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22/05/2018

Terrorisme. Le spectre glaçant du poison et de la « bombe sale ».

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Pendant qu’on nous enfume avec les niaiseries d’un « royal mariage », on minimise la découverte d’une équipe de terroristes qui préparaient un attentat d’une tout autre ampleur et nature que les coups de couteau de cuisine ou la voiture écraseuse : le poison. Le ministre de l’intérieur a annoncé qu’un attentat à la ricine avait été déjoué. Il était préparé par deux Égyptiens. La ricine, c’est la bombe atomique des poisons. Cette substance extraite de la plante ricin, très commune, y compris dans nos jardins, serait « 6 000 fois plus toxique que le cyanure et 12 000 fois plus que le venin de crotale ». Elle est toxique ingérée mais bien plus dangereuse si elle est inhalée. L’empoisonnement des réservoirs d’eau est donc moins à craindre que la diffusion aérienne du poison. Encore faut-il réussir à le mettre en aérosol.

La découverte de cette nouvelle forme de terrorisme devrait inciter nos dirigeants à chercher d’urgence comment faire face à cette escalade dans l’horreur sournoise. Et en particulier à un attentat "nucléaire". Non, pas directement une bombe A ou H mais ce qu’on appelle une « bombe sale ».

« Bombe sale ». Comme s’il pouvait y avoir des bombes propres… Une bombe, c’est une machine à tuer, à déchiqueter des chairs, à brûler de la viande humaine, à semer la mort et la terreur. Lorsque cette bombe est « atomique », c’est l’apocalypse. Demandez aux survivants de Hiroshima et de Nagasaki. Mais une « bombe sale », c’est quoi ?

La « bombe sale « (également appelée bombe radiologique) est une bombe conventionnelle, entourée de matériaux radioactifs destinés à être répandus en poussière lors de l’explosion. Cette explosion a donc l’intensité thermique et mécanique d’une bombe conventionnelle, mais dissémine autour d’elle des éléments radioactifs qui auront des effets à long terme. Le but principal n’est donc pas de détruire, mais de contaminer une zone géographique et les personnes présentes sur cette zone par des radiations directes (premier effet) et l’ingestion et l’inhalation de matériaux radioactifs. Bombe sale désigne principalement la bombe radiologique, mais elle désigne également tout engin détonant disséminant un ou plusieurs produits chimiquement ou biologiquement toxiques (NRBC pour nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). Ces diverses armes, réalisables sans une importante infrastructure industrielle, sont génériquement dénommées Engin explosif improvisé (EEI).

Voilà, on y voit plus clair, si l’on peut dire. La possibilité que des matériaux nucléaires soient employés par des organisations terroristes n’est pas irréaliste.

Si très peu d’experts pensent que les groupes terroristes État Islamiste, Al Qaeda, Boko Haram ou autres puissent un jour se doter d’une vraie bombe atomique, beaucoup craignent qu’ils ne s’emparent d’uranium ou de plutonium pour tenter d’assembler une bombe sale. Un tel engin ne provoquerait pas d’explosion nucléaire, mais la diffusion de radioactivité aurait de terribles conséquences sanitaires, psychologiques et économiques.

D’après des données de l’AIEA, quelque 2 800 incidents relatifs à des trafics, possessions illégales ou pertes de matériaux nucléaires ont été répertoriés dans le monde ces 20 dernières années. Ainsi chez nous, à Cadarache, 39 kg de plutonium ont été « oubliés »…

Faisons un peu de fiction. Effervescence à la préfecture de police de Paris : un courriel signé de l’État Islamiste vient d’arriver prévenant que plusieurs « bombes sales » étaient placées quelques parts dans Paris. Les terroristes donnent 24 heures au gouvernement pour obéir à leurs exigences exorbitantes : libération de tous les « prisonniers politiques musulmans », arrêt des frappes aériennes en Syrie, évacuation des forces françaises des théâtres d’opérations d’Afrique, paiement d’un « dédommagement » de plusieurs milliards d’euros, etc. Faute de quoi ces bombes exploseraient, répandant leurs miasmes radioactifs et rendant les lieux atteints inhabitables pour des années voire des décennies. Imaginez le cauchemar résultant de ce chantage à la « bombe sale »…

Ces « bombes sales » cauchemardesques sont le pendant « terroriste » d’autres saloperies que sont les munitions à uranium appauvri, largement utilisées par les armées des États-Unis lors de la première guerre du Golfe, la guerre d’Afghanistan, la guerre du Kosovo ainsi que lors des premières phases de la guerre d’Irak. Il s’agit essentiellement d’obus antichars. La densité très élevée de l’uranium donne à ces obus flèches une force de pénétration permettant de transpercer les blindages ou les bunkers les plus épais. Avec pour effet secondaire de volatiliser et donc de répandre dans l’atmosphère autour de l’impact des quantités de particules radioactives empoisonnées. Dans les zones les plus touchées, il a été constaté une hausse spectaculaire des malformations ainsi que des cancers.

La saloperie en matière d’engins de mort est sans limite et est présente des deux côtés… Ce qui conforte l’adage d’Einstein : « Il y a deux approches possibles de l’infini : la bêtise humaine et l’expansion de l’univers. Encore que pour l’univers, je ne sois pas sûr… »


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04/05/2018

Accusé Robot, levez-vous !

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Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgé et ayant récemment été renversé sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d’être dangereux, pour moi… et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J’attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ».

Tu risques de ne pas attendre longtemps, l’ami Henry : elles arrivent. Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l’étude. Espérons que ces voitures robots sauront t’éviter sur les passages protégés, Henry !

La voiture autonome Uber a renversé et tué une passante en mars dernier, en Arizona, aux États-Unis. Qui sera jugé coupable pour la mort de la jeune femme ? Peut-être le propriétaire de la voiture qui, s’il n’a pas touché le volant - après tout, il s’agit d’une voiture autonome - était bien en train de l’utiliser au moment de l’accident. Il serait à ce moment-là déclaré coupable, pour ne pas avoir su appréhender la réaction de son robot.

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n’y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C’est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c’est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l’argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l’autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c’est une première génération de robots. La voiture intelligente, c’est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c’est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d’intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d’aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maîtresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée… » !

L’intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l’agriculture, les soins médicaux, l’éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d’exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l’ordre ? Qui sait. Les robots soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l’homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d’autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d’or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservée aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d’eux-mêmes pour se cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse… d’esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s’est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n’est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu’ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenu universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus… humains. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C’est le progrès. Mouais… Et s’il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l’insu de leur « propriétaire » par quelqu’un de mal intentionné ? Et s’il leur venait à l’idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9 000) dans « L’Odyssée de l’espace » ?

Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de réglementer la construction et l’utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d’autonomie grâce à des capteurs et/ou à l’échange de données avec l’environnement et interconnectivité) ; échange et analyse de données, capacité d’autoapprentissage, présence d’une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l’environnement)

- la création d’un registre des robots avancés,

- la mise au point d’un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l’utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l’acquis national et de l’Union existant ; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d’éthique de la recherche lorsqu’ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d’une agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle,

- l’adoption d’une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l’introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l’élaboration de toute politique de l’Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l’imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d’un régime d’assurance obligatoire. Mais également, la création d’un numéro d’immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l’Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend ; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d’une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu’au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers ; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Une lettre ouverte de plus de 200 juristes et scientifiques a récemment alerté sur la proposition de la Commission européenne visant à accorder une "personnalité juridique" aux robots dotés d’intelligence artificielle. N’est-ce pas une embrouille pour permettre aux constructeurs de ces machines de se dédouaner de leurs responsabilités ? Ainsi l’utilisateur risque d’être tenu pour responsable en cas de dommages causés par son robot, exonérant ainsi le fabricant, pourtant le seul en situation de corriger la conception de la machine.

Mais si on donne une personnalité juridique au bout de fer « intelligent » afin de pouvoir lui attribuer une responsabilité, cela revient à lui reconnaître des droits.

Ceux qui se penchent sur la question devraient s’inspirer d’Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction qui y a pensé. Il en a établi plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d’un être humain, ni, par inaction, permettre qu’un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d’un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l’humanité, ni, par inaction, permettre que l’humanité soit mise en danger.

Accusé Aspi-Rateur-Robot, levez-vous ! Est-ce utopique ?

 

Sources :

https://www.marianne.net/societe/statut-juridique-des-robots-en-europe-jusqu-ou-peuvent-aller-les-droits-des-machines

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/

 

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14/03/2018

Cette fois on y est : les barrages hydroélectriques vont être bradés aux requins du privé !

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De quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Eh ! Nicololo, ça va finir par te faire mal au fondement… Son patron, Jupitounet, est finalement bien le fils putatif de Flamby : c’est en effet sous Hollande, Vals et Royal que cette konnerie totale a été décidée. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle met en rogne jusqu’à ses plus fidèles partisans.

Dans son fumeux « programme national de réforme », le capitaine de pédalo laissait écrire : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Les concessions en question arrivent à leur terme. Le gouvernement de Macron et Philippe exécute donc le programme de Vals et Hollande réclamé par la Commission européenne. Pourtant l’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : l’Allemagne n’a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n’essaie-t-elle même pas ?

Nous avons là, à portée de main, une énergie made in France qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale. Et qui est indispensable à la bonne marche de l’ensemble du réseau électrique français et européen. En effet le système électrique fonctionne comme un tout. Il doit fournir à chaque instant très exactement la quantité d’énergie en cours de consommation. S’il en produit moins ou plus, le système plante. Cette gestion fine est cruciale ! Les installations hydrauliques sont les variables d’ajustement du système électrique global. Car le flux de l’eau turbinée est très facile à maîtriser selon que l’on doit augmenter la puissance ou la diminuer. La machine démarre et s’arrête en quelques secondes, ce qui n’est pas le cas avec le nucléaire.

On compte plus de 2000 installations de toutes tailles dans le pays parmi lesquels une grosse centaine de barrages de grande taille, c’est-à-dire de plus de 20 mètres de hauteur. 400 barrages et centrales sont gérés par des entreprises à travers des « concessions » de longue durée. 80 % d’entre eux le sont aujourd’hui par EDF. Les autres sont essentiellement gérés par GDF Suez ou ses filiales, héritage du temps où GDF était une entreprise publique. Le gouvernement Philippe a donc décidé de brader la gestion de ce patrimoine national. C’est un pillage digne de celui de la privatisation des autoroutes. Le peuple français a payé pendant des décennies pour construire et entretenir ces installations hydroélectriques.

L’hydroélectricité, c’est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l’industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui ont des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C’est 12 % de l’électricité des Français et 20 % de la production nationale d’énergie renouvelable ! C’est aussi 66 % de la capacité de pointe, c’est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l’évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Macron veut brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard d’euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n’est pas tout. L’électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l’électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd’hui à tous les consommateurs d’électricité puisqu’il intervient dans le calcul des coûts de production d’EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux !

Les « partenaires privés » n’investiront pas par philanthropie mais pour tirer des profits. S’ils agissaient autrement leurs actionnaires seraient en droit de les sanctionner et d’arguer, à juste titre, de l’abus de bien social. Ce n’est donc pas leur cupidité qui doit être mise en cause mais plutôt ceux qui leur offrent ce nouveau terrain de jeu sans aucune justification. Aucune ! Personne n’imagine que les investisseurs privés viennent pour faire des investissements. Ni qu’ils seront portés à en faire si besoin est. Car lorsqu’une opération d’entretien est à l’ordre du jour cela coûte deux fois. Une première quand il faut payer les travaux et une seconde pendant l’interruption de l’exploitation. Donc l’entretien et la sécurité qui en découle seront sacrifiés sur l’autel du profit, du pognon pris dans nos poches.

Eh ! Ceux d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre et sure ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ?

Cerise sur le gros gâteau, la Commission européenne prétend interdire à EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Décidément, il va peut-être falloir les sortir, les nettoyer, les graisser… Et faudra-t-il s’en servir ?

 

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12/03/2018

Tricastin bientôt Fukushima-sur-Rhône ?

carte tricastin-FUKU.jpg

Tandis qu’on « célèbre » avec force discours lénifiants le septième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, et qu’Aréva (c’est-à-dire notre poche) doit payer 750 millions d’euros à la Finlande pour les retards (10 ans) de l’EPR vendu à ce pays bien naïf, une grande inquiétude commence à s’installer dans la vallée du Rhône, chez moi.

Une inquiétude liée à des menaces nucléaires qui touchent directement 400 000 personnes et indirectement toute la partie rhodanienne de la Provence, la région marseillaise comprise, soit plusieurs millions de personnes. En témoignent les dizaines de plaintes qui ont été déposées à titre individuel par un collectif de citoyens, auprès du procureur de la République, vendredi matin 9 mars 2018 au palais de Justice d’Avignon.

L’objet de cette menace ? La centrale nucléaire du Tricastin qui donne des signes inquiétants et récurrents d’obsolescence pouvant aller jusqu’à l’accident majeur, type Fukushima. Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225 000 volts en sortie du réacteur nucléaire n° 3 de la centrale du Tricastin.

Quelques semaines plus tard c’était le réacteur n°1 de EDF qui subissait lui aussi une rupture de ligne avec explosion et menaçait la région. Depuis que les 4 réacteurs du Tricastin ont été recouplés au réseau électrique après avoir tourné des années durant et quasiment exclusivement pour l’usine d’enrichissement de l’uranium Eurodif c’était le deuxième accident en l’espace d’un mois.

Ce n’est pas tout. En juillet 2011, c’était déjà le transformateur de l’unité du réacteur n°1 qui prenait feu. À chaque fois pour EDF ou Areva : « Aucune conséquence radiologique sur l’environnement et la population ». Ben voyons ! Jusqu’à ce que…

Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône.

Avec 38 années de fonctionnement pour le réacteur n° 1 et 37 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a largement dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radiotoxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

Inondations. Qu’est-ce qui a causé la catastrophe de Fukushima ? Non pas le tremblement de terre mais l’inondation des installations. Or les risques d’inondations sont très réels à Tricastin car la plateforme de la centrale se situe à un niveau inférieur à celui de sa source froide ! Comme à Bugey et à Fessenheim d’ailleurs… Bonjour la compétence des concepteurs… La centrale est implantée en contrebas de la digue rive droite du canal de Donzère-Mondragon. L’ASN a imposé à 'exploitant le renforcement des digues, travaux effectués au dernier trimestre 2017. Résisteraient-elles à un séisme ou à une crue exceptionnelle du Rhône ? Elle est donc vulnérable au risque d’inondation.

Mais ce n’est pas tout. La centrale est aussi exposée à une inondation par remontée de la nappe phréatique. Des pompes fonctionnent en continu pour maintenir le niveau de la nappe en dessous de celui de la plateforme. Enfin, à l’inverse, la centrale de Tricastin est soumise à un risque de perte de sa source froide en cas :

de rupture de la digue gauche du canal qui pourrait faire baisser le niveau de l’eau en

dessous du niveau des pompes de la centrale ;

de rupture du barrage hydraulique de Bollène situé quelques centaines de mètres en aval sur le canal de Donzère-Mondragon. Avec une chute de 23 mètres entre l’amont et l’aval, c’est l’écluse la plus haute d’Europe. En cas de rupture du barrage ou des portes de l’écluse, le niveau d’eau dans le canal s’abaisserait brutalement, faisant perdre à la centrale de Tricastin sa capacité à refroidir ses réacteurs. Rappelons qu’en 1998, une des deux portes de l’écluse a cédé.

Risques sismiques. Le séisme de référence utilisé pour le dimensionnement de la centrale de Tricastin est celui de Châteauneuf-du-Rhone de 1873 qui était de magnitude 4,7 sur l’échelle de Richter. La centrale a été conçue pour résister à un séisme de 5,2 avec une marge de 0,5 par rapport au séisme de référence, ce qui est largement sous-estimé. La centrale a été construite avec les technologies disponibles à l’époque de sa construction, qui n’étaient pas anti sismiques.

Risques industriels. La centrale nucléaire de Tricastin présente une sensibilité particulière du fait de son implantation au sein d’un complexe nucléaire et chimique plus important. Ainsi, dans un rayon de 10 km autour du site, on retrouve quatre installations classée Seveso seuil haut dont une installation chimique liée au nucléaire (Cogema, Comurhex, Soderec et Butagaz) et 2 Seveso seuil bas (Eurodif et Sogif). Les usines AREVA de transformation, de conversion et d’enrichissement de l’uranium sont toutes situées à moins d’1 km de la centrale. Les deux sources majeures de risque sur la plateforme sont la présence de quantités importantes d’hexafluorure d’uranium pouvant conduire à la formation d’un nuage toxique au-dessus du site, et la présence de fluorure d’hydrogène et d’acide fluorhydrique. Le danger potentiel est important puisque plusieurs installations sur le site manipulent ces produits.

Risques liés à la chute d’avion. Le site de Tricastin se situe à proximité de quatre aéroports transportant au total plus de 7,5 millions de passagers par an et 53 000 tonnes de marchandises : Marseille-Marignane, Avignon, Nîmes, Valence. Sans oublier la base militaire aéronautique d’Orange. Les enceintes de confinement des réacteurs sont-ils à l’épreuve de la chute – accidentelle ou volontaire – d’un avion de ligne ou d’un chasseur ? Certainement pas. En tout cas les piscines de la centrale sont très vulnérables en cas d’agression aérienne volontaire du fait de leur positionnement en hauteur, de la configuration des lieux et de l’absence de confinement.

Imaginons un accident majeur à Tricastin, un jour de mistral (soit 200 jours par an). Le nuage radioactif saccage toute la vallée du Rhône, jusqu’à Marseille et la Camargue. Qu’est-ce qu’on fait ? On évacue Avignon, Salon, Marseille ? On laisse les habitants crever, comme au Japon ? Et que devient l’économie du pays basée sur le vignoble et le tourisme ? Je vois d’ici les affiches publicitaires :

 

« Visitez la Provence,

ses ruines nucléaires,

ses eaux radioactives,

ses cancers foudroyants,

ses enfants mutants à deux têtes, six bras,

ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

18/02/2018

Ode à Francisco Pires, prince de l’Huître

Huîtres 002.jpg

 

Gloire à toi, Francisco Pires de « La Mascotte »

Sur les étals tu as la cote,

Étals où se prélassent les huîtres

Qui te valent ce prestigieux titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes,

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Encore faut-il trouver sur les étals des huîtres dignes de ce nom et pas de ces chimères étranges que les marchands honteux n’osent pas nommer : les triploïdes.

Parce que les producteurs d’huîtres, ça les emmerdait les huîtres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étasunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huître OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huître normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huître anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huître à 3n chromosomes dite « triploïde ». Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile, se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché. Les mâles triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huîtres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huîtres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huîtres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huître, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux États-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

Alors lorsque vous achetez des huîtres, refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits !

Et puis tiens, je vais vous raconter les extraordinaires amours des huîtres. Ça fait rêver.

Figurez-vous madame Huître, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huître. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huître, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huître, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huître et connaît enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huître ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huître, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huître !

Et monsieur Huître, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huître, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huîtres là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huîtres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

23/01/2018

AREVA devient ORANO.

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Comme la Société Générale d’Entreprises est devenue VINCI, comme France Télécom est devenue Orange, comme Printemps-Pinaut-Redoute (PPR) est devenu KERING. Etc.

Quand on a des escoubilles à cacher sous le tapis, on change de nom ?

ORANO, un nom dérivé du latin Uranus, qui a donné son nom à l’uranium. C’est vrai qu’il faut vite faire oublier jusqu’au nom d’AREVA, symbole d’un des plus grands naufrages industriels français. Et pas que… L’entreprise a été recapitalisée à hauteur de 4,5 milliards d’euros avec notre fric puisque l’État en est actionnaire à plus de 98 %. L’ex-fleuron du nucléaire français comprenait plusieurs branches : - l’activité réacteur atomiques (New NP) passé sous le contrôle d’EDF (encore nos sous !) ; - les établissements Areva NP, notamment Creusot Forges qui s’est brillamment illustré avec les déboires de la cuve de l’EPR ; - l’activité du cycle du combustible nucléaire (New Areva et NewCo (là encore contrôlé par l’État). Il ne lui reste plus que Areva SA, activités de production et de recyclage du combustible nucléaire, plus le sac d’emmerdes du chantier de l’EPR d’Olliluoto 3, l’EPR finlandais.

Orano va donc se concentrer sur l’activité de tout le cycle du combustible nucléaire, de l’extraction au démantèlement des centrales arrêtées en passant par l’enrichissement et le recyclage des combustibles usés. Ce n’est pas la partie la plus réjouissante avec le retrait du nucléaire de la plupart des pays développés, à l’image de l’Allemagne et un prix de l’uranium qui a baissé des deux tiers depuis 2011. Mais, Jupitounet – un parent d’Orano finalement – s’est gargarisé lors de son voyage en Chine, de la construction dans ce pays d’une usine de retraitement des combustibles usés, genre La Hague, pour un montant de 10 milliards d’euros. Mouais… À part que ce n’est pas encore signé…

« Orano » ! C’est joli ça. Propre sur soi. Facile à prononcer dans toutes les langues qu’ils ont dit les « communicants ». Sauf que si on creuse un peu… Orano, ça vient d’Ouranos, que les Romains, pilleurs de la civilisation grecque, appelèrent Uranus d’où vient le nom du minerai nucléaire uranium. Ouranos, c’est le julot de Gaïa, la Terre-Mère. Attention, c’est un couple rugueux ! Ils ont fait des palanquées de lardons particulièrement gratinés : entre autres les Cyclopes, les Titans parmi lesquels un caïd particulièrement vindicatif, Cronos. Celui-ci, en complicité avec sa mère Gaïa, qui se carcagnait régulièrement avec son mec Ouranos, coupe à son père le service trois-pièces : Monsieur le maire et ses deux adjoints en quelque sorte. Devenu calife à la place du calife, Cronos épouse sa frangine Rhéa et règne sur l’Olympe. Exit Ouranos. Sacrée famille !

Areva, - maintenant donc Orano - « fleuron » de notre industrie nucléaire avec une perte abyssale de 4,9 milliards d’euros, a été sauvé de la faillite par notre pognon. On a donc piqué dans la poche des contribuables – contribuable mais aussi citoyens en majorité critiques vis-à-vis de l’industrie nucléaire – des milliards pour sauver une industrie passéiste, mortifère, gérée de manière aussi irresponsable qu’incompétente par une caste (le corps des Mines, Polytechnique).

Comment en est-on arrivé là ?

D’abord, il y a l’EPR. Ce réacteur « nouvelle génération » s’est avéré catastrophique. Son coût a quasi triplé, passant de 3 milliards à près de 9 milliards et ce n’est pas fini. Il n’est pas au point techniquement, comme le prouvent les innombrables retards dus à des éléments de constructions défectueux à refaire, à des défauts de sûreté suite au nouveau cahier des charges tenant compte de la catastrophe de Fukushima, etc. Ce qui se passe à Flamanville, en Normandie, se passe aussi, en pire, sur le chantier de l’EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Innombrables arrêts de construction, retards à répétition, magouilles dus à des entreprises de sous-traitance plus que douteuses qui sévissent aussi à Flamanville. Ce seul chantier finlandais a déjà généré une perte de 3,9 milliards d’euros et son coût est passé de 3 à 8,5 milliards d’euros. Et qui croyez-vous qui va payer la différence. Les Finlandais ? Tè ! Fume… Ce sont les contribuables français puisque ce chantier est assuré par la COFACE.

Et puis il y a le scandale UraMin, du nom d’une société canadienne qui a vendu aux « grosses têtes » d’Areva rien d’autre que du vent ! Le secteur minier étant le plus rentable, Areva s’est lancé dans une politique d’achat de sites uranifères partout dans le monde. C’est ainsi qu’elle s’est fait somptueusement enfler par une bande d’aigrefins, parmi lesquels apparaissent des noms bien connus en France. Areva a ainsi acheté pour 2,5 milliards de dollars, en 2007, à UraMin des sites soi-disant uranifères à Bakouma (République centre africaine), Trakkopje (Namibie) et Ryst Kuil (Afrique du Sud). On peut raisonnablement s’interroger sur le bien fondé de ces achats sans que la compagnie, référence mondiale en la matière, n’ait mené quelque expertise que ce soit sur la valeur exploitable de ces sites, se fiant aveuglément aux documents fournis par le « cabinet d’experts » anglo-saxon SRK payé… par les vendeurs ! Or, tout était archifaux, tant au plan des teneurs uranifères des minerais que des qualités du produit et des conditions d’exploitation. La teneur uranifère de ces « mines d’uranium » est moindre, paraît-il, que les délaissés des anciennes mines uranifères du Limousin et de Lozère ! Du bidon ! Que du bidon !

Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’impact d’Areva au Niger, pays d’Afrique pillé, ruiné, affamé. Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d’otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d’Areva. Ils ont été libérés après paiement d’une rançon estimée à 20 millions d’euros ! Sortis des poches d’Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est l’actionnaire archi majoritaire. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d’eau par an pendant que la population meurt de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l’aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s’assèche suite aux pompages d’Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela.

Le Niger devrait être l’un des pays les plus prospères d’Afrique grâce à son sous-sol riche en uranium. Tè, fume ! La population est toujours plus misérable et crève de malnutrition depuis des décennies à cause d’une sécheresse persistante. Cette famine est due au fait qu’Areva n’a jamais voulu faire bénéficier la population locale de son exploitation minière, en prenant en charge, ce qui serait le moins, l’irrigation des terres. Cet aménagement du fleuve Niger permettrait de gagner des milliers d’hectares de terres arables et ainsi d’éradiquer définitivement la faim dans ce pays de 12 millions d’habitants. Le coût estimé de cette irrigation capillaire du fleuve Niger est estimé à 650 millions d’euros, une goutte d’eau pour le principal industriel du pays.

Derrière les troubles dans lesquels l’armée française est engagée au Sahel, n’y aurait-il pas, entre autres, l’exploitation néocoloniale des ressources du Niger ?

Orano, c’est donc le nom d’un castré. Comme ce qui reste d’Areva en quelque sorte. Finalement le nom est bien choisi !


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19/12/2017

Notre-dame-des-landes : alors, ça va à la baston ou pas ?

notre dame des landes

 

Alors fera, fera pas ? Quoi ? L'aéro-porc de Notre-Dame-des Landes bien sûr. Jupiter semble sodomiser les diptères, Hulot boire une dose de glypho pour faire glisser les couleuvres. Alors ? On fait quoi ? Ben, il serait peut-être temps de se poser la seule vraie question : la construction de cet aéroport, projet vieux de 50 ans, est-elle encore nécessaire ? Les "zexperts" n'en sont plus tout à fait sûrs...

Et puis, il va falloir éradiquer le « kyste » de le zad qu'ils disent les « milieux autorisés » ! Seulement les « enkystés » promettent des rations de marrons pour toute tentative d’évacuation par la force de leur camp retranché.

 Allez, Préfet ! Du courage. Il va falloir peut-être les envoyer les argousins de la République ! Matraques et gaz lacrymo contre marrons chauds  et…tracteurs, les paysans de Conf’ formant barrage avec leurs gros tracteurs autour de « La Châtaigne » ! Du courage Colomb, d’autant plus que les « enkystés » ont promis des métastases dans tous les lieux de pouvoir de France en cas d’attaque. Il y a une centaine de comités locaux de soutien dans tout le pays, remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux, est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 50 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !). Pareil pour celui de Genève. Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

Seulement voilà :  le transfert de l’aéroport actuel situé à 10 km de Nantes libèrerait des palanquées d’hectares convoitées avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 mètre à Notre-dame-des-landes resterait en place puisqu'elle la condition sine qua non du maintien de l'usine d'Airbus.

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme konnerie assortie de juteuses magouilles.

Eh ! Jupitounet, tu veux en faire ton Larzac !

 

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26/10/2017

Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

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Oui, nos politiques « en auront-ils ou pas » ? Imposeront-ils enfin la fin et la sortie du glyphosate sous quatre ou cinq ans ? Notez le cynisme ahurissant de ces ir-responsables qui proposent ainsi de continuer pendant 4 ou 5 ans d’empoisonner sciemment les populations pour permettre aux industriels de « liquider leurs stocks » !

C’est tout de même dingue d’être désarmé face à des dérives criminelles et de passer pour des emmerdeurs en ne demandant que le respect du principe de précaution.

Le Parlement européen a lancé un appel à éliminer progressivement le pesticide controversé d’ici à fin 2022 alors que la Commission européenne, elle, veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Pas de sortie du poison, son renouvellement jusqu’au prochain renouvellement. Mais le Parlement n’a qu’un avis consultatif tandis que la Commission est décisionnaire mais elle doit suivre la décision prépondérante des États membres. Sacré foutoir. La France propose une sortie du glypho en quatre ans. Hulot voulait trois mais il a en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible ! Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

Tiens, en parlant des aliboffis (ce sont les génitoires, les couilles en terres provençales), sachez que l’un des effets du glypho tant chéri par les Fnsea-boy’s, la qualité du sperme décline dans pratiquement toutes les régions françaises. En l’espace de 17 ans, entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en France a diminué de près d’un tiers (32,2 %), indiquait une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée en 2013 dans Human Reproduction. Un homme de 35 ans avait en moyenne 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1989, mais seulement 49,9 millions/ml en 2005. À cela s’ajoute des problèmes de puberté précoce. Il serait intéressant de connaître l’état sanitaire des épandeurs de pesticide… Les paysans doivent être protégés contre leur konnerie.

D’ores et déjà on sait que les cancers progressent. Les pédiatres sont confrontés à des pathologies qu’ils ne connaissent pas, le taux de pubertés précoces est alarmant, les malformations physiques et neurologiques de bébés augmentent, les cancers des enfants augmentent de 1 % chaque année depuis presque 30 ans et ceux des adolescents de 1,5 % par an. Et la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. Le coq français, les pieds dans la merde, perd sa crête !

Ouais mais tout ça, c’est du bourrage de crâne, qu’ils disent les pro-glypho à la solde de l’industrie chimique qui s’est rapprochée de l’industrie du tabac pour savoir quelles techniques les cigarettiers avaient employées pour retarder l’établissement de liens entre cancer du poumon et tabac.

Officiellement, le glyphosate est inoffensif pour l’homme. D’après l’agence européenne de régulation des aliments (EFSA) et son homologue américaine (EPA), le glyphosate n’est pas cancérigène. Mais le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), œuvrant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable ». Les avis du CIRC n’ont jamais été pris en défaut tandis que l’EFSA – censée protéger les citoyens européens - ne fait pas la différence entre des études publiées par l’industrie et celles de scientifiques indépendants.

Pourtant, le combat contre le glyphosate risque de n’être qu’un combat d’arrière-garde. En effet, le brevet de ce produit est maintenant tombé dans le domaine public et n’est plus la poule aux œuf d’or pour Monsanto. Mais la firme a déjà dans ses cartons le remplaçant : le « Dicamba » ! C’est nouveau, ça vient de sortir aux USA où ça fait des ravages.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les con-sommateurs ? Et bien, si l’on ne peut pas faire son jardin, on peut toujours bouder, boycotter tous les produits provenant de l’agriculture utilisant le glyphosate et, plus largement, les « intrants » pesticides. Pour cela, privilégier le bio. On peut aussi se grouper pour faire des « actions de groupes » qui déposeront plainte contre la FNSEA, l’État et la Commission européenne pour "tentative d’empoisonnement" !

Ça les fera sûrement réfléchir les empoisonneurs. Chiche !


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13/10/2017

Vous avez aimé le Glyphosate ? Vous adorerez le Dicamba !

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L’Union Européenne a reporté au 25 octobre sa décision concernant le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate. « Ils » ont encore botté en touche…

« Ils », ce sont les technocrates de Bruxelles. « Ils » voudraient bien faire plaisir à leur pote Monsanto et renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation de ce poison pour les « mauvaises » herbes mais pas que… Seulement il y a des pays qui ruent dans les brancards. Et notamment la France, mais aussi l’Italie et l’Autriche. Quels mauvais coucheurs ces pays ! Pourtant Monsanto, dont on connaît l’altruisme exemplaire, n’a pas lésiné pour porter la « bonne parole » chimique auprès des décideurs européens !

L’exécutif européen prévoit donc de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des États membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision. Combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

En 2015 cette molécule a été classée comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. Selon la législation européenne et au nom du principe de précaution, son autorisation qui expire à la fin de l’année ne devrait donc pas être reconduite. Mais ce risque est contesté par les industriels. Et pas que Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public et que de nombreux concurrents ont mis sur leur marché leurs propres merdes… Ben voyons ! L’OMS elle-même, après avoir donné le glyphosate « cancérigène probable », a subi des tonnes de pression et, dans une étude contradictoire, juge « peu probable » le risque de cancer chez les consommateurs « exposés par l’alimentation ». La encore, combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

Le lobby des empoisonneurs a trouvé un allié de poids avec la FNSEA qui, il y a quelques jours, a organisé sur les Champs-Élysées une manif « spontanée » de pauvres agriculteurs « sur la paille » réclamant à cor et à cri le renouvellement de l’autorisation de leur cher glyphosate. Après ça, on s’étonnera du fossé qui se creuse entre les agricolos canal FNSEA et les cochons de con-sommateurs !

Nicola-libi Hulot a payé de sa personne en allant rassurer les FNSEA-boys. C’est d’ailleurs un sacré foutoir au gouvernement à ce sujet : Hulot leur a dit n’être « pas sourd à leurs revendications », Travers (le ministre de l’agriculture) est lui favorable au poison pour « cinq à sept ans », Castaner, le bavard officiel du gouvernement, dit : « avant la fin du quinquennat, le gouvernement s’engage à obtenir des progrès significatifs pour tous les pesticides », dont le glyphosate. Pas d’interdiction stricte, donc, mais « trouver des produits de substitution d’ici à la fin du quinquennat ». Bonjour la clarté…

Cinq ans ? Sept ans de plus de poison ? Baratin que tout ça puisque la proposition de la commission européenne est de dix ans de prolongation. Assez pour refiler de belles malformations aux lardons glyphosatés, assez pour générer de beaux cancers made in Monsanto.

Mais soyons optimistes. Peut-être bien qu'« ils » vont finalement l’interdire le glypho. Vous savez quand ? Lorsque arrivera sur le marché son petit frère, qui se fait déjà une belle santé aux Zuessa : le « Dicamba » ! En voilà un joli nom. On dirait une danse brésilienne bien sensuelle genre samba ou lambada ! Mais soyons rassurés : la plupart des individus ayant subi un empoisonnement grave au Dicamba et ayant survécu ont récupéré dans les deux à trois jours sans effets durables apparents. Les symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba sont : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix. Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme. C’est pas sympa tout ça ?

Et qui c’est qui fabrique cette petite merveille ? Ben, Monsanto et BASF. Monsanto qui est en passe d'être racheté par Bayer, d'occuper une position de monopole et ainsi – en disparaissant - échapper à la palanquée de procès qu'elle a au cul...

Vous voulez avoir une idée des « bienfaits » de ce fils putatif du glyphosate ? Voir ici

Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

 

Sources :

https://livre.fnac.com/a2607630/Marie-Monique-Robin-Le-monde-selon-Monsanto

https://www.arte.tv/sites/robin/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-13-octobre-2017

https://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette


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26/09/2017

Oh ! Comme ils l’aiment leur glyphosate, les agripoisonneurs !

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Chez Monsanto et leurs collègues, on doit se faire une belle bosse de rire, tout en sabrant le Champagne ! Faut dire qu’il y a de quoi. Les FNSEA boy’s ont foutu la zone dimanche sur les ChampZé, et même tonton Hulot – le ministre alibi transitaire écolo – est venu leur dire qu’il était plus dans une phase de « transition » que « d’interruption brusque ». Ben voyons.

Objet et cause de ce ramdam, le sinistrement célèbre glyphosate.

« Un poison ! » s’égosillent les anti-malbouffes.

« Inoffensif ! » s’offusquent les multinationales de la chimie

« Indispensable ! » pleurnichent les agriculteurs de la FNSEA.

Et en bout de chaîne, il y a nous, les con-sommateurs, qui en ont marre d’être pris pour des kons et qui somment tous ces personnages d’éclairer leur lanterne. Alors, c’est dangereux ou pas ce truc ? C’est selon…

Les experts mandatés par l’OMS (organisation mondiale de la santé) ont estimé que cette molécule serait un « cancérigène probable ». Levée de boulier des chimistes et des agripoisonneurs, donc nouvelle expertise diligentée par l’OMS et qui cette fois – heureuse chance - concluent que "le glyphosate est peu probablement génotoxique (toxique pour l’ADN) aux expositions alimentaires anticipées".

Experts, contre experts… Les agences chargées de dire le vrai en la matière sont plus que divisées. L’OMS, qui avait tiré la sonnette d’alarme, a donc revu sa copie suite aux pressions et sorti une nouvelle étude contredisant la première. Étude entachée de doutes sérieux et de conflits d’intérêts entre certains « experts » et les lobbys des pesticides. Quant à l’expertise de la Commission européenne, elle est en de nombreux points un copié-collé des documents de la Glyphosate Task Force, le consortium industriel conduit par la firme américaine Monsanto ! Bonjour l’objectivité…

Il serait temps de se mettre d’accord puisque dans les jours qui suivent, la Commission européenne doit renouveler – ou pas – pour dix ans l’autorisation de mise sur le marché de l’UE des pesticides à base de ce glyphosate. Scandaleusement noyautée par les groupes de pressions des multinationales et de la finance, la Commission avait déjà décidé de renouveler pour 15 ans cette autorisation au printemps 2016 mais avait dû reculer devant la forte mobilisation des populations, se contentant d’offrir tout de même 18 mois d’autorisation supplémentaire aux chimistes. Cette autorisation provisoire arrive à échéance en ce moment. Voilà pourquoi les lobbys chimistes comme les anti malbouffe sont chauds bouillants.

Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable. En son temps (2015) Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie, a bien essayé de faire interdire les désherbants à base de glyphosate, mais seulement pour les jardiniers amateurs… Lettre morte puisque les bidons de Round-up encombrent encore les rayons de toutes les jardineries…

La France devrait – selon la position officielle - voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. Mais peut-on faire confiance à un « officiel » français ?

 

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11/09/2017

Scandale EPR Flamanville : derniers jours pour soutenir l’ASN contre le lobby nucléocrate.

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Derniers carats pour refuser que des fous volent l’avenir de nos enfants. C’est mardi 12 septembre que s’arrête la « procédure de participation du public » confidentiellement lancée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) concernant une sérieuse anomalie de la composition chimique de l’acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant conduire à dégrader sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Autrement dit risquer une rupture de la cuve et une catastrophe du genre Three Miles Island, voire Tchernobyl ou Fukushima. Vous pouvez approfondir votre connaissance du dossier et donner votre avis sur le site de l’ASN :

 

ICI

 

La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis. Or ce n’est pas le cas. Les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli. Embrouille bien dans la ligne de tous les magouillages, de toutes les connivences, de tous les maquillages de documents toujours présents dans ce redoutable dossier, comme dans tout ce qui touche au nucléaire d’ailleurs.

Le fond de cuve et le couvercle ont été fabriqués par les forges du Creusot, entreprises n’ayant pas les capacités technologiques pour réaliser un travail aussi complexe et délicat dans la précision des dosages des alliages utilisés. Ces entreprises (coulage, forge, usinage) ont été des fleurons de l’industrie française mais, de manque de modernisation en rachats douteux dans lesquels on trouve un Bolloré, elles ont perdu bien de leurs capacités.

Le coulage de ces pièces a débuté en 2005, la réalisation impliquant trois sites industriels Industeel (Arcelor) Creusot Forge (pour les opérations de forge proprement dite) et Creusot Mécanique (pour l’usinage de la pièce). EDF, comme Areva connaissaient ces problèmes et la pièce aurait dû être refusée. Mais, d’atermoiements en dissimulation, il a fallu attendre dix ans pour que l’ASN puisse décide. Et voilà qu’arrive très opportunément une dérogation à la réglementation qui fait que l’ASN, malgré ses réticences, doit émettre un avis favorable à la mise en service de la cuve de l’EPR, sous certaines conditions elles-mêmes discutables.

Pourquoi une telle dérogation ? Parce que EDF a créé une situation irréversible en installant la cuve qu’elle savait défectueuse mais dont le remplacement coûterait deux bras et engendrerait de nouveau des retards considérables. Pas bon pour « la filière nucléaire » ça, Coco ! Alors roule…

Une telle dérogation n’est pas acceptable car elle porte sur deux éléments de la cuve du réacteur, dont la rupture pourrait provoquer un accident grave, voire majeur.

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Même si notre avis risque de ne pas peser lourd face aux « intérêts de la filière nucléaire » et aux lobbies de la mafia des nucléocrates, donnons notre avis à l’ASN qui a besoin de nous pour résister :

 

ICI

 

Sources :

https://www.dropbox.com/s/ai35jjjhioyv965/Note%20ASN%20en%20vue%20de%20la%20r%C3%A9union%20du%2023%20mars%202016%20avec%20le%20HCTISN.pdf?dl=0

https://www.lalettrea.fr/strategies-d-entreprise/2016/09/29/un-bollore-derriere-les-cuves-defaillantes-de-l-epr-normand, 108183321-ARL

https://www.asn.fr/Reglementer/Participation-du-public/Co...

https://blogs.mediapart.fr/jfvictor2icloudcom/blog/140817...

 

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31/08/2017

Pollution : je vais chez Loulle boire l’apéro, mais j’y vais à pied !

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Quand j’aurai le temps, j’aurai honte… Honte de mon comportement citoyen déplorable qui porte atteinte à l’existence même de la planète et met en danger la vie de milliers d’innocents ; en effet, je suis redescendu de mes quartiers d’été sur les Hautes Terres du Gévaudan pour rejoindre mes pénates provençales. La honte, c’est que j’ai fait ce voyage dans ma petite bagnole, et que cette caisse marche au diesel ! Oui, vous avez bien lu, au diesel !

La honte donc. Enfin, celle qu' « on » voudrait nous insuffler, à nous, les ignobles salauds qui roulons en petite bagnole diesel ! Et pour nous remettre dans le droit chemin, on va nous taxer un peu plus. Bof, on a l’habitude et en fait on s’en fout. Mais l’embrouille c’est de vouloir nous culpabiliser pour camoufler l’arnaque : le passage de millions d’automobilistes du diesel vers l’essence, compte tenu de la plus grande dépense de carburant des voitures à essence, rapportera des millions voire des milliards de plus en taxes à l’État !

Bon. Voilà. J’ai fait mon caca nerveux. Maintenant on va parler plus sérieusement de la pollution, de ses dangers, de ses véritables responsables. Et de la mondialisation qui nous amène, depuis le bout du monde, l’essentiel des produits que nous consommons. Autant que les faibles coûts de main-d'œuvre, ce sont les coûts dérisoires du transport maritime qui saccagent nos industries et jettent au chômage des millions de pauvres types… Parce que 95 % ces produits arrivent dans les soutes d’énormes cargos et sur les ponts de gigantesques porte-conteneurs.

Les données confidentielles fournies par les initiés de l’industrie maritime en fonction de la taille du moteur et de la qualité du carburant généralement utilisé par les navires et les voitures montrent que seulement 15 des plus grands navires du monde peuvent émettre autant de pollution que toutes les 760 millions de voitures du monde. Le carburant de soute de navire de faible teneur (ou le mazout) a jusqu’à 2 000 fois la teneur en soufre du carburant diesel utilisé dans les automobiles européennes, asiatiques et américaines. La pollution des 90 000 navires de charge mondiaux entraîne 60 000 décès par an et coûte jusqu’à 330 milliards de dollars par année dans les coûts de santé liés aux maladies pulmonaires et cardiaques ! Voilà qui relativise les dangers générés par ma petite Sandero diesel…

La pollution par les navires reste l’une des parties les moins réglementées de notre système mondial de transport. Aujourd’hui, les entreprises maritimes ne réalisent pas moins de 450 milliards de dollars de bénéfices. Entre les mains d’une poignée de personnes, ces entreprises contrôlent notre système de consommation. De plus, chaque année, on comptabilise 122 naufrages, soit un naufrage tous les trois jours pour des navires de plus de 300 conteneurs. Tous les ans, 1,8 million de tonnes de produits toxiques contaminent nos mers, soit 5 000 tonnes par jour. C’est ce qu’on appelle les « marées blanches ». Bonjour les dégâts !

Une seule organisation a les moyens de prendre des mesures restrictives pour faire cesser ce scandale et cette tragédie, c’est l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui siège au sein même de l’ONU. En revanche, celle-ci est dirigée par les pays possédant les plus grandes flottes de cargos. Et qui sont-elles ? Le Panama, le Liberia et les Îles Marshall… Des pays qui permettent à ces navires de complaisances de passer inaperçus dans les hautes mers. L’OMI est donc aux mains des pays qui vendent leur nationalité aux armateurs les moins consciencieux. Ils ont donc tout pouvoir, ils ont le droit de vie et de mort… Mais c’est motus et bouche cousue.

Le transport maritime est responsable de 18 à 30 % de la pollution mondiale des oxydes d’azote (NOx) et de 9 % de la pollution mondiale par oxyde de soufre (SOx). Un grand navire peut générer environ 5 000 tonnes d’oxyde de soufre (SOx) en un an.

La Chine est devenue l’atelier de fabrication de l’essentiel des produits consommés dans le monde. Ces produits, il faut bien les transporter. Ça se fait donc par mer. Une nouvelle génération d’énormes conteneurs intercontinentaux, longs comme quatre terrains de football, a été développée : ils sont extrêmement rentables. Cependant, il utilise des moteurs diesel aussi puissants que les centrales électriques terrestres mais avec un carburant de qualité très inférieure puisqu’il s’agit des déchets du raffinage.

On pourrait élargir le débat aux avions, autres énormes pollueurs qui échappent largement à la réglementation, ou encore à l’agriculture et à ses tracteurs monstrueux. Sans oublier les poids lourds et les autobus, qui s’arrangent toujours pour échapper aux taxes qui retombent sur les malheureux automobilistes.

Bon, je vais chez Loulle boire l’apéro. Et j’y vais à pied !


Source:

https://www.france.tv/documentaires/animaux-nature/15747-le-monde-en-face-cargos-la-face-cachee-du-fret.html

https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipp...

https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/...


 

07/08/2017

Au bistro de la toile : j'en ai marre du lavage de cerveau !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

- Némar, Némar, Némar. A t'en donner le racabomi, le dégueuli de ce fouteux acheté comme de la barbaque par les esclavagistes qataris. Et puis le kon de bestiau chinois qui a accouché. Et puis un peu Hussain Bolt.

- En voilà des choses importantes Loulle ! Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Némar pour nous cacher la Loi Travail et autres joyeusetés macroniennes.

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés tout en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sournoisement ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. Ainsi le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse. Ainsi, il y a deux ou trois ans, l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller...

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine ou des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

- Parce qu'on nous rend kons. Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. Tiens par exemple, ton bestiau chinois qui a chié un lardon. L'émotionnel, c'est cette bouboule de poil qui donne naissance à des jumeaux, et, cerise sur le gâteau émotionnel, voilà qu'une de ces mignonnes petites bébêtes crève. C'est bon ça Coco, ça fait pleurer dans les chaumières. Le rationnel, on le cache soigneusement : c'est que ce couple de bestiaux ridicules coûte à la France, donc à nous, un million par an de location aux Chinetoques ! Si ça c'est pas nous prendre pour des kons, je n'y comprend plus rien.

L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam des corps de pauvres Africains noyés et au contraire les images réconfortantes de « sauveteurs » altruistes montés sur les navires des ONG permet de faire accepter l'invasion des migrants, conséquence du pillage des richesses de l'Afrique, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles. .

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives » ou de facilité. Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte. D'où le succès d'Hanouna, enfant chéri de Bolloré.

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système - tenu par les Google, Amazon et autres multinationales s'imposant hors des lois - détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. A travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas. Et ouvre un peu la porte, il fait trop chaud !

 

 

Illustrations: merci à Chimulus et X - droits réservés

20/04/2017

Élections. L’heure du choix pour les antinucléaires

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Pas facile de choisir !

Impossible de trouver un candidat qui satisfasse à tous nos souhaits. Il convient donc, afin de faire le choix le plus judicieux, de lister et de hiérarchiser les problèmes que nous souhaiterions voir prendre en compte. En vrac, on trouve la lutte contre le chômage, la sécurité, le pouvoir d’achat, la santé, l’école, les libertés, etc. Tous les candidats ont leurs propres recettes pour résoudre ces problèmes. C’est souvent de la poudre de perlimpinpin. Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui y croient selon le théorème de Pasqua.

Il y a aussi un problème essentiel car il inclut en lui-même la sécurité, la santé voire la liberté mais qui est peu évoqué par les candidats, c’est la sortie du nucléaire. Où se place-t-il dans la hiérarchie des priorités ? Loin. Et pourtant…

Pourtant, la France – dont le tourisme, l’agriculture, les vins comptent pour une part prépondérante de son économie – ne se relèverait pas d’un accident nucléaire genre Tchernobyl ou Fukushima. Et elle causerait la ruine de ses voisins européens. N’est-ce pas là une question essentielle à l’heure du choix ? Mais ça n’arrivera jamais chez nous couinent les nucléocrates. Naïveté, duplicité, incompétence, ou les trois à la foi ? En matière de nucléaire, le facteur humain reste déterminant, et l’homme est tout sauf parfait. En témoignent les magouilles autour des certifications de certaines pièces essentielles (cuves, pompes) avec les faux rapports d’Areva et le laxisme d’EDF. La privatisation sournoise de la filière – et donc la recherche du profit avant tout, serait-ce au détriment de la sécurité – augmente encore les risques que fait courir à la France et à l’Europe cette industrie du passé.

Le problème du nucléaire, c’est que les conséquences des catastrophes sont sournoises et surtout infinies dans le temps et dans l’espace.

Et que dire des coûts ! Ayons la magnanimité de ne pas parler du fiasco total de l’EPR, tant au niveau technique que financier, mais le rafistolage des centrales à bout de souffle coûtera au bas mot une grosse centaine de milliards.

Et les déchets, dont on se sait que faire !

Et le démantèlement que l’on ne sait pas faire !

Et le pillage des ressources des pays pauvres en Afrique !

Et la fin programmée de l’uranium !

Il ne s’agit pas de réclamer l’arrêt immédiat et total de la filière nucléaire. Ce n’est pas possible à cause de l’impéritie de générations de gouvernants inféodés au lobby nucléaire et qui ont donné à cette énergie une place trop considérable, au détriment des énergies propres, renouvelables. Mais il s’agit de chercher le candidat qui a inscrit dans son programme la décision de sortir du nucléaire à une échéance raisonnable.

Un seul candidat en a fait la promesse ferme et définitive, c’est Mélenchon. Mardi, lui et ses hologrammes proclamaient : « Dans les 3 premières années, nous allons fermer 18 réacteurs nucléaires. » C’est clair, c’est raisonnable, c’est réalisable.

Revenons au problème du choix. Un candidat, même porteur de toutes nos espérances, n’est un choix efficace que s’il a des chances de gagner ! Les élections présidentielles sont impitoyables, il n’y a qu’un vainqueur. Pas de places d’honneur. Donc, pour avoir des chances de faire passer ce qui, aux yeux des plus lucides, est essentiel - la sortie du nucléaire - encore faut-il que cette proposition soit portée par un candidat ayant des chances réelles de gagner. Pour la première fois, cette formidable possibilité existe. Il ne faut pas la gâcher.

Pour tous ceux qui sont pour la sortie de cette folie qu’est l’industrie nucléaire, un seul choix s’impose : voter dès le premier tour pour Mélenchon. Même si ce n’est pas par adhésion à l’ensemble de son programme, mais parce qu’il est le seul en potentialité de nous sortir des griffes diaboliques des nucléocrates.

Le vote pour Mélenchon devient ainsi – pour les antinucléaires – le seul vote de raison.

 

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31/03/2017

Nucléaire : et un fiasco de plus pour l’EPR !

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Cette fois, c’est France Info – média national BCBG – qui allume la mèche : EDF comme AREVA sont passés outre aux avertissements et aux demandes d’explication de l’ASN concernant la qualité d’une pièce essentielle du réacteur de l’EPR de Flamanville, la cuve. Avec ce qui ressemble à un superbe bras d’honneur, les deux industriels ont installé la cuve dans le bâtiment réacteur en 2014, en dépit de ces mises en garde réitérées depuis 2004. Problème : cet élément clé de d’installation – c’est ce qui retient et confine les éléments actifs et radioactifs du réacteur – n’a toujours pas été validé par l’ASN.

La concentration de carbone dans l’acier de la cuve serait de 0,3 % alors qu’il devrait être de 0,2 %. Bof pourrait-on dire. On ne va pas en faire des caisses pour une si petite différence. Pour les profanes que nous sommes, c’est vrai sauf que, si l’on en croit les « experts », ça suffit pour modifier les propriétés mécaniques de l’acier et, en particulier, pour influencer la température à laquelle il devient moins souple et plus cassant. Une rupture de la cuve, c’est quelque chose qu’on ne peut même pas imaginer dans le nucléaire. Ce serait la catastrophe pire que Fukushima, Tchernobyl et Three Mile Island réunis…

L’EPR de Flamanville ! European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor, mais on pourrait plutôt dire Euh ! Pour Rire. Cette aberration - un réacteur d’une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1 650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d’euros, il devrait (??!!) finalement coûter 10,5 milliards, et plus si affinité !En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera (??!!) finalement mise en service en 2018. Ce qui est tout à fait utopique puisque la cuve n’est pas validée.

Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d’une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n’est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ».

Il serait peut-être temps, pour la nouvelle administration qui va sortir des urnes, de prendre enfin la décision qui s’impose : abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu’irresponsable lobby des nucléocrates. L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville. Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux. Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe de Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima ! On privilégie le gigantisme au détriment de la sécurité.

Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter… De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage – et surtout pas l’acier avarié des forges du Creusot - ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

De plus, l’uranium provient de l’étranger et sa pénurie se précise, avec l’envolée de son prix. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Ne serait-il pas plus raisonnable, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d’arrêter les frais en ayant le courage d’abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu’est la « transition énergétique » ?

 

Illustration X - Droits réservés

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Excitez votre curiosité :

 

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...et construisit l'EPR !

27/12/2016

Paul Hueur et Paul Hué s'engueulent.

 

 

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- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

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07/12/2016

Inquiétants les drôles de drones d’Amazon…

drones

 

Ils sont partout. Dans toutes les grandes surfaces. Il y en a de tout petit, tout mignon pour la maison. Il y en a des plus gros, plus joufflus, plus musclés, pour la cambrousse. Il y en a de loisir, il y en a de travail. « Ils », ce sont les drones, la dernière konnerie à la mode.

Amazon montre dans une video l’avancement de ses projets de livraison de colis par drones. Sur la vidéo de démonstration, on voit un mini-drone octocoptère transportant dans les airs des colis rangés dans de petites boîtes jaunes, depuis les entrepôts jusqu’aux clients vivant dans un rayon de 16 kilomètres et ayant passé commande sur le site d’Amazon. Les drones pourraient livrer des paquets allant jusqu’à 2,3 kg. On peut supposer que ces drones seront guidés automatiquement et se dirigeront vers leur lieu de livraison défini par ses coordonnés GPS. Sauf que le ministère de la Défense ne donnera pas son aval si jamais le cybermarchand demandait à livrer des colis en France grâce à de tels appareils. http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-60941QE.htm

Sympas les drones ! C’est joli, c’est moderne, ça fait rêver. Et c’est utile. D’ailleurs EDF les utilisent, comme les entreprises de com, les télés (au Tour de France par exemple), mais aussi les entreprises agricoles, etc. C’est l’avenir disent certains.

Mouais… Ça peut aussi être dangereux. Très dangereux ! Une video russe fait un tabac sur Youtube. On y voit un quadricopter équipé d’une arme automatique détruire en quelques secondes un groupe de mannequins en plastique servant de cibles… Puis l’opérateur, fonce sur un décor représentant une réunion dans un bâtiment fenêtres ouvertes, pour vider son chargeur sur les 4 mannequins les réduisant en miettes. Sauf que cette vidéo est un montage d’effets spéciaux extrêmement réalistes. Mais cette vidéo interpelle tout de même…

drone planeur amazon.jpgLa menace n’est pas négligeable. Avec 1 500 €, un peu d’ingénieries et une arme, un bon bricoleur peut fabriquer son propre drone tueur, soit un quadricopter très stable, soit un planeur, permettant d’aller beaucoup plus loin. En toute discrétion. In-dé-tec-tables les drones ! Ils ne font pas de bruits grâce à leurs petits moteurs électriques et les radars les confondent avec des pigeons ou des corbeaux. Les spécialistes disent qu’on peut tout de même brouiller les signaux qui télécommandent ces engins. Possible. Mais probablement pas rédhibitoire pour une organisation terroriste.

Imaginons trois, quatre, cinq ou six drones du genre « Amazon », porteurs d’une charge de 2 à 3 kg de Semtex ou 4 grenades défensives (qui tuent dans un rayon de cent mètres). En 2 ou 3 minutes, ces engins peuvent arriver par exemple sur le grand stade de Lyon (situé en pleine cambrousse) un jour de match. Ils lâchent leurs grenades sur la foule ou ils s’écrasent et explosent dans la foule des spectateurs bien rangés sur leurs étagères. On n’ose penser au carnage… Le stade peut évidemment être remplacé par tout rassemblement humain : foire, manif, défilé, concert géant en plein air voire plages bondées en été. Ce n’est pas de la mauvaise fiction : les djihadistes de Daech ont eu recours à plusieurs reprises à des petits drones vendus dans le commerce, équipés d’une sorte de crochet libérant une grenade. Les djihadistes français qu’on laisse gentiment revenir de Syrie et d’Irak (pour les « déradicaliser » les pauvres enfants prodigues !), entraînés à ce genre d’opération et fanatisés ne représentent-ils pas une menace redoutable ?

Bien sûr, l’État peut toujours interdire la vente et l’usage de ce type de drones pouvant emporter une charge. Mais qui va croire qu’un réseau de terroristes va se plier à ce genre d’interdiction ? MDR !

Mais on peut imaginer mieux, ou plutôt pire. L’an dernier le survol de plusieurs centrales nucléaires par des drones a défrayé la chronique. Qui les envoyait ? Dans quels buts ? Pas de réponse… Mais ceux qui les ont pilotés ont fait la démonstration qu’il était très facile pour ces engins de survoler voire de se poser dans les enceintes des centrales. Donc d’attaquer les bâtiments les plus sensibles ? Non. Ce n’est pas 3 kg de Semtex qui vont percer le mètre d’épaisseur de béton plus l’épaisse fourrure d’acier interne d’un bâtiment réacteur. D’accord, mais…

drone sur centrale nucléaire.jpgMais imaginons que quelques terroristes, techniciens nucléaires convertis par exemple, réussissent à infiltrer l’une des nombreuses sociétés de sous-traitance travaillant quotidiennement dans les centrales, y compris dans les secteurs les plus critiques. Imaginons que des drones se posent dans le vaste périmètre d’une de ces centrales et y déposent plusieurs fois 3 kg de Semtex ou équivalent. Que ces explosifs soient discrètement récupérés par les terroristes infiltrés et autorisés à se déplacer dans la centrale. Déposés à des points névralgiques, particulièrement sur les dispositifs de refroidissement du cœur, 8 à 10 kg suffiraient à déclencher la fusion du cœur. Bref, un Tchernobyl sur Rhône, sur Seine, sur Loire et plus si affinité…

Bon. Arrêtons et mettons en veilleuse notre imagination. Chacun sait – les nucléocrates nous le rabâchent à longueur de journée – que nos centrales sont totalement sûres, inviolables. Et que les drones ennemis, tout comme le nuage de Tchernobyl, respecteront les frontières !


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24/11/2016

Vous n'êtes pas au courant (électrique) ? On va trembler cet hiver et on va casquer !

nucléaire edf tout va bien.jpg

Cet hiver, les ceusses d’entre nous qui se chauffent à l’électricité risquent fort de se geler les aliboffis ! Parce que l’électricité risque fort de manquer, du moins en période de pics de froid. Dans notre beau pays de France, plus de 70 % du courant électrique est d’origine nucléaire. Or à l’heure actuelle, 21 réacteurs sur les 58 sont à l’arrêt, soit plus d’un sur trois. Sur ces 21 réacteurs, 15 sont en maintenance technique « planifiée », donc normale, mais 7 ont dû subir des tests sur leurs générateurs de vapeur, potentiellement défectueux. Suite à la détection d’anomalies sur les générateurs de vapeur, l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) a imposé à EDF des inspections poussées sur 18 réacteurs présentant des risques sur des équipements sous pression (cuves, générateurs de vapeur et tuyauteries du circuit primaire principal) ainsi que sur des emballages de transport de substances radioactives. Sur ces 18 réacteurs, 6 ont été autorisés à redémarrer, 7 sont en cours d’inspection et 5 devront être inspectés dans les semaines et mois qui viennent. Le PDG d’EDF, J-B Levy, reconnaît qu’il est possible que 12 réacteurs soient à l’arrêt cet hiver. Ce qui impliquera l’achat à l’étranger de la production manquante et fait la preuve de la fragilité de l’approvisionnement électrique en France et de la stupidité du choix du « tout nucléaire ». Notons au passage que chaque jour d’arrêt d’un réacteur nucléaire coûte un million d’euros à EDF. Aïe la facture !

On pourra importer de l’électricité polluante allemande produite pour l’essentiel au charbon… À des exorbitants. Mais ce n’est pas tout. Il y a beaucoup plus « savoureux » dans le degré de la konnerie : c’est la loi NOME.

Késaco la loi NOME ? Ça veut dire Nouvelle organisation du marché de l’électricité. Un truc particulièrement tordu. Un modèle d’arnaque à grande échelle. Il se trouve que la France – à travers les centrales EDF, payées et subies dans leur option nucléaire par les Français - produit l’électricité la moins chère d’Europe. Peut-on s’en plaindre ? On se farcit souvent contre notre gré les centrales nucléaires et les terribles dangers qu’elles recèlent, alors autant en tirer quelques bénéfices. Logique non ? Ben non ! Pas pour les tronches d’œufs de la Commissions européenne. Les opérateurs privés qui se sont lancés sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez) n’arrivent pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ben, ils en appellent à la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée », parangon de l’Europe ultralibérale que nous devons subir (merci Sarko qui s’est assis sur le « Non » du peuple).


Au nom donc de cette « concurrence libre et non faussée », la Commission européenne – à l’époque présidée par le désormais banksters Goldman-Sachs Barrosso – a fortement « suggéré » à la France de casser le monopole d’EDF. Et la clique des sarkotrafiquants de l’époque, sous la houlette de Premier ministre FILLON, a concocté ce monument de stupidité nommée « Loi NOME ». Cette loi scélérate contraint EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à un tarif assez favorable – 42 euros le mégawattheure - pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! Incroyable mais vrai !

Au début, les prix de gros de mWh étaient inférieurs à ce prix, donc pas de problèmes, mais ces derniers temps, par suite à la baisse de la production, le prix de l’électricité à sérieusement augmenté, atteignant actuellement autour de 80 euros le mWh, voire 90 euros en période de pointe, soit le double et plus du tarif auquel EDF est obligé de vendre le quart de sa production ! Au fou ! Ainsi, grâce à cette loi innommable, EDF va devoir racheter à 90, 100, 110 euros et plus si affinités de l’électricité qu’elle aura vendu à la concurrence à 42 euros !

Et qui va devoir casquer ce supplément pour engraisser les entreprises privées ? Ben vous, moi, comme toujours le cochon de payant.

Mais pourquoi fallait-il changer un système qui marchait bien – celui d’EDF, entreprise nationale qui NOUS appartient – pour un système bien plus cher et qui ne marche pas ? Ben la concurrence pardi ! La « concurrence libre et non faussée »…

Bon. Moi, ce que j’en dis, eh… Je m’en fous : je chauffe avec un extraordinaire poêle à granulés ! Trois fois moins cher que lorsque je chauffais à l’électricité.

 

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27/10/2016

Les ROBOTS seront-ils l'avenir ou le tombeau de l'Humanité ?

main-robot.jpg

Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgée et ayant récemment été renversée sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d'être dangereux, pour moi...et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J'attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ».

Tu risques de ne pas attendre longtemps, l'ami Henry : elles arrivent. Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l'étude. Espérons que ces voitures-robots saurons t'éviter sur les passages protégés, Henry !

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n'y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C'est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c'est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l'argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l'autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c'est une première génération de robots. La voiture intelligente, c'est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c'est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d'intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d'aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maitresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée... » !

L'intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l'agriculture, les soins médicaux, l'éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d'exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l'ordre ? Qui sait. Les robots-soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l'homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d'autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d'or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservé aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d'eux-mêmes pour s cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse...d'esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s'est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n'est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu'ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres-patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves-robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenue universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus...humain. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C'est le progrès. Mouais… Et s'il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l'insu de leur « propriétaire » par quelqu'un de mal intentionné ? Et s'il leur venait à l'idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9000) dans « L'Odyssée de l'espace » ?

Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction y a pensé. Il en a établit plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d'un être humain, ni, par inaction, permettre qu'un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d'un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l'humanité, ni, par inaction, permettre que l'humanité soit mise en danger.

Çà, c'est une autre histoire… Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de règlementer la construction et l'utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Ainsi le Syndicat des machines et technologies de production (Symop) a présenté ce mardi 25 octobre 2016 son Livre Blanc «Droit de la Robotique». C'est le résultat d’un travail collaboratif de plus d’un an entre le SYMOP, un avocat, Alain Bensoussan, président de l'Association du droit des robots, et un ingénieur, Renaud Champion, dirigeant de Primnext et cofondateur du fonds Robolution Capital. Vous pouvez prendre connaissance de ce rapport Symop ICI.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d'autonomie grâce à des capteurs et/ou à l'échange de données avec l'environnement et inter-connectivité); échange et analyse de données, capacité d'auto-apprentissage, présence d'une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l'environnement)

- la création d'un registre des robots avancés,

- la mise au point d'un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l'utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l'acquis national et de l'Union existant; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d'éthique de la recherche lorsqu'ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences-type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d'une agence européenne pour la robotique et l'intelligence artificielle,

- l'adoption d'une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l'introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l'élaboration de toute politique de l'Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l'imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d'un régime d'assurance obligatoire. Mais également, la création d'un numéro d'immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l'Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d'une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu'au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Ce rapport Delvaux devrait être débattu en commission parlementaire le 12 décembre 2016 et voté en plénière début 2017.

Comme on peut le voir, les ROBOTS sont une affaire (importante!) à suivre !

Sources :

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.symop.com/wp-content/uploads/2016/10/LivreBlanc_Robotique_symop_BD.pdf

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/



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20/10/2016

NUCLÉAIRE fatigué. Populations en DANGER.

fukushima gosses sacrifiés.jpg

Le fiasco de l'industrie nucléaire française n'est – hélas – plus à démontrer : il s'étale et risque cet hiver de nous faire claquer des dents. En priant Hadès, le dieu des enfers, de nous éviter une catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima, car un décret en cours d'élaboration mettrait les populations non seulement en grand danger, mais sans recours vis-à-vis de l’État.

L'ASN (autorité de sûreté nucléaire) a fermement demander à EDF d'arrêter cinq nouveaux réacteurs présentant des risques (Fessenheim 1, Tricastin 2 et 4, Gravelines 4 et Civaux 1). Avec ces nouveaux arrêts, le nombre de réacteurs stoppés s’élèvent à 21 (sur un total de 58) Ils sont arrêtés pour une maintenance ordinaire (10), des incidents (4) ou une vérification des générateurs de vapeur (7).

La production mensuelle nucléaire a atteint un point bas depuis 18 ans en septembre. Elle s’est limitée à 26,6 TWh, soit seulement 72 % de son potentiel. Avec la prédominance - « conseillée » pendant des décennies par EDF - du chauffage électrique, la demande d'électricité pourrait dépasser les possibilités de production en période de grands froids.

Voilà pour le côté pratique, quotidien de nos rapports avec le nucléaire. Qu'on soit pour, qu'on soit contre, il fait partie de notre environnement, de notre vie. Il faut donc faire avec, tout en luttant pour une autre politique énergétique.

Mais à côté de ça, il y a une terrible arnaque qui se prépare, un mépris ahurissant des populations de la part des décideurs politiques, sous l'influence du lobby du nucléaire. Il s'agit de la modification des normes concernant les doses de radiations « acceptables » par les populations en cas d'accident genre Tchernobyl ou Fukushima. Il s'agit en fait de transposer dans le droit français la directive européenne 2013/59/ Euratom. Cette circulaire européenne est relative à la protection des populations contre les expositions aux radiations. Elle intégrera le droit français par décret en janvier 2017. Mais elle modifie gravement le code de la santé publique.

Ce texte abscon, vous pouvez le lire ici:

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Projet_de_decret_BSS_secu_sources_pour_consultations.pdf .

Il est difficilement accessible au pékin vulgaris. Pour nous éclairer, voyons donc ce qu'en pense la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité), cet organisme indépendant qui donne des boutons à tous les nucléocrates:

 

CRIIRAD Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité

29 cours Manuel de Falla / 26000 Valence - FRANCE -Tel. 33 (0)4 75 41 82 50

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Du mardi 27 septembre 2016 (version actualisée le 3/10/2016)

RÉVISION DES NORMES APPLICABLES en cas d’accident ou d’attentat sur une installation nucléaire.

La France choisit les niveaux de risque les plus élevés possibles pour la gestion des urgences radiologiques et de leurs conséquences.

La France est en train de transposer en droit national les dispositions de la directive 2013/59/Euratom.

Pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles, la directive européenne demande aux États de fixer des niveaux de référence.

Il s’agit de déterminer quel niveau d'exposition aux rayonnements ionisants sera pris en référence pour décider de la nécessité d'engager (ou pas) telle ou telle action pour protéger la population.

Par exemple, à partir de quel niveau de risque, les habitants des zones contaminées pourront espérer être indemnisés et relogés dans un environnement sain? Et donc, en deçà de quelle valeur seront-ils condamnés à vivre en zone contaminée... ou à partir en abandonnant tous leurs biens et sans bénéficier d’aucune aide?

Ces niveaux de référence sont exprimés en milliSieverts (dose efficace) et doivent être choisis dans les intervalles définis par la directive sur la base des recommandations de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR): entre 20 mSv et 100 mSv maximum pour la phase d’urgence(qui peut durer typiquement de quelques jours à quelques mois); entre 1 mSv/an et 20 mSv/an maximum pour la phase post-accidentelle (qui commence à la fin de la phase d’urgence et peut persister sur des dizaines ou des centaines d’années, voire indéfiniment à l’échelle humaine).

Pour chacune de ces phases, les autorités françaises ont retenu la borne supérieure de l’intervalle: 100 mSv pour la phase d’urgence et 20 mSv pour les 12 mois suivants (et pour les années suivantes rien ne garantit que ce niveau de référence ne sera pas reconduit).

Ces valeurs s’appliquent à tous, y compris les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes!

Rappelons qu’en situation normale, la limite maximale de dose applicable au public est de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé: si 66 millions de Français recevaient une dose de 1 mSv, cette exposition provoquerait en effet, à terme, plus de 11000 cas de cancer (sur la base du facteur de risque de la CIPR) et probablement plus de 22000 cancers radio-induits (sur la base du facteur de risque non pondéré de la CIPR), sans compter toutes les pathologies non cancéreuses, les malformations et les maladies génétiques.

Si l’on multiplie ces chiffres par 20 ou par 100, les niveaux de risque retenus par les autorités donnent le vertige.

Et il faut ajouter que ces valeurs ne sont pas des limites de dose, c’est-à-dire des valeurs à ne pas dépasser, mais de simples références de dose, beaucoup moins contraignantes: une partie de la population pourra être exposée à des doses supérieures sans que cela constitue une infraction.

La C.I.P.R. applique au coefficient de risque issu du suivi des survivants des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki un facteur de pondération de 0,5 censé tenir compte d’une moindre efficacité des faibles doses et faibles débits de dose. Ce choix manquait déjà de base scientifique probante quand il a été introduit par la CIPR et semblait plutôt destiné à atténuer l’impact de la révision à la hausse du facteur de risque pour les responsables d’activités nucléaires. Il est aujourd’hui remis en cause par plusieurs études épidémiologiques de référence portant sur des cohortes exposées à de faibles doses et faibles débits de dose qui concluent à un facteur de risque comparable (voire supérieur) au facteur de risque non pondéré de l’étude des survivants des bombardements.

À noter que l’impact réel dépendra de nombreux facteurs, des voies d’exposition, de la nature des radionucléides, des caractéristiques de la population, etc.

Protéger l’industrie nucléaire plutôt que la population

Plus les niveaux de références sont élevés et plus s’allègent les dépenses liées aux mesures de protection des personnes et à l'indemnisation des dommages.

Le choix des autorités est tout à fait cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d'un accident nucléaire majeur.

Rappelons en effet que l’industrie nucléaire est dispensée de l'application du principe pollueur-payeur: pour l’essentiel, les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe seront supportées par ses victimes. La décision de fixer des niveaux de référence aussi élevés n'arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d'efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français,via son cheval de Troie, le CEPN. L'idée clef est de convaincre les populations qu’elles peuvent très bien vivre en zone contaminée: il suffit de les équiper de radiamètres et de dosimètres, de leur apprendre à contrôler leur environnement et leurs aliments, à gérer jour après jour leur exposition à la radioactivité.

Le programme Ethos a d’abord été testé dans les territoires biélorusses contaminés par Tchernobyl où les responsables se sont efforcés de gommer la question centrale de la dégradation de leur état de santé. Il a ensuite été intégré aux recommandations de la CIPR, puis mis en œuvre depuis dans les zones contaminées par les retombées de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Plutôt que de proposer des indemnisations permettant de commencer une nouvelle vie dans un environnement sain, on enjoint aux victimes d’être résiliantes et de s’adapter à la nouvelle réalité: celle d’un environnement contaminé.

C’est évidemment tout bénéfice pour l’industrie nucléaire. Les accidents nucléaires majeurs ne sont plus des catastrophes mais des aléas gérables.

Consultation publique sur le projet de décret

Après avoir sévi dans les pays frappés par un accident nucléaire majeur, le programme « préserver l’industrie nucléaire et faire payer aux victimes le prix de la catastrophe nucléaire », revient aujourd’hui dans le pays qui l’a conçu. Il est sur le point de s’inscrire dans la réglementation française.

Le décret est rédigé mais pas encore adopté: il fait l’objet d’une consultation en ligne sur le site du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.

Les citoyens doivent saisir cette occasion pour défendre leurs droits, leur santé et celle de leurs enfants.

Compte tenu de la localisation et de l’âge des réacteurs, la probabilité qu’un accident ou un attentat affecte une installation nucléaire implantée en Europe est en effet élevée.


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