considère que « le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé ». Quel lien ? Il n’y a pas de lien entre les églises - ces sectes qui ont réussi - et l’État. Chacun a sa sphère et la laïcité garantit la liberté de chaque croyance ET non-croyance. Pas plus de lien que ça. La République ne reconnaît aucun culte. Les religions ne sont admises à aucun rôle politique. Et la danse du ventre de Macron devant toutes les religions, l’une après l’autre, engage la République dans un engrenage dangereux.

A noter qu’il n’a jamais pris la peine de consulter la majorité des Français qui osent penser par eux-mêmes - athées, agnostiques –, qui préfèrent la raison à la soumission crédule et qui, eux aussi, peuvent souffrir quand on les incite voire quand on les somme de respecter quelque yavhé, jésus, allah, mahomet, vishnou et autres inventions puériles que ce soit. Il ne les rencontre pas parce que ceux-ci ont la sagesse, qui se transforme en faiblesse, de ne pas avoir de structures représentatives activistes…

Dans son discours, il fait preuve d’une grande érudition – ça change de ses prédécesseurs, c’est vrai – en citant de nombreux écrivains et philosophes catholiques mais il aurait dû aussi citer Kant : « Quand un homme a un ami imaginaire, c’est un schizophrène, quand des millions en ont un, c’est une religion. »

Citoyen président Macron, toi qui aimes tant les citations, médite donc sur celle-ci de Jean-Marie Matisson qui définit la Laïcité : « La laïcité a-t-il dit, n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une.
La laïcité n’est ni dogmatique ni intégriste, elle est le cadre dans lequel un individu est libre de pratiquer ou non une religion ; de critiquer ou non un dogme ; de croire ou non en une vérité révélée.
Clef de voûte de l’édifice républicain, la laïcité est le garant essentiel des libertés individuelles et de l’égalité des droits. Elle constitue, encore aujourd’hui, le fondement indispensable de l’harmonie sociale et de l’unité de la nation.
En défendant le droit absolu à la liberté de conscience, à la liberté d’expression et au libre choix, la laïcité contribue à la construction d’un humanisme moderne qui donne à chaque homme et à chaque femme un accès égal aux connaissances et aux responsabilités ; aux mêmes droits et aux mêmes devoirs.
La laïcité ne se négocie pas, elle ne sert pas à défendre une position dogmatique, œcuménique ou communautariste. Le Comité Laïcité et République refuse de réduire le sens de la laïcité, ou de l’école publique, à l’affirmation qu’elles permettent à chaque religion de trouver sa place.
Nous élargissons le champ d’action de la laïcité. Elle n’est pas seulement la séparation des Églises et de l’État. Elle est au contraire, un principe universel, porteur d’avenir et d’espoir pour tous les hommes, qu’ils soient agnostiques, athées ou croyants, comme ceux qui ne se reconnaissent dans aucune de ces définitions. 
»

Amen ! (à boire)



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23/03/2018

ALERTE : les députés vont voter une loi instituant l'OMERTA dans le droit des affaires !

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La loi scélérate votée il y a deux ans par les députés européens concernant le muselage des lanceurs d’alerte camouflée derrière la prétendue « protection du secret des affaires » va probablement être adopté en loucedé par les députés français. La France s’apprête en effet à transposer en catimini cette directive européenne sur le secret des affaires, avec son examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée.

Ainsi, pendant qu’on nous enfume avec les sarkonneries, les embrouilles continuent. Cette loi consacre l’impossibilité pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises. Souvenons-nous que cette directive concernant la protection du « secret des affaires » a été adoptée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. Cette loi européenne a été votée, en 2015, juste avant l’ouverture du procès, au Luxembourg, du lanceur d’alerte Antoine Deltour, qui avait révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l’Europe pour recycler nos branquignolles. Nous qui déléguons un Moscovici – qui pérorait ce matin sur France Inter - au poste stratégique de Commissaire européen.

La France dispose pourtant de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, cependant le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra faire reculer les godillots macroniens.

On peut ainsi envoyer un courriel courroucé à son député. Vous trouverez leur nom et leur contact électronique

Ici





21/03/2018

« Je t’apporterai des oranges ! »

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- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive… ? Moi, mis en garde à vue !

Comme un syndicaliste ou comme un m'as-tu-vu.

T’entends ça Carlita. Et pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pour trafic d’influence. Est-ce bien adéquat ?

En plus pour corruption. C’est quoi ça Carlita ?

- Le Robert dit des trucs pas jolis mon béta :

« Avilissement, pourriture, putréfaction,

Vice, pots-de-vin, bakchich, prévarication… »

- Où ont-ils trouvé ça tous ces juges bâtards 

Qui veulent me coincer, m’envoyer au mitard ?

- Tu sais bien mon chouchou, c’est avec leurs écoutes

- C’est pas moi, c’est Bismuth ! Pfff ! Tiens, ça me dégoute.

Soupçonner ma campagne d’avoir été payée

Par du fric Kadhafi ? Alors ? C’est l’amitié !

Puis, l’ami Mouammar, c’est pas demain qu’il parle !

Je m’en suis occupé, il fera plus le marle !

Tu vas voir Carlita, je vais me les farcir

Tous ces flics et ces juges, qui font qu’à me noircir.

- Comment Nico ? Farcir ? Tu coucherais avec ?

Attention là, Chouchou, tu touches à mon bifteck !

- Meu non ! Meu non enfin. C’est façon de parler.

Quand je dis « les farcir », ça veut dire « blackbouler ».

- Attention mon Chouchou, ces flics sont des pittbulls

Vaut mieux pas leur tomber entre les mandibules !

Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ce parquet virago…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

 

 

 

Écoute ! Écoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

- Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

20/03/2018

Eh oui, les moujiks aiment bien leur ours !

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Ils nous le disent sur tous les tons, sur toutes les colonnes, sur toutes les machines à bruits, dans toutes les lucarnes à décerveler : le « dictateur » Poutine a été réélu dans un scrutin « entaché de nombreuses irrégularités ». Ben voyons, pas comme chez nous, pas comme aux USA, ce champion du monde de la démocratie où un scrutin censitaire permet au candidat milliardaire ayant le moins de suffrages d’être le vainqueur ! Poutine, lui, a été élu par 75 % des électeurs avec une participation de 70 %. Ce qui est tout de même confortable mais n’a rien à voir avec un score « soviétique ». Eh oui, c’est comme ça, n’en déplaise aux « russophobes » forcenés. Les affreux moujiks aiment bien leur Ours !

Ne faisons pas d’angélisme. Poutine n’est pas le dictateur que la propagande voudrait nous faire croire, mais il mène son pays de façon pour le moins « autoritaire ». Mais n’oublions pas le progrès par rapport à l’URSS. La démocratie ne se construit pas en un jour. Et puis balayons devant notre porte, quelle image offre la « démocratie » qui donne le pouvoir à des Trump, à des Sarkozy, à des Berlusconi, à des Junker et qui prétend l’imposer au monde à coups de bombes ?

Ce Poutine, élu pour la première fois en 2000, va alors prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée, du vol par les oligarques de toutes les richesses de ce pays de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens. Richesses qu’ils vont ensuite planquer dans les paradis fiscaux et les affaires aux États-Unis ou en Europe où ils viennent vivre. Ce sont ceux-là que balaie Poutine.

Et pourtant systématiquement, dans les cercles de la bien-pensance atlantique, c’est haro sur la Russie. Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Propagande bien relou…

Toutes les informations dont nous abreuvent les merdias à la solde des marchands de canon et de béton nous sont présentées, systématiquement, sous un angle antirusse. Que ce soit pour l’Ukraine, la Syrie, ou encore la situation économique de ce pays, ses rapports avec le monde.

Cette russophobie n’est pas nouvelle. Chez les Français, elle date évidemment de la pâtée prise par Napoléon. Pour les Anglais, elle vient de la rivalité impérialiste britannique de domination de l’Asie qui s’est heurtée à la puissance russe. Pour les Allemands elle vient de leur prétention « d’espace vital à l’Est » ayant sombré dans la terrible défaite hitlérienne. Quant aux Étasuniens, ils se sont retournés contre leur allié antinazi dès la guerre gagnée (surtout par les Russes !). Depuis, leur stratégie consiste à encercler le territoire russe par des bases militaires hostiles dans des pays à la remorque de l’Otan. Et leur politique tend à être toujours antagoniste de ce pays, à tenter de casser ses initiatives, à l’humilier et à tenter de le piller autant que faire se peut.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car ils ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Président bien réélu du plus vaste pays du monde, Vlad-le-terrible enrage les roquets antirusses par sa popularité. Pourquoi est-il populaire Poutine ? Parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) ou à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1999.

Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan.

L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de troubles, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. L’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. C’est méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples.

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Étasuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde – n’en déplaise au président Macron qui a snobé les auteurs russes au Salon du livre de Paris - les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable d’amener et de ramener des cosmonautes dans la station orbitale internationale !

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.


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05/03/2018

Et maintenant l’Italie… L’invasion musulmane aura-t-elle la peau de la démocratie en Europe ?

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Voilà que l’Italie à son tour risque de se vautrer dans la fange de l’extrême droite, comme l’Autriche, comme la Pologne, comme cela à failli arriver en France. Pourquoi ? La teneur des pancartes est sans ambiguïté : « Stop à l’invasion », « Les Italiens d’abord ».

Marine Le Pen a d’ailleurs twitter ses « chaleureuses félicitations » à M.Salvini, le jeune patron de la ligue ultra-droitière qui a enlevé le mot « nord » de son sigle pour signifier sa vocation à gouverner. A gouverner à l’extrême droite bien sûr.

Le déni de réalité devant les dangers pour l’Europe de cette invasion migratoire orchestrée par les patronats européens et l’ONU a signé également la chute générale de tous les partis de gauche. Exit le parti démocrate de Matteo Renzi, comme le PS en France. Quant aux frondeurs de « Liberi e uguali », on les cherche…

Voilà où mène le crétinisme d’une Europe sous direction Merkelienne. Les populations des vieux pays qui forment l’Europe multiplient, pacifiquement pour l’instant, par le biais démocratique des urnes, leur refus d’une invasion rampante musulmane. Parce que le problème, c’est là qu’il est. Quelques millions de réfugiés, voire de migrants économiques, les 500 millions d’Européens pourraient les accueillir. Et le feraient certainement sans véritables problèmes. S’ils n’étaient pas musulmans. Parce que l’Europe s’est faite au cours de sa longue histoire mouvementée, en opposition aux invasions musulmanes.

On comprend donc que les Italiens, après les Autrichiens refusent ce qu’il faut bien appelé par son nom : une invasion lente, molle, s’appuyant sur la compassion, la générosité confinant à l’imbécillité de populations européennes qui oublient qu’à côté des Droits de l’Homme, il y a les Devoirs de l’homme. Et le premier devoir d’un citoyen, c’est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l’arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d’ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l’Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

À travers les migrants qui le véhiculent, l’ennemi c’est l’islamisme qui est une forme idéologique donnée à la religion et qui en déborde le cadre pour prétendre à une hégémonie dans tous les domaines de la vie humaine, et sur toute autre forme culturelle, religieuse, politique ou sociale. Vouloir séparer la Charia de l’islam n’est pas possible. On le voit dans tous les pays musulmans chez qui la Charia est source constitutionnelle. La crise économique qui débute, se superposant à la fracture ethnico-religieuse, risque d’offrir aux tenants de la poursuite de l’immigration une belle démonstration de leur folie idéologique.

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l’arrivée au pouvoir des partis de l’extrême droite fascisante. C’est ce qui est en train d’arriver. En Autriche on y est, ça a failli arriver en France l’an dernier et ça se profile en Italie.

Pourquoi ces migrants musulmans ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu’eux que sont les douces monarchies pétrolières ?

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26/02/2018

La Ghouta, c’est qui ? C’est quoi ?

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« Le premier ennemi de la Syrie, c’est Bachar el Assad. » dixit Nathalie Loiseau, sous-ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes… Incompétence ? Stupidité ? Les deux mon général.

Il faut les voir pérorer, il faut les entendre s’offusquer, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler, les « gens autorisés » comme cette sous-ministre devant les massacres de la Ghouta. On ne vit que « des hôpitaux bombardés ». Eh ! Il a dû en construire beaucoup Bachar, des hôpitaux ! Étrange pour « le boucher de Damas »…

Mais c’est quoi la Ghouta ? C’est un quartier campagnard de Damas, tenu par la force, la terreur et le massacre par des groupes islamistes rivaux liés à Al Qaïda ou à Daech. Depuis ces lieux, ils envoient depuis des années des missiles artisanaux sur la ville immédiatement voisine de Damas. Exactement ce qui se faisait à Alep où les égorgeurs islamistes envoyaient quotidiennement les mêmes bombes artisanales mais meurtrières sur Alep ouest.

La majorité des groupes rebelles de la Ghouta sont d’obédience islamiste, c’est-à-dire pour la charia et l’instauration d’un état islamique. Cela signifie tout simplement une autre dictature, des pratiques barbares comme la lapidation ou encore la décapitation des kouffar (mécréants). Ils utilisent les civils massacrés par le régime comme boucliers humains et les mitraillent quand ils tentent de fuir. Et c’est sur ces malfrats, qui répandent la terreur depuis sept ans qu’on devrait s’apitoyer ? On utilise les émotions suscitées par les crimes du régime pour justifier une politique de soutien à ces groupes djihadistes.

La Syrie subit le même traitement que l’Irak, la Libye, l’Égypte sans oublier le petit Bahreïn. « On » suscite ou on soutient un mouvement de rébellion contre le dictateur en place. Celui-ci s’efforce de faire régner son « ordre ». Avec brutalité. Alors « la communauté internationale » (en fait les États-Unis et ses alliés, clients et affidés) s’offusque, s’agite et arme une « armée de libération syrienne ». Et l’opinion internationale se cramponne à ce mythe, celui d’une opposition libérale au dictateur syrien et d’une « Armé Syrienne Libre ». Ni l’une ni l’autre n’existent. Les seuls opposants sont les groupes islamistes. Tout le reste n’est que fantasme et bourrage de crâne.

On nous refait le coup de la guerre en Irak « Pour libérer ce pays du joug du dictateur Saddam Hussein et apporter la démocratie à ces peuples ». Et accessoirement mettre la main sur le pétrole…

On nous refait le coup de la guerre en Libye « Pour empêcher un bain de sang à Benghazi et libérer ce pays de son dictateur Kadhafi » qu’ils disaient. Et accessoirement mettre la main sur le pétrole là encore.

On nous refait exactement le coup d’Alep et « on » s’offusque que le président élu de la Syrie veuille terminer cette guerre qui aura été aussi meurtrière de son côté que de celui des islamistes. Il est à deux pas de la victoire totale et il s’arrêterait ? Eh ! Oh !

Les « printemps arabes » ont tous débouché sur pire qu’avant. À l’exception méritoire de ce peuple admirable que sont les Tunisiens. Y a-t-il une malédiction qui, en terres d’islam, condamne les peuples à marcher à la trique ? L’islam sanctifie le culte du chef à poigne gouvernant des peuples soumis par la violence. Si ça leur convient, en vertu de quoi nous mêlons-nous de leurs affaires ?

Le foutoir syrien est surtout alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs.

Macron et tata Merkel font les charmants en téléphonant à Poutine… « Attention Wlady ! Sinon… » Sinon quoi ? Quels sont les moyens de rétorsion de l’Europe contre Poutine ? Rien. Désespérément rien.

Les Russes sont les seuls à avoir une stratégie claire dans cette affaire. Leurs intérêts coïncident avec ceux de Bachar Al Assad : la Syrie a signé un contrat visant à recevoir le gaz de l’Iran passant par l’Irak. La réalité des faits est donc que c’est sur le gaz que se focalise la bataille. Ce gaz alimentera-t-il Nabucco (oléoduc occidental) ou South Stream (oléoduc russe de Gazprom? Les Russes ont tout intérêt à ce que Bachar reste au pouvoir, d’autant plus qu’il leur loue une base navale sur la Méditerranée, à Tartous, concrétisant ainsi une volonté de toujours des gouvernants russes : une ouverture sur les mers chaudes.

Et l’Europe est et sera toujours plus tributaire du gaz russe Alors, les rodomontades de Merkel et Macron, Wlad, il leur dit « Tè ! Fume… »

 

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21/02/2018

Les bombes massacreuses, pourvoyeuses de morts… et de fric.

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Je viens d’entendre Bernard Guetta s’étrangler d’une saine colère contre les bombardements de la dernière poche islamiste autour de Damas en Syrie, venant de faire près de 200 morts sont une cinquantaine d’enfants. C’est révoltant. C’est dégueulasse. C’est ça la guerre.

Des civils massacrés, une ville ravagée, les images de gosses martyrisés. C’est la guerre. Et oui. La guerre c’est la mort, c’est la souffrance, c’est la terreur, surtout et avant tout des civils, des victimes, des innocents. Ce sont les bombes massacreuses qui tombent d’un ciel déserté par tous les dieux. La guerre est une horreur. La guerre est – hélas - humaine. La guerre, le massacre de l’autre est dans les gènes de l’Homme, l’humain étant le seul animal à faire la guerre. À part peut-être les fourmis et les termites…

La guerre est cynique. Dès lors peut-on reprocher à Bachar El Assad de vouloir en finir en réduisant par tous les moyens à sa disposition cette opposition armée qui lui résiste ? Cette opposition armée, ce sont les tueurs islamistes et non pas cette armée d’opposition démocratique fantasmée. Elle n’existe pas, du moins elle n’existe plus si elle a jamais existé un jour, phagocytée par les groupes islamistes d’Al Qaeda, même rebaptisés, et ceux de l’État Islamique. Et nos politiques, nos journalistes, nos éditorialistes, bref toutes nos belles élites pensantes continuent à s’accrocher à cette fiction. En Syrie, il y a deux camps : le pouvoir légitime et ses alliés d’une part, les divers groupes islamistes d’autre part. Les militaires du régime, même si ce régime n’est pas très fréquentable et les égorgeurs islamistes, les tueurs d’allah. Et Basta.

Le foutoir syrien est alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs. Derrière la guerre en Syrie, il y a une lutte sournoise mais sans merci entre Étasuniens et Russes pour le pétrole, le gaz et les moyens d’exporter ces richesses, les oléoducs, les gazoducs et les ports. Avec en plus – cerise sur le gâteau – le massacre de nos amis et alliés Kurdes par le fou d’allah Erdogan et ses troupes turques, membres de l’Otan, ce dinosaure belliqueux au service des intérêts des multinationales étasuniennes. Parce que la géopolitique imposée aux dirigeants du monde par les multinationales n’a que faire des misères de quelques milliers de malheureux…

Les bonnes âmes et autres jocrisses crient au génocide en désignant d’un doigt vengeur celui qu’ils considèrent comme le responsable : le président syrien régulièrement élu et son allié russe Poutine et ses bombardiers tueurs d’enfantsBachar veut débarrasser son pays des tueurs islamistes. Peut-on lui reprocher d’être efficace et sans états d’âme ?

Ben voyons. Les Étasuniens se sont-ils souciés des populations civiles lorsqu’ils ont écrasé Caen sous les bombes ? Et les civils de Dresde ? Et ceux de Hiroshima et Nagasaki ? Et ceux du Vietnam ?

Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. La mort aveugle venue du ciel touche avant tout les civils. Deux cents morts, la famine qui se pointe, c’est une horreur. Mais…

Mais le bombardement de Dresde, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945, détruisit presque entièrement la ville allemande de Dresde. L’United States Army Air Forces (USAAF) et la Royal Air Force (RAF) utilisèrent principalement des bombes à fragmentation et incendiaires au phosphore, provoquant entre 22 700 et 25 000 morts.

Les bombardements de la Luftwaffe au siège de Varsovie : 20 000 morts

Le blitz contre Londres par la Luftwaffe : 50 000 morts

La destruction de Hambourg, avec l’opération Gomorah par l’USAAF et la RAF : 40 000 morts

Les bombardements de Normandie durant le débarquement allié : 20 000 morts civils

Le bombardement de Tokyo par l’USAAF : 100 000 morts

Hiroshima : 115 000

Nagasaki : 75 000

Plus proche de chez moi : le bombardement américain de Marseille le 27 mai 1944 sur le centre-ville, a fait dans la population civile 4 512 tués ou blessés, et 20 000 sinistrés.

Le bombardement d’Avignon le même jour : 525 morts et plus de 800 blessés.

N'oublions pas les bombes "made in France" qui écrasent les Yéménites.

Oui mais… Tous ces pays à reconstruire… Hum ! Y a bon les montagnes de fric !

 


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12/02/2018

Grandes voix : Étienne de La Boétie

Pour être esclave, il faut que quelqu'un
désire dominer et... qu'un autre accepte de servir.

 

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« Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts.

Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée, non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul ! Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un homme et souvent le plus lâche, le plus efféminé de la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette ! Nommerons-nous cela lâcheté ?

Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c’est faute de cœur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-t-on encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ? C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche… Plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. 

Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte.

Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir. 

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. »

 

« Discours de la servitude volontaire » Étienne de La Boétie.

http://libertaire.pagesperso-orange.fr/archive/2000/227-avr/boetie.htm

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06/02/2018

Corse : « Ayo président ! Pace e salute ! »

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Les Corses nous ont donné Napoléon, Tino Rossi et Laeticia Casta. Des trois, c’est – et de loin – la troisième que je préfère ! En dehors de cette boutade, beaucoup de Corses ont aussi donné leur vie pour la France, et ça, ça crée des liens indéfectibles.

Pour autant, faut-il céder aux exigences des nationalistes corses ? D’abord quelles sont-elles ?

Ils prétendent inscrire dans la Constitution de la république la « coofficialité » de la « langue corse ». Rigoureusement inacceptable, sinon ce serait la mort du ciment le plus solide d’une nation : sa langue. Car si dans les actes officiels il était possible de donner une version en corse ayant même valeur juridique que la version en français, il n’y a pas de raison de ne pas imposer à la constitution la même « coofficialité » pour l’occitan, de catalan, le breton, voire le ch’ti ou l’arabe ! Bonjour les conflits d’interprétation ! Et puis, sans vouloir choquer les insulaires, la « langue corse » n’existe que parce que la Corse est française ! Parce que ce n’est qu’un patois italien, comme le bergamasque ou le frioulant et qui n’aurait pas plus statut de langue que ces patois très locaux.

Ils prétendent encore inscrire dans la Constitution la notion de « peuple corse ». Cette notion s’appuie sur des critères ethniques, de coutumes, de vie sur un territoire donné, d’ascendance voire de consonance de nom ! À l’exclusion des autres ? Parce que c’est ça que ça veut dire le statut de « résident corse » qui en découle au-delà du prétexte commode de la lutte contre la spéculation. On est loin de la notion de « peuple français » qui, elle, a une vocation universelle et englobe tous ceux qui vivent sur son territoire et en respectent les valeurs et les lois, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur religion.

Ils réclament le rapprochement des prisonniers insulaires sur l’île. Pourquoi pas. Mais certainement pas pour le ou les assassins du préfet Erignac.

Maintenant, à toi de jouer, ci-devant président. Mais n’oublie pas que le régionalisme doit rester au niveau du développement économique faute d’ouvrir la porte au détricotage de la « Grande Nation » que des dizaines de rois et de représentants du Peuple français ont mis des siècles à réaliser, parfois dans la douleur, mais qui a fait justement de cette nation quelque chose d’unique au monde parce que fondée sur des valeurs humanistes universelles, pas sur des critères ethniques et tribaux.

Et puis, à la limite, s’il fallait poser la question de l’indépendance de la Corse, il faudrait demander aux Français, à tous les Français, pas seulement à ceux vivant sur l’île. Et là, les « continentaux » ne refermeraient probablement pas les bras pour retenir la Corse à tout prix.

Parce qu’il y a déjà une large, très large autonomie de la Corse. Exemples :

- Les terres agricoles y sont exonérées de la taxe foncière sur le non-bâti.

- Les investissements des PME y sont exonérés, comme les établissements en zone franche, de taxe professionnelle et de contribution foncière des entreprises.

- L’investissement en Corse fait l’objet d’un crédit d’impôt sur le revenu ou sur les sociétés. Notons qu’une niche similaire existe dans le Nord-Pas-de-Calais.

- En cas de décès, les immeubles situés en Corse (en cas de mutation, de sortie d’indivision, de succession ou de licitation) sont exonérés de droit de timbre et d’enregistrement.

- Les trajets maritimes ou aériens à destination de la Corse sont exonérés de TVA.

- Les supercarburants et essences consommées en Corse sont exonérés de TIPP.

Eh ! Il faudra y penser à tout ça, Messieurs les indépendantistes !

Un référendum sur l’indépendance de la Corse n’aurait-il pas un résultat « Oui » sur le continent et « Non » sur l’île ?

Prenons les… paris !

Amis Corses, ne vous laisser pas "catalaniser", ON VOUS AIME !


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09:53 Publié dans actualités, humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : corse

31/01/2018

Hier les EPAHDs étaient en grève, pourtant Anaïs est venue !

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Hier matin, Anaïs est arrivée chez nous alors que le jour n’était pas encore levé. Anaïs est une personne formidable comme le sont toutes ses collègues : aide-soignante dans un EPAHD. Chaque matin, hors ouiquinde, l’une d’elles vient assister ma belle compagne sur laquelle est tombée une terrible malédiction : Alzeimer. C’est ce qu’on appelle les soins à domicile.

Anaïs était en grève. Elle est pourtant venue travailler, avec le même sourire, la même générosité, la même compassion, la même efficacité, la même compétence, le même enthousiasme communicatif. Elle a seulement collé sur son sac une feuille blanche avec écrit « EN GRÈVE ». Anaïs fait partie de ces personnels des Epahds dont la mission est d’accompagner nos Vieux, nos Handicapés dans les difficultés de leurs dernières années.

Il n’y a pas de fric pour Anaïs et ses collègues. Mais il y en a pour exonérer d’impôts les pleins de thunes…

Il n’y a pas de fric pour les Epahds, mais il y en a pour subventionner Arnaud, Bolloré ou Bettencourt.

Il n’y a pas de fric pour la dignité des Vieux, mais il y en a pour financer des Jeux Olympiques, amalgame de drogués et de magouilles financières.

Je me souviens d’Alain Minc dégueulant son fiel ultralibéral il y a quelques années : « La collectivité nationale doit-elle payer les soins à de vieilles personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et dont l’espérance de vie est réduite ? ». Le problème, c’est de définir l’âge auquel on est vieux ; pour les entreprises c’est à l’approche de la cinquantaine, mais pour les sénateurs, à 80 ans on est toujours jeune !

Notre société est égoïste et la solidarité intergénérationnelle a de la peine à exister. La mode est au « jeunisme », pas à « l’âgisme ». Faut-il portant oublier que c’est grâce aux vieux que nous avons les congés payés, la Sécurité sociale, grâce à eux et à leurs luttes que nous bénéficions de tous ces « acquis » qui jour après jour, années après années nous sont enlevés.

On ne respecte plus les « anciens », parce que dans notre société basée sur l’apparence et le mythe de l’éternelle jeunesse, les vieux font peur, la vieillesse fait peur, c’est le dernier stade avant le néant, la mort que l’on s’applique à ignorer. Bientôt on va piquer les « vieux » !

C’est la chasse aux vieux ! Salauds de vieux ! Ça pue les vieux, ça se pisse dessus, ça renverse sa gamelle, et en plus ça gueule, c’est jamais content ! Et puis ça bouffe les vieux ! Et ça dure longtemps ! Ça refuse « d’optimiser la vie » les vieux, c’est-à-dire de crever lorsque la société de la « concurrence libre et non faussée » les trouve trop vétuste !

Pourtant ils ne l’ont pas volé leur retraite les vieux ! La retraite n’est qu’un salaire différé que je sache. Ils les méritent les soins des Epahds. Mais ce n’est pas de la saine gestion ça ! Faut réduire la sacro-sainte Dette ! Chasser les dépenses non rentables donc inutiles. Alors en loucedé, dans les coulisses des gouvernements, dans les « think tanks » ultralibéraux, il y en a qui travaillent sérieusement sur l’avenir de ces parasites de vieux. Et pas que des vieux, aussi des comateux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante, « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. À la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas.

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, procréation médicalement assistée, gestation pour autrui) sont en passe d’être imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents. Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu. Une journée d’hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d’austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu’ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques ! C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. Aux Pays-Bas la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

Heureusement il y a encore des Anaïs, des Nina, des Nouria, des Patricia, des Carole…

Lorsque ma compagne, mon amour, ma belle maîtresse est tombée – encore jeune - dans le gouffre de cette calamité nommée Alzheimer, le ciel (auquel je ne crois pas) m’est tombé sur la tête. Une horreur. Vous voyez régresser jour après jour celle que vous aimez. Vous la voyez descendre irrémédiablement. Vous la voyez s’étioler physiquement, s’évaporer mentalement. Vous subissez les conseils de personnes qui pensent que vous devriez « la mettre dans une maison spécialisée ». Moi je m’y refuse et j’ai choisi de m’en occuper tant que je serai là. Mais ce tête à tête permanent avec la déchéance de la personne que vous aimez est très éprouvant. D’abord les dialogues qui s’étiolent, qui perdent toute pertinence, puis vient le coup de barre : lorsque, pour la première fois, vous êtes confronté à l’incontinence. Vous découvrez alors ce que vous avez tant adoré sous des horizons nouveaux si je puis dire… À partir de là, en parfait accord avec le fils de ma chérie, nous avons fait appel à de l’aide extérieure. Sous forme de la venue à domicile, chaque matin hors ouiquinde, d’une aide-soignante se chargeant de la toilette de ma compagne. Puis, deux fois par semaine par la venue d’une aide à domicile venant tenir la maison un peu mieux que ne le fait un homme ! Et par l'accueil de jour permettant, plusieurs fois par semaine, de socialiser la ou le malade et à « l'aidant » de respirer un peu.

Et j’ai découvert deux choses : d’abord que notre pays, notre république, même imparfaite – et je suis le premier à gueuler ! - ne laisse pas tomber ses citoyens. J’ai trouvé des fonctionnaires territoriaux dévoués, compréhensifs, compétents qui se sont « décarcassés » comme on dit chez nous pour nous venir en aide. Ensuite, j’ai découvert des personnes merveilleuses, ces aides-soignantes, ces auxiliaires de vie qui apportent non seulement leur savoir-faire, mais aussi et surtout leur sourire, leurs paroles, leur présence, leurs conseils éclairés, leur gentillesse. Elles sont comme des rayons de soleil.

Eh ! Ci-devant président Jupitounet, si tu veux un peu atténuer ton image peu flatteuse de « président de riches », pense à la dignité de ceux sans lesquels tu se serais pas ce que tu es. Et lâche généreusement des thunes pour toutes les Anaïs des Epahds.

 

Illustration: merci à Faujour