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23/01/2015

Au bistro de la toile : Arabie, école de la république, Grèce, nichons.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors, Loulle, quoi de neuf aujourd'hui dans les canards, laquais ou non ?

 

- Tiens, le roi est mort... Le ci-devant roi d'Arabie saoudite a passé l'arme à gauche.

 

- Il a libéré le territoire. C'est méritoire de sa part, mais il n'y a pas grand-chose qui va changer dans ce royaume médiéval, source de toutes les dérives doctrinales qui ensanglantent le monde. Ce pays est mis en coupe réglée par une famille, un clan qui pompe à son seul profit toutes les richesses de cette fiente de la terre qu'est le pétrole. Il appuie sa main-mise sur le monde arabe en se comportant comme le PDG des lieux saints musulmans d'où – tout en bouffant sans vergogne les éconocroques des pèlerins musulmans du monde entier – il exporte non seulement son pétrole mais aussi le wahhabisme, cette doctrine rétrograde, sanguinaire, référence de tous les salafistes, de tous les terroristes islamistes. C'est de ce trou du cul du monde que viennent toutes ces idées noires mortifères, l'irrespect des libertés au nom d'une croyance obligatoire sans critique possible, mais aussi les flots de pognons qui arment les djihadistes, les imams salafistes qui pourrissent nos jeunes, les fatwas aussi stupides que haineuses qui imposent à chaque croyant de se faire bourreau. Ce pays restera dirigé par quelques cheikhs pervers venant se vautrer dans le stupre, l'alcool et la fornication dans les palaces de cet Occident qu'ils honnissent... Tant qu'il n'y aura pas de révolution populaire dans ce pays, tant qu'il restera plongé dans un moyen-âge barbare, le monde arabo-musulman ne pourra pas évoluer. L'échec des « printemps arabes » - à l'exception à confirmer de la Tunisie – en est une illustration dramatique.Ben voilà ! C'est dit, Victor. Voilà une belle oraison funèbre !

 

- Autre chose, t'as vu hier soir l'émission-débat « des paroles et des actes » ?

 

- Pas tout, mais j'ai vu la partie avec les profs et Finkelkrot. L'aura des profs ne sort pas grandie de ces débats... Entre les imprécations d'une houri « sociologue » et celles d'une cagole s'égosillant pour tenter de culpabiliser non pas les quelques konnards qui pourrissent les écoles des banlieues, mais la société qui les « ostracisent », Finkelkrot a réussi tout de même à faire entendre une réalité : la seule arme pour lutter efficacement contre les idées perverses des salafistes, c'est l'éducation laïque, mais comment faire avec des jeunes dont le vocabulaire oscille entre deux et cinq cents mots ? Il en est sorti une évidence : apprendre aux élèves la langue de leur pays. Non pas seulement à ânonner quelques rimes de rap, mais à lire, parler, écrire et surtout comprendre notre belle langue. Ce qui leur permettait de réfléchir par eux-mêmes plutôt que d'avaler les idées prêt-à-porter de tous les beaux parleurs extrémistes.

 

- Mouais... Y a du boulot Victor. Enfin, fait faire avec. On parle aussi de la Grèce dans les canards...

 

- Là, il y a un immense espoir pour l'Europe. Si, malgré tous les coups bas, le parti de la gauche vraie Syriza emporte les élections législatives dimanche, les choses changeront non seulement en Grèce, mais dans toute l'Europe. Parce que la dictature ultralibérale sous la férule de Merkel et du FMI en prendra un coup dans l'aile. D'autant plus que la Banque centrale européenne change son fusil d'épaule. Y a du bon que se profile à l'horizon Loulle !

 

- Voilà donc une bonne nouvelle. Tiens, j'en vois une autre de nouvelle réjouissante dans les canards : le retour des nichons ! Oui, le retour des nichons en page trois d'un canard rosbif qui, chaque jour, publie la photo d'une superbe nana armée de son sourire et de ses deux obus ! Figure-toi que des ligues de défense de je ne sais quelles vertus avaient réussi à faire interdire ces somptueux nichons ! Eh bien le courage des dirigeants de ce journal rejoint en quelque sorte celui des Charlie : ils ne sont pas laissés impressionner par les milices de la vertu et de la pensée et ont remis en page l'habituelle playmate et ses nichons de rêve !

 

- Vive les gros nichons Loulle ! Et sers ma tournée !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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16/12/2013

Rendez-nous les Hussards de la République.

nouveaux hussards republique.jpg

 

 

La semaine s'est terminée avec un sacré ramdam, suite à la publication d'un Nième rapport sur « l'intégration » des immigrés et enfants d'immigrés. On a ça et là dégainé chacun, qui son voile, qui sa laïcité. Il serait vain de nier ces problèmes, mais il faut donner aux choses l'importance qu'elles ont. L'obscurantisme et le communautarisme ne reculeront que par l'éducation.

 

Tous les enfants de France ont le droit et le devoir de s'éduquer. Gratuitement en plus ! Avec des enseignants compétents et consciencieux. Alors il y a ceux qui considèrent cela comme une formidable chance à saisir, d'autres qui méprisent des savoirs qu'ils contestent au prétexte de cultures ou de religions différentes et ne font pas grand-chose pour tirer le meilleur parti de cette formidable opportunité qui leur est offerte.

 

Il est des enfants d'immigrés qui ne posent pas de problèmes. Parce que leurs parents, venus du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Chine, pour la plupart ne parlant pas à leur arrivée sur notre sol le moindre mot de français, leur ont inculqué cette évidence : leur avenir passe par de bons résultats scolaires voire universitaires. D'autres rêvent d'être Zidane ou La Fouine...

 

Il est facile de faire retomber sur les enseignants les carences de leurs élèves. Les profs ne font pas les programmes d’enseignement, pas plus qu’ils ne choisissent ni déterminent les méthodes pédagogiques. Si c'était le cas, les résultats seraient peut-être différents. Ils ne sont pas non plus exempts de responsabilités, tant il est difficile de faire « bouger le mammouth » !

 

Force est de constater que le taux d'illettrisme (à ne pas confondre avec l'analphabétisme) atteint des niveaux effarants, jusqu'à 20% dans les LEP. Nier ces évidences et ne pas reconnaître l'échec du système éducatif à mettre à niveau les enfants issus de l'immigration, tant ceux-ci ont des carences flagrantes sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, comprendre un texte, s'exprimer oralement) procèdent d'une solide hypocrisie.

 

Le développement de l'esprit passe par la maîtrise du langage. En effet, on ne peut développer une pensée structurée et précise si l'on ne possède pas le vocabulaire indispensable et la rigueur grammaticale pour l'exprimer. « Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement/Et les mots pour le dire arrivent aisément... ». D'où l'importance de l'écrit, technique préalable à la réflexion, à la pensée et à son expression orale.

 

En d'autres temps, les Hussards de la République ont formidablement réussi à intégrer des populations aussi différentes que les Bretons et les Provençaux, les Vendéens et les Alsaciens, les Parisiens et...le reste des Français. Non sans quelques excès d'ailleurs (« il est interdit de cracher par terre et de parler patois... »). Et on ne pourrait faire pareil avec quelques centaines de milliers d'enfants dont les parents sont venus d'ailleurs ?

 

Ne soyons pas si pessimistes !

 

Sextidi 26 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

14/05/2013

Le poids des mots, le choc des fautes

ecolier.JPG

 

 

 

Ce ouiquinde, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.

 

Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participés passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l’hébreux, c’est de l’aztèque…

 

Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné. Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais point trop n’en faut !

 

Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un texte littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?

 

« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »

 

Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avaient fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.

 

Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins ! http://www.sauv.net/brighelli.php

 

Quintidi 25 Florial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Une fillette rentre de l’école et dit à son père :

-         Tu connais la dernière ?

-         Non.

-         Ben, c’est moi…

 

 

24/01/2009

Le Président et le Ministre : « Décervelez mon ami ! Décervelez ! »


sarko roi.jpg LE PRÉSIDENT
Entrez donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace

LE PRÉSIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !

darcos lasserre.jpgLE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.

LE PRÉSIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !

LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tout seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut d'avantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !

LE PRÉSIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRÉSIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !

LE PRÉSIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!


C’est pas de moi, mais ça aurait pu !