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06/04/2009

Otan (de cochon) suspend tes vols…

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Eh ! bien ça y est. Le grand Charles doit faire le ventilateur dans sa tombe ! Le carlofage de l’Elysée vient de jeter dans sa poubelle à pop corn le symbole majeur de l’indépendance française. Il a mis genoux à terre au pieds du grand communicateur de la Maison Blanche pour bien marquer son acceptation de la suzeraineté étazunienne. Sans aucune contrepartie évidemment, en dépit de ses dénégations.

Nous voilà donc entièrement lié à une organisation militaire qui n’a plus de raison d’être en temps qu’alliance occidentale créée – à juste titre à l’époque - pour faire face au pacte de Varsovie, bras armé d’un bloc de l’est belliqueux. La menace n’existant plus, l’Otan aurait dû être dissous comme l’a été le pacte de Varsovie pour laisser la place à une autre forme d’alliance adaptée aux risques actuels.

Cette organisation militaire est actuellement l’alibi des Zétazunis pour maintenir une présence militaire en Europe, encercler et menacer la Russie, avoir une implantation militaire puissante à portée des territoires pétroliers, annihiler toutes velléités de création d’une défense européenne réelle et – ce qui n’est pas accessoire – fournir au complexe militaro-industriel étazunien un formidable débouché et une vitrine pour ses machines à tuer.

En plus, l’Otan prouve sur le terrain qu’il est nul ! Il suffit de voir comment quelques milliers de fanatiques tarés parviennent à lui tenir tête en Afghanistan… Et c’est dans cette galère que nous engage – de plus en plus à reculons, reconnaissons-le volontiers - le Nano Timonier. Pour quoi ? Pour quelles valeurs ? Pour défendre la « démocratie » vue par le pantin Karzaï ? Celui-là même qui a accepté une loi votée jeudi dernier, 2 avril 2009, stipulant qu’une femme afghane est tenue de satisfaire les désirs de son mari autant qu'il le veut, sauf si elle est malade : « l'épouse est tenue de donner une réponse positive aux désirs sexuels de son mari autant qu'il le veut, sauf si elle a une maladie que des rapports sexuels pourraient aggraver ». Une loi perverse légalisant le viol, équivalente à ce que les talibans avaient imposée…

Vous avez dû voir, comme moi, ces images sordides d’une fille tenue par les pieds et par la tête par deux aides bourreaux tandis que celui-ci la massacrait à coup de trique. C’est ça la charia que dénoncent avec un courage extraordinaire des femmes comme Talisman Nasreen (http://taslima.wordpress.com/) (http://hirsiali.wordpress.com/) (http://neclakelek.wordpress.com/ ) (http://ahadi.wordpress.com/) (http://imanji.wordpress.com/) .

Selon Amnesty International, le viol, le mariage forcé et le trafic de femmes et d'enfants sont monnaie courante en Afghanistan. Même si elles portent plainte, la plupart des victimes n'obtiennent jamais justice, car le système judiciaire, tout comme la justice traditionnelle, reste discriminatoire à l'égard des femmes. L’ONU en a demandé le retrait mais…

Il me revient en mémoire une anecdote de l’époque maintenant lointaine où – aux temps fabuleux de la liberté hippie – j’ai passé de longs mois en Afghanistan : je me promenais avec une mienne fiancée au bazar de Kaboul. Un marchand m’a proposé une cravache. « Elle est spéciale pour les femmes me disait-il (« special khanoum ! ») en montrant comment je pourrais m’en servir sur ma compagne. Il me montrait le bout de cette superbe mais redoutable cravache de cuir tressé qui était…en forme de cœur. Chaque coup est comme un mot d’amour me disait-il ! J’ai encore cette trique…

Le combat mené par la coalition occidentale est noble dans son essence, mais conduit de façon tout à fait inadaptéepar une organisation pas faite pour ça…
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Otan (de cochon) suspends tes vols…


23/09/2008

Afghanistan à l'Assemblée...

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Merci à Laurent

Mal armés, insuffisamment préparés, Rambo-Sarko envoie des troufions se faire flinguer...

Pourquoi?

Pour défendre les Droits de l'Homme?

Ou pour lécher le cul de son pote Rambo-Bush?

05/09/2008

Le chœur des pleureuses.

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Non mais entendez-les s'offusquer, regardez-les se draper dans leur dignité offusquée parce qu'un magazine qui fut en son temps (il y a bien longtemps, hélas...) un phare de la profession publie des photos - mises en scène d'accord - mais réelles de ceux qui ont filé une pâtée à l'armée française.

Que les parents, les amis, les proches des parachutistes morts dans la pratique de leur métier, c'est compréhensible et digne. Mais que les donneurs de leçons bien planqués dans leurs bureaux parisiens nous inondent de leurs larmes de crocodile, c'est tout ce qu'il y a de faux-cul. Faut-il leur rappeler que la guerre c'est la mort, ce sont les larmes, c'est le désespoir, c'est la peur, c'est la souffrance, c'est l'humiliation. Alors si on ne veut pas devoir faire face à cette saloperie, faut pas envoyer nos gars au casse-pipe.

Qui a décidé d'envoyer des militaires français dans le merdier afghan? Chirac et Jospin. Qui a décidé d'envoyer encore plus de troufions? Sarkozy. Qui a décidé, en léchant servilement le cul de Bush, de faire passer le contingent français d'un statut plutôt logistique et de formation de l'armée afghane à un statut de combat de première ligne? Sarkozy.

Alors faut en tirer et en assumer les conséquences. Une guerre, ça fait des morts. Et les militaires professionnels savent très bien que la mort fait partie intégrante de leur contrat, comme un accident du travail pour un couvreur, un pompier, un marin-pêcheur ou un bucheron. 2bdec3f393bc0258c72e2fa0ee7fb488.jpg

Il y a cinquante ans, en Algérie, c'était tous les jours que des troufions se faisaient dégommer. Les cercueils débarquaient au petit matin, en loucedé, du Sidi-Ferrouch, à Marseille ou Port-Vendre. En 14-18, c'était mille morts chaque jour qui saignaient la France.

C'est faire injure aux paras (j'en fut dans une autre vie) qui sont sur place, comme à ceux qui vont partir, que de les abreuver d'une compassion bêlante, de les rabaisser par une sensiblerie pleurnicharde. Ils n'ont pas besoin de ça. Ils sont entrainés, motivés et conscients des risques inhérents à la profession qu'ils ont choisie. Car contrairement à l'Algérie ou c'était des appelés, ce sont maintenant tous des professionnels volontaires qui partent.

L'armée française, comme les autres armées du monde, n'est pas faite seulement pour défiler au 14 juillet ou pour distribuer des sacs de riz. Elle est surtout faite, et financée par notre pognon, pour défendre la France, son territoire et ses valeurs. Et ceci implique la mort, la souffrance, les larmes. Encore faut-il leur donner les moyens de se battre. Et la c'est une autre histoire... Même pas un hélico pour faire une reconnaissance du secteur...

Quand on prend la pâtée, on ferme sa gueule, on tire les leçons de l'échec et on fait en sorte que ça n'arrive plus.

Ou on ne se met pas en position politique de risquer cette pâtée...

21/08/2008

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...


La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omni-présente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la caillasse du djebel ou la boue de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigts qui ne relâche plus la détente de votre arme.

La guerre, ce sont les hurlements, les sanglots les cris de douleur du camarade touché.Les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

Et c'est dans cette merde que le Ridicule sanguinaire de l'Elysée envoie les troufions français. D'accord, ils sont volontaires – pas comme en Algérie il y a un demi siècle! - et connaissent parfaitement ce qui risque de leur arriver. D'accord, c'est leur métier et donc, comme je dis un peu cyniquement, la mort, pour eux « c'est un accident du travail ». Mais encore faut-il que cette acceptation du sacrifice suprême soit sous-tendue par la conviction que ça serve à quelque chose. Ce n'est pas le cas en Afghanistan...

Et voilà que notre Lamentable en fait trop, comme d'hab. Il va sur place faire son baratin. Les médias en rajoutent en feignant de découvrir que la guerre c'est la mort. En Algérie, dix morts, c'était chaque jour... Résultats probables: les talibans vont faire des Français des cibles privilégiées, car ils savent maintenant que ça leur apporte un retentissement médiatique formidable! Vous vous rendez-compte, en descendant dix troufions, le Président de la France se déplace en personne. Tous les médias du monde occidental couvrent l'évènement! Extraordinaire opération de com pour les Tarés d'Allah!

Moralité: parents de jeunes militaires, apprêtez-vous à pleurer...



20/08/2008

Accidents du travail à Kaboul: 10 morts...

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Merci à Willem

Il les a traité d'amateurs et il les envoie se faire flinguer comme des lapins en Afghanistan. D'accord, ce sont des professionnels et se faire descendre est pour un troufion de métier un aléa de la profession qu'ils ont choisie. Un accident du travail en quelque sorte. Mais encore faudrait-il que ça serve à quelque chose! Et le Sinistre qui se déplace pour aller les baratiner à Kaboul. C'est pas de la provocation ça?

L'Afghanistan - où, dans une autre vie, j'ai roulé mes tongs pendant des mois, tant l'hiver que l'été - est un pays difficile au niveau terrain, et surtout habité par une mosaïques d'ethnies ennemies entre elles, mais desquelles émergent les Patans (ou Pachtous), établis sur les deux côtés de la frontière avec le Pakistan. Ces gens-là sont des guerriers nés. Ils n'ont jamais - jamais - été conquis, ni par Alexandre, ni par les Anglais, ni par les "Chouravi" (les Russes), et ils ne le seront pas plus par les Zétazuniens et leurs supplétifs, dont les Français.

Ce sont des populations qui crèvent de faim alors que la guerre qu'ils subissent coûte des milliards. Ils sont exploités par des seigneurs de guerre corrompus, sanguinaires. Ils sont fanatisés ar des extrémistes islamistes. Ils sont les premiers producteurs d'opium du monde, ils sont le nid du terrorisme. D'accord, d'accord. Tout le monde sait ça. Mais ils sont chez eux...

La guerre d'Algérie ne nous a pas suffi? Ni celle d'Indochine? Ni celle du Vietnam? Même si les motifs de cette guerre peuvent être compris - les talibans sont de sinistres fumiers - elle ne sera pas gagnée militairement. Par contre, en inversant les dépenses entre aide civile et dépenses militaires, peut-être y aurait-il quelques bribes de solutions. Peut-être...

Tout ça pour lécher le cul d'un Bush déjà aux poubelles de l'histoire.

Lamentable...