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16/08/2017

Au bistro de la toile : des œufs au fipro quoi ? Fipronil...

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- Allo. Salut Victor. Toujours dans tes Hautes Terres je vois. Quoi de neuf ?

- Hier j’ai mangé l’omelette aux girolles, puis les tripoux avec l’aligot. Le matin il fait entre 6 et 10° et on dort bien.

- Une omelette ? Avec des œufs ? T’as pas peur du Fipronil ?

- Ici, les œufs, c’est la voisine, Marguerite, qui me les apporte, direct du cul de ses poules. Des gallines qui cavalent partout, taquinent le ver de terre, coursent la sauterelle et se gavent de salade des champs. Le Fipronil, rien à foutre ! Mais ce truc à la kon montre les ravages de l’industrialisation de l’agriculture, poussant dehors les paysans pour les remplacer par des « exploitants agricoles » formés par les écoles d’agriculture, conditionnés par les chambres d’agricultures et dont la FNSEA bourre le crâne du grand credo ultralibéral de l’agriculture productiviste. Produire toujours plus, mais surtout au prix le plus bas. Tout cela pour satisfaire non pas le client, le consommateur, mais pour conforter les dividendes de la grande distribution, dictatoriale en la matière.

- Ouais mais ici, comment tu fais pour acheter des œufs disons « fiables ». Comment tu fais ici ? En ville, on n’a pas le cul des poules de Marguerite sous la main…

- Les œufs, je les achète au marché, à « Madame Teuf » comme je l’appelle. Une adorable fermière qui nous apporte chaque semaine la production de ses poules, pondue de la veille. Pour te dire que si on veut, on trouve.

- Ouais mais si on n’a pas le temps, on va au supermarché, et on prend ce qu’on trouve. Et puis, Victor, faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : il faudrait manger 10 œufs par jour pour être intoxiqué par ce pesticide à la kon. On en est loin.

- Peut-être pas si loin que ça Loulle. Les œufs sont partout dans la bouffe actuelle. Dans les pâtes, dans la pâtisserie, dans les glaces, etc. Fait le compte, t’arriveras vite à tes dix œufs trafiqués. Et puis il y a autre chose. La prétendue faible toxicité pour l’homme de ce pesticide, c’est prôné par qui ? Par les « zautorités » compétentes, c’est-à-dire notre ministre de l’agriculture calquant son attitude sur celle de la Commission de Bruxelles. À noter que, dans un premier temps, les médias « mène strime » montraient des cartes avec la France épargnée ! « Pellerin, sort de ce corps ! » Comme au temps de Tchernobyl, le Fiponil s’était arrêté aux frontières ! Mais ça n’a pas duré. Faut savoir aussi que l’un des premiers « spécialiste autorisé » à avoir largement minimisé les effets néfastes de cette merde, c’est un très éminent toxicologue anglais, le Pr Bobbis clamant que ces doses étaient totalement inoffensives. Il faut savoir que ce type est vice-président du conseil d’administration de ILSI Europe, un puissant lobby étasunien dédié à la « sécurité alimentaire », mais qui est financé par Monsanto, Cargill, Danone, Coca Cola, Procter and Gamble, Syngenta, Nestlé et autres. Et ce puissant lobby noyaute à outrance l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA)… À savoir encore que ce type a aussi efficacement défendu les perturbateurs endocriniens, dont le glyphosate de Monsanto. Voilà le genre de pèlerin auquel on se fie…

- Mouais… Ça va foutre en bas encore quelques entreprises agricoles…

- Si ce sont des marchands de merde, tant mieux si elles disparaissent. Le populo semble enfin prendre conscience de sa puissance : c’est lui qui sort ses sous ! Donc il doit pouvoir choisir. D’où le développement du bio (encore que… depuis que c’est un créneau juteux et que la grande distribution s’en mêle, faut être dubitatif). Le (pas si) con-sommateur cherche de plus en plus les produits locaux, privilégie les circuits courts et se méfie du bourrage de crâne.

- Ouais. Ça, c’est pour ceux qui ont le temps et quelques moyens, les autres, ceux qui triment pour une poignée de figues quand ils ont un boulot ou survivent avec les minima sociaux, ceux-là, ils vont dans les grandes surfaces et achètent toujours le moins cher, donc toujours de la merde…

- Et ouais Loulle. Allez, je te laisse. Paie une tournée sur mon compte.

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

18/12/2016

Ouiquinde gastronomique calendal : Les cardons à l'anchois

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On les voit à l'étal des marchands de légumes,

Ils y sont tout l'hiver. On les prend, on les hume,

Puis, généralement, on les remet en place,

Car de les préparer, peu de gens ont l'audace...

Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,

Les cardes et cardons sont souvent contestés.

Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables

Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.

Le cardon à l'anchois est un plat rituel

Du grand repas festif de la nuit de Noël,

Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,

Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.

On appelle cardon la cote de la carde,

Espèce d’artichaut qui, l'hiver, s'acagnarde

À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.

Les meilleures sont celles qui sont serrées très près

Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches

Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.

Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:

Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.

Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,

Ôte soigneusement les parties filandreuses,

Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,

Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,

Par cette précaution le cuisinier évite

Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.

Puis, en eau abondante, salée et citronnée,

Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,

Tu va les égoutter et réserver au frais

Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets

Pour réussir ce plat, parce que, je le prétends

La carde est un légume qui se cuit en deux temps.

Attaquons maintenant notre phase finale,

Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle !

Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout

Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.

Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,

Sous l'eau du robinet, sépare les filets.

Fait une Béchamel avec un quart de lait,

Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les

Dans la préparation avec une cuiller.

Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,

Tu mélanges aux cardons en ayant le souci

De ne point écraser tes tronçons légumiers.

Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,

Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.

Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,

Enfin verse le tout dans un plat à gratin

Saupoudre de fromage de façon régulière,

Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.

Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.

Ce plat est idéal en accompagnement

D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.

C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,

Mais un plat succulent et, de plus, diététique

Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyère râpé.

 

Les vins conseillés:

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-les-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-le-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.

Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la-­Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.

 

 

(1) L'api : le céleri.

(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.

(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

04/05/2016

Dans l'ombre du désastreux TAFTA (avec les Etats-Unis) , le tout aussi nuisible CETA (avec le Canada).

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Merci aux Belges Wallons ! Ils vont nous sauver du petit frère planqué de l'exécrable Tafta. Parce que - bien camouflé dans l'ombre du tonitruant TAFTA (le traité de vasslisation de l'Europe par les Etats-Unis) – sévit le CETA pour Comprehensive Economic and Trade Agreement. Négocié entre l'Union Européenne et le Canada comme toujours dans la plus grande opacité en 2009 et signé très discrètement en 2014, ce traité est aussi nuisible que le tant détesté TAFTA. Signé, mais pas ratifié ! Or, tout comme le TAFTA, le CETA est un accord qui nécessite l'adoption du texte par le Conseil européen ET les Etats membres de l'Union. Tous les Etats membres. Le refus des Wallons entraine automatiquement le refus de la Belgique, qui rejoint ainsi la Bulgarie et la Roumanie dans le front du refus de la vassalisation. Et la France ? Toujours à la traine ?

 

Bien qu'il soit censé ne concerner que les échanges commerciaux entre l'U.E. et le Canada, le CETA est en fait le cheval de Troie des Etats-Unis puisque 81 % des entreprises étasuniennes présentes en Europe ont aussi une filiale au Canada. Par ce biais, les multinationales yankees pourront utiliser ce traité pour attaquer, via leur filiale canadienne, les Etats européens qui adopteraient des lois pouvant porter préjudice aux intérêts réels ou supposés de ces multinationales ! De plus, tout comme TISA ( http://www.agoravox.fr/auteur/victor-71026 ) ce traité - contrairement à l'OMC (organisation mondiale du commerce), qui utilise des « listes positives » dans lesquelles les Etats énumèrent clairement les services publics qu'ils souhaitent inclure dans l'accord à l'exclusion de tous les autres – CETA propose la libéralisation de tous les services sauf ceux mentionnés dans des « listes négatives ». Ce qui change tout et entérine les désidératas des multinationales avides de bouffer tous les services publics, y compris la santé, l'éducation, l'environnement, le droit au travail et, pourquoi pas, la police et l'armée.

 

Le texte prévoit aussi une convergence des normes entre le Canada et l’UE, alors qu’il n’existe pas de règles communes au sein même de l’Europe. Ce qui reviendrait à s'aligner sur les normes les plus basses donc à balayer les normes européennes, ce qui enfoncerait encore un peu plus la difficile construction européenne.

 

José Bové tire la sonnette d'alarme ( https://blogs.mediapart.fr/jose-bove/blog/020516/accord-d... ). Le député européen considère que « l’agriculture sert de monnaie d’échange. Une fois de plus, l’Union Européenne abandonne ses paysans pour obtenir d’hypothétiques avantages pour ses multinationales des services. Un marché de 50.000 tonnes de viande bovine et 75.000 tonnes de viande porcine s’ouvre en Europe pour l’agro-business canadien. Ces importations massives ont de quoi mettre définitivement à terre des dizaines de milliers de paysans européens, alors que ces productions sont déjà en crise. » …/… L’Accord va bien plus loin : L’Union européenne va lui sacrifier les 90 % de ses Appellations d’Origine Protégée. Aujourd’hui, la labellisation AOP est la garantie  pour un producteur que son savoir-faire et le terroir qu’il fait vivre sont uniques et ne seront pas plagiés. C’est un parcours du combattant. Lorsque la reconnaissance officielle arrive enfin, elle fait la fierté des paysans qui se considèrent, à juste titre comme les passeurs d’une tradition. Pour les consommateurs, c’est la garantie d’avoir un met de qualité, produit selon un cahier des charges exigeant. La France compte 45 AOP de fromage, dont le Roquefort, première AOP de l’histoire, obtenue en 1925, 3 de beurre et 2 de crème. Dans cette liste se trouve des noms qui nous sont familiers comme le Comté, le Rocamadour, le Laguiole, l’Ossau Iraty, le Broccio, le Salers, le Bleu de Gex, le Pélardon… Les Appellations d’Origine Protégée sont loin d’être une spécificité hexagonale. L’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Allemagne, le Royaume-Uni ont fait reconnaitre bières, fromages, salaisons, huiles d’Olives. Au total près de 1400 produits qui font le bonheur des gastronomes ont obtenu cette reconnaissance de l’Union européenne. De nombreux autres, en particulier dans les pays de l’est de l’Europe, sont dans l’attente de décrocher l’étiquette rouge et jaune.  Mais revenons à l’accord qui nous préoccupe. Il faut aller dans les détails du CETA pour se rendre compte de l’étendu des dégâts. Sur les 1400 AOP européennes, seules 174 ont eu la chance d’être nommées dans l’Annexe 20-A qui se trouve à la page 516 de ce document roboratif. » 

 

Pour la France 50 AOP laitières seulement sont prises en compte… On risque donc d'avoir dans nos "BigDistrib" de l'Osso Irati, du Pélardon, du Banon, de l'Epoisse, du Munster, de la Brucchio et autres dénominations usurpées « made in Canada ». Des notoriétés, des appellations volées en toute légalité...

 

Un débat sur le CETA est prévu le 13 mai prochain au Parlement européen. Il faut se mobiliser avant et se manifester auprès de nos députés européens.

 

Stopper le TAFTA et ratifier le CETA serait une énorme konnerie.

 

Illustration X - Droits réservés

08/02/2016

Qui a laissé ZIKA libre ?

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Dépassé le virus de la grippe aviaire ! On nous a enfumé il y a quelques années, Roselyne a acheté des millions de doses de vaccins à des labos amis. Pour rien ! Si : pour faire glisser des poches de l’État (donc de nos poches) quelques milliards dans les fouilles des labos pharmaceutiques... Par contre pour quelques poules malades, on fout en l'air toute la filière des volailles à foie gras du sud-ouest. Au profit de qui ? Allez comprendre...

 

Alors dépassé par qui ce juteux virus ? Ben, faut être moderne : par la dernière coqueluche des me(r)dias : le désormais célèbre virus ZIKA.

 

Et qu'est-ce qu'il fait ? Et d'où il sort ? Et qui c'est celui-là ?

 

Qu'est-ce qu'il fait ? Il donne un peu de fièvre puis il s'en va. Sauf que si son pote le moustique tigre l'a refilé à une femme enceinte, celle-ci risque de mettre au monde un lardon avec un pois chiche à la place des boyaux de la tête. « Microcéphalite » que ça s'appelle. Avec, on s'en doute, un projet de vie peu réjouissant pour ce pauvre bébé et ses parents... Sauf que non seulement il se transmet par les moustiques, mais aussi, semblerait-il par le plus puissant moteur de la vie : les relations sexuelles ! Donc, Zika, il est dangereux.

 

D'où il sort ? Il n'est pas neuf. C'est même une vieillerie : il a été découvert sur un singe rhésus en 1947 au cours d'une étude sur la fièvre jaune, au bord du Lac Victoria, sur la presqu’île d'Entebbe, en Ouganda. Dans une forêt du nom de Zika. Ce qui lui a donné son nom. Mais alors comment se fait-il qu'il se manifeste non pas en Afrique, ce qui semblerait logique, mais au Brésil ? Les moustiques tigres auraient fait des milliers de kilomètres, avec leurs petites ailes ? Ils devaient être fatigués en arrivant. Ben non, il est au Brésil, Zika,  parce qu'on l'y a amené. Mais qui ? Et pourquoi ?

 

Fait troublant, l'épicentre géographique de la diffusion pandémique du virus Zika au Brésil coïncide avec le point géographique d'où ont été lâchés dans la nature des millions de moustiques génétiquement modifiés (OGM) par le laboratoire britannique Oxitec. Rappelons que ce moustique OGM a été créé pour lutter contre la dengue et le chikungunya en diminuant voire en remplaçant les populations de moustiques sauvages vecteurs de la dengue. Le remède s'avèrerait-il pire que le mal ? Qui lo sa ?

 

Au fait, ce virus, n'importe qui peut l'acheter sur internet. Pas cher. 516 $ la fiole et même 430 $ si vous marchandez.

 

Eh ! Oh ! Qui va acheter ça ? Vous ? Moi ? Pour quoi faire ? Non, pas nous, mais des labos. Pour étudier quoi ? Ben des vaccins pardi ! Mais pour vendre ces vaccins, il faut qu'il y ait une épidémie ou, mieux, une pandémie ! Et alors ? Qu'est-ce qu'il se passe au Brésil ? Un départ de pandémie. Et les labos espèrent beaucoup des prochains Jeux Olympique pour la répandre dans le monde entier. Et alors on va voir sortir ce vaccin miraculeux ! Dont les gouvernements achèteront des milliards de doses ! Hummm ! Le bel et bon fric qui va engraisser Big Pharma !

 

Mais pour que ça marche, il faut que la populace aie peur ! Qu'elle tremble pour sa descendance. Alors là qui voit-on arriver ? Ben l'OMS bien sûr. L'Organisation Mondiale de la Santé qui crie au danger mondial . Comme elle l'avait fait pour la grippe aviaire H1N1 en son temps. Cette organisation dépend directement du Conseil économique et social des Nations unies et son siège se situe à Genève. Elle s'est faite sérieusement allumée pour sa gestion de la crise du virus H1N1 pour conflits d’intérêts, ses experts émargeant pour beaucoup auprès des grands trusts pharmaceutiques ! Elle est financée par des contributions des États membres et d'autres donneurs. Ces dernières années, l'OMS a multiplié les collaborations avec des organisations non étatiques: elle est actuellement en partenariat avec près de 80 groupes (ONG, industrie pharmaceutique et fondations caritatives telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller).

 

Ah ! Au fait, des mauvaises langues prétendent que le brevet du virus Zika appartiendraient à la Fondation Rockefeller. D'autres mauvaises langues disent que la société Oxitec, qui a lâché les moustiques OGM au Brésil appartiendrait pour partie à la Fondation Melinda et Bill Gates.

 

Eh ! Victor, tu ne tomberais pas un peu dans la théorie du complot des fois ?

 

 Photo X - Droits réservés

14/01/2016

Au bistro de la toile : nourriture pour chiens et vieux ; néfaste-food.

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- Tè, Victor, j'ai là une nouvelle qui devrait te plaire ! En Allemagne, une association caritative a organisé un repas festif pour les anciens, pour les « séniors » comme on dit maintenant. Bref, pour les vieux. Et ils leur ont fait manger « une préparation à base de viande de cerf, de pommes de terre et de légumes du jardin ».

 

- Ben dis donc ! Ils les bichonnent leurs vieux les Allemands ! Chez nous, ces repas existent aussi, bien sûr, mais ce n'est que rarement du gibier !

 

- Mouais... À part que cette « préparation à base de viande de cerf, de pommes de terre et de légumes du jardin » était de la viande pour chien, de la « charcuterie pour animaux » !

 

- Et ils en sont mort les petits vieux d'outre-Rhin ?

 

- On n'en parle pas.

 

- Ma foi... De la pâtée pour chiens pour nourrir les vieux, c'est tout de même mieux que le contraire, de la pâtée de viande de vieux euthanasiés pour les chiens. Une sorte d'économie circulaire en quelque sorte. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, disait tonton Antoine Lavoisier ! On se rapproche de « Soleil vert » , ce formidable film prémonitoire sorti en 1973 et qui décrit l'existence de l'humanité en 2022. Les vieux, on les « euthanasie » (on les assassine) à partir d'un certain âge et leur cadavre, comme celui de tous les « inutiles » raflés à pleines pelles mécaniques dans des manifs géantes, sert à faire des pastilles de nourriture pour la surpopulation démente dans un monde glauque, sans arbres, sans fleurs, plein de la merdes jetées par la « croissance » effrénée d'un monde devenu fou.

 

- Après tout, c'est peut-être bon la pâtée pour chiens !

 

- Oh ! Bien assaisonnée, c'est toujours aussi bon que les merguèses des hypermarchés, ou des OGM qu'on bouffera de force lorsque que le Traité transatlantique aura été signé, ou encore la « néfaste-food » des macdo et autres. Il y a quelques décennies, un tel scandale s'est passé en France. Des vieux, trop pauvres avec leur retraite de misère, mangeaient de la pâtée pour chiens. Alors le gouvernement, sous Giscard je pense, a pris une décision pour résoudre ce problème.

 

- Il a augmenté la retraite des vieux...

 

- Tu rigoles Loulle ! Non. Il a élevé les normes sanitaires de la nourriture pour chiens et chats, de façon à ce que les vieux puissent en bouffer sans risques !

 

- Ça c'est de la bonne gouvernance compassionnelle ! Tiens, en parlant de « néfaste-food », j'ai une autre nouvelle, Victor : « Les élus du comité d'entreprise de McDonald’s Ouest Parisien ont déposé plainte pour blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux, mettant en cause des pratiques fiscales rendant "impossible" tout bénéfice et donc tout intéressement des salariés, a-t-on appris de source syndicale.

La plainte a été déposée à Paris auprès du procureur de la République financier " pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, comptes inexacts, faux et usage de faux, et recel.", a précisé à l'AFP Eva Joly, avocate, avec son confrère Pierre Lumbroso, du CE composé en majorité d'élus Unsa et CGT. »

 

- En voilà une nouvelle qu'elle est bonne, Loulle ! C'est le système bien rôdé de ces multinationales qui créent une entité-mère au Luxembourg ou en Irlande. L’excédent d’exploitation réalisé chaque année dans ces gargotes est de l’ordre de 20 % du chiffre d’affaires en moyenne, mais chaque restaurant verse des redevances exorbitantes à une société défiscalisante basée au Luxembourg à hauteur de 22% du chiffre d’affaires en moyenne. Le bénéfice est donc impossible. Le manque à gagner pour les salariés est grand puisque s'il n'y a pas de bénéfices au niveau comptable, il n'y a pas d'intéressement ! Pour l’État français, ce détournement est colossal. Sans parler des conditions de travail qui ne peuvent s'améliorer puisqu'il n'y a pas de marges ! Pauvres actionnaires de Mac-Do qui risquent leur pognon pour rien...

 

- Lorsqu'on aura le temps, on les plaindra... Allez, à la nôtre !

 

 

08/01/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte en goguette

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- Alors, M’ame Chazotte, si on se payait un petit resto avec l'Hénorme augmentation de nos pensions ? Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des con-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et François n'y a rien changé. Si bien que chaque emploi créé coûte 175.000 euros ! Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

Photo X - Droits réservés

29/12/2015

Au bistro de la toile : super niqueur japonais et tombeur saoudien.

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- ...teng ! Loulle, le prestige des « latins lovers » regarde plus les souliers que la cravate ! Nous et nos frères Italiens, nous croyions avoir une réputation de fines gâchettes, mais on est un peu court... Casanova, Simenon et leurs mille conquêtes, ils peuvent se rhabiller !

 

- Explique, Victor.

 

- Tè, je te lis le journal : « Un ex-principal de collège japonais, Yuhei Takashima (65 ans), a été condamné vendredi au Japon à deux ans de prison avec sursis pour avoir pris des photos et monnayé des rapports sexuels avec au moins trois mineures, parmi un total de 12.600 femmes, au cours de nombreux séjours aux Philippines. »

 

- Douze mille ? Fatche, c'est pas un homme, c'est le poinçonneur des Lilas !

 

- Attend, il a atteint ce score mirifique en 27 ans. Ça fait, attend je sors la calculette. Voilà. 466,66 meufs par an. Faut pas chômer ! La meuf « 0,66 », ça doit être une petite pipe. Il a « honoré » ces milliers de femmes principalement au cours de 65 séjours aux Philippines. Des femmes de 12 à 70 ans. Ce sont les mineures qui font tache. Ce vieux por(t)c, avec son fric, se payait de la chair fraîche... Ce qui le rend beaucoup moins sympathique. Tu sais comme moi que les Japs, ils ont toujours un appareil photo à la main. Tonton Takashima, dit le canard, «...a minutieusement classé près de 150.000 photographies de ses proies sur une période de 27 ans dans environ 400 albums, a rapporté la presse. »

 

- Pour garder des souvenirs...

 

- Et tu sais ce qu'il a pris comme peine, le pistachier nippon ?

 

- Deux ans de taule avec sursis...

- Bonjour la justice !

 

- Tè ! J'en ai une autre de « belle » histoire de pistachier et de justice pittoresque. Écoute : « Ehsan Abdulaziz, un millionnaire saoudien de 46 ans, est passé devant un tribunal de Londres suite à une affaire d'agression sexuelle. Et contre toute attente, comme le relaie le journal britannique The Independant, ce promoteur immobilier a été innocenté.

Les faits remontent à août 2014, quand le riche homme d'affaires se trouvait dans une boîte de la capitale anglaise. Il convie deux jeunes femmes, âgées de 18 et 24 ans, à sa table puis, en fin de soirée, leur propose de l'accompagner dans son appartement. C'est alors que les choses dérapent et que les versions diffèrent. Du sperme a en tout cas été retrouvé sur les sous-vêtements de la plus jeune des deux invitées.

La plaignante affirme qu'elle s'est endormie sur le sofa et lorsqu'elle s'est réveillée, le millionnaire saoudien la violait de force. »

Le mec, lui, il a une autre version : « Il a en effet expliqué avoir pénétré l'adolescente par accident, en trébuchant. Selon l'homme d'affaires, la jeune femme l'a poussé vers elle et il a trébuché sur son corps, sa main touchant son entrejambe... Les traces de sperme découvertes sur ses vêtements proviennent, selon lui, des résidus qu'il avait sur les mains après la relation sexuelle avec l'autre la femme de 24 ans. 

Mais que faisait-il donc tout nu dans l'autre pièce ? À la question du procureur, le Saoudien répondra tout naturellement: "Je suis allé voir si elle voulait un t-shirt ou prendre un taxi." Et il affirme qu'en tombant, son sexe a peut-être touché la demoiselle. »

 

- ...teng ! Sacré « tombeur » Abdulaziz !

- Et tu sais ce qu'il a pris lui aussi ?

 

- Dis.

 

- Rien. Il a finalement été innocenté, après seulement 30 minutes de délibération. 

 

- Le fric, Victor... Le sale fric qui achète tout, le cul des mineures comme l'honneur des juges. Allez, à la nôtre !



02/12/2015

Du pétrole estampillé Daech dans nos réservoirs ?

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« Lorsqu’il y a de la merde quelque part, il y a toujours du pétrole derrière ! » Partant de ce principe de réalité, il est évident que derrière l’état islamique, derrière les gesticulations aériennes de la « coalition » étazunienne, derrière les frappes russes, il y a le pétrole !

 

Et du pétrole, il y en a à profusion dans ces régions : les sites pétroliers syriens de Deir al-Zour, de Hassaka, de Mossoul, de Salahuddin. Tout ça sous contrôle de l’état islamique ! Bon, d’accord, du pétrole, il y en a, mais encore faut-il l’extraire et l’acheminer vers…les clients ! Les bombes étazuniennes semblent éviter soigneusement les puits de pétrole (Eh ! Faut pas casser ce qu’on entend bien récupérer…). Les champs pétrolifères et les installations n’appartiendraient pas à Daech, mais serait momentanément monopolisées par lui. En clair, les actionnaires privés ne seraient pas favorables à ce que cela soit pris pour cible, et risqueraient bien de se retourner contre les auteurs de bombardements en cas de destruction.

 

Quant à l’acheminement, il passe par des réseaux bien rodés datant de l’invasion étazunienne de l’Irak et de l’époque du plan « pétrole contre nourriture ». Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein a alors mis en place un vaste système de corruption et de réseaux pour détourner le plan. Daech – dont l’ossature s’appuie sur les cadres de l’administration et de l’armée de Saddam - ne fait qu'utiliser les anciens canaux parallèles qui existaient a cette époque. Deux tiers du pétrole de Daech passe en Turquie à travers des circuits à la tête desquels on trouverait, disent les mauvaises langues, quelques hauts dignitaires du régime turc.

 

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. « Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays.  Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie ». Il est vrai que la frontière est très « poreuse » entre la Syrie et la Turquie. Maquiller l'origine d'un pétrole est très faisable. Deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole « identifié » soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister.

 

Le pétrole est acheminé par camions vers le terminal pétrolier de Ceyhan - grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe - d’où il est chargé avec des certificats d’origine parfois un peu baroques, sur les tankers qui les livrent à leurs ultimes destinataires. Après souvent plusieurs changement de mains… Comme il est vendu à prix cassés (50 % du prix de marché), on en trouve vraisemblablement dans nos stations services !

 

La destruction par nos pilotes des convois de camions citerne partant des territoires conquis par Daech et à destination de la Turquie serait-elle tabou ?

 

Allons ! Allons ! C’est du mauvais esprit ça, Victor !

 

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26/10/2015

La kalach ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

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Deux gosses de 15 printemps et un mec de 22 balais massacrés dans les quartiers Nord de Marseille. La routine quoi. Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galéje. La ville où les différents se règlent à la kalach. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : - le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence - le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas surtarpé.jpg place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les choufs (guetteurs) des minots généralement qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés, voire de massacres « pour l'exemple » pour maintenir la « rigueur » dans un même réseau sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Il y a longtemps déjà Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue à droite comme à gauche par des responsables politiques fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement, prétendent-ils, à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy. Des konneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 

Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de frics pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de nos politiciens professionnels soucieux avant tout de leur élection ou réélection?
Entretenir la peur, c'est payant.

 

 

 

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23/10/2015

François chez Tsipras : Ganelon chez Ganelon…

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On se tape dans le dos tant au FMI qu’à la Troïka parce que le Grec casque, ce qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Ses remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, etc.

 

Mais voilà que François arrive. Il s’entend parait-il très bien avec Tsipras. Il est vrai qu’ils ont ensemble quelques accointances, notamment un goût partagé pour la trahison… 

 

Tsipras, comme sur un marché, va pouvoir lui faire l’article :

« Bienvenue François ! Bienvenue à la grande braderie grecque ! Approchez ! Approchez ! Faites votre choix. Tout doit disparaitre. Même notre histoire, même la mémoire de nos ancêtres !

Et voici nos plages ! Il y en a partout, sur toutes nos iles. Fort potentiel pour tourisme, loisirs, résidence, golf. Beaucoup de fric à se faire. Á enlever !

Et voici nos châteaux et nos sources thermales. C’est du bon, de l’ancien, connu et apprécié depuis Aristote. Á enlever.

Et voici nos stades, dont le célèbre Stade de la Paix et de l’Amitié. Mais de la paix, y en a plus, de l’amitié, y en guère. Á enlever d’urgence !

Approchez ! Approchez ! La grande braderie grecque vous accueille ! Il y a une douzaine de nos meilleurs ports. Piraeus, Thessaloniki, Volos, Rafina, Igoumenitsa, Patras, Alexandroupoli, Iraklio, Elefsina, Lavrio, Corfu et Kavala. Mais dépéchez-vous. Les Chinois sont sur le coup : ils ont déjà acheté Piraeus Le Pirée.

Nous vous proposons aussi la Compagnie de distribution et de traitement des eaux d’Athènes. Excellente affaire : la compagnie possède les droits exclusifs concernant les services de distribution et de traitement des eaux, le tout réglementé sur 20 ans. Affaire très juteuse, à saisir !

Et n’oubliez pas nos magnifiques infrastructures olympiques, qui ont bien contribué à la ruine de notre pays ! Le Centre d’aviron Schinia, la Centre équestre Markopoulos, ainsi que le célèbre Centre olympique Galatsi ! Á enlever.

Et puis tiens. Je vous mets, par-dessus le marché, les chemins de fer, le réseau routier. Pas encore l’Acropole, mais on y pense. Quant aux aéroport, trop tard, nos « grands amis » allemands du consortium Fraport-Slentel en ont déjà accaparé 14 pour une poignée de figues sur nos plus belles destinations touristiques ! »

Allez François, laisse ça à la palanquée de patrons et de banksters que tu as emmené avec toi et tache de faire bonne impression devant les Grecs qui te reçoivent – qui reçoivent surtout la France à travers toi – avec dignité, chaleur et fraternité. Pour une fois qu’on t’applaudit, profite !

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14/10/2015

Les médias au service des milliardaires !

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Ça fume dans les médias. Les journalistes de L'Express ont adopté mardi une motion de défiance contre le nouvel actionnaire du groupe, Patrick Drahi, et le directeur des rédactions, Christophe Barbier, pour protester contre un plan social qui vise 125 salariés. Voilà qui nous donne l'occasion de fouiller un peu dans ce qu'est devenu la presse et les médias en général.

 

On est loin des directives du Conseil National de la Résistance qui interdisait les concentrations afin de préserver la pluralité et la liberté de la presse. Actuellement, quasiment tous les médias importants sont aux mains de quelques milliardaires. Qu'on en juge :

 

Patrick Drahi, patron de Numéricable, a été traité de flibustier, exil fiscal, holdings douteuses aux Bahamas, nationalité française incertaine lorsqu'il est parti ,à l'assaut de SFR. Il a compris : pour museler les médias, il suffit de les acheter ! Il s'est donc payé Libération, puis L'Express, L'Expansion, BFM-TV, RMC. Depuis, il est devenu persona grata car on y regarde à deux fois avant de critiquer un patron de presse...

 

Les « B.N.P. ». C'est le consortium Le Monde, L'Obs, Télérama, Courrier international. Il appartient à un trio. Pierre Bergé (qui possède en plus Têtu) ; Xavier Neel (Free) qui possède en plus Atlantico, Causer.fr et Huffington-post (sites d'information internet) ; Mathieu Pigasse, pantouflard de Bercy, directeur délégué de la banque Lazard qui possède en plus Les Inrocks, Radio-Nova.

 

Arnaud Lagardère. L'extravagant fifils de son papa a dans son escarcelle Elle, Paris-Match, Le Journal du Dimanche, Europe 1, Radio Virgin, le groupe Hachette (Livre de poche, Fayard, Calmann-Lévy)

 

Serge Dassault, sénateur corrupteur, marchand d'avions, possède  Le Figaro.

 

Martin Bouygues, un des rois du béton en France s'est payé, excusez du peu : TF1, LCI, Euro-sport.

 

Bernard Arnault, l'un des rois du luxe, première fortune de France (35 milliards) possède : Les Echos, Le Parisien-Aujourd'hui-en-France.

 

François Pinaut, l'autre roi du luxe entre autres activités lucratives s'est payé Le Point.

 

Bolloré, figure centrale de la France-Afrique, défraie la chronique en attaquant au sabre d'abordage les émissions phare de Canal +. Il a acheté donc Canal+, mais aussi i.Télé, Direct 8, 17, Direct-matin, Daily Motion.

 

Or tous ces titres bouffent du fric ! Quel est donc le motif pour lequel ces milliardaires, « brillants » hommes d'affaires, acceptent de perdre des monceaux de pognon ? Pour deux choses. Premièrement, avoir un moyen de pression important sur un acteur primordial - l’État – qui agit sur les affaires essentielles de ces gens de deux manières : - les commandes d’État, - la régulation des secteurs économiques. Secondement, pour influencer l'opinion générale de la population dans le sens de leurs affaires ,économiques (consommateurs) mais aussi pour influencer sur le choix des personnels politiques (électeurs).

 

Commande publique : les avions de Dassault, les grands chantiers, genre EPR pour Bouygues, la France-Afrique pour Bolloré (port de Conakry, lignes de chemin de fer, etc.)

 

Régulation : par exemple s'il y avait une taxe sur le luxe ou si la TVA n'était pas supprimé pour les clients étrangers, Pinaud et Arnaud feraient la gueule. Comment ! L’État irait chercher le pognon où il est ? Privilégiant l'intérêt général au détriment de celui de quelques milliardaires ? Vous n'y pensez pas !

 

Idem pour Drahi, Bouygues et Orange, qui règnent sur le numérique et dépendent des lois et règlement établis par l’État. D'où l'intérêt d'avoir des moyens de pression que constituent les médias.

 

Posséder des médias, même largement déficitaires, c'est le Graal au niveau de l'influence. Plus efficace encore que la corruption. Et complémentaire du lobbying pour influencer le public dans le sens voulu par nos milliardaires.

 

S'ajoute à cette main-mise des milliardaires l'attitude des journalistes – tous sortis du même moule ultralibéral - qui pratiquent l'auto-censure à grande échelle pour ne pas faire parti de la prochaine charrette...

 

Voilà pourquoi les médias – que d'aucuns appellent « merdias » ont tous la même ligne éditoriale, au service de la doxa ultralibérale. Fini la liberté impertinente de Libé, à la poubelle la réputation de quotidien de référence du Monde.

 

Acheter ce qu'on vous « conseille », consommez comme on vous l'indique et surtout, votez comme on vous le dit !

 

Alors comment s'informer ? Il reste tout de même quelques titres : le Canard enchaîné évidemment, Le Monde diplomatique, Marianne. Quelques journaux numériques donnant la plume à leurs lecteurs: Médiapart, Agoravox. Quelques sites comme Basta !, Fakir. Et la jungle des blogs.

 

Au lecteur de faire l'effort de trouver ses infos en dehors des merdias, de la presse purée et des canardes-laquais des milliardaires !

 

 

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05/08/2015

Au bistro de la toile : pourliche ou pas pourliche ?

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- Oh ! Loulle, serais-tu une exception ?

- ???!!!

- Ne me regarde-pas comme une bogue qui manque d’air. L’exception, c’est que chez toi, on a droit au sourire, à un mot aimable, à une bonne blague. Et tout ça gratos.

- Normal, non ?

- Ben, non… Chaque été on lit dans les canards les mêmes salades : il parait que bien des clients, surtout des touristes, se plaignent de l’accueil des Français, particulièrement des serveurs de bistros et des restos qui, il faut bien le reconnaitre, sont souvent aussi aimable que le carnet à souche d’un contractuel atrabilaire.

- C’est vrai qu’ils font souvent la gueule. Mais il faut les comprendre : des horaires de fadas, des kilomètres à marcher entre les tables et des salaires qui ne correspondent pas aux horaires… Quant aux pourliches, ils se font de plus en plus rares.

- Pourtant, dans le milieu des gargotiers, certains n’hésitent pas à remettre en cause le paiement actuel « service compris » - pour lequel les personnels de salle se sont battus pendant des années - pour le remplacer par un système à l’américaine : un salaire fixe réduit et un complément à la discrétion du client, qui laisserait un pourboire en rapport avec la satisfaction qu’il aura de la prestation du serveur. Ceci évidemment pour responsabiliser les serveurs et les rendre plus aimables, plus souriants et donc véhiculant une meilleure image de la profession.  Une énorme régression sociale et une arnaque de plus à mettre à l’actif des gargotiers, experts en la matière comme l’a montré et démontré la baisse-baise de la TVA. Autrement dit les « têtes pensantes » des gargotiers prétendent ainsi bénéficier du travail de leur personnel de salle gratos, faisant payer leur rémunération par le client ! Gonflés les mecs. Faut bien payer le Porsche Cayenne de l’année…

- Difficile de faire passer ça Victor.

 

- J’espère, Loulle. Mais la profession des serveurs est faible parce qu’il est difficile de s’organiser avec des embauches multiples, souvent saisonnières et une forte proportion de travailleurs venus d’ailleurs, parfois clandestins, c’est-à-dire n’ayant qu’un seul droit, celui de fermer sa gueule.

 

- Si ce système « à l’américaine » s’imposait, le pognon des serveurs deviendraient alors très aléatoire selon que le client serait plus ou moins satisfait de la prestation, mais de la prestation totale, c'est-à-dire le service lui-même (célérité, sourire, compétence, gentillesse, etc.) mais aussi de la qualité des plats ou des retards de service, laissant le serveur subir seul d’éventuels dysfonctionnement en cuisine ne dépendent pas de lui. Un beau retour en arrière. Il est vrai que chez pas mal de « collègues », il y a une constante : faire un max de fric sans respecter la moindre législation. Bien des employés travaillent 60 heures par semaine payées 39, et souvent on leur propose de les déclarer à mi-temps et de payer le reste au black… Sans parler des conditions quasi esclavagistes que doivent se farcir les immigrés et, encore pire, les sans-papiers.

 

- Tu es lucide et courageux Loulle. Mais l’objectif réel des gougnafiers qui osent proposer ça, ce n’est pas un peu plus de sourire sur le visage des serveuses et serveurs mais de pallier à la hausse de la TVA de 7 à 10%. L’arnaque est maligne, ces gens sont des renards rompus à toutes les magouilles: en sortant ainsi les 15% de service compris obligatoire sur la carte  et donc sur le ticket de paiement du client, les prix affichés seraient moins chers qu’aujourd’hui. Et qui paieraient la différence ? Pas les patrons mais les serveurs car ce sera pour leur gueule si les clients, habitués au « service compris » ne rajoutent pas d’eux-mêmes les 15% d’avant. D’ailleurs moi, je ne laisse jamais de pourboire. J’estime ça dégradant. 

- Allez, à la nôtre Victor ! C’est la tournée du patron.

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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Pour lire sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

04/06/2015

Savoureux ! Indispensable ! Le SINE MENSUEL de juin est paru.

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Ça y est, je l'ai eu dans ma boite le Siné de ce mois-ci. Toujours saignant, documenté, iconoclaste, courageux et drôle, ce qui ne gâche rien.

 

Et puis Papé Siné pète la forme. Il renvoie dans les cordes Plenel, par ailleurs interviéwé dans le journal. Le lèche-babouches geignard se plaint : « Je ne crois pas que l'enjeu soit de mettre sur un bûcher toutes les religions monothéistes ». Ce à quoi Siné rétorque : « Moi si ! Et pas seulement celles-là. Les autres aussi. Toutes au feu. Et que les flammes de la raison et de l'intelligence les réduisent en cendre une fois pour toutes. Il faut sortir les croyants de leur hypnose, il faut les secouer, les réveiller et leur dire : « Reprenez-vous, merde ! Réfléchissez, faites travailler vos méninges, assez de croire aux balivernes des escrocs patentés qui vous bernent. Ne vous laissez plus embobiner. Après l'age de 5, 6 ans les mômes, même les plus retardés, ne croient plus au Père Noël et vous, adultes, continuez à croire en dieu. C'est extravagant ! Inconcevable ! Vous ne vous rendez pas compte que tous vos prêtres, de quelque obédience qu'ils soient, vous mentent depuis des siècles. Ces imposteurs, papes, popes, pontifes, hiéropanthes, mystagognes, corybantes, aruspices, augures, épulons, flamines, mages, hierogrammates, duides, eubages, bonzes, lamas sont tous ligués pour vous faire peur, pour vous faire chier ! Ils vous racontent des craques, vous mènent en bateau, vous bourrent le mou, vous saoulent de fumée, vous roulent dans la farine. Ils vous promettent le paradis en échange de votre servilité, ils vous empapaoutent dans les grandes largeurs et jusqu'au trognon ! Ces malfaisants, en plus, sont tous des casses-couilles, des empêcheurs de jouir en rond. Il n'y en a pas un pour relever l'autre. Envoyez-les tous chier ! (…/...)

 

Et ce n'est pas fini ! Il a une trique de fer l'Ancien ! Si vous voulez savourer la suite, et si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, allez vite chez votre marchand de journaux qui vous vendra, avec le sourire, le SINE MENSUEL de juin !

 

Et puis tiens, Bob, dans la même veine, je mets ma tournée :

 

Athée souhaits

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle halal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fonds de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

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15/05/2015

La GPA (Gravidité Pour Autrui) légitimée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes ?

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En mars, le parquet de Nantes, compétent en matière d’état civil pour toute la France, s’était opposé à la transcription à l’état civil français des actes de naissances de trois enfants, nés de GPA (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Mais, très récemment, le tribunal de grande instance (TGI) de la ville lui a ordonné de procéder à cette transcription.

 

Quid des belles paroles du premier ministre Manuel Valls assurant en octobre dernier que la reconnaissance des enfants nés par GPA resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) ? Reconnaître ces enfants, n'est-ce pas légitimer la GPA ? La décision, attendue en juin, de l'instance judiciaire suprême en France, la Cour de cassation concernant les cas de deux enfants nés en Russie et toujours privés de papiers sera décisive pour régler l'imbroglio juridique de ces «fantômes de la République».

 

La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco ! C'est juste bon pour les pauvres cette méthode surannée !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à aux risques et périls de l'acheteur.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça Coco ! Ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis. Encore moins de la GPA (Gravide Pour les Autres).

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - États-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Leur enfant tête de gondole conçu en batterie aura la nationalité de ces pays. Tout simplement.

Ils ne seront nullement « apatrides » ou « fantômes de la République » comme essaient de nous faire pleurer les lobbys bobos partisans de cette horreur qu'est la GPA.

 

 

 

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13/03/2015

Livres : le triomphe attendu des « hiboucs » (e.books).

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Je viens d'entendre le patron d'Hachette nous jouer du pipeau. Il vient de se faire allumer par une auditrice concernant le scandale du prix des livres numériques, qui est de 25 à 30 % seulement moins cher que le livre papier. « 40 % vont aux points de vente, 15 % à la distribution, 15 % à l'impression, 10 à 15% vont à l'auteur, le reste à l'éditeur... ». Qu'il se défendait le Monsieur hachette. Pauvre éditeur qui pleure des larmes de crocodiles !

 

Bien sûr la défense des libraires... Bien sûr la qualité de l'objet-livre... Mais qui mettent en avant les « zéditeurs » ? Zemmour, Trierweiler et les charlots de la télé faisant largement appel à des armées de « nègres » exploités !

 

La chaîne du livre, c'est : - l'auteur (et son correcteur, voire son traducteur), - l'éditeur (comprenant mise en page et impression mais devenant le seul propriétaire de l’œuvre !), - le distributeur (l'entreprise qui met les livres à disposition des libraires), - les metteurs en marché (libraires indépendants et grands surfaces), - enfin le lecteur. Quel est le maillon le plus important de cette chaîne ? Celui sans quoi la chaîne entière ne peut pas exister ? C'est évidemment – après celui qui sort ses sous pour acheter bien sûr - l'auteur, cet artisan de la plume, ce travailleur solitaire, ce bénédictin des mots. Et pourtant c'est le moins payé, et il perd la propriété de ce qu'il trime à écrire ! Lorsque le patron d'Hachette parle de « 10 à 15% » de droits d'auteur, il nous raconte des bolas. C'est peut-être vrai pour quelques ténors, mais c'est plus généralement 5 à 6 % ! Et encore, lorsqu'il n'y a pas une franchise sur le ou les premiers milles livres vendus...En plus, les éditeurs font leur trésorerie sur le dos des libraires (demandez à votre libraire préféré, il vous expliquera !)  

 

Á côté se lève l'édition électronique. Le cartel des éditeurs a réussi à imposer des prix de vente sans commune mesure avec les prix de revient. Ils se sont entendus pour que leur version électronique d'un livre qu'ils ont « en écurie » soit vendu 25 à 30 % seulement de moins que le livre papier. Alors qu'il n'y a quasiment aucun frais de fabrication : une mise en page basique, pas de frais d'achats de papier, pas de frais d'imprimerie, pas de frais de distribution, pas de commission de libraire. Á travers leur plate-forme de vente électronique, c'est tout bénef ! Et c'est très gras : sur un livre papier disons de 20 euros, la version électronique sera vendu 15 euros. Allez, entre 1 et 2 euros à l'auteur et à nous la bonne soupe ! Seulement leur avidité va les fusiller.

 

Parce qu'en face, il y a Amazon et quelques grosses boites du même genre. Bien sûr, cette, ces multinationales sont pourris au niveau de leur comportement avec le fisc comme avec leurs employés. Mais en tant qu'entreprises, elles sont d'une redoutable efficacité. Et elles redonnent à l'auteur sa véritable place : la première, au plus haut de la chaîne ! Par exemple, chez Amazon un auteur fait sa mise en page (ou paye Amazon pour être aidé), élabore sa Une (ou paye Amazon pour être aidé), envoie ses fichiers en PDF, choisit son prix de vente (moins de 5 euros s'il veut vendre) et sa rémunération, généralement de 70 % ! (Á comparer avec les 5 % de l'édition « classique ».) Après quoi, le livre est proposé sur le site de vente Amazon. Cerise sur le gâteau : il est loisible à l'auteur de faire fabriquer, vendre et livrer dans le monde entier une version papier à des prix défiant toute concurrence. Enfin l'auteur étant son propre éditeur, il reste propriétaire de son œuvre.

 

Voilà pourquoi, n'en déplaise à Monsieur Hachette, je n'achète plus aucun de ces énormes livres, trop gros, trop encombrants, destructeurs de forêts, trop chers en ces temps de vaches maigres. Le contact du papier ? L'odeur de l'encre ? Je m'en passe. Je n'achète plus que des livres électroniques, des « hiboucs » ! Et quelques livres de poche de temps en temps...

 

Et si j'ai quelque chose à éditer, je n'ai plus à faire l'âne pour avoir du son.

 

Victor ! Salaud ! Collabo ! T'as pas honte ? Ben non...

 

Photo X - Droits réservés.

 

* * * * * * * * * *

 

 

Tenez, en voilà un de livre électronique

de Hibouc :

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

06/12/2014

Au bistro de la toile : accouchement...d'un livre !

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- Ça y est Loulle, je viens d'accoucher...

 

- Oh la la ! T'es mal barré ce matin Victor. M'es avis que t'as pas sucé des glaçons hier soir. D'accord, t'avais quelques rondeurs conséquentes, mais de là à être gravide et à mettre bas, il y a quelques fossés de beaujolpif ou de côte-du-rhône.

 

- Arrête, mastroquet terre à terre ! Quand je dis que j'ai accouché, c'est d'un nouveau livre !

 

- Ah bon ! Raconte.

 

- Au tournant des années soixante est apparu en Californie un mouvement formidable, une parenthèse fleurie au milieu de la grisaille mondiale : l'utopie Hippie ! Des jeunes du monde entier qui voulaient secouer le cocotier des idées étroites, du conformisme familial, qui voulaient gueuler contre la guerre du Vietnam. Leur slogan était « Peace and love ! ». « Paix et Amour. » C'est pas beau ça Loulle ? Eh bien j'étais un de ces traîne-savates qui sont partis pour le Voyage. Cheveux longs et barbe fleurie à la découverte du monde. Principalement vers l'Inde, pays de tous les fantasmes.

 

- Ouarf ! Tu nous avais caché ça Victor. Alors, ce livre, il est où ? Qu'est-ce qu'il y a dedans ?

 

- C'est un livre électronique Loulle. Un « e-book » comme ils disent maintenant. Il t'embarque – autour du chiloum et de l'herbe-qui-fait rire – pour un Voyage sur les chemins de Katmandou, sur les plages de Goa, dans les forêts du Laos, sur les rives du Mékong, dans les bouges d'Istanbul, les ruelles de Téhéran, les montagnes d'Afghanistan, l’envoûtement de l'Inde, de Bombay à Bénarès, de Srinagar à Pondichéry, les tentations de Bankok, les merveilles d'Angkor...

 

- Et comment on le trouve ce « e-book » ?

 

- Si t'as un ordinateur, une tablette ou une liseuse – tout le monde à au moins un de ces machins aujourd'hui - tu tapes ce lien :

 

CHILOUM

 

et tu pourras l'acheter pour la somme dérisoire de 2,89 euros. Á peine le prix d'un pastaga chez toi Loulle !

 

- Et si je n'ai pas de liseuse Kindle?

 

- Quand tu appuies sur "chiloum", le lien hypertexte t'ouvre la page de vente Amazon. Sur une ligne horizontale au-dessus du titre, tu trouves un lien "applications de lecture gratuites".Tu télécharges, ça dure environ 1 mn, puis tu vas dans tes téléchargements et tu trouves le fichier "kindleForPc-Installer(1).exe". Tu cliques sur "exécuter" et ça devrait marcher.

 

Mais...les mystères de l'informatique et d'interniais...Bonne chance !

 

 

- Banco ! Á ce prix-là, pas la peine de s'en priver !

 

- Allez, à la nôtre ! C'est ma tournée !

 

 

livre,chiloum

 

24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

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Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

22/09/2014

Boycottons les légumes des saccageurs bretons.

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Lorsque quelques excités cassent des abri-bus, foutent le feu à quelques poubelles, voire à quelques bagnoles, pour les média(rhées), ce sont des racailles, ils risquent la taule.

 

Lorsque des pollueurs fonctionnaires de l'Union européenne – encore appelé « exploitants(teurs) agricoles » - saccagent, détruisent, incendient des biens de l’État, pour ces mêmes média(rhées) c'est une « juste révolte », ils ne risquent rien ou pas grand chose. Enfin, s'ils sont affiliés à un syndicat-voyou, la FNSEA. S'ils ont l'outrecuidance de vouloir être des paysans responsables voulant seulement vivre de leur travail, affiliés à la Conf' paysanne, comme ceux qui ont manifesté contre l'usine « mille vaches », c'est autre chose.

 

Non, mais vous les avez vu, ces pov' paysans manifester à Morlaix, juchés sur leurs tracteurs 4x4 à 80.000 euros pièces ? Pov' paysans, va. On avait sous les yeux toute la misère du monde !

 

Ils sont arrivés dans la soirée avec une centaine de ces engins et autant de remorques. Ça impressionne. Ils ont envahi les locaux de la MSA (Mutuelle sociale agricole). Ils ont tout cassé, tout saccagé, puis ils ont foutu le feu après avoir déversé des tonnes et des tonnes de leurs légumes immangeables bourrés de pesticides et d'engrais. Agrémenté de quelques tonnes de bon fumier bien odorant. Faut ce qu'il faut...

 

Tout a cramé. Un bâtiment neuf, au service de la profession. Le contribuable (vous, moi) paiera ! Où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Puis, après quelques bibines pour fêter ça, ils sont allés remettre ça à l'hôtel des impôts de Morlaix. Même objectif, mêmes éléments, même résultat...

 

Là aussi tout a cramé. Là encore, le contribuable (vous, moi) paiera ! Là encore où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Ces gens-là se permettent de foutre la merde parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien !

 

Rappelez-vous les incroyables saccages des « bonnets rouges » parmi lesquels les FNSEA-boys n'étaient pas les moins excités. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous le saccage, à Paris, du bureau de la ministre de l'environnement, à l'époque Dominique Voynet. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous, l'incendie du Parlement de Bretagne, un des plus prestigieux bâtiments de France. Aucune sanction.

 

Que ces gens aient des problèmes, c'est une évidence. Ce sont des problèmes de marché. Qu'ils les règlent – selon leurs méthodes « pittoresques » - avec ceux qui sont responsables de ces « marchés » : le grande distribution. Là est leur véritable ennemi.

 

Et puis, a-t-on encore besoin de cette agriculture productiviste, hyper polluante, gavée à la subvention, qui fournit plus qu'il n'est nécessaire des produits insipides, dangereux pour la santé, faits pour engraisser quelques grossiums ?

 

Pour ma part, j'achète mes légumes chez le paysan bio du coin... Et ils sont bons ! Et désormais je boycotterais tout ce qui porte la marque « Bretagne ».

 

 

Eh ! Au fait, c'est le Jour de l'An !

Nous sommes le Premier vendémiaire de l'an 223 de l'ère de la Liberté !

On fête le Raisin.

 

Bonne année républicaine ! Et à la nôtre !

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10/09/2014

Au bistro de la Toile : « machinutiles » et « détecteurs de kons »

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- Oh! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

 

- Ouais, je te vois venir Loulle. Tu veux parler de ce raout médiatique auquel succombe avec une bonne dose de masochisme la presse-purée concernant le lancement d'une nouvelle « machinutile ». Masochisme parce que les marchands de soupe qui convoquent les plumitifs à ce genre de raout se paient ainsi gratos des pages et du temps de pub. Sans dépenser un rond ! « Plus kon que moi tu meurs », qu'ils peuvent dire les rédac'chefs de ces médiarrhées !

 

- Bien vu Victor !

 

- En fait, la nouvelle machinutile mise sur le marché a un nom et une fonction finalement assez saine si l'on prend un peu de recul. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

 

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

 

- D'autant plus kons que cette machinutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet !

 

- Et le pire, Victor, c'est que les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire !

 

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 24 fructidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

03/09/2014

Vignerons français, serrez les miches ! Bientôt les vins belges, anglais et suédois ?

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« Á boire, à boire, à boiiiire

 Á boire Tavernier! »

 

- Oh ! Victor, t'as un bel organe ! C'est le temps des vendanges qui te met de bonne humeur je suppose !

 

- Eh! Loule, y a de ça. Il est bon ton rouge. Après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

 

- Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

 

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

 

- Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

 

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

 

- Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

 

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

 

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

 

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

 

- Què chambardement?

 

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

 

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

 

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

 

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

 

 

Septidi 17 fructidor 222

 

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