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20/11/2017

Plutôt que l'écriture inclusive des "Trissotin" du féminisme, l'or-tôt-gras-feu vu par Bobby Lapointe.

orthographe

"L'alphabet contient en tout deux douzaines de lettres, si l'on compte comme les écaillers dans leurs bons jours. Avec ces mots, on peut faire un nombre impressionnant de syllabes. Avec ces syllabes, un nombre impressionnant de mots et avec ces mots un nombre impressionnant de fautes d'orthographe.
Au stade actuel de notre civilisation, rares sont les gens qui ne savent pas faire de fautes d'orthographe. Ce sera tout de même le sujet de notre première leçon. Il me paraîtrait ridicule de commencer à un niveau plus bas : je croirais faire injure au lecteur, si je n'admettais pas qu'il sache, déjà, que l'on émet des sons avec la bouche, pour parler.
Donc, comme je viens de vous l'apprendre: pour parler, nous faisons des bruits avec la bouche... Pour écrire, on aurait pu faire correspondre une consonne à chaque son «consonne», et une voyelle à chaque son voyelle! Mais là... ça aurait vraiment manqué de fantaisie.

Si mes souvenirs sont exacts nos ancêtres en étaient à ce stade primitif de l'écriture, quand un conte allemand, qui était venu en France, chercher une occupation quelconque, décida de changer tout ca.
Il s'appelait Orto Graf, et il était très vexé parce qu'à cette époque, en France, ce qui s'écrivait «f » se prononçait «S». On l'appelait donc Orto Gras, ce qu'il prenait pour une allusion à sa rondeur... d'autant plus qu'il y avait un notable du coin qui s'appelait Ortomègre, et qui était justement d'un type filiforme. C'est pourquoi Orto Graf pondit le fameux décret qui décidait que les «p» suivis de «h» font «feu», et qu'à par ça toutes les autres consonnes pouvaient être suivies d"un «h», sans que cela leur porte préjudice, et que de plus on pouvait se mettre des «e» où on voulait, même à la fin d'un mot, et qu'il y avait d'autant moins d'inconvénient à cela que tous les paresseux de la région qu'il occupait (Le nord de la Loire) ne se donnerait jamais la peine de prononcer ses «e» dits muets.
En foi de quoi, il signa:

Orthographe

Nom dont la prononciation n'évoquait plus sa rondeur, et qui de plus comportait plus de lettres que celui du notable Ortomègre... ce qui rehaussa son prestige. Ortomègre était très vexé, mais il sut se rattraper le jour où Orthographe dut retourner chez lui: il décida que son nom s'écrirait Eaurthaumaigre.

C'était vraiment n'importe quoi! et on dut nommer des spécialistes pour fabriquer des lois légitimant ce genre de choses, c'étaient quarante braves grands-pères qui décidèrent servilement que «O» pourrait, selon les circonstances, s'écrire: au, hau, eau, ho, oh et même «o». C'est alors que l'un d'eux, plus poivré que les autres essaya d'expliquer: « la recette des œufs à la coque» en bafouillant, «Si je mets mon petit «neu» dans l'eau, ça me fait un neu... » «Et mon œil» interrompit un autre. Le secrétaire notant tout ça, interprétait à sa façon, et c'est de là que naquit la la mode des «e» dans I'«o» pour: œufs, œil, nœud, etc, etc.

Une autre fois l'un d'eux dit comme ça: «Les poules couvent dans le couvent en écoutant mon chant dans mon champ» et demanda comment cela devait s'écrire. Après de mûres discussions, ils décidèrent que du moment que «couvent» (les poules) et «couvent » (les moines) se prononçaient différemment il serait amusant de les écrire exactement pareil, et que par contre «chant» et «champ» ayant la même prononciation devaient s'écrire différemment à cause des mouches. Ensuite ils jouèrent à «l'exception confirme la règle». Et tout ça finit par faire beaucoup d'écriture. Ils en firent un «recueil» (sans «e» dans I'«o» pour des raisons d'économies, un «o» en moins avec un «eil», près du «cu», pour faire le tour de la question).Ils l'appelèrent «Grammaire» en hommage à la femme du plus âgé des 40, qui leur apportait un petit goûter tous les jours, à leur récréation de 4 heures. Celle-ci leur fit savoir que s'étant refusée à un Anglais qui lui proposait trois livres (de beurre) et six pinces à sucre, s'il suffisait maintenant d'un seul livre pour la personnifier, elle en était «déchue», «déçue», et n'hésita pas à enlever la cédille pour leur dire ce qu'elle pensait d'eux. Pour la consoler ils lui donnèrent la haute main sur les affaires de son village et lui permirent de s'appeler comme elle voudrait. Elle se fit graver des cartes de visite au nom de «Grand' Maire». Quand aux quarante, vu leur grand âge, ils décidèrent de s'appeler «Les Zigs Mortels». Imperturbablement, le secrétaire transcrivait comme il voulait l'entendre. Mais la gomme étant leur friandise préférée, ils n'allaient pas en gaspiller pour si peu, et ils consentirent à s'appeler:

«Les Immortels»

D'ailleurs le peuple leur avait déjà trouvé un nom plus académique. Voici comment: à cette époque-là, les hommes mettaient leurs bijoux de famille dans un petit sac accroché à leur ceinture. Voulant se distinguer du commun des mortels, les «immortels» arboraient des sacs mi-partie, sacs dont les deux parties différaient d'autant plus que l'une d'elles n'existait pas. Le peuple appela ces parures des «sacs à demi» et ceux qui les portaient des «Sacs à demiciens ».
Les quarantes avaient toujours le même secrétaire quand ils admirent ce vocable. Ils étaient d'ailleurs très contents de lui qui, empilant les mots comme un «silo» travaillait comme un «nègre». Ils l'appelèrent donc le Silo-Nègre, et décidèrent de confectionner un nouveau livre qui, en hommage, porterait le nom du dit silo-nègre.
Toujours imperturbable celui-ci titra: «Dictionnaire». Toutes ces fantaisies contribuèrent à la prospérité de leur petite affaire qui existe encore de nos jours. Mais l'esprit d'initiative s'avère très nuancé: le gros de leur travail consistant à faire de nouvelles éditions du dictionnaire en reprenant mot à mot les définitions de leurs ancêtres sur lesquelles ils ergotent jusqu'à saturation, et qu'ils finissent par recopier scrupuleusement. (1).

En résumé de cette première leçon :
Si la plupart des gens font des fautes d'orthographe, ce n'est pas parce que leur grammaire n'a pas ses règles, mais parce qu'ils en font fi (2) ainsi que du dictionnaire.

(1) Note de l'éditrice ('): Pourquoi L'auteur s'est-il-départi de toute rigidité didactique, et pourquoi cet érudit menteur noie-t-il son cours pratique dans l'étalage de connaissances historiques ?, pourrait se demander le lecteur avisé. J'ai moi-même donc posé la question à l'auteur qui m'a répondu: «Parce que »... Mais j'ai l'intime conviction qu'il ne m'a pas dit là tout le fond de sa pensée, et qu'il existe en réalité une raison plus troublante, qui est la suivante : C'est inopiné.

(') Note de l'E.D.F.: la note de l'éditrice était, avec la note du gaz pour faire le total de la somme portée sur la chemise avec cravate à poids nets.

(2) C'est cela même dont Napoléon, écrivant à Joséphine fit fi... (illustre exemple)

Puisqu'il suffit d'ignorer le dictionnaire et les fantaisies de la grammaire pour faire de telles fautes d'orthographe, la confection de ces dernières ne mérite pas plus d'explication. Et ce ne sont que des...

... Fautes d'orthographe involontaires.

Exercisse : Ecrivez dix mots difficiles.

Corrigé : Prenez un dictionnaire. Cherchez-y chaque mot tel que vous l'avez orthographié.

Si vous l'y trouvez: raté: 0.
S'il n'y est pas: gagné: 1 point.

Si vous n'atteignez pas 8/10 au deuxième essai, n'insistez pas. Vous faites une hypertrophie du scrupule qui vous rend allergique à l'humour."

 

13/11/2017

« Allah o akbar ! » Pourquoi ils nous haïssent, pourquoi ils nous tuent.

haine islamiste.jpg

Il y a deux ans, des mahométans massacraient aveuglément à Paris pour « la grandeur d’allah » (« allah o akbar »). Comment peut-on tuer pour saluer « la grandeur » d’une quelconque entité fantasmée, quelle s’appelle « Dieu », « Yahvé » ou « Allah » ? Ça dépasse l’entendement de toute personne raisonnable. Mais justement, où est la Raison dans ces idéologies monothéismes ? Et en particulier dans celle qui, actuellement, est la plus mortifère, la doctrine islamique ? Lorsque le recours a la raison est banni, c'est la porte ouverte à la folie pure. Et le salafisme, c'est la suprématie du texte sur la Raison plus la «sacralité »...


Les principaux points de cette doctrine islamique entrant en conflit avec les lois de nos démocraties et menaçant directement non seulement nos valeurs mais encore la survie même de toute société « mécréante », les voici :

1 – l’inégalité entre hommes et femmes dans le mariage, l’héritage, le divorce, le témoignage, les sanctions, l’emploi.

2 – l’inégalité ente musulmans et non-musulmans, leur infériorité s’ils sont juifs ou chrétiens ou l’obligation de se convertir à l’islam sous peine de mort s’ils ne sont pas issus de la famille monothéiste abrahamique (les polythéistes, chamanistes, animistes, etc.

3 – l’interdiction de la liberté religieuse, de la liberté de conscience et d’expression, en particulier la liberté de changer de religion (apostasie), puis l’interdiction de tout prosélytisme non musulman, violemment combattu ou puni jusqu’à la peine capitale.

4 – l’interdiction pour les musulmans de vivre en territoire « infidèle » non soumis à la charia et la nécessité de faire sa hijra comme les invite l’état islamique, vers le territoire de l’islam (dar al-islam). L’impératif corrélatif de faire la guerre aux pays non musulmans (dar al-harb). L’exhortation à harceler en permanence (comme durant les actes de piraterie et les razzias ottomanes et arabo-berbères), puis à occuper les pays « infidèles » et à tuer ceux qui ne suivent pas les religions monothéistes.

5 – la justification de l’esclavage, de la capture des ennemis, de la prise d’otage, des prélèvements de butins et pillages des biens des infidèles dans le cadre du djihad ; l’appropriation de leurs femmes et même la fornication légale momentanée avec elles.

6 – les sanctions cruelles et tortures comme la crucifixion ou la lapidation de l’apostat ou de l’adultère ; la mutilation des voleurs ; l’égorgement des ennemis de l’islam sur le chemin du djihad, la flagellation, l’excision des femmes (dans le rite hanbalite-salafiste), etc.

7 – la destruction de tout art, toute oeuvre scientifique ou littéraire non islamique, y compris les statues, peintures, intruments de musique et toute œuvre représentant dieu et mahomet.

8 – l’impératif fait aux musulmans d’interdire ce qui est illicite selon l’islam et d’autoriser ce qui est licite, au non du principe de « supériorité de la Oumma », décrétée par le coran et la charia « meilleure communauté suscitée parmi les hommes (sourate III, 103), ce qui s’apparente à une forme théologique de racisme ou de discrimination envers les non musulmans.

En l’absence de réforme de l’islam, tous ces principes qui sont enseignés d’une manière directe ou indirecte dans la plupart des centres islamiques du monde sunnite, et même en Occident, sont théoriquement applicables en tout temps et en tous lieux, et ils ne sauraient être abrogés puisque tous les imams éclairés, savants et oulémas qui s’y sont employés depuis le X° siècle ont été soit excommuniés, soit menacés, soit emprisonnés, soit assassinés ou condamnés officiellement pour « apostasie ». Cela montre notamment l’intérêt en Europe d’endiguer, par un code clair (« Charte de l’islam »), l’enseignement des principes chariatiques contraire aux règles des sociétés sécularisées.

La charia stipule clairement qu’avec la terre de la mécréance, seules des relations de guerre et de conquête peuvent exister, sauf exceptions rares fondées sur la nécessité (darura). Ainsi l’état islamique ordonne aux musulmans de faire la « hijra » (quitter le territoire « infidèle », eh bien là on est d’accord avec eux !)) et précise qu’ils ne peuvent résider en « territoire infidèle » (dar al harb) que pour y perpétrer des actions djihadistes. Autrement dit des attentats..

Dans le droit islamique, l’altérité religieuse n’est conçue qu’en terme d’inimitié politique et l’Autre est un ennemi politique parce qu’il est un adversaire religieux, le monde non musulman étant appréhendé comme fondamentalement mauvais. C’est sur cette base théocratique légale foncièrement belligène (enseignée aujourd’hui dans les pays sunnites « alliés » de l’Occident, Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweit, Bahrein, etc.) que s’appuient les islamistes les plus fanatiques et les djihadistes.

Voilà des vérités qu’il n’est pas inutile de rappeler en ces périodes de commémoration.


Sources :

http://www.editionsdutoucan.fr/livres/essais/vrais-ennemis-loccident#. WglbYYWksy4

https://www.yabiladi.com/forum/salafisme-c-est-suprematie...


11/11/2017

11 novembre. Pas de Monument aux Morts mais un Monument aux Vivants !

monument aux vivants.jpg

Savez-vous qu’il y a en France une commune qui ne peut pas s’honorer d’un beau monument aux morts, avec un solide moustachu, vêtu de sa capote bleue ou kaki, chaussé de gros godillots et brandissant son long fusil Lebel ?

Et pourquoi ça ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas eu de morts. Aussi bien lors des 2 guerres mondiales, 14-18 et 39-45, que lors des guerres d’Algérie et d’Indochine, la commune n’a jamais eu à déplorer le moindre décès sur les fronts ou dans les combats ! C’est à Palazinges, petit patelin de Corrèze, à égale distance de Brive et de Tulle, 113 habitants. 530 hectares dont 180 de forêts. Point culminant : le Puy Redon à 553 mètres d’altitude.

Et alors comment font-ils chaque 11 novembre ? Eh bien lors des commémorations annuelles dans la proche commune d’Aubazine – qui, elle peut s’enorgueillir de quelques morts - la commune de Palazinges est toujours officiellement représentée. Et, fait hautement symbolique, tous les 3 ans la municipalité tient à s’acquitter du coût des gerbes déposées !

Mais ils ne sont pas seuls les Palazingeais à vivre cette situation insolite. Il y a aussi, sur la commune de Babeau-Bouldoux, dans l’Hérault, à une trentaine de kilomètres au nord ouest de Béziers, un hameau nommé Cauduro où, là encore, onze jeunes gens appelés à la Grande Tuerie, partent pour la « Der des Der » la fleur au fusil espérant que huit jours plus tard ils seront à Berlin et que l’Alsace et la Lorraine seront récupérées. Hélas le pronostic ne s’avérera pas correct… Eh bien figurez-vous que tous sont revenus ! Alors, en 2005, quelques descendants de ces valeureux veinards ont décidé d’ériger… un monument aux vivants ! Sur cette plaque, au bas de la liste des onze « pas morts pour la France », il y a cette inscription : « LE PIRE N’EST JAMAIS SÛR ! »

Cette « Grande Guerre » que l’on n’arrête pas de commémorer a été l’une des pires horreurs de l’histoire des Hommes. Mais pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés-concerts, les boîtes de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisées, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les crânes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifice de mort, la France d’en bas s’étripait avec l’Allemagne d’en bas. Pour le plus grand profit des précédents.

"La guerre est « l’art » de faire s’entre-tuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent…" Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

Photo X - Droits réservés




06/11/2017

Au bistro de la toile : les papiers des paradis.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Depuis ce matin, on nage dans les papiers des paradis. C’est quoi ces trucs Victor ?

- Eh ! Oh ! C’est pas pour nous ça Loulle ! C’est pour les multinationales, les pleins de thunes et les gens de pouvoirs. C’est pour Apple, Nike, les milliardaires et les politicards magouilleurs autour de Trump, de Trudeau et d’autres et même la reine des Rosbifs. T’es pas dans le coup Loulle.

- Et comment ils s’y prennent ces gens pour ne pas cracher au bassinet de l’impôt ? Si tu es mastroquet comme moi, ou boucher charcutier, fleuriste, épicier ou artisan maçon ; si tu es patron d’une petite boîte que tu as monté seul et dans laquelle tu as investi toutes tes éconocroques, tes forces et tes rêves, amuse-toi à ne pas payer tes impôts ou magouiller sur la TVA : tu verras vite arriver des convocations voire la visite aussi explicite que menaçante des fonctionnaires du fisc préposés à la chose !

- Ouais Loule mais tous ceux dont tu me parles n’ont pas les moyens, ni même l’idée, de se payer les services d’officines ténébreuses peuplées d’avocats d’affaires, connaissant toutes les failles des divers systèmes fiscaux dans le monde et aptes à te monter des schémas « d’optimisation fiscale » comme ils disent, ce qui est un vocabulaire politiquement correct pour nommer une forme d’escroquerie qui a cette propriété extraordinaire d’être légale ! Le principe de base du système n’est pas très compliqué : il s’agit de transférer les bénéfices réalisés dans un pays dans un autre pays dans lequel l’impôt sur les bénéfices est plus faible. Ainsi Apple transfère l’essentiel des bénefs réalisés en France, et ailleurs en Europe, en Irlande où l’impôt sur les bénéfices n’a rien à voir à ce qu’il est en France. Ainsi cette entreprise et ses personnels utilisent les services, les routes, les hôpitaux et toutes les infrastructures français mais ne contribuent pas à leur perpétuation ni à leur entretien. Ceci en toute légalité selon le principe de « pleine concurrence ».

- Autrement dit, ces grossiums nous enfilent, et en plus nous font payer la vaseline.

- T’as tout compris Loulle. Mais ceci parce que les lois et règlements internationaux le leur permettent. Parce que les lois sont faites par et pour les friqués. Pour les pélucres comme ceux dont tu me parles, Loulle, ne pas payer d’impôts, c’est de la triche, mais pour les grosses multinationales, ne pas payer ses impôts, ça s’appelle de « l’optimisation fiscale. » En France, les grands groupes ne paient que 8 % d’impôts sur les bénéfices. Eh ! Vous avez l’air plutôt bonne poire vous, patrons de TPE (très petites entreprises) et de PME (petites et moyennes entreprises) qui payaient 30 % ! 8 % que l’on refile à ces rubish frenchies - qu’ils se disent les Yanksters qui dirigent les Google, Amazon, Microsoft, etc. - c’est encore trop. Entourés de bataillons d’avocats d’affaires mettant leur compétence à trouver comment détourner les lois, ces multinationales mettent au point des montages avec des filiales bidon pour, en s’appuyant sur les « prix de transferts », faire passer l’essentiel de leurs profits réalisés en France dans des paradis fiscaux après transit dans des pays voyous européens, genre Luxembourg ou Pays-Bas. Cerise sur le pudding, ils déclarent des pertes en France afin non seulement de ne payer aucun impôt mais en plus de recevoir du fric des pouvoirs publics !

- Mais c’est dégueulasse Victor.

- Bien sûr que c’est dégueulasse Loulle. Mais c’est le système qui veut ça. Et puis nous, en Europe, on cautionne et on perpétue ce système en ne mettant pas en place une véritable harmonisation fiscale. Et en supportant les agissements quasi mafieux de pays pirates de l’Europe que sont le Luxembourg, l’Irlande, voire les Pays-Bas et la Belgique. Ces pays, et particulièrement le Luxembourg, attirent chez eux les sièges fiscaux des grandes entreprises en négociant avec elles des taux d’impôt dérisoire. Au détriment de tous les autres pays européens. Pas vrai Junker ?

-..teng ! J’en ai les aliboffis qui gonflent Victor. Tè ! Buvons un coup pour oublier. C’est ma tournée.

- Ta tournée ? Mais est-ce que ne serait pas une forme d’abus sociaux Loulle, de payer à boire à tes clients ?

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

23/10/2017

BCE, FMI, fonds vautours : RENDEZ LE FRIC AUX GRECS !

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Les Grecs crèvent la dalle, leur pays est vendu à l’encan, leurs dirigeants « dirigent » avec sous la gorge le couteau de la BCE (Banque centrale européenne) et sur la tempe le flingue du FMI (fond monétaire international). Et pendant ce temps, ces mêmes institutions – élues par personne, ne représentant que les intérêts des mafias financières – se sont engraissées de plus de 10 milliards sur leur sueur, sur leur misère, sur leur santé, sur leur désespoir. En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de 2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes.

Ces deux institutions avaient accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’État Grec. Tè ! Fume…

Ou plutôt « Halten ! Rauchen… » qu’il leur a dit Wolfgang Schäuble, le sinistre ministre allemand des finances, fort de la complicité honteuse de ses collègues français, italiens, hollandais et autres. Les sommes des intérêts de la dette ont immédiatement été transférées non pas dans les caisses de l’État grec pour assouplir l’austérité imposée au peuple mais… dans les caisses des banques privées allemandes, françaises, italiennes et du Benelux principalement, pour « rembourser » une dette inique et douteuse. Et cette redistribution s’est arrêtée dès que Tsipras a été élu ! Non mais, pour qui il se prend ce gauchiste et son (éphémère hélas) ministre des finances motard !

Mais d’où viennent-ils ces 10 milliards d’intérêts ? Des titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme). Ceci dans le cadre plus général du « mémorandum » signé en mai 2010 et approuvé un an plus tard contraints et forcés par les gouvernements grecs et qui a engagé la Grèce dans une série de réformes censées dynamiser sa compétitivité – privatisations, baisse des salaires dans la fonction publique, dérégulation de professions, etc. –, auxquelles ont répondu grèves et manifestations. Cette politique de rigueur était une condition à l’accord d’un prêt par la troïka (le FMI, la Commission européenne, et la Banque centrale européenne) de 110 milliards d’euros.

Outrepassant largement sa mission, la BCE a refusé toute réduction de la dette grecque afin de protéger les intérêts des banquiers privés. De plus, en achetant de la dette grecque, elle a soulagé ces mêmes banquiers de leurs créances pourries tout en maintenant artificiellement haut le cours de ces titres. Sans ça, leur valeur aurait dégringolé jusqu’à un plancher de 20 %. Dès lors, l’État grec aurait pu les racheter avec cette décote, arrêtant ainsi le racket des intérêts. Ceux-ci courent sur le nominal et pas sur le cours. La BCE, tout comme les fonds vautours qui ont acheté avec la décote, a exigé et obtenu un remboursement à 100 %, avec des taux d’intérêt jusquà 6,5 % ! D’où ces milliards d’intérêts.

Ça défrise, hein ! Goldman-Sax a bien fait école…

On peut agir, à notre petit niveau, en exigeant le remboursement aux Grecs de ces sommes rackettées en signant cette pétition :

Signer la pétition

 

Illustration X - Droits réservés

18/10/2017

La débandade des tueurs d'allah et le sort des « revenants ».

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Ce matin, j’ai entendu plutôt qu’écouter Demorand et Salamé - les Abbott et Costello de France Inter – s’offusquer avec je ne sais quel interlocuteur des paroles de la ministre de la défense, Florance Parly : "Si des djihadistes (français) périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne". Bravo Madame la ministre ! Voilà enfin quelqu’un « qui en a » et qui dit les choses.

La France ferait appel aux forces locales pour traquer et éliminer les djihadistes français présents à Raqqa comme à Mossoul et ailleurs. La pratique serait courante au sein des pays de la coalition qui mutualisent la « neutralisation » de leurs ressortissants par des pays tiers pour éviter des accusations d’exécutions extrajudiciaires. Ces petits arrangements (échanges de renseignements sur les cibles et sous-traitance des frappes) entre amis de la coalition anti-Daech permettent donc de contourner les lois nationales et le droit international humanitaire. Et, surtout, de mettre hors d’état de nuire des djihadistes occidentaux à la motivation et aux compétences des plus inquiétantes.

Les Anglais ont moins de « pudeurs de gazelle » : leurs forces spéciales ont une liste avec photos des ressortissants britanniques faisant le djihad au Moyen-Orient, avec « permit to kill » (permission de tuer).

« Mais c’est dégueulasse, c’est le retour hypocrite de la peine de mort » tempêtent les imbéciles heureux, collabos des égorgeurs salafistes. Eh ! Oh ! On nous rebat les oreilles en nous disant que nous sommes en guerre. Alors ce sont les lois de la guerre qui doivent régir les rapports avec nos ennemis. L’objectif est d’empêcher ces Français, de retourner dans leur pays d’origine pour y perpétrer des attentats. Hélas, une bonne partie de ces terroristes a été « évacuée » - pourquoi ? Mystère de l'Orient ! - en bus vers la province de Der Ezzor encore tenue par l’État Islamique. On risque donc de perdre leur trace et leur « neutralisation » sera impossible, rendant ainsi plausible sinon probable leur retour en France. Ce sera autant de tueurs pleins de haine en liberté et une recrudescence d’attentats à venir.

Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et même enfants, nés et élevés pour en faire des machines à tuer – qui partent s’engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s’ils partent, c’est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, c’est-à-dire « éliminés » comme dit la ministre. En bon français, on devrait dire « tués ».

« C’est dégueulasse ». Bien sûr que c’est dégueulasse, mais on ne fait pas la guerre en dentelle. La guerre, c’est la mort, c’est la trouille, c’est l’angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, la fumée qui aveugle, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisées sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort.

On s’empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l’oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l’hommistes » bêlants qui sont autant d’idiots utiles des nazislamistes. Avec en perspective des « Bataclan », des « Nice » et des palanquées d’assassinats au couteau, comme celui de ces deux jeunes filles de la gare Saint Charles à Marseille.

Alors, si on est responsable, on n’accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu’on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant…

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16/10/2017

D’un « gros porc » à l’autre.

pétroloakbar.jpg

"Pétrole O Akbar"

 

Pendant qu’on nous bourre le mou avec les exactions d’un gros porc étasunien violeur d’actrices, un autre gros porc, toujours étasunien, est en passe de déchirer la principale réussite internationale de son prédécesseur : le traité concernant le nucléaire iranien. Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l’Iran respecte le texte et si la levée des sanctions qui l’accompagne est bien dans l’intérêt national des États-Unis. En cas de « non-certification » par le président – ce qui est le cas - la loi donne au Congrès 60 jours pour décider de réimposer ou non des sanctions. Trump fait la preuve qu’il ne s’intéresse pas au fond des dossiers. Il envoie la balle dans le camp du Congrès.

L’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, vise à garantir le caractère strictement pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions. Tous les contrôles internationaux attestent que l’Iran se tient à ces accords. Pourtant Trump, contre l’avis de ses propres experts, estime, lui, que « l’Iran ne respecte pas l’esprit des accords ». A quoi joue-t-il ? Quel intérêt représente-t-il ? On a du mal à débrouiller les idées germant dans les quelques neurones du président yankee. Mais on peut y subodorer la pression de multinationales étasuniennes…

Il ne faut pas oublier qu’il y a des intérêts économiques importants. L’Iran est un pays de 80 millions d’habitants, trois fois plus vaste que la France, fortement urbanisé. Ce pays a besoin de développer ses autoroutes, ports, aéroports, hôtels, etc. Mais aussi ses infrastructures en matière de distribution d’eau, d’électricité, de télécommunication. Sur ces marchés, les entreprises européennes – françaises, italiennes, allemandes – se taillent la part du lion. Au détriment des entreprises étasuniennes. Dès lors, en remettant en cause ces accords et donc en réactivant les sanctions contre l’Iran, les États-Unis saccageraient les efforts des entreprises européennes de s’implanter en Iran, ceci à travers leur système de chantage : « tu travailles avec l’Iran ? Tu ne travailleras plus avec les États-Unis ». Quant aux grandes banques européennes qui pourraient revenir en Iran, toujours traumatisées par l’affaire BNP Paribas, à juste raison, elles ont peur des réactions de Trump.

Ainsi, vraisemblablement pour de basses raisons de guerre économique, Trump risque de déclencher un foutoir encore pire qu’il n’est actuellement au Moyen-Orient. Si les États-Unis réactivent les sanctions, les autres pays – pour les raisons de chantage économique vues plus haut – freineront voire annuleront leur pénétration en Iran. Et ce pays – se percevant légitimement trahi - reprendra sa course à la Bombe. Avec pour corollaire une course parallèle à la Bombe en Turquie et en Arabie saoudite. Bonjour les agréables perspectives…

L’Iran est donc désigné comme « l’ennemi principal » par les États-Unis alors que ce pays n’a plus fomenté d’actions belliqueuses envers le monde occidental depuis longtemps. Bien sûr on est loin d’une démocratie, mais la théocratie au pouvoir passe par les urnes et elle évolue. On est loin des outrances de Mahmoud Ahmadinejad. Le peuple iranien est éduqué, ouvert et revendique avec une légitime fierté un passé aussi riche et glorieux que nos propres racines gréco-romaines.

Le monde occidental, sous le joug des États-Unis, se trompe d’ennemi. Qui est responsable des attentats ? L’Iran chiite ? Non, ce sont des groupuscules terroristes sunnites – Daech, Al Quaeda, Boko Haram, Sheeba, Al Nostra, etc. - soutenus financièrement, militairement et idéologiquement par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweit et toutes les pétrodictatures du Golfe. Or, où a été le président Trump dès son élection ? En Arabie saoudite…

Notre ennemi a plusieurs incarnations. D’abord les organisations terroristes déclarées qui pourchassent, égorgent, décapitent, crucifient les « mécréants », les « apostats », les « mauvais musulmans », bien sûr, mais aussi des États « amis », reconnus, dotés d’armées régulières équipées par les fleurons de notre industrie d’armement, de moyens financiers gigantesques issus des hydrocarbures (monarchies du Golfe), et même du feu atomique (Pakistan). Cette hostilité est également incarnée, relayée et même cautionnée - sous couvert de droit à la liberté religieuse - jusqu’au sein de nos sociétés ouvertes ou des Nations unies, par des organisations et associations subversives appuyées partout dans le monde par ces mêmes États. Elle trouve dans nos sociétés ouvertes des alliés, des « idiots utiles » qui, obnubilés par leur haine de la société qui les nourrit, se conduisent comme des collabos.

Aveuglement ou complicité ? Les deux mon général. Qui subit les sanctions économiques ? L’Arabie saoudite, dictature moyenâgeuse d’où sont venus les tueurs des tours de New York, qui diffuse partout dans le monde la doctrine mortifère wahabite-salafiste, qui soutient, arme et finance les mouvements terroristes qui assassinent dans nos rues ? La Turquie, qui à la suite d’un « coup d'État » douteux, embastille les journalistes, emprisonne toute opposition, bombarde les Kurdes vainqueurs de Daech et diffuse dans nos pays l’idéologie salafiste ? Non. Les sanctions sont contre l’Iran et… la Russie !

Allah et Pétrole o akbar !


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13/10/2017

Vous avez aimé le Glyphosate ? Vous adorerez le Dicamba !

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L’Union Européenne a reporté au 25 octobre sa décision concernant le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate. « Ils » ont encore botté en touche…

« Ils », ce sont les technocrates de Bruxelles. « Ils » voudraient bien faire plaisir à leur pote Monsanto et renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation de ce poison pour les « mauvaises » herbes mais pas que… Seulement il y a des pays qui ruent dans les brancards. Et notamment la France, mais aussi l’Italie et l’Autriche. Quels mauvais coucheurs ces pays ! Pourtant Monsanto, dont on connaît l’altruisme exemplaire, n’a pas lésiné pour porter la « bonne parole » chimique auprès des décideurs européens !

L’exécutif européen prévoit donc de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des États membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision. Combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

En 2015 cette molécule a été classée comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. Selon la législation européenne et au nom du principe de précaution, son autorisation qui expire à la fin de l’année ne devrait donc pas être reconduite. Mais ce risque est contesté par les industriels. Et pas que Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public et que de nombreux concurrents ont mis sur leur marché leurs propres merdes… Ben voyons ! L’OMS elle-même, après avoir donné le glyphosate « cancérigène probable », a subi des tonnes de pression et, dans une étude contradictoire, juge « peu probable » le risque de cancer chez les consommateurs « exposés par l’alimentation ». La encore, combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

Le lobby des empoisonneurs a trouvé un allié de poids avec la FNSEA qui, il y a quelques jours, a organisé sur les Champs-Élysées une manif « spontanée » de pauvres agriculteurs « sur la paille » réclamant à cor et à cri le renouvellement de l’autorisation de leur cher glyphosate. Après ça, on s’étonnera du fossé qui se creuse entre les agricolos canal FNSEA et les cochons de con-sommateurs !

Nicola-libi Hulot a payé de sa personne en allant rassurer les FNSEA-boys. C’est d’ailleurs un sacré foutoir au gouvernement à ce sujet : Hulot leur a dit n’être « pas sourd à leurs revendications », Travers (le ministre de l’agriculture) est lui favorable au poison pour « cinq à sept ans », Castaner, le bavard officiel du gouvernement, dit : « avant la fin du quinquennat, le gouvernement s’engage à obtenir des progrès significatifs pour tous les pesticides », dont le glyphosate. Pas d’interdiction stricte, donc, mais « trouver des produits de substitution d’ici à la fin du quinquennat ». Bonjour la clarté…

Cinq ans ? Sept ans de plus de poison ? Baratin que tout ça puisque la proposition de la commission européenne est de dix ans de prolongation. Assez pour refiler de belles malformations aux lardons glyphosatés, assez pour générer de beaux cancers made in Monsanto.

Mais soyons optimistes. Peut-être bien qu'« ils » vont finalement l’interdire le glypho. Vous savez quand ? Lorsque arrivera sur le marché son petit frère, qui se fait déjà une belle santé aux Zuessa : le « Dicamba » ! En voilà un joli nom. On dirait une danse brésilienne bien sensuelle genre samba ou lambada ! Mais soyons rassurés : la plupart des individus ayant subi un empoisonnement grave au Dicamba et ayant survécu ont récupéré dans les deux à trois jours sans effets durables apparents. Les symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba sont : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix. Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme. C’est pas sympa tout ça ?

Et qui c’est qui fabrique cette petite merveille ? Ben, Monsanto et BASF. Monsanto qui est en passe d'être racheté par Bayer, d'occuper une position de monopole et ainsi – en disparaissant - échapper à la palanquée de procès qu'elle a au cul...

Vous voulez avoir une idée des « bienfaits » de ce fils putatif du glyphosate ? Voir ici

Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

 

Sources :

https://livre.fnac.com/a2607630/Marie-Monique-Robin-Le-monde-selon-Monsanto

https://www.arte.tv/sites/robin/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-13-octobre-2017

https://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette


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09/10/2017

Catalogne : premier pas vers une « tribalisation » de l’Europe ?

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Les indépendantistes annoncent la couleur en brûlant les drapeaux espagnol, européen et...français.

 

Des coups de triques contre des bulletins de vote… Craignos, Rajoy ! La manière rappelle les plus sombres heures fascistes – la droite espagnole semble, hélas, renouer avec son passé franquiste – et vise plus à l’intimidation cynique qu’au rétablissement de l’état de droit. Qu’espère-t-il Rajoy ? Que la disproportion de la répression radicalise les Catalans afin de pouvoir les réprimer plus durement ? Calcul d’apprenti sorcier dans un pays qui a connu l’une des plus terribles guerres civiles.

Pourtant le jusqu’au-boutisme des indépendantistes catalans ne laisse que peu de possibilités au gouvernement central espagnol, sauf à accepter le dépeçage du pays et, par contagion, la tribalisation de l’Europe. Selon les sources catalanes, la participation au « référendum » a été de 43 % et le « oui » à l’indépendance a recueilli plus de 90 % des voix, soit 2,2 millions de suffrages. Invérifiable évidemment en l’absence de toute commission électorale. Mais cela est loin, très loin de faire une majorité et de légitimer une sécession ! L'écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, de nationalité péruvienne et espagnole, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en qualifiant l'indépendantisme catalan de "maladie".

Le gouvernement espagnol a été pour le moins maladroit d’interdire aux Catalans de s’exprimer, d’autant plus que par ce fait les opposants à la sécession ne se sont évidemment pas dérangés, ne se sont pas exprimés, ne donnant qu’une base bien étroite malgré les chiffres ronflants à la « victoire » des indépendantistes. Pourquoi n’a-t-il pas couper l’herbe sous les pieds des extrémistes en organisant, légalement, un référendum sur la volonté des habitants de la région espagnole Catalogne de sortir de la nation Espagne, et donc aussi, par répercussion, de l’Europe ? Avec une campagne électorale explicative, permettant de proposer le choix entre la raison et la passion. Mis au pied du mur les électeurs catalans auraient réfléchi et les indépendantistes auraient perdu ce référendum, leurs propres chiffres (voir plus haut) le montrent. Le problème serait désormais résolu, avec une sortie par le haut.

Au lieu de ça, la droite espagnole au pouvoir, corrompue jusqu’à l’os, et son gouvernement méprisant ont préféré envoyer des flics…

De l’autre côté, les indépendantistes forment une coalition hétéroclite allant des « modérés » de « Junts pel Si » (ensemble pour le oui) aux extrémistes d’ultra gauche de la CUP (candidatura d’unitat popular). Jusqu’à ce dernier dimanche, ils étaient les plus braillards et monopolisaient l’attention des médias en occupant la rue. Mais ce dimanche 8 octobre, les « silencieux » anti indépendantistes ont décidé de ne plus le rester et ont, eux aussi, occupé la rue, pas centaine de milliers.

Dès lors, la possible déclaration d’indépendance unilatérale par le président de la Generalidad catalane, serait (sera ?) une redoutable erreur. Parce qu’à cet acte de sécession Madrid opposera une suspension de l’autonomie catalane, provoquant de fait ce qui sera perçu comme une occupation espagnole de la Catalogne. Le terrible spectre de la guerre civile planera alors, à la merci de dérapages que des provocateurs de tous bords ne manqueront pas d’organiser. Aux fous !

Et l’Europe dans cette histoire ? Brillante par sa quasi-inexistence. Les instances européennes semblent tétanisées devant une question qui met pourtant en jeu l’existence même de l’Union. Alors qu’elle devrait être à la manœuvre pour imposer une médiation aux deux parties, Frans Timmermans, le 1er vice-président de la Commission européenne s’est borné à réduire son intervention à deux points clés : - l’Europe ne reconnaît que l’état de droit ; - elle soutient le gouvernement espagnol et sa répression « vigoureuse » admettant que « la tâche de respecter et de défendre l’État de droit peut parfois nécessiter un usage proportionné de la force ». L’état de droit est un des fondements de l’Europe, mais il y a aussi la défense des droits de l’homme et de la démocratie.

Il faut dire qu’elle a le cul entre deux chaises la commission européenne : depuis longtemps elle œuvre de manière sournoise au démantèlement des puissants États Nations en promouvant son « Europe des régions ». Ceci en préconisant des unions transfrontalières entre Pays basque espagnol et français, Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Alsace et Bade Wurtenberg, etc., autant d’entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des Etats Nations. Le but inavoué est de démanteler encore plus celles-ci au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

Ce mouvement indépendantiste est avant tout égoïste : c’est le refus de la solidarité, de « payer pour les autres ». L’écrivain de nationalité péruvienne et espagnole Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, a qualifié l’indépendantisme catalan de « maladie ». A ce jeu dangereux, vers quelle Europe va-t-on ? Est-il concevable de laisser la riche Catalogne rejeter le reste de l’Espagne ? L’opulente Italie du Nord, dédaigner le pauvre « mezzo giorno », la Flandre désintégrer la Belgique et se coupant de la Wallonie ? Etc. Le résultat de ce dépeçage sera quelques régions riches entourées d’une multitude de territoires plongeants, seuls, dans la pauvreté. Après quoi les puissances financières, les mafias multinationales dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, avec la complicité de la technocratie bruxelloise, des institutions financières et de l’Otan en matière de défense.

Il est vrai que cette Europe-là est celle pour laquelle œuvrent des technocrates élus par personne. Cette Europe dirigée par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études… aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre-échange CETA et TAFTA. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

Reste la question du pouvoir central espagnol. Quel avenir pour une monarchie désuète, héritière du franquisme ? Le Roi, à une époque, a sauvé la démocratie, mais depuis l’institution royale a été dévalorisée par toutes sortes de magouilles et n’est plus le ferment de l’unité du pays. Il serait peut-être temps, pour les Espagnols, de poser clairement la question de l’abdication du Roi et de l’instauration d’une République fédérale, respectueuse de tous les peuples espagnols.

Dur, dur de faire rêver même des Européens convaincus avec de telles perspectives.

 

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12/09/2017

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

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Cynique, fainéant et fier de l’être, puis-je me permettre de te donner un petit conseil, Jupiter (disons plutôt Zeus, mieux vaut l’original que la copie) ? Trouve un coin peinard dans ton Olympe et demande à un de tes potes – Dionysos par exemple – de t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de te laisser dévorer par lui. Ecouter ta vie. Réfléchir au lieu de t’agiter.

En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisants les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l’instruction primaire de 1849, disait : « Je veux rendre toute-puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l’homme : "Jouis". » Thiers – fossoyeur de la Commune - formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l’égoïsme féroce et l’intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres années durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux ("Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisant. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, n’est-ce pas de la récupération ?

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer.

La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

- Merci !

« Nous aurons bien mérité la retraite » soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

Au fait, Jupiter, ne serais-tu pas un peu feignant, toi ? Feignant, pas fainéant. Celui qui feint, qui fait semblant…

 

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11/09/2017

Scandale EPR Flamanville : derniers jours pour soutenir l’ASN contre le lobby nucléocrate.

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Derniers carats pour refuser que des fous volent l’avenir de nos enfants. C’est mardi 12 septembre que s’arrête la « procédure de participation du public » confidentiellement lancée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) concernant une sérieuse anomalie de la composition chimique de l’acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant conduire à dégrader sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Autrement dit risquer une rupture de la cuve et une catastrophe du genre Three Miles Island, voire Tchernobyl ou Fukushima. Vous pouvez approfondir votre connaissance du dossier et donner votre avis sur le site de l’ASN :

 

ICI

 

La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis. Or ce n’est pas le cas. Les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli. Embrouille bien dans la ligne de tous les magouillages, de toutes les connivences, de tous les maquillages de documents toujours présents dans ce redoutable dossier, comme dans tout ce qui touche au nucléaire d’ailleurs.

Le fond de cuve et le couvercle ont été fabriqués par les forges du Creusot, entreprises n’ayant pas les capacités technologiques pour réaliser un travail aussi complexe et délicat dans la précision des dosages des alliages utilisés. Ces entreprises (coulage, forge, usinage) ont été des fleurons de l’industrie française mais, de manque de modernisation en rachats douteux dans lesquels on trouve un Bolloré, elles ont perdu bien de leurs capacités.

Le coulage de ces pièces a débuté en 2005, la réalisation impliquant trois sites industriels Industeel (Arcelor) Creusot Forge (pour les opérations de forge proprement dite) et Creusot Mécanique (pour l’usinage de la pièce). EDF, comme Areva connaissaient ces problèmes et la pièce aurait dû être refusée. Mais, d’atermoiements en dissimulation, il a fallu attendre dix ans pour que l’ASN puisse décide. Et voilà qu’arrive très opportunément une dérogation à la réglementation qui fait que l’ASN, malgré ses réticences, doit émettre un avis favorable à la mise en service de la cuve de l’EPR, sous certaines conditions elles-mêmes discutables.

Pourquoi une telle dérogation ? Parce que EDF a créé une situation irréversible en installant la cuve qu’elle savait défectueuse mais dont le remplacement coûterait deux bras et engendrerait de nouveau des retards considérables. Pas bon pour « la filière nucléaire » ça, Coco ! Alors roule…

Une telle dérogation n’est pas acceptable car elle porte sur deux éléments de la cuve du réacteur, dont la rupture pourrait provoquer un accident grave, voire majeur.

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Même si notre avis risque de ne pas peser lourd face aux « intérêts de la filière nucléaire » et aux lobbies de la mafia des nucléocrates, donnons notre avis à l’ASN qui a besoin de nous pour résister :

 

ICI

 

Sources :

https://www.dropbox.com/s/ai35jjjhioyv965/Note%20ASN%20en%20vue%20de%20la%20r%C3%A9union%20du%2023%20mars%202016%20avec%20le%20HCTISN.pdf?dl=0

https://www.lalettrea.fr/strategies-d-entreprise/2016/09/29/un-bollore-derriere-les-cuves-defaillantes-de-l-epr-normand, 108183321-ARL

https://www.asn.fr/Reglementer/Participation-du-public/Co...

https://blogs.mediapart.fr/jfvictor2icloudcom/blog/140817...

 

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04/09/2017

Migrants : comment et pourquoi « Out of Africa… »

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À l’invitation de la France, le Tchad, le Niger, la Libye (laquelle ? !), l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne ont débattu des questions migratoires, le 28 août dernier. Écoutons le président français, hôte de ce mini-sommet : lien

« Le sujet de la réunion du jour était donc celui des migrations et des flux migratoires illégaux et massifs que nous connaissons depuis plusieurs années et qui affectent chacun de nos pays de façon très différente mais qui nous déstabilisent tous parce que nous ne sommes pas parvenus à les maîtriser et que nous continuons à les subir. Il y a d’abord eu la route de la Méditerranée orientale où les flux se sont aujourd’hui considérablement réduits ; c’est sur les routes de la Méditerranée centrale aujourd’hui que les problèmes se concentrent, même si durant les mois de juillet et août, les flux ont baissé ; et de la Méditerranée occidentale, où les flux augmentent à nouveau, que se portent nos préoccupations. »

/… le fait que certains groupes de trafiquants qui sont les trafiquants d’armes, les trafiquants de vies humaines, de drogue et les groupes liés au terrorisme et qui ont fait du désert en Afrique un cimetière et de la Méditerranée, un cimetière. Ce sont les mêmes qui sont profondément liés au terrorisme. Et donc lorsque nous voulons traiter ces sujets, nous traitons la chaîne continue de ces problèmes.

Les flux ont baissé surtout parce que l’Italie, excédé par l’abandon européen et épuisé de supporter seule des flux migratoires incessants, a négocié avec le gouvernement libyen un arrêt des départs de migrants vers ses côtes contre un soutien aux garde-côtes libyens, des équipements, des bateaux, de l’argent. Les efforts du « gouvernement » libyen ne dureront évidemment que tant que durera l’aide italienne… Les mafias qui se disputent ces juteux trafics d’êtres humains tout le long du littoral, de la frontière tunisienne à Tripoli, et maintenant à l’est de cette ville, veulent toutes « en croquer » !

Donnant, donnant ! Comme au temps de Khadafi qui, jusqu’à ce qu’il soit assassiné par Sarko au nom du peuple français, se servait du robinet à migrants pour obtenir ce qu’il voulait de l’Italie et des autres pays européens. Et puis… le complexe pétrolier de Mellitah, à Zouara, est exploité par la Libye et la compagnie italienne ENI. Il y aurait même paraît-il, un camp d’internement pour migrants dans une raffinerie, duquel les migrants seraient forcés à travailler gratuitement…

Ces flux de migrants ont baissé aussi depuis que l’Italie a mis le holà sur la complicité de ces navires d’ONG pseudo-humanitaires avec les trafiquants de chair humaine ! Depuis la mi juillet, le nombre d’arrivée de migrants en Italie a considérablement chuté, les groupes armés qui régissent le trafic jouant même un rôle actif pour empêcher les départs, en gardant dans des camps de rétention les malheureuses victimes du mirage européen, esclaves aux mains de voyous sans scrupule pour lesquels ils sont une main-d’œuvre et des sources d’organes à trafiquer, comme les armes, l’or ou la drogue. L'important pour eux, c'est le pognon, qu'il vienne de l'exportation de migrants ou de leur utilisation, sur pied ou en pièces détachées sur place. Cynisme mais , hélas, réalité sordide.

Facile de s’en prendre aux Italiens. Ils sont en première ligne depuis des années. Il n’est guère étonnant qu’ils essaient des solutions réalistes même si elles offusquent les fines bouches…

Macron précise :…/… Nous allons avec nos partenaires européens renforcer la coopération avec les pays d’origine et les pays de transit pour démanteler ces réseaux de trafiquants illégaux…/… démanteler ces réseaux et une aide au retour dans les pays d’origine. À cela s’ajoutent les mécanismes de contrôle aux frontières, les actions ciblées mais également le développement économique des communautés locales qui permet à celles et ceux qui sont parfois tombés dans le trafic ou l’économie du trafic de trouver d’autres perspectives locales de développement…/… la possibilité d’organiser un retour vers les pays d’origine qui sera organisée à travers justement notre action directe par des actions de coopération directe, pays par pays, avec les pays d’origine et par une action en matière de développement à cet égard.

Jupiter aborde enfin le fond du problème :

/… nous souhaitons conduire, nous, pays européens, en lien avec l’Union européenne, à savoir une politique de développement puisqu’une grande majorité justement de ces migrants qui prennent ces routes de la nécessité au péril de leur vie, font vivre les trafiquants parce qu’ils n’arrivent pas à avoir une vie normale et un développement normal dans leur pays. Et donc la politique de développement que l’Union européenne conduit et que nous conduisons sur le plan bilatéral, doit évidemment être renforcée et c’est ce que ce texte acte aussi, qui nous permettra d’aller en ce sens et c’est le cadre d’ensemble dans lequel nous inscrivons la démarche d’aujourd’hui. »

L’Afrique est une des clés du maintien ou non de la paix, de la démocratie, de l’existence même de l’Europe confronté à une invasion rampante. Les guerres, l'insécurité sont des causes, mais la cause de fond reste soigneusement occultée, frappée par un tabou pourtant bousculé dernièrement par Macron : il s'agit de la progression géométrique de sa population à comparer avec la progression arithmétique de ses ressources vivrières. Avec pour conséquences évidentes une pression toujours plus grande d’une émigration d’une partie de sa population vers l’Europe. Pression migratoire qui ne pourra se réguler qu’en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy à qui nous devons – entre autres - le foutoir libyen.

Macron, lui, parle d’un plan de développement sur place. Mais un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.

L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe. Le « progrès » des tracteurs a ruiné l’agriculture vivrière en détruisant la mince couche de terre arable patiemment fabriquée par des générations de petits cultivateurs. Oui mais ça engraisse Deutz, McCormick et autres…

Les firmes voyous qui néocolonialisent l’Afrique – françaises, européennes, étasuniennes et maintenant surtout chinoises - extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

À côté des firmes voyous, il y a les Etats voyous, Etats voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte abondamment graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Et que dire de ce pillage des élites africaines ? ! « Il y a plus de médecins béninois en région parisienne que dans tout le Bénin ». Il en est de même pour les ingénieurs et les techniciens pourtant indispensables au développement de ces pays.

Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’État, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ? ! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils, de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ? ! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et États nuisibles ? L’acceptation des investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1 000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoie, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flots en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez… En plus, il faut relativiser cette aide financière. Elle est actuellement inférieure au transfert d’argent provenant de la diaspora africaine en Europe…

Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au-delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation. Mais débarrassée des carcans de l'islam et du christianisme avec leur natalisme forcené.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l’assemblée de l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Allez, pour finir sur une note positive, merci à Borloo de se décarcasser pour donner « la lumière pour tous » les Africains et enfin merci à tous ces talentueux footballeurs africains qui sont la richesse et font la fierté de l'équipe France ! Sauf s'ils tombent sur Joubert...


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20/08/2017

« ISLAMOPHOBE ! »

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A-t-on le droit de critiquer l’idéologie mortifère qui sous-tend les massacres de Barcelone, de Paris, Londres, Kaboul, Le Caire et ailleurs ? Dangereux : vous risquez l' « excommunication » sous la forme d’un mot-condamnation : « ISLAMOPHOBE ! »

« Islamophobe » ! Ce mot, loin de désigner un quelconque racisme – une religion est-elle une « race » ? - a été inventé de toutes pièces par les islamogauchistes pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes de tous poils. Pourquoi ne devrai-je pas avoir peur de l’idéologie chrétienne, de l’idéologie musulmane, comme de l’idéologie trumpienne, marxiste ou ultralibérale ?

Pourtant, dès que vous prétendez critiquer cette dangereuse névrose collective qu’est l’islam (sans majuscule) on vous jette cet anathème définitif, censé vous rouler dans la fosse de la honte et de l’opprobre : « vous êtes islamophobe ! » Voilà l’arme nucléaire des islamogauchisme qui - hélas – sévissent dans bien des milieux « autorisés » et particulièrement dans les médias, du Monde à Libération (journaux de milliardaires) sans oublier – hélas – Médiapart.

Les islamogauchistes, que j’appelle d’un nom plus précis - les « nazislamistes » - sont ces archéo-nostalgiques du Grand Soir. Comme ils ont léché le cul de Staline en d’autres temps, ils lèchent les babouches des tueurs d’allah (sans majuscule bien sûr). Ils voudraient nous rouler dans la culpabilisation : « Ces malheureux (ils parlent des tueurs, pas des victimes) sont victimes du colonialisme, ils ont subi l’esclavage, nous pillons leurs pays, et gnagnagna… ».

En fait, ces planqués sont des lâches et de vulgaires collabos : ils pensent qu'en léchant les babouches de cette minorité de fanatiques voulant imposer partout la terreur théocratique, leurs « maîtres » leur seront reconnaissants et les remercieront chaleureusement… Comme les « idiots utiles » de Staline.

Y a-t-il au monde peuples plus colonialistes que les arabo-musulmans ? Ils ont colonisé une partie du monde, de l’Indonésie à l’Atlantique, du Caucase à l’Atlas ! La colonisation la plus brutale qui soit : massacre systématique des hommes, table rase de toute trace de civilisation précédant leur arrivée, création de sous-hommes, les « dhimmis », établissement de l’esclavage à grande échelle, mépris des femmes, etc.

Y a-t-il au monde peuples plus esclavagistes que les arabo-musulmans ? Les razzias des arabo-musulmans ont saigné l’Afrique bien avant et bien plus que la sordide traite atlantique. Et elle dure toujours, en Mauritanie, en Arabie saoudite entre autres ! Dans les sociétés musulmanes, l’esclave était (est ?) considéré comme une chose, un meuble, un outil. Il peut donc être vendu, donné, légué, loué. Il n’est, à ce titre qu’une « simple marchandise ». Il se range, en règle générale, dans la même catégorie que les animaux.

 

Êtes-vous « islamophobe » ?

 

Comptez vos réponses affirmatives)

* Êtes-vous pour une égalité entre hommes et femmes ?

* Êtes-vous opposé à la lapidation des femmes adultères ?

* Êtes-vous pour l’école obligatoire pour les filles partout dans le monde ?

* Êtes-vous opposé à l’esclavage et à la prostitution enfantine ?

* Êtes-vous pour une liberté totale de l’expression et de la presse ?

* Êtes-vous pour la liberté de chacun de choisir sa religion ? Et d’en sortir ? Et de ne pas en avoir ?

* Êtes-vous contre les gouvernements et mosquées qui soutiennent les publications antisémites ?

* Êtes-vous opposé au port de la burqa dans les lieux publics, écoles… ?

* Êtes-vous opposé à la ségrégation sexuelle ?

* Êtes-vous contre la peine de mort pour les personnes (musulmanes ou non) qui se convertissent à une autre religion ?

* Êtes-vous opposé aux « crimes d’honneur » ?

* Êtes-vous opposé aux mutilations génitales ?

* Êtes-vous opposé aux relations sexuelles forcées ?

* Êtes-vous opposé à la discrimination des homosexuels ?

* Êtes-vous pour le droit à la critique des religions ?

* Êtes-vous opposé à la polygamie ?

* Êtes-vous opposé aux mariages des enfants ou aux mariages forcés ?

* Êtes-vous opposé à l’ordre coranique de tuer les apostats et non musulmans ?

* Êtes-vous opposé à des tribunaux de la charia en plus des tribunaux légaux ?

* Êtes-vous opposé au coran qui affirme la supériorité de l’Islam sur les autres religions ?

 

Résultats :

-Si vous avez répondu par OUI à l’une des questions, alors vous pouvez certainement être taxé « d’islamophobie. »

-Si vous avez répondu NON à toutes, vous pouvez l’être aussi !

 

Alors, toujours adepte du politiquement correct ? De cette lâche « pudeur » à l'égard de tout ce qui touche à l'islam ?

 

 

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04/08/2017

Migrants : l’Italie excédée saisit le navire d’une ONG.

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Dans le cadre d’une enquête commencée en octobre dernier, le procureur de Trapani en Sicile, M. Ambrogio Cartosio, a ordonné la saisie préventive du « Juventa », un chalutier armé par l’ONG allemande Jugend rittet et battant pavillon hollandais. Le magistrat italien n’a pas agi de manière inconsidérée, la justice italienne possède en effet les preuves de la connivence entre cette ONG et les passeurs libyens. Les deux partenaires organisent ensemble le passage de migrants : ils donnent aux passeurs un rendez-vous en mer, par tous les moyens de communication modernes, mais aussi par signalisations optiques. Une fois les bateaux bondés arrivés au lieu de transfert, les migrants montent à bord du navire de l’ONG puis les passeurs récupèrent les bateaux vides pour un nouveau transfert. La police italienne a réussi à filmer ces opérations et c’est avec ces preuves que le procureur Cartosio a ordonné la saisie du bateau.

L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Depuis plusieurs semaines, elle ouvre enfin les yeux et change de comportement face à ces ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis récemment en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte… C’est le cas de « Jugend rittet » et donc la raison de la saisie de son outil de travail, le navire Juventa.

La Commission européenne semble, depuis quelques semaines, prendre enfin, bien que timidement, la mesure du problème de ces ONG qui, sous couvert de sauvetages humanitaires, assurent un véritable service de navette pour les populations africaines en quête d’Europe. Et ceci en complicité avec les passeurs.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir… Les navires « sauveteurs » débarquent ensuite leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend.

L’agence officielle Frontex, dans un rapport récent établit que cette flotte d’ONG se comporte en complice des contrebandiers qui exploitent le trafic humain et qu’elle contribue directement à augmenter les risques de mort lors des transports.

La European Border and Coast Agency signale que les ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d'œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Ces ONG sont-elles de formidables organisations humanitaires ou des armes de subversion massive ?

 

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31/07/2017

La Constituante au Venezuela : un retentissant bras d’honneur aux revanchards de la droite et aux fauteurs de trouble de la CIA !

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Malgré les actions meurtrières menées par quelques milliers de nervis fascisant à la solde des grands propriétaires et de la bourgeoisie nantie, avec le soutien actif des États-Unis, les élections pour la mise en place d’une Assemblée Constituante se sont bien déroulées au Venezuela. Avec un fort soutien populaire. C’est déjà une énorme victoire pour la démocratie dans ce pays.

Ce n’est évidemment pas ce que nous assènent à longueur d’antennes les me (r) dias à la solde de quelques milliardaires. Ces mé (r) dias ne sont pas à un paradoxe près – plus c’est gros, plus ça marche – lorsqu’ils s’offusquent de la tenue d’élections ! L’élection au suffrage universel n’est-elle pas l’essence même de la démocratie ?

Plutôt que de subir ce bourrage de crâne, essayons de comprendre. Et tout d’abord, quels sont les objectifs de cette Assemblée Nationale Constituante (ANC) tant honnie par la droite vénézuélienne et tant démonisée par les mé (r) dias internationaux ?

En voici les thèmes prioritaires :

- La paix. Une convocation au dialogue national pour contenir la violence, reconnaissant la nouvelle réorganisation de l’État, rétablissant la coordination des pouvoirs publics, et pour garantir le plein fonctionnement de l’État démocratique.

- L’amélioration du système économique national vers un « Venezuela puissance », qui développera un nouveau modèle d’économie post-pétrolière, mixte, productive, diversifiée, intégratrice. Créatrice d’outils pour dynamiser le développement des forces productives, ainsi que d’un nouveau modèle de distribution transparent qui puisse satisfaire aux besoins de toute la population.

- La constitution des Missions et grandes Missions Socialistes, assurant le développement de l’État démocratique, social, de droit et de justice, vers un État du Suprême Bonheur Social. Faire croître le droit à la pleine jouissance et au plein exercice des droits sociaux du peuple.

- L’élargissement des compétences du système judiciaire, pour en finir avec les crimes et délits impunis, particulièrement ceux commis contre les personnes, ainsi que ceux qui sont commis contre la Patrie et la société, comme la corruption, la contrebande aggravée [contrevenant à la loi dite des « Precios Justos », Prix Justes, NdT], la spéculation, le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la promotion de la haine sociale et l’ingérence extérieure.

- La démocratisation des nouvelles formes de la démocratie participative et protagoniste, à partir de la reconnaissance des nouveaux acteurs du Pouvoir Populaire, comme les Communes et les Conseils communaux, les Conseils de Travailleurs/Travailleuses, ainsi que les espaces territoriaux et sociaux d’organisation.

- La défense de la souveraineté nationale et la protection de la Nation contre l’intervention étrangère, en élargissant les compétences de l’État pour préserver la sécurité des citoyens, assurer la garantie de l’exercice intégral des droits humains, la défense de l’indépendance, la paix, l’immunité et la souveraineté politique, économique et territoriale du pays. La consolidation d’un monde multipolaire et polycentrique qui garantisse le respect du droit et de la sécurité au plan international.

- Le caractère pluriculturel de la Patrie, développant les valeurs spirituelles et reconnaissant toutes et à tous comme citoyens vénézuéliens, dans leur diversité ethnique et culturelle, comme garantie de cohabitation pacifique, contre la haine sociale et raciale d’une minorité de la société.

- Les droits de la jeunesse, l’utilisation libre et consciente des technologies de l’information, le droit à un travail digne qui libère leur créativité, la protection des jeunes mères, l’accès à un premier logement, et la reconnaissance de leurs goûts et de leur pensée.

- La préservation de la vie de la planète, en protégeant la biodiversité et le développement d’une culture écologique.

La moitié des représentants seront élus dans les circonscriptions électorales ordinaires. L’autre moitié sera élue par et parmi huit groupes spécifiques de « travailleurs », « agriculteurs », « employeurs », etc. Voilà la « terrible dictature qui menace le pays » !

La partie la plus riche de la population ainsi que les lobbies et les gouvernements étrangers ont essayé d’empêcher ou de saboter ces élections. Les États-Unis ont utilisé divers modes de pression économique contre le gouvernement vénézuélien, y compris la guerre économique et l’augmentation des sanctions. L’opposition a organisé de violents rassemblements de rue, a attaqué des institutions et les partisans du gouvernement, a appelé à des grèves générales, a même assassiné un candidat..

La violence qui sévit au Venezuela n’est pas due à une action spontanée de l’opposition, mais à la mise en œuvre d’un plan concocté par les « stratèges » de la CIA et qui a vu le jour depuis, au moins, mai 2016. Il suit le scénario des révolutions de couleur mises en œuvre par la force, par les États-Unis, dans plusieurs pays (Ukraine, Géorgie, etc.) au cours de la dernière décennie. L’approvisionnement en armes et le soutien mercenaire de l’opposition arrivent par les pays voisins, notamment Colombie et Mexique.

Mais l’opposition que les me (r) dias nous montrent n’est vivace que dans les couches les plus riches de la population et seulement dans quelques grandes villes. Les régions rurales pauvres ont vu leur situation s’améliorer sous les gouvernements socialistes et elles continuent de les soutenir Ces médias nous montrent la grande misère de ce pays, pourtant assis sur la fortune du pétrole. Avec de gros plans sur des queues pour avoir un bout de pain, des étals de magasins vides, des familles ne mangeant qu’une banane par jour, des files de « migrants » traversant la frontière colombienne, etc. Tout ça pue la manipulation. Le but, là encore, c’est de faire table rase de toutes les avancées sociales apportées par le régime de Chavez, dont la mort reste plus que suspecte, et de son successeur Maduro.

Au Venezuela, le but de toutes les manips, c’est de virer Maduro pour le remplacer par un pantin à la solde de Washington et recommencer à voler les profits du pétrole que Chavez a récupéré pour son peuple. La baisse du prix du pétrole coupe les subsides du gouvernement vénézuélien. Les propriétaires et les forces de droite du pays organisent la pénurie de biens de consommation courante, attisant ainsi la ire des populations. L’inflation devient galopante. De grandes manifestations secouent le pays, les « étudiants » de droite excitant et manipulant les sans-dents. Dès lors, on lance, à travers la presse inféodée aux forces les plus conservatrices, une pétition pour demander, comme au Brésil, la destitution du président Maduro, et on tente par tous les moyens de laisser le peuple s'exprimer avec cette élection Constituante.. Même objectif, mêmes éléments…

Derrière ces troubles, c’est le spectre d’un coup d’État orchestré par Washington qui se fait jour. Les fachos de la CIA manœuvrent pour reproduire au Venezuela leur coup du Chili. Sans effusion de sang si possible, sinon… Des armes circulent, des mercenaires se tiennent prêts. Ils doivent déjà avoir leur Pinochet en réserve. L’option de l’assassinat du président successeur de Chavez, Nicolas Maduro, est activée. La CIA et ses complices au premier rang desquels les médias, tous inféodés à la droite extrême, voudraient profiter du niveau élevé d’exposition du président au cours de ses contacts directs avec la population pour s’en débarrasser radicalement. Ils trouveront bien un « Lee Arvey Oswald »…

La CIA, la droite et l’extrême droite sud-américaine (ainsi que certains dirigeants européens) n’ont jamais digéré le virage radical vers leur émancipation de l’oppression étasunienne opérée par beaucoup d’États d’Amérique du Sud. Nostalgique des périodes où elle semait la terreur, la CIA veut prendre sa revanche sur le chavisme. Ce mouvement n’est pas exempt de reproches et notamment le fait qu'il s'est trop reposé sur la rente pétrolière, mais il a ouvert des horizons et redonné espoir à des millions de personnes, malgré un climat international particulièrement injuste et hostile à son égard.

Le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étasuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Venezuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du Sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étasuniennes.

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60 000 nouveaux établissements, 55 000 enseignants incorporés chaque année, 75 000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178 000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20 000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population. Excusez du peu !

Il va de soi que de telles réalisations au profit du peuple n’ont pu se faire qu’au détriment des parasites. On comprend dès lors que ceux-ci veuillent se débarrasser de Maduro, cet empêcheur de magouiller en rond…

La « révolution bolivarienne » n’est pas allée assez loin. Elle n’a pas su, comme la révolution cubaine, couper radicalement les ponts. Si l’on veut changer le cours des choses, il faut agir sur les structures. La nationalisation des secteurs clé, la protection contre la mondialisation libérale, la restauration de l’indépendance nationale, la consolidation d’une alliance internationale des États souverains, la mobilisation populaire pour une meilleure répartition des richesses, l’alphabétisation, l’éducation et la santé pour tous sont les différentes facettes d’un même projet progressiste. Mais de telles perspectives ne pouvaient que déchaîner la haine revancharde des nantis et susciter l’hostilité mortifère des USA. Comme Allende au Chili, Sukarno en Indonésie, Lumumba en Afrique, Mossadegh en Iran en 1953, etc. Sans oublier Chavez en 2002 qui ne dut son salut et la vie qu’à la fidélité de sa garde présidentielle et au soutien de la rue.

La tenue de ces élections est une grande victoire de la démocratie et un sacré doigt d’honneur à tous ses ennemis !

Arriba Venezuela !


Sources :

https://www.washingtonpost.com/world/national-security/trump-administration-hits-13-venezuelans-with-sanctions-in-advance-of-critical-vote/2017/07/26/d80a6ac0-721e-11e7-9eac-d56bd5568db8_story.html%22%20rel=%22external

http://www.moonofalabama.org/2014/01/libya-syria-and-now-ukraine-color-revolution-by-force.html%22%20rel=%22external

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/venezuela-quels-sont-les-enjeux-du-195474

http://www.medelu.org/La-tentative-de-coup-d-Etat-contre

http://www.wikistrike.com/2016/03/les-indices-s-accumulen... ?

http://aspensecurityforum.org/wp-content/uploads/2017/07/The-View-from-Langley.pdf

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/01/05/les-10-victoires-du-president-nicolas-maduro-en-2016-par-ignacio-ramonet/

https://red58.org/la-cia-confirma-que-está-trabajando-para-derrocar-a-venezuela-c485f0754487


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20/07/2017

La gamelle dans tous ses états (généraux).

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Les producteurs de melons, comme ceux d'abricots, jettent leur production. Un scandale et une honte. Mais aussi une réalité qui décourage, pousse à la ruine et souvent au suicide bien des agriculteurs. Concurrence « libre » mais faussée des produits équivalents espagnols se plaignent les exploitants français. C'est vrai et cela ne changera pas tant qu'une harmonisation sociale, fiscale et normative au niveau de l'Europe ne corrigera pas cette concurrence faussée. Ca, c'est un problème conjoncturel concernant un secteur précis de l'activité agricole. Mais il est un parmi une foultitude de problèmes constituant ce qu'il est convenu d'appeler « la crise de la filière agricole ».

Les producteurs de lait ne sont pas mieux lotis. Le prix du lait est le même que celui qu'on leur payait en...1991 ! A cette époque, une vache rapportait autant qu'un hectare de blé. Aujourd'hui, il faut 7 à 8 vaches pour égaler le produit d'un hectare de blé…

Et que dire des filières porcines, volaillères, ovines, bovines. Partout la crise qui peut se résumer en une phrase : le prix offert par les metteurs en marché est souvent inférieur au prix de revient des producteurs. En 2016, un agriculteur sur deux a « gagné » moins de 350 euros par mois ! Résultats : la crise, la ruine des exploitations à taille humaine, les suicides et le glissement inéluctable vers une agriculture industrielle dont l'exemple étasunien donne un exemple effrayant : usines à viande auprès desquelles notre « ferme à mille vaches » est un doux havre écolo, fruits et légumes OGM bourrés de pesticides, etc. C'est le triomphe de la « malbouffe ».

Face à cet état de fait, pour concrétiser une promesse électorale de Macron, s'ouvre ce jeudi à Bercy « les Etats généraux de l'alimentation ».  « Je veux redonner un pouvoir de négociation aux producteurs face aux industriels », martelait le maintenant Président lors de sa campagne présidentielle. C'est bien de le dire, ce serait mieux de le faire. Face à eux qui se présentent en ordre dispersés, les producteurs ont la grande distribution mais aussi les transformateurs industriels. Et ils ne font pas le poids. Leur principal syndicat a longtemps été présidée par feu un ponte de cette industrie agro-alimentaire…

Ce pouvoir de négociation, les agriculteurs - désespérés par la mauvaise volonté quand ce n'est la mauvaise foi tant des industriels transformateurs que de l grande distribution – tentent de l'obtenir par des actions de « desesperados » en déversant leurs melons, abricots, pèches devant les hypers ou encore fumier et déchets devant les préfectures. C'est contre ces extrémités que ces « Etats généraux » doivent trouver des solutions.

Mais le public, l'acheteur final, le consommateur qui ne veut plus être un con-sommateur sont aussi appelés à donner leur avis. Non, pas à la table des négociation, faut pas rêver, mais par une consultation publique sur une plate-forme participative (egalimentation.gouv.fr) où chaque citoyen est invité à s'exprimer, avec des questions renouvelées au fil des semaines pour nourrir le débat en cours. Mais le fait que cette consultation du public soit prévue en plein été et à la rentrée plutôt qu'en amont des États généraux va rendre la participation pour le moins « difficile ». Et puis qui tient compte de l'avis du cochon de payant ?

Un premier bilan sera tiré fin septembre dans l'espoir d'avoir trouvé des solutions concrètes pour pacifier les relations entre producteurs et distributeurs. Juste à temps pour espérer peser sur le round annuel de négociations tarifaires entre industriels et distributeurs, qui s'ouvre tous les ans en octobre.

Bon courage…

 

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07/07/2017

Grandes voix. Karim Akouche : « Marx est mort, vive Mahomet. »

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Lu dans l'excellent magazine Jeune Afrique ce texte dans lequel l'écrivain algérien vivant au Québec Karim Akouche dénonce, avec une ironie sarcastique, la nouvelle doxa des islamogauchistes, des nazislamistes qui ont besoin d'une nouvelle béquille intellectuelle pour conforter leur névrose mentale.

Décapant et jubilatoire :


Chut, ne dis rien, ferme les yeux, bouche-toi les oreilles, ne dénonce pas l'islamisme et ses avatars. Faut pas faire le jeu de l'extrême droite, ni celui des nostalgiques du colonialisme, encore moins celui du grand capital.

Mens ! Le jihadisme n’a rien à voir avec l’islamisme, et celui-ci ne viendrait surtout pas de l’islam. Même si des intellectuels des pays musulmans, qui ont vu leurs sœurs et frères tomber sous les balles des fous d’Allah, nuancent ou pensent le contraire. Voile le réel, pratique le déni, c’est plus simple ainsi. D’une posture, deux conforts : tu t’inscris dans le « camp du bien » et tu ne prends aucun risque. Contourne la vérité, inverse les arguments, fais des détours sémantiques, ne désigne pas le mal ; tourne autour de la bête immonde, mais ne l’affronte jamais. Dédramatise le terrorisme, folklorise l’idéologie salafiste, psychanalyse le jihadiste. Fais de celui-ci un déséquilibré, une victime de la société individualiste, du fétichisme marchand, de la crise sociale, de l’arrogance de la modernité. Trouve-lui toutes les explications possibles, sociales et psychologiques, sauf la principale : la religieuse.

Fais de l’islam une religion à part, de ses adeptes les « élus » de Dieu. Clame-le sur toutes les tribunes : Ce sont des humiliés. Fouille dans les vieux placards de l’histoire, déterre les cadavres, éparpille les cendres, revisite la guerre d’Algérie, attise le choc des mémoires, évoque l’Irak, la Syrie et la Libye. Les « humiliés » ont subi le colonialisme, ils ont été dépossédés de leurs biens, de leur pétrole, de leur langue, de leur terre et, quoi qu’ils fassent, il faut les excuser ; ce n’est jamais leur faute, c’est toujours celle des autres et de l’Occident. N’évoque surtout pas les esclavagistes arabes, ce chemin est miné, on te taxera de révisionniste. Oublie l’empire ottoman et ses crimes, oublie les civilisations et les peuples colonisés par l’arabo-islamisme.

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, la gauche ne propose plus d’utopies ; ses idéologues, n’ayant plus de nouvelles idées, claudiquent dans le brouillard. Les uns ont viré à droite, les autres ont sombré dans les désillusions et les rancœurs. Hier internationalistes, ils deviennent aujourd’hui communautaristes, ethnicistes, différencialistes, relativistes. Ils ont tourné le dos aux Lumières, à la laïcité et à la liberté.

Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. L’islam est « révolutionnaire », le vert a remplacé le rouge, les chants religieux l’Internationale, le sabre la faucille, les jihadistes les brigadistes.

L’islamisme pousse sur les ruines du communisme. Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. Il faut les défendre contre Wall Street, le progrès, la dépravation des mœurs, les féministes, les homosexuels… Les perdants de la mondialisation doivent s’unir pour bâtir la Oumma et faire face au « gouvernement mondial ».

Complotistes de tous les pays, unissez-vous ! Déçus de la société de consommation, organisez-vous !

Marx est mort, vive Mahomet !


Karim Akouche.

Karim Akouche est un écrivain algérien, auteur du roman « La Religion de ma mère », du roman « Allah au pays des enfants perdus » et de la pièce  « Qui viendra fleurir ma tombe ».


http://www.jeuneafrique.com/451759/societe/marx-mort-vive-mahomet/

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04/07/2017

L’Italie n’en peut et n’en veut plus : bientôt les bateaux pleins de migrants des ONG-trafiquants à Marseille et Barcelone ?

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Enfin la Commission européenne semble prendre timidement (et pour cause, elle est complice) la mesure du problème que les ONG complices des passeurs font courir à l’Europe et en premier lieu aux pays qui sont en première ligne, la Grèce et l''Italie. Cette dernière a mis les pieds dans le plat en menaçant de refuser l’accès de ses ports aux bateaux des ONG qui, sous couvert de sauvetages humanitaires (réels), assurent un véritable service de navette pour les populations africaines en quête d’Europe.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que les bateaux des ONG n’amènent pas les « sauvés » à Malte par exemple, plus proche, mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

Qui sont ces populations ? Sont-elles toutes des victimes fuyant la guerre, la violence et la pauvreté ?

La plupart viennent du Sénégal, de Gambie, du Nigeria, pays qui ne sont pas en guerre et ont les moyens de nourrir leurs populations. Bien que les belles images fournies par les « envoyés spéciaux » généreusement invités à bord par les ONG montrent des familles, des femmes, des enfants, il s’agit essentiellement d’hommes jeunes, sans qualification ni métier, souvent délinquants et bouches inutiles dans leurs pays que les gouvernements de ces pays ne sont pas fâchés de voir partir. Ils seront de toute façon vite remplacés par une natalité zoologique.

Un nombre croissant de ces migrants transitant par la Libye sont vendus sur des « marchés aux esclaves » avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle, selon un rapport publié mardi 11 avril par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest interrogés par l’organisation disent avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye par laquelle passent de nombreux candidats à l’exil.

lis sont vendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 euros) et retenus deux à trois mois en moyenne, a déclaré Othman Belbeisi, qui dirige la mission de l’OIM en Libye. « Les migrants sont vendus sur le marché comme s’ils étaient une matière première, explique-t-il. La traite d’êtres humains est de plus en plus fréquente chez les passeurs, dont les réseaux sont de plus en plus puissants en Libye. »

Arrivés en Italie, ces migrants tombent sous la coupe de mafias locales qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Il serait peut-être temps de faire savoir aux candidats à l’émigration ce qui les attend…

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Lien

160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins.

il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut se « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Selon le ministère de l’intérieur italien, plus de 73 300 migrants sont arrivés sur le territoire national depuis le début de l’année. D’autres sources parlent dr 100 000. Une hausse de plus de 14 % par rapport à la même période en 2016. Les autorités italiennes s’inquiètent de l’étendue du phénomène et elles entendent essayer de limiter l’immigration. L’agence officielle Frontex, dans un rapport récent établit qu’une flotte d’ONG se comporte en complice des contrebandiers qui exploitent le trafic humain et qu’ils contribuent directement à augmenter les risques de mort lors des transports.

La European Border and Coast Agency signale que les ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

C’est de l’association de malfaiteurs organisant une invasion de l’Europe avec la complicité sournoise de l’ONU et de l’U.E.

 

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29/06/2017

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

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Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur.Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

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22/06/2017

Au Bistro de la Toile : Chaud devant, chaud !

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- Oh ! Victor, Qué cagnasse ! Pourtant t’as pas l’air d’avoir chaud toi ? Comment tu fais ?

- Eh ! C’est le vent que font les ministres qui arrivent et qui s’en vont qui nous rafraîchit, Loulle.

- C’est vrai que ça ventile sérieux, pire que le mistral. Tè, tonton Bayrou par exemple, en voilà un qui a fait un passage éclair. Il a giclé vite fait comme un pet sur une toile ciré. Sous prétexte de quelques magouilles qui sont admises, consacrées, presque naturelles dans le milieu politicard. Décidément, celui-là, c’est le roi de la louze !

- Pas sûr Loulle, pas sûr. Son équation personnelle, en tant qu’homme politique, en prend un coup, là oui c’est la louze. Mais le chef de parti, lui a réussi un formidable hold-up ! Regardons de plus près. Son parti, le Mouvement Démocrate ou MODEM, ne comptait qu’un seul député dans la précédente législature. Au niveau de l’influence, rien. Il avait eu autour de 450 000 voix aux législatives précédentes. À 1,68 euro la voix, ça fait dans les 756 000 euros selon la loi du 11 mars 1988 du financement des partis. C’est beaucoup mais pas bézef pour faire tourner un parti. Mais en venant au secours de la victoire de Macron, il a doublé son nombre de voix, passant à 930 000 qui lui rapportent chaque année 1,56 million de bons euros d’argent public. Et une influence qui passe à 42 députés qui rapportent, eux aussi 42 228 euros chacun au parti, soit 1,77 million ! Eh ! C’est pas pareil.

- Vu sous cet angle, il n’est pas si cocu que ça tonton Bayrou… Mais son ego doit en prendre un sacré coup…

- Bayrou, il a raté son coup en 2007. Au premier tour des présidentielles, il arrivait troisième avec plus de 18 % des voix, derrière Sarko qui faisait 31 % et Ségolène Royal qui faisait 25 %. Entre les deux tours, il a été sollicité discrètement par Ségolène, avec probablement la place de Premier ministre s’il se ralliait, ce qui assurait la victoire contre Sarko et nous aurait évités cinq ans de galère avec Sarko et cinq autres avec Hollande… Mais Bayrou, c’est comme un puceau qui s’astique frénétiquement le créateur en pensant à une belle fille et, lorsque la fille de ses rêves accepte enfin ses avances, se retrouve en panne, avec le goumi regardant ses chaussures… La belle fille, c’était le pouvoir partagé que lui proposait Ségolène Royal. Il n’a pas osé « monter l’escalier » qui le menait à son paradis. Zorba a dit : « Il n’y a qu’un péché mortel, c’est quand une femme t’appelle pour l’Amour et que tu n’y vas pas. » Bayrou, c’est ça…

- C’est vrai. Bon et ce Macron, qu’est-ce qu’il faut en attendre ?

- Ça dépend qui. Les patrons, les nantis, les financiers, beaucoup, les autres plus de coups que de caresses…

- Mais enfin, il a déjà réussi une belle chose : un formidable coup d’escoube en mettant à la porte une énorme palanquée de ces professionnels de la politique, élus et réélus grâce à un système bien rodé de clientélisme, tous ces vieux kroumirs du Péhesse et du Hélaire qui ont largement démontré leur incompétence depuis trois décennies. Rien que pour ça, on peut lui donner sa chance.

- C’est vrai. Mais est-ce qu’on ne va pas changer ces parasites politicards pour les lobbyistes chargés de défendre les intérêts de telle ou telle force économique, comme cela se fait aux États-Unis, pays de référence de Macron ?

- Pas de procès d’intention Victor. On verra à l’usage. Et on peut compter sur Méluche pour dénoncer toute embrouille trop visible!

- Heureusement Loulle. Heureusement. Parce qu’on risque de voir arriver, les dents raclant le parquet, tous les privilégiés, les favoris du système, les représentants des banques, des multinationales, des assurances et autres structures aussi parasites qu’avides et sans états d’âme.

- C’est vrai que ceux-là sont maintenant au pouvoir.

Ils sont même le pouvoir. Les lobbies font la loi, parce que le Peuple s’abstient Loulle… 27 millions de citoyens a fait la grève du vote. C’est 56,6 % soit la grosse majorité des électeurs.

- Ouais mais, oh, Victor, si tu ne votes pas, t’as plus qu’à fermer ta gueule. Abstention, piège à kons !

- Je suis d’accord Loulle. Mais on peut être d’autant plus marris que sur ces 26 ou 27 millions de grévistes du bulletin de vote, il y a une grosse partie des 18 millions de salariés, ceux qui vont encore plus en chier avec la mise en pièces du Code du travail.

- Rien n’est encore fait.

- Allez, laissons voir ce qu’il va faire le minot. S’il arrive à faire bouger l’Europe dans le bon sens, on lui pardonnera beaucoup…

- À la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus