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03/04/2017

La (molle) chasse aux évadés fiscaux.

évasion fiscale Charb.jpg

On estime les diverses fraudes fiscales entre 80 et 100 milliards d'euros par an. Largement plus que le déficit du pays ! Plus que le budget de l'éducation et de la défense réunis !

Il y a bien sûr les transactions payés en liquide. Faciles et efficaces pour squizer la TVA.

Il y a le bon vieux système éprouvé des fausses factures : on gonfle les frais déductibles afin de réduire le revenu imposable.

Plus sophistiquée, il y a la fraude basée sur la double comptabilité : une caisse officielle, avec factures à l’appui, et une caisse noire, pour les transactions « effacées ». Ils sont désormais aidés par des logiciels, phantomwares ou zappers, installés dans les caisses enregistreuses (des pharmaciens se sont fait épinglés récemment pour cette juteuse innovation) mais aussi dans les systèmes de gestion ; ces logiciels rufians « allègent » automatiquement la comptabilité officielle.

Nouvelle venue au monde de l'évasion, l’économie dite collaborative, genre les transactions à travers des sites comme Le Bon Coin, Ebay, Amazon, Airbnb, Blablacar, etc. Comment établirl a réalité d’une activité économique ? À quel moment un vendeur occasionnel sur ces sites devient-il un professionnel du commerce en ligne ?

Mais tout ça, c'est de l'entrée de gamme. Il y a mieux, parce que jouant sur d'autres montants, ce sont les magouilles des multinationales. Une des combines de ces compagnies mondialisées s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Cette pratique implique une sur-tarification délibérée des importations ou une sous-tarification des exportations des biens et des services entre les filiales. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks, MacDo, mais aussi Ikea, Zara, Vodafone et autres multinationales reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, les Pays-Bas et surtout le Luxembourg – pays de Junker – en sont d'autres, et pas des moindres. Le Luxembourg concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling »), se montre très accommodant sur les taxations...

Bon. Et nos candidats à la présidence, qu'est-ce qu'ils en pensent de tout ça ?

Le plus rugueux est, évidemment, Mélenchon. Il veut obliger les entreprises à déclarer leurs résultats pays par pays et taxer les bénéfices des entreprises là où ils sont réalisés, organiser le blocus des paradis fiscaux et faire sauter le fameux « verrou de Bercy ?

Hamon, lui,veut renforcer les moyens du Parquet national financier (PNF) ainsi que ceux des services fiscaux. Il veut aussi établir une liste "crédible" des paradis fiscaux, et instaurer une taxe sur les bénéfices détournés par les multinationales.

Le Pen veut priver d’accès aux marchés publics les multinationales qui pratiquent "l’évitement fiscal" ; et surtout, elle souhaite dénoncer les conventions fiscales avec les pays du Golfe qui facilitent selon elle le contrôle de l’économie française.

Cheminade veut supprimer le « verrou de Bercy » (cette aberration qui fait qu'un procureur ne peut pas attaquer une entreprise pour fraude sans passer par le feu vert – on le barrage – du ministre de l'économie), renforcer les moyens du Parquet national financier et réintégrer la fraude fiscale dans le droit commun pénal.

Ce n'est bien sûr ni chez Fillon, ni chez Macron, les marionnettes du Medef, qu'il fut chercher des solutions à l'évasion fiscale.

Par ailleurs, le Brexit fait aussi planer le déclenchement d'une guerre à la baisse de l'impôt sur les sociétés au sein de l'union Européenne. Avec pour corolaire obligatoire une plus grande pression fiscale sur...les citoyens, bien sûr.

Ainsi avec notre petit bulletin, dans quelques semaines, nous pourrons choisir celui qui luttera le mieux contre ce vol organisé qu'est l'évasion fiscale


Illustration: merci à Charb, assassiné pour sa passion de la vérité

07/03/2017

Fillon, BASTA ! Parlons plutôt des évadés (fiscaux).

évasion fiscale Charb.jpg

Ah ils rigolent bien, tous ces people qui s’enrichissent en France et qui ne veulent surtout pas participer à l’effort national ! Pas si kon de payer leurs impôts dans le pays qui les engraissent, ils « s’évadent fiscalement », qui vers la Suisse, qui vers la Belgique, qui plus loin encore. Mais tous reviennent se faire soigner en France s’ils ont un pet de travers…

Tiens, un site « people » en a listé une trentaine. Intéressant palmarès :

José Garcia, en Belgique ; Florent Pagny, oui, celui qui chante sa « liberté de pensée », en Patagonie ; Jean Alesi qui a une superbe propriété, vide, à un km de chez moi, en Suisse ; Charles Aznavour, le papy donneur de leçon, en Suisse ; Bernard Darty, le marchand de plein de choses dont de superbes casseroles, en Belgique ; Jo-Wilfried Tsonga, le roitelet de la petite baballe jaune, en Suisse ; Johnny Hallyday, l’archive chantante, en Suisse ; Yannick Noah, ex « personnalité préférée des Français », aux États-Unis (New-York) ; Marc Levy, un des écriveurs qui vendent le plus en France, au Royaume-Uni ; Amélie Mauresmo, qui « coatche » l’équipe de France de tennis, en Suisse ; Alain Delon, chef-d’œuvre en péril, en Suisse ; Daniel Auteuil, pas si kon qu’Ugolin, en Belgique ; Marion Bartoli, encore une tapeuse dans la petite balle jaune, en Suisse ; Lætitia Casta a laissé la Corse pour le pays des bourreaux de Napo, le Royaume-Uni ; Michel Polnareff, est revenu traîner ses fesses vieillies en France pour prendre du fric, avant de retourner aux États-Unis ; Sébastien Loeb, useur de voitures françaises, en Suisse ; Richard Gasquet, encore un tapeur de balle jaune, membre de l’équipe de France, en Suisse ; David Hallyday, c’est de famille, en Suisse, comme papounet ; Gaël Monfils, membre lui aussi de l’équipe de France de tapeur de balles jaunes, en Suisse ; Patricia Kaas, en Suisse elle aussi…

N’en jetez plus.

Mais ça, c’est le menu fretin, les gros fraudeurs, on peut les trouver là : http://300plusriches.bilan.ch/index.html

et là : http://danactu-resistance.over-blog.com/search/liste%20de...

C’est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l’occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’État, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc. Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-être un sport national mai c’est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

La France ne s’est dotée ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Savez-vous que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Savez-vous que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l’on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur…

Un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultralibérale. Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les hauts fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances, ceux qui ont été les employés de Macron). Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant… à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, cœurs d’artichauts avec les riches…

Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les premièr, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

Et l’Europe elle fait quoi la dedans ? Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux.

Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, et surtout malgré le Brexit la City de Londres et les îles anglo-normandes.

Parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau : c’est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l’Europe. Pardon, j’oubliais qu’il a dit qu’il allait faire de cette évasion fiscale une de ces priorités…

Qui a-t-il sur ce problème essentiel dans les programmes des candidats ? On n’en sait rien : les me (r) dias aux ordres des milliardaires préfèrent nous gonfler les aliboffis avec les fillonneries quotidiennes.

Basta avec ces enfumages perpétuels.

 

Illustration: merci à l'irremplacé Charb, assassiné pour avoir défendu notre liberté

27/01/2017

Pendant les « Primaires » les « affaires » continuent : Fillon mais aussi Dassault

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Fillon et sa Pénélope, « faisons confiance à la justice de notre pays.  On aura l’occasion d’y revenir. Parlons de Serge Dassault. Il n’a pas daigné se déplacer, Pépé Dassault, au procès intenté contre lui l’été dernier et ayant repris ces jours derniers, pour blanchiment de fraude fiscale. Le PDG du groupe Dassault et sénateur Les Républicains est notamment accusé d’avoir détenu quatre comptes de fondations et sociétés à l’étranger (aux îles Vierges, au Luxembourg et au Liechtenstein) pour dissimuler des actifs (jusqu’à 31 millions d’euros en 2006 et 11 millions d’euros en 2014) au fisc français.

Une bricole quoi.

Pourtant, question rigueur, il n’est pas avare de donner des leçons Pépé. Ce qui lui a été renvoyé dans le groin par la procureure Ulrika Delaunay-Weiss se farcissant le fabricant des Rafales payés par nos impôts mais également le patron de presse « envoyant ses vœux aux lecteurs du Figaro pour s’inquiéter que l’État français soit en cessation de paiement, comme la Grèce. Rassurez-vous, il ne parlait pas d’évasion fiscale mais de fraude à la carte vitale… » Pas tendre la dame avec Pépé qui « a piétiné toutes les lois qu’il a votées sur le thème de la fiscalité » et « trahi son mandat ». Eh ! Oh ! qu’il fait dire par ses bavards Pépé : il a hérité de ces fonds de sa famille et il n’a appris leur existence que sur le tard. Eh ! À cet âge, on perd un peu la tête…

Pépé Serge est un habitué des prétoires, même s’il ne s'y présente que rarement. Il est encore mis en examen dans une affaire concernant l’existence de « cagnottes » au Luxembourg et au Liechtenstein qui auraient servi à acheter des voix lors de campagnes d'élections municipales. En 2009, le Conseil d'État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes l’année précédente en raison de « dons d’argent » et avait déclaré M. Dassault, qui avait piqué cette ville aux communistes en 1995, inéligible pendant un an.

Allons, allons. Bricoles que tout ça. Plus important, la procureure Ulrika Delaunay-Weiss met les pieds dans le plat en disant regretter « l’absence de plainte de la CIF (Commission des infractions fiscales). » Ce faisant, elle met en cause ce qu’on appelle « le verrou de Bercy ». Kesako ? C’est un pouvoir discrétionnaire donné au ministre et aux hauts fonctionnaires de Bercy (ministère de finances). Concernant la répression des infractions pénales, la loi donne au procureur de la République la responsabilité de juger de l’opportunité de poursuites. En matière fiscale, en revanche, c’est le ministre du budget qui a l’initiative ! Il transmet au parquet, après avoir sollicité l’avis de la Commission des infractions fiscales (CIF), les dossiers qu’il souhaite voir poursuivis. Ni la Commission, ni le ministère des Finances n’ont à motiver leur décision de poursuivre ou ne pas poursuivre le contribuable. Ni la CIF ni le parquet n’ont la possibilité de connaître les cas de fraude que Bercy choisit de ne pas poursuivre en justice. Le ministre poursuit qui il veut et absout qui il veut ! Plus de 90 % des cas de fraudes constatés par l’administration fiscale échappent à l’appréciation du ministère public…

Ainsi dans l’affaire Cahuzac, Jérome Cahuzac, ministre du Budget en 2012, aurait été le seul à pouvoir décider de l’opportunité de poursuites contre lui-même, avant sa démission ! On marche sur la tête… C’est non seulement un verrou mais aussi une insupportable mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire.

L’administration fiscale peut ainsi traiter de façon inégale et donc foncièrement injuste les contribuables, en proposant arbitrairement à certains une transaction « convenable » et la refusant à d’autres. C’est une atteinte caractérisée au principe d’égalité des citoyens devant la loi. Selon la Cour des comptes « La politique de répression pénale des services fiscaux est ciblée sur les fraudes faciles à sanctionner et non sur les plus répréhensibles. […] Les dépôts de plaintes par la DVNI (direction des Vérifications nationales et internationales) ou la DNVSF (Direction nationale des vérifications de situations fiscales), qui vérifient les grandes entreprises ou des particuliers à fort enjeu, sont extrêmement rares. »

Ce monopole organiserait l’inefficacité voire l’impunité en matière de fraude fiscale.

Ah ! Au fait, le Conseil constitutionnel, célèbre pour ses décisions souvent « pittoresques » a déclaré le « verrou de Bercy » conforme à la Constitution…



Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Verrou_de_Bercy#cite_note- : 3-15

http://www.optionfinance.fr/droit-affaires/entreprise-expertise/fiscal/le-conseil-constitutionnel-valide-le-verrou-de-bercy.html

http://www.liberation.fr/france/2017/01/19/au-proces-de-serge-dassault-la-justice-epingle-le-verrou-de-bercy_1542686

 

Illustration X - Droits rservés

01/06/2016

Au bistro de la toile : python et voyous fiscaux voraces

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Oh fatche ! Ecoute ça Victor : « Un incident qui fait froid dans le dos est arrivé à un Thaïlandais, rapportent les médias locaux. Un homme âgé de 38 ans était assis sur la cuvette des toilettes d’un restaurant lorsqu’un visiteur indésirable a émergé d’une canalisation…

Le trentenaire a soudain ressenti une grande douleur au pénis, et pour cause : un python long de trois mètres venait de mordre ses parties génitales ! Le malheureux a tenté de desserrer les mâchoires du reptile pendant près d’une demi-heure avant de parvenir à se libérer. Emmené aux urgences par sa femme, il a dû se faire poser des points de suture. Les pompiers sont ensuite intervenus pour libérer le python coincé dans les toilettes et l’ont relâché dans la nature, loin des habitations. »

- Puteng, le python ! Oh ! Loulle, quand je vais aller dans tes cagoinces pour téléphoner à Sarko ou à Hollande, je mettrais une capote en zinc… Je tiens à ramener Monsieur le Maire et ses deux adjoints à Madame !

- Tu sais, ici, les pythons servent surtout à accrocher des tableaux aux murs…

- Ah ! Tu sais, on n'est jamais assez prudent avec ces énormes bestiaux venus d'ailleurs. Tiens par exemple les buffles. Ma voisine a un énorme 4x4. Indispensable pour se garer sur le trottoir en emmenant les chiards à l'école. Et bien cette jolie petite mêdême, la calandre déjà agressive de son engin est ornée d'un redoutable pare-buffles en ferraille épaisse, carrée, affutée comme l'honnêteté d'un Macron .

- Elle est prudente ta voisine Victor. On a tendance, en France, à sous-estimer le danger que représentent les buffles dans les rues des villes françaises…

- Tiens, en parlant de Macron, il doit être surmené le pauvre Rothchild-boy. Ministre de l'économie, il devrait savoir compter. Mais visiblement pas lorsqu'il s'agit de son pognon puisqu'il a « dissimulé » une bonne partie de son patrimoine au fisc…

- Peuchère ! Tè, tu vois Victor, c'est un Français comme les autres : essayer d'emplâtrer le fisc, c'est un sport national.

- C'est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l'occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-êre un sport national mai c'est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances), les employés de Macron quoi. La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l'on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur, et qu'actuellement le ministre de l'économie se fait épingler lui aussi...

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille… Les « Panama weaks » sont l'éclatante illustration de ce foutage de gueule.

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau: c'est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l'Europe...

- Alors on fait quoi ?

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge avant que j'aille voir dans tes gogues s'il n'y a pas un python.

- T'y trouveras peut-être une ou deux gramuses qui grimpent sur le mur, mais avant qu'elles te bouffent les aliboffis…

- À la nôtre ! 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

18/11/2013

Un amendement pour FAIRE PAYER LES TRICHEURS DE L'IMPÔT

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 Allez, on doit se farcir les dépenses obligés de ces sinistres fêtes commerciales dites « de Noël ». Ce qui nous fait un peu oublier les rafales d’impôts que l’on doit payer, ce qui est très normal, même si ça fait un peu tousser.

 

Ça fait d’autant plus tousser que l’on sait que les riches (les gros riches, pas les classes moyennes) et les entreprises (les grosses entreprises, pas les PME) ont les moyens de se payer les services d’officines pointues en matière d’évasion fiscale, et donc échappent à la plus grande partie de l’impôt qu’ils devraient payer.

 

Les multinationales échappent à l’impôt en particulier parce que l'administration n'a le droit d'enquêter sur leurs montages fiscaux que si le montage a uniquement pour but d'éviter l'impôt... Les multinationales trouvent toujours d'autres raisons (compétitivité, restructuration de l’outil de travail et patin coufin) pour justifier ces montages Et c’est suffisant pour écarter l’abus de droit. Google, Amazon et Apple paient ainsi 22 fois moins d'impôts qu'ils ne devraient et Total n'a pas versé un centime malgré 10 milliards de bénéfices! Ces magouilles représentent des dizaines de milliards d'euros chaque année! Autant que notre déficit! Et on ne ferait rien?

Et pourtant…

…et pourtant, un député a trouvé depuis longtemps le moyen de battre en brèche ces insupportables abus. Ce député socialiste expert de la lutte anti évasion fiscale, Pierre-Alain Muet, a trouvé une solution de bon sens: remplacer "uniquement" par "principalement". Ce changement d’un seul mot pourrait rapporter des milliards, mais le gouvernement fait l'objet d'immenses pressions pour s'y opposer et serait sur le point de refuser cet amendement qui pourrait rapporter des milliards dans la lutte contre l'évasion fiscale…. et réduire nos impôts ! Eh ! Oh ! Ayrault, pose un peu les valises et ne te laisse pas enfumer comme Moscovici par les patrons-voyous et les banksters !

 

Ce gouvernement a prouvé qu’il ne comprend que le rapport de force. Il recule devant toutes les pressions corporatistes droitières. La démocratie directe existe à partir de l’internet. Servons-nous de cet outil et forçons-le nous aussi, simples contribuables, a accepter cet amendement lors de la prochaine discussion de la loi de finance.

 

Une pétition circule dans ce but, signons-là et faisons pression auprès de notre député.

 

POUR SIGNER LA PETITION 

 

 

POUR FAIRE PRESSION SUR VOTRE DEPUTE

 

 

 

Octidi 28 brumaire b222

 

 

Illustration X – Droits réservés

10/04/2013

Au bistro de la toile : la grande évasion.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, t’as vu jouer La grande évasion ?

 

- Ben, oui, mais c’est lointain. Un film étazunien de John Turgess je crois, mettant en scène la tentative d’évasion d’une palanquée d’officiers  polonais, amerloques et anglais.

 

- Bien. Je vois que t’as une culture… Mais actuellement, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 millions par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

 

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs  qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

 

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

 

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances). La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et qui était jusqu’à ces derniers jours le ministre du Budget ? Un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur !

 

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

 

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodé à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complices passifs ou actifs des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Sain-Flour, Carpentras ou Cahors…

 

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

 

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille…

 

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

 

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, l'Autriche, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. La politique européenne de maîtrise de l’évasion fiscale internationale reste à définir en approfondissant les progrès trop limités du « code de conduite », en réduisant les frottements fiscaux entre Etats (notamment par l’adoption de règles communes d’imposition des sociétés), et en harmonisant la lutte contre les opportunités d’évasion fiscale offertes par les pays non coopératifs ou par les excès de la dérégulation.

 

- Alors on fait quoi ?

 

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge !

 

 

 

Primidi 21 Germinal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une infirmièrequi prend sa pause cigarette a l'entrée de l'hôpital voit deux médecins en blouse blanche en train de chercher quelque chose dans le parterre de fleurs. 

-
Excusez-moi, dit-elle, vous avez perdu quelque chose ? 

-
Non, répond un des docteurs. Mais tout a l'heure on fait une transplantation cardiaque a un inspecteur des impôts et on est a la recherche d'une pierre de taille adéquate.

20/06/2012

Au bistro de la toile : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as vu s’ils étaient beaux Noah et Forget devant je ne sais quelle commission de sénateurs qui les interrogeait sur l’évasion fiscale ! On aurait dit des sintibelli ! Presqu’on les plaindrait ! Ce pauvre Forget qui nous explique qu’ils doivent « économiser » vu que leur carrière est courte. Et Noah qui, lui, est fier de payer ses impôts en France, c’est tout en son honneur…mais qui a « oublié » de le faire pendant les années où il était « Suisse », comme d’ailleurs la plupart des millionnaires de la sueur (et souvent de la dope ! )… Notamment ceux-là qui se couvrent de caca en se faisant étriller au foutebale par les Suédois !

 

- C’est dans la ligne de tous les profiteurs du régime, qu’ils soient « sportifs », « artistes » ou « forces vives ». On gagne – si on peut dire – son pognon en France, on s’éduque et se forme en France, on bénéficie des infrastructures française, on se fait soigner en France si besoin mais on se tire ailleurs pour ne pas participer à l’effort national ! Ça s’appelle du parasitisme. François a du boulot sur la planche pour récupérer les 50 à 60 milliards d’euros de fraude fiscale : la tranche à 75% est encore bien douce…

 

- Ouais mais, ces « élites » vont fuir la France qu’ils disent.

 

- La fuite des cerveaux, c’est vrai. Le neurone de Johnny, le neurone de Forget, le neurone de Tsonga, le demi-neurone d’Anelka, il est vrai que ça met le pays dans un état de manque intellectuel alarmant ! Quant à la fuite des « grands patrons », ça me file des crampes dans les côtelettes à force de rigoler ! Ce sont des charlots ayant pour seule compétence d’avoir fait l’Ena et d’avoir grenouillé dans les cabinets ministériel avant de grassement pantoufler dans des multinationales qui ne paient quasiment pas l’impôt. Dans une entreprise, Loulle, la seule personne que tu puisses supprimer sans que son fonctionnement n’en soit perturbé, c’est le patron ! La Parizot me fait péter les zygo lorsqu’elle nous menace de la désertion de ces immenses têtes pensantes et nous fait trembler sur l’apocalypse qui nous attend si on fait enfin payer les parasites !

 

- Eh ! « Ils » partiront chez les Rosbifs ! Cameron les attend avec le tapis rouge qu’il a dit notre « ami » britannique !

 

- Bof… Le changement de politique en France va marquer le début d’un mouvement plus large en Europe, notamment en Allemagne l’an prochain. Alors « ouette-inde-si » comme disent nos grands amis anglais. Comme disait Philippe-Auguste je crois « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! »

 

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