20.08.2008
Accidents du travail à Kaboul: 10 morts...
Merci à Willem
Il les a traité d'amateurs et il les envoie se faire flinguer comme des lapins en Afghanistant. D'accord, ce sont des professionnels et se faire descendre est pour un troufion de métier un aléa de la profession qu'ils ont choisie. Un accident du travail en quelque sorte. Mais encore faudrait-il que ça serve à quelque chose! Et le Sinistre qui se déplace pour aller les baratiner à Kaboul. C'est pas de la provocation ça?
L'Afghanistan - où, dans une autre vie, j'ai roulé mes tongs pendant des mois, tant l'hiver que l'été - est un pays difficile au niveau terrain, et surtout habité par une mosaïques d'ethnies ennemies entre elles, mais desquelles émergent les Patans (ou Pachtous), établis sur les deux côtés de la frontière avec le Pakistan. Ces gens-là sont des guerriers nés. Ils n'ont jamais - jamais - été conquis, ni par Alexandre, ni par les Anglais, ni par les "Chouravi" (les Russes), et ils ne le seront pas plus par les Zétazuniens et leurs supplétifs, dont les Français.
Ce sont des populations qui crèvent de faim alors que la guerre qu'ils subissent coûte des milliards. Ils sont exploités par des seigneurs de guerre corrompus, sanguinaires. Ils sont fanatisés ar des extrémistes islamistes. Ils sont les premiers producteurs d'opium du monde, ils sont le nid du terrorisme. D'accord, d'accord. Tout le monde sait ça. Mais ils sont chez eux...
La guerre d'Algérie ne nous a pas suffi? Ni celle d'Indochine? Ni celle du Vietnam? Même si les motifs de cette guerre peuvent être compris - les talibans sont de sinistres fumiers - elle ne sera pas gagnée militairement. Par contre, en inversant les dépenses entre aide civile et dépenses militaires, peut-être y aurait-il quelques bribes de solutions. Peut-être...
Tout ça pour lécher le cul d'un Bush déjà aux poubelles de l'histoire.
Lamentable...
08:20 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : morts, Sarkozy, Afghanistan, connerie
19.08.2008
Où-c'est-t'y l'Ossétie?
Partirons? Partiront pas? C'est la question du jour. On parle des Ruskofs (ce terme n'est pas péjoratif, mais affectueux depuis le livre éponyme de Cavanna).
Tous le monde gesticule en la matière.
« Ours mielleux » (c'est parait-il la signification du nom Medvedev) et Poutine (en Provence, la poutine, c'est une succulente préparation de la mer!) font preuve de la puissance de leurs muscles à peu de frais (c'est un peu, en termes militaires, le rapport entre la France et Monaco). Mais ilsveulent surtout dire aux Zétazuniens: « Meffi les mecs. On est là! Et pas question de se laisser marcher une fois de plus sur les panards. Vous nous avez humiliés avec votre implantation en Georgie, vous avez placé à la tête de ce pays une marionnette à votre solde, surtout vous nous squizzez pour le pétrole de cette région, et en plus vous nous provoquez. Ça n'ira pas plus loin. Basta ».
Les dits Zétazuniens, qui ont profité de la déliquescence qui a suivi la chute de l'empire soviétique, ont mis en place – et continuent de mettre en place – un encerclement militaire de la Russie en s'efforçant d'intégrer dans l'alliance à leur botte qu'est l'Otan toutes les anciennes républiques satellites. Les prochaines étant donc la Georgie et...l'Ukraine, avec pour finalité de virer les Ruskofs de Sébastopol pour y implanter leur propre flotte! Tu parles si les Ruskofs vont laisser faire ça!
Le prétexte à cet affrontement voulu par les Zétazuniens est une réalité explosive: les problèmes ethniques entre séparatistes Ossètes et la Georgie. Et donc les bouffeurs de chiens-chauds ont poussé leur marionnette Sakachvili (ou un truc comme ça) à écraser de bombes les CIVILS d'Ossétie du sud. Et évidemment, les Ruskofs, avec toute la délicatesse qui les caractérise, ont foutu à Sakasch-chez-pas-quoi une gigantesque bouffe dans la gueule. Ou plutôt dans la gueule des pauvres cons de CIVILS georgiens, comme d'hab...
Tout ça découle pour partie de l'énorme connerie qu'a été l'indépendance du Kosovo. En effet, il y a deux principes antagonistes qui régissent la politique nternationale: - l'intangibilité des frontières, - le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les Puissances (!!??) jouent de ce paradoxe en fonction de leurs intérêts. Ainsi les Ruskofs, concernant le Kosovo, avancent le principe des frontières intangibles MAIS concernant l'Ossétie, ils avancent le principe des peuples à disposer d'eux-mêmes...
C'est la boite de Pandore, avec des ferments de séparatisme dans bien des points du globe: Macédoine, Pays-Basque et pourquoi pas, Corse!
Au fait, félicitons-nous que la Georgie ne soit pas dans l'Otan, car sinon, nous serions tenus d'envoyer des troufions se frotter avec les Ruskofs en Ossétie. Pour combien de temps? Sarko, Merkel et évidemment Bush poussent à la roue.
Merci Sarko... Encore un choix brillant!
10:00 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ossétie, Ruskofs, Etazuniens, Sarko
Fascisme rampant: bientôt tous fichés ?
La grenouille est dans l'eau, l'eau dans la casserole, la casserole sur le gaz...et les sarkonuisibles ont allumé le feu.
La grenouille, c'est nous... Et on est en train, doucement, sans s'en rendre compte - abrutis que nous sommes par les télés débiles, les magazines peoples et les jeuzolimpiques – de se faire cuire sans réagir.
Dernière en date des saloperies sarkoziennes, les fameux – fumeux! - tests que les bourres, au bord de la route, vont nous obliger à faire pour soi-disant détecter les drogues...
Ben quoi, c'est bien, vous allez me dire. Ceux qui ne se droguent pas n'ont rien à craindre! Mon cul oui!
Parce que pour faire ce test, le flic de service va faire quoi? Il va vous demander un échantillon de salive. Et ce glaviot précieux, il va l'amener dans sa camionnette bleue, en même temps que votre permis de conduire. Et là, discrètement, à côté du test de dépistage des drogues – prétexte? - qui vous dit qu'il ne va pas mettre votre précieux échantillon de salive dans un petit tube stérile où il collera vos coordonnées et que ce glaviot révélateur ne partira pas au labo de la maison poulaga pour que l'on puisse RELEVER VOTRE ADN ?!?!
Pour cette grosses salope d'Edvige peut-être...
Vous n'y croyez pas? Espérons que vous avez raison. Moi, je m'efforce de rester lucide, et de ne pas avaler toutes les couloeuvres...
06:00 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.08.2008
Les tribulations de « l’Idiot en colère ».
Lamentable. L’Eveillé du Cap Nègre est égal à lui-même : lamentable. Dur avec les faibles, couché devant les puissants.
Seuls parmi les dirigeants des grands pays européens, il est allé en Chine se prosterner sans vergogne devant les dirigeants de la plus grande dictature de la terre, puis il obéit servilement à leurs injonctions de ne pas recevoir le Prix Nobel de la Paix. Le chanoine de Latran reçoit chaleureusement le gourou de la scientologie Tom Cruise, il va se mettre à plat ventre au pied de l’allumé du Vatican, mais il n’a pas de temps à accorder au représentant d’un grand courant philosophique universel (le bouddhisme n’est pas une religion).
C’est une attitude de servilité qui fait honte à la France. Et toute cette veulerie dans le seul but de faire plaisir à ceux qui le manipulent comme une marionnette, ses « amis » exploiteurs du Medef et du Caca-rente. Sans compter qu’après les J.O., les Chinetoques enverront bouler en ricanant celui qu’ils appellent « l’idiot énervé ». Ses fameux contrats, il pourra toujours se les mettre au fion...
Mais ce n’est pas tout. Le voilà avec sa casquette bien trop grande pour lui de Président de l’Europe.
Fort de son amitié avec les dictateurs (Kadhafi, Poutine, Assad entre autres), le voilà qui fait le « petit télégraphiste » entre la marionnette de Bush qui dirige la Georgie et les maîtres du Kremlin. Son « plan de paix » et son accord de cessez-le-feu ont été signés aux seules conditions des Russes. De plus, ces derniers n’ont pas attendus 12 heures pour s’en torcher le cul, continuant leur invasion de la Georgie, même s’ils y mettent un petit bémol.
Tout ce qu’il fait, c’est un bide. A tout ce qu’il touche, il apporte la scoumoune.
Monsieur le Président, vous nous lassez. Quand donc comptez-vous prendre du repos en démissionnant ?
12:16 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.08.2008
Boycottez les Jeux hOntelympiques !
La plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.
Mon cul ! comme dirait Siné…
Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Il représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».
Tè ! parlons-en des « Jeux Olympiques » ! Le sport vu par le père Coubertin, c’est pas mal : plus haut, plus vite, plus fort. Voilà qui doit plaire aux dictateurs chinois : plus haut (pendre les dissidents..), plus vite (débarrasser le Tibet de ses « autochtones…), plus fort (taper sur ceux qui osent ouvrir leur gueule…)
Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prône la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas !
Ses idées sont interessantes :
« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).
« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).
« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.
Il considèrait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur de Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre furher a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).
Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé par un autre grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, marquis de Samaranch , né le 17 juillet 1920 à Barcelone, président du comité international olympique (CIO) de 1980 à 2001. Né dans une riche famille, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.
Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Durant son mandat, Samaranch a réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.
Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.
Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Et bien on les prend pour des cons. On les traite comme des sous merdes. On ne leur autorise même pas le port d’un petit badge pas bien virulent.
Attendez-vous au triomphe des « sportifs chinois ». Ils vont en avoir des médailles ! Des palanquées. Ça fait des années – depuis qu’ils savent qu’ils ont les jeux – que les dictateurs chinois les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !
Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.
Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés. Et notre Phénix de l’Elysée qui va faire le guignol dans cette mascarade… Quelle honte…
Boycottez les Jeux hOntelympiques !
13:09 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.08.2008
Bronzons vigilants ! Vi-gi-lants ! ! !
Mais non je ne veux pas vous gâcher les vacances ! Mais, enfin, on peut se bronzer le cul, on peut courir la gueuse, on peut chercher les champignons, aller aux festivaux (ouais, ça me plaît festivaux, j’ai pas écrit fesses-t’y-veaux) et pour autant rester vigilants sur les sarko-saloperies qui fleurissent encore plus en période de canicule.
La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grande, généreuse et belle conquête sociale du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.
Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.
Dernière magouille en route : pour combler une partie du déficit 2008, les sarko-trafiquants veulent ponctionner 1 milliard aux mutuelles offrant une assurance-maladie complémentaire (on ne va pas pleurer sur ces organismes qui ont perdu depuis longtemps l’esprit de partage « mutuel » des risques pour se comporter comme les assurances privés capitalistiques). Mais en contrepartie, ces mutuelles seront associées à la gestion de l’assurance maladie ! Le pied dans la forteresse !
En même temps, l’administration de la Sécu vient de signer un accord avec les syndicats de toubibs par lequel ils créent un nouveau secteur de tarification. Entre le secteur 1, où les médecins pratiquent strictement les tarifs fixés par la Sécurité sociale (forts rares aujourd’hui !), et le secteur 2, autorisé aux dépassements (occasionnellement et partiellement remboursés par les mutuelles), le secteur « optionnel » serait accessible, d’abord aux chirurgiens, anesthésistes, gynéco-obstétriciens (ces pauvres malheureux ! faut bien les aider à changer leur 4x4 tous les six mois…), mais s’étendrait ensuite à toutes les spécialités.
Dans ce secteur optionnel les toubibs s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif de la Sécurité sociale. Le reste de leurs honoraires pourraient être supérieurs de 50% à ce niveau et seraient pris en charge par les mutuelles. En contrepartie ces médecins se verraient offrir « certains avantages sociaux » qui ne sont évidemment pas précisés. Ben voyons !
Cerise sur le gâteau, si le passage au secteur optionnel ne leur rapporte pas plus, bien des toubibs qui s’y seront essayés repasseront au secteur 2, à dépassements libres, avec remboursement au bon vouloir des mutuelles.
Qui peut me dire se que gagneront les malades au système ? Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, avec un plafond annuel de 50 €, sans oublier les déremboursements.
On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…
On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvement obligatoire qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?
Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle ! Chiche !
Bonnes vacances ! Mais vigilantes ! Vi-gi-lantes !
09:52 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Economie , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.08.2008
La nuit du 4 août
On fête le 14 Juillet, la Prise de la Bastille, mais en fait, la vraie Révolution c'est l'Abolition des Privilèges, c'est la nuit du 4 août 1789. En ces temps où les sarko-trafiquants au pouvoir les rétablissent au profit d'une petite oligarchie de richards, de marchands d'armes, de grands "patrons", il est bon de se souvenir des actes et de la volonté de nos grands ancêtres Révolutionnaires.
"Dans Paris, on est agité, on parle. On parle beaucoup de cette fameuse nuit du 4 au 5 août à l'Assemblée Constituante.
Un noble, le Vicomte de Noailles, est monté à la tribune. Devant un auditoire subjugué, il a proposé de « proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles, et de déclarer rachetables les autres droits ». Un immense enthousiasme s'est emparé de l'assistance. Les orateurs se sont alors succédés, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, de l'esclavage,libération des Noirs, accès de tous aux fonctions publiques... Quelques membres du clergé ont même demandé la suppression de la dîme. Les députés se sont congratulés en pleurant...."
En vérité, la nuit du 4 août a été une nuit de dupes : les Nobles momentanément alliés au Tiers-Etat, ont généreusement, abolis les privilèges du Clergé, qui en représailles, a soutenu le Tiers-Etat pour abolir ceux de la Noblesse. La séance a duré jusqu'à 3 heures du matin.
L'Histoire a retenu de cette fameuse nuit, cette volonté commune de mettre en pratique les idées généreuses d'Egalité et de Fraternité qu'avaient auparavant développées quelques philosophes.
Le décret du 11 août a mis fin au régime féodal. C'est fait.
- Plus jamais en France il n'y aura de privilèges, donc de privilégiés ?
C'était beau, hein ? Grand, Généreux !
Qu’en est-il aujourd’hui alors que la clique sarkozienne rétablit au profit des bourrés de thunes des avantages, des privilèges aussi aberrants que révoltants ?
Dans la foulée, le 26 août 1789, l'Assemblée proclamait la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.
"Les Hommes naissent libres et égaux en Droits"
mais pas en fait, et les femmes attendront 1945 pour pouvoir voter.
http://www.psvandoeuvre.lautre.net/x/1/article.php3?id_...
16:17 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2008
Lettre ouverte aux cocus qui partent en vacances.
Chers « 53% des inscrits qui ont voté pour Sarkozy », vous êtes de superbes cocus ! Vous avez fait preuve, en mettant le Phénix de Neuilly à la tête de la France d’une bonne dose de masochisme. Et moi, je m’estrasse l’embourigue de rigolade !
Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer à la tête du pays un homme qui aujourd’hui, leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruit leur système de protection sociale, démolit leur système de retraite, diminue les impôts des plus riches et augmente ceux des plus pauvres, dilapide leur pognon (celui de l’Etat, ce qui est pareil) en le distribuant aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démantèle les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.
Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde a-t-il pu se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui sert à les pendre ? Eh ! C’est pas vrai, les cadres ! !
Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.
Car la France de Sarko-l’américain, comme il aime se faire appeler, c’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances sur un mètre carré de sable pourri en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.
Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.
On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…
Allez, les cocus, bons embouteillages ! Je retourne sur mon hamac…
08:50 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
25.07.2008
Cavanna, sort de ta naphtaline, merde !
J'ai acheté hier, avec un jour de retard, ce qui sera probablement mon dernier Charlie Hebdo...
Je l’achetais chez un marchand de journaux, considérant cela comme un acte militant, faisant d’ailleurs des émules et amenant régulièrement de nouveau lecteurs. Je ne peux donc pas me désabonner, mais l’esprit est le même.
Charlie-Hebdo, NOTRE JOURNAL, car un journal appartient tout autant à ceux qui font l’effort de sortir leur pognon pour l’acheter qu’à ses actionnaires. Au fait QUI SONT ACTUELLEMENT LES ACTIONNAIRES qui tiennent le journal ?
Je croyais, j'attendais un mot, un coup de gueule de François, du Grand François Cavanna, fondateur et gardien du temple. Mais rien, que dalle... Si même lui se couche, c'est à désespérer. François mort, non pas physiquement, heureusement, mais dans ses écrits… François qui nous fait chier avec ses histoires de pêches alors qu’on attend avec angoisse son flamboyant coup de gueule prenant la défense du dernier Anar du journal !
Rien. C’est désespérant…
S’il y en a un à virer, c’est Val, le pote à Sarko, ce donneur de leçon devenu insupportable, ayant autant d’humour qu’un gardien de la paix à un carrefour…
Siné, il dit parfois des conneries, mais il les dit avec verve, humour et culot ! Sans vergogne ni retenue, c’est ce qui était la marque de C.H. première mouture, pas ce journal que je continuais d’acheter par habitude et militantisme, mais dont je ne lisais plus que Maurice et Patapon, Cavanna bien sûr et Wolinski.
François, ne laisse pas crever ton journal, notre journal, bordel de merde. Sort de ta naphtaline !
14:40 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.07.2008
Propos lumineux d'un Etazunien lucide
JOSEPH E. STIGLITZ
La fin du néolibéralisme
Le monde n'est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d'idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés sont autocorrecteurs, qu'ils distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général. C'est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la « reaganomique » et le « consensus de Washington » favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l'inflation.
Après un quart de siècle d'expérimentations parmi les pays en développement, les perdants apparaissent clairement : non seulement ceux qui ont adopté une politique néolibérale ont perdu la course à la croissance, mais quand il y a eu croissance, elle a bénéficié de manière disproportionnée aux plus riches.
Même si les néolibéraux se refusent à l'admettre, leur idéologie a échoué aussi à l'égard d'un autre critère, celui de l'allocation des ressources, comme à la fin des années 1990 avec les investissements consacrés à la fibre optique. Cette erreur a eu au moins un avantage inattendu : le coût des communications a baissé et l'Inde et la Chine se sont intégrées plus avant dans l'économie mondiale.
Mais aucune retombée positive n'a accompagné la mauvaise allocation à grande échelle des ressources au niveau de l'immobilier. Les maisons neuves appartenant à des familles qui n'avaient pas les moyens de les payer sont tombées en ruine et des millions de personnes se sont retrouvées à la rue. Dans certains cas, le gouvernement à dû intervenir pour sauver ce qui pouvait l'être et, quand il ne l'a pas fait, les dégâts se sont étendus. Certes, l'investissement excessif dans l'immobilier a été porteur de bénéfices à court terme : quelques Américains sont devenus propriétaires de maisons bien plus grandes que cela n'aurait été possible autrement. Mais à quel coût pour eux-mêmes et pour l'économie mondiale ? Avec leur maison, des millions de gens vont perdre les économies de toute une vie. Et les saisies dans l'immobilier ont entraîné un ralentissement mondial de l'activité. Il y a consensus quant aux prévisions : le ralentissement sera général et de longue durée.
De même, les marchés ne nous ont pas préparés à la hausse du prix du pétrole et de l'alimentation. Le problème de fond est que la rhétorique du marché est brandie de manière sélective : elle est revendiquée quand elle sert des intérêts particuliers et rejetée quand ce n'est pas le cas.
L'un des rares éléments que l'on peut mettre au crédit de George W. Bush est d'avoir réduit le fossé entre la rhétorique et la réalité, et cela comparé à Ronald Reagan qui, malgré tous ses discours en faveur de la liberté des marchés, avait imposé en toute liberté des restrictions commerciales, notamment la fameuse limitation « volontaire » à l'exportation des voitures japonaises.
La politique de George Bush a été pire, mais son outrecuidance à servir ouvertement le complexe militaro-industriel américain est bien plus apparente. L'administration Bush a pris une seule fois une mesure en faveur de l'environnement ; c'était avec les subventions en faveur de l'éthanol, dont l'intérêt écologique est douteux.
Ce mélange de rhétorique en faveur de l'ouverture des marchés et d'intervention gouvernementale a été particulièrement nuisible aux pays en développement. On leur a dit de ne plus intervenir dans l'agriculture, ce qui revenait à mettre en danger leurs paysans face à la concurrence irrésistible des Etats-Unis et de l'Europe. Leurs agriculteurs auraient peut-être pu concurrencer ceux du Nord, mais ils ne pouvaient concurrencer leurs subventions. Aussi les pays en développement ont-ils moins investi dans l'agriculture, et le fossé alimentaire s'est élargi.
Autrement dit, dans un monde d'abondance, des millions de gens dans les pays en développement ne peuvent toujours pas bénéficier du minimum nutritionnel. Dans beaucoup de ces pays, l'augmentation du coût de l'alimentation et de l'énergie aura des effets désastreux pour les plus démunis, car ces deux postes représentent une grande partie de leur dépense.
La colère dans le monde est palpable. Il n'est pas étonnant que les spéculateurs soient les premiers visés. Ils rétorquent qu'ils ne sont pas la cause du problème : « Nous sommes simplement à la recherche du juste prix. » Ce qui veut dire qu'ils ont découvert que l'offre est insuffisante.
Mais leur réponse manque de franchise. S'ils s'attendent à une hausse des prix et à une volatilité du marché, des centaines de millions d'agriculteurs vont prendre des précautions. Ils gagneront davantage s'ils font des stocks qu'ils écouleront plus tard. S'ils n'agissent pas ainsi, ils ne pourront pas se rattraper l'année prochaine si la récolte est moins abondante. Quelques grains retirés du marché par des centaines de millions d'agriculteurs un peu partout sur la planète finissent par représenter une quantité appréciable.
Les défenseurs du fondamentalisme de marché veulent faire porter la responsabilité de l'échec du marché, non à l'économie de marché mais au gouvernement. Un haut responsable chinois aurait déclaré que le problème tenait à ce que, face à la crise de l'immobilier, le gouvernement américain n'a pas fait assez pour venir en aide aux populations les moins fortunées. Je suis d'accord avec lui, mais cela ne change pas la réalité : les banques américaines ont mal géré les risques, et cela à une échelle colossale, avec des conséquences mondiales, tandis que les dirigeants de ces institutions sont partis avec des milliards de dollars d'indemnité.
Il y a aujourd'hui découplage total entre les bénéfices sociaux et les intérêts privés. S'ils ne sont pas soigneusement couplés, l'économie de marché ne peut fonctionner de manière satisfaisante.
Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d'intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu'il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l'économie mondiale.
JOSEPH E. STIGLITZ, prix Nobel d'économie 2001, est professeur à l'université Columbia (New York).
09:18 Publié dans Actualités , Débat/Forum , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












