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26/02/2014

Économie : la théorie des morpions.

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Si Mosco en avait, il ferait un gros bras d’honneur à cette commission européenne aussi nocive qu’ultralibérale qui nous gonfle les aliboffis avec ses leçons à la kon. Seulement pour grimper au mât, il vaut mieux avoir le cul propre ! Mosco pourrait, devrait renvoyer dans les cordes tous ces parasites élus par personne, plus soucieux d’uniformiser la taille des lunettes de chiottes eu Europe que la fiscalité et les lois sociales des états membres. La « Commission » (la grosse commission même) nous pousse au cul pour « faire des économies », novlangue ultralibérale qui veut dire « saccager les services publics » et pour pomper encore plus de pognon par l’impôt.

 

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros, soit bien plus que le déficit de l’Etat et de la Sécu. Le pognon, c’est là qu’il est. Le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs, c'est-à-dire dans notre poche.

 

La doxa ultralibérale proclame que taxer les banques, taxer les grosses entreprises, taxer les pleins de thunes pénalise l’économie. Mais si on taxe à outrance les citoyens, les salariés, les petits commerçants et artisans, les petites entreprises, cela ne pénalise pas l’économie ?

 

Qui produit les richesses ? Les banquiers par la spéculation ou les petites et moyennes entreprises à travers le dynamisme de leurs dirigeants et le travail de leurs salariés ?

 

Qui paie la TVA, source principale des recettes publiques, les quelques centaines de milliers de riches ou les dizaines de millions de salariés, petites patrons, artisans, commerçants, retraités ?

 

Par contre qui est protégé par les niches fiscales, l’évasion fiscale, « l’optimisation » fiscale, les paradis fiscaux ? La réponse est dans la question : ce ne sont pas les salariés et patrons de PME mais les requins de la finance, les mafieux des multinationales et les kleptocrates qui « s’évadent » vers la Belgique, la Suisse et la City londonienne.

 

Si un organisme est infecté par des morpions qui pompent son sang plus qu’il n’en peut produire, il mourra et…les morpions aussi ! Sauf à reprendre aux morpions le sang qu’ils ont volé et le réinjecter dans l’organisme pour lui redonner la santé.

 

Mosco, va chercher le pognon ou il est et tu pourras dire merde à Barosso la tête haute.

 

Octidi 8 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

22/09/2008

Mes Frères, mes Sœurs, espérons en la Sainte Parole du Chanoine des Latrines… Amen.

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Vous l’avez entendu vous, l’Oracle de l’Elysée, nous parler de la tempête économique déclenchée par ses maîtres et modèles, les néocons (disons gros cons tout court) étazuniens ? Lui qui a toujours quelque chose à dire sur tout, sur tous, il doit avoir une extinction de voix. Mais rassurons-nous, le Chanoine des Latrines « réfléchit » paraît-il, avant de nous faire l’honneur de sa sainte parole, jeudi à Toulon…

On peut être inquiet sur ses élucubrations, quant on connaît sa vista remarquable en matière économique. Rappelez-vous ses idées de campagne visionnaires: un an avant que n'implose le marché immobilier américain, celui qui n’était encore que le candidat UMP à l'élection présidentielle préconisait avec une fulgurante intuition dans son programme quelque chose qui ressemble étrangement à des subprime à la française : «Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.»

Passée inaperçue au printemps 2007, dans le feu de la campagne présidentielle française, cette formule de «crédit hypothécaire» avait peu de chance d'émerger l'été dernier au moment où l'économie américaine commençait à subir les désastreuses conséquences de ces «prêts spécial pauvres». «Une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir !», argumentait la pythie de l'UMP pour justifier sa proposition d'emprunt immobilier pour foyers modestes.

Là encore visionnaire, Sarkozy pariait même sur le mécanisme qui a causé l'effondrement de la finance américaine : il imaginait que les banques se focaliseraient «moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué». Lors de son prochain discours, tant attendu, à Toulon le 25 septembre, le Phénix de l’Elysée osera-t-il brandir comme solution miracle à la crise du pouvoir d'achat des «subprimes» à la française ?

Vous avez veautez pour lui ? Alors ne vous plaignez pas si vous en chiez… Mais à cause de vous, nous, les 47% qui n’avons pas fait la même erreur, nous en chions aussi…