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20/02/2016

Ouiquinde érotique piquant

 

femme trois fesses.jpg

 
 
 

Un, deux, trois, soleil lune ! 


La puce

Au dortoir
Sur le soir
La sœur Luce
En chemise et sans mouchoir,
Cherchait du blanc au noir
A surprendre une puce.

A tâton
Du téton
A la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut,
Se glisse
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre.

De pincer
Sans danger
Il se flatte.
Luce, pour se soulager,
Y porte un doigt léger
Et gratte.

En ce lieu
Par ce jeu
Tout s'humecte.
A force de chatouiller,
Venant à se mouiller,
Elle noya l'insecte.

Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme !

Alexis Piron

 

 

Photo X - Droits réservés 

15/02/2014

Ouiquinde érotique avec Federico Garcia Lorca

amours champêtres.jpg

 

 

 

La femme adultère


Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière


Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers


Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu'elle me disait
Le clair entendement m'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière

Federico Garcia Lorca

 

 

Sextidi 26 pluviôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

19/11/2011

Le temps du vin nouveau : ouiquinde arrosé avec Dionisos et Cupidon !

 

 

Picasso Minotaure.jpg

 

 

Le coup du milieu



Nos bons aïeux aimaient à boire,
Que pouvons-nous faire de mieux ? 
Versez, versez ! Je me fais gloire
De ressembler à mes aïeux !
Entre le Chablis que j'honore
Et l'Aï dont je fais mon dieu, 
Savez-vous ce que j'aime encore ? 
C'est le petit coup du milieu

Je bois quand je me mets à table
Et le vin m'ouvre l'appétit ;
Bientôt ce nectar délectable,
Au dessert, m'ouvrira l'esprit.
Si tu veux combler mon ivresse,
Viens, Amour, viens, espiègle dieu, 
Pour trinquer avec ma maîtresse, 
M'apprêter le coup du milieu.

Ce coup, mes très chers camarades,
A pris naissance dans les cieux ;
Les dieux buvaient force rasades, 
Buvaient enfin comme des dieux.
Les déesses, femmes discrètes,
Ne prenaient point goût à ce jeu. 
Vénus, pour les mettre en goguettes, 
Proposa le coup du milieu.

Aussitôt cet aimable usage
Par l'Amour nous fut apporté ;
Chez nous son premier avantage
Fut d'apprivoiser la beauté.
Le sexe, à Bacchus moins rebelle,
Lui rend hommage en temps et lieu
Et l'on ne voit pas une belle
Refuser le coup du milieu.

Buvons à la paix, à la gloire !
Ce plaisir nous est bien permis ; 
Doublons les rasades pour boire
A la santé de nos amis !
De Momus disciples fidèles,
Buvons à Panard, à Chaulieu ;
Mais pour la santé de nos belles, 
Réservons le coup du milieu.

 

Armand Gouffé

 

 

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Merci à Picasso et Poussin

 

Nonidi 29 Brumaire 220

16/04/2011

Ouquinde érotique avec Alfred Jarry

aphrodite tableau.jpg

A la découverte de la femme


Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
— Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
— Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un cœur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animé une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.
Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

— Achille, Achille, ton coeur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

A son miroir Hélène se pare :

— Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'œil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Paris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Paris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Paris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

— Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l’arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

 

 

 

Alfred Jarry dans Le Surmâle 

 

Illustration X - Droits réservés 

 

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Septidi 27 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

26/06/2010

Ouiquinde érotique. C'est la mienne (enfin, je crois...)

 

 

 

nue mer.JPG

 

 

Nicole


Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose
Plus somptueuse que l’orchidée

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie

 

22/05/2010

Ouiquinde érotique: Arthur Rimbaud

 

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

 

Les anciens animaux...

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource.

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

Cheval_en_érection.jpg

 

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06/03/2010

Ouiquinde érotique: Lucie Delarue-Mardrus

 

 

sexy plage 2.jpg

 

 

 

L'étreinte marine

Une voix sous-marine enfle l'inflexion
De ta bouche et la mer est glauque tout entière
De rouler ta chair pâle en son remous profond.

Et la queue enroulée à ta stature altière
Fait rouer sa splendeur au ciel plein de couchant,
Et, parmi les varechs où tu fais ta litière,

Moi qui passe le long des eaux, j'ouïs ton chant
Toujours, et, sans te voir jamais, je te suppose
Dans ton hybride grâce et ton geste alléchant.

Je sais l'eau qui ruisselle à ta nudité rose,
Visqueuse et te salant journellement ta chair
Où une flore étrange et vivante est éclose ;

Tes dix doigts dont chacun pèse du chaton clair
Que vint y incruster l'algue ou le coquillage
Et ta tête coiffée au hasard de la mer ;

La blanche bave dont bouillonne ton sillage,
L'astérie à ton front et tes flancs gras d'oursins
Et la perle que prit ton oreille au passage ;

Et comment est plaquée en rond entre tes seins
La méduse ou le poulpe aux grêles tentacules,
Et tes colliers d'écume humides et succincts.

Je te sais, ô sirène occulte qui circules
Dans le flux et le relux que hante mon loisir
Triste et grave, les soirs, parmi les crépuscules,

Jumelle de mon âme austère et sans plaisir,
Sirène de ma mer natale et quotidienne,
O sirène de mon perpétuel désir !

O chevelure ! Ô hanche enflée avec la mienne,
Seins arrondis avec mes seins au va-et-vient
De la mer, ô fards clairs, ô toi, chair neustrienne !

Quand pourrais-je sentir ton cœur contre le mien
Battre sous ta poitrine humide de marée
Et fermer mon manteau lourd sur ton corps païen,

Pour t'avoir nue ainsi qu'une aiguille effarée
A moi, dans le frisson mouillé des goëmons,
Et posséder enfin ta bouche désirée ?

Ou quel soir, descendue en silence des monts
Et des forêts vers toi, dans tes bras maritimes
Viendras-tu m'emporter pour, d'avals en amonts,

Balancer notre étreinte au remous des abîmes ?...

Lucie Delarue-Mardrus

 

 

 

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08/08/2009

Langueurs estivales

Nicole


Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose,
Plus somptueuse que l’orchidée,

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.

08:29 Publié dans poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : éros, été

01/06/2009

Eros est rosse

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

* * * * * * * * * * * * * * *
NOUVEAU!


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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr


25/05/2009

Ouiquinde érotique...avec Verlaine


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Verlaine

Tu n'es pas la plus amoureuse
De celles qui m'ont pris ma chair;
Tu n'es pas la plus savoureuse
De mes femmes de l'autre hiver.

Mais je t'adore tout de même !
D'ailleurs ton corps doux et bénin
A tout, dans son calme suprême,
De si grassement féminin,

De si voluptueux sans phrase,
Depuis les pieds longtemps baisés
Jusqu'à ces yeux clairs purs d'extase,
Mais que bien et mieux apaisés!

Depuis les jambes et les cuisses
Jeunettes sous la jeune peau,
A travers ton odeur d'éclisses
Et d'écrevisses fraîches, beau,

Mignon, discret, doux, petit Chose
A peine ombré d'un or fluet,
T'ouvrant en une apothéose
A mon désir rauque et muet,

Jusqu'aux jolis tétins d'infante,
De miss à peine en puberté,
Jusqu'à ta gorge triomphante
Dans sa gracile vénusté,

Jusqu'à ces épaules luisantes,
Jusqu'à la bouche, jusqu'au front
Naïfs aux mines innocentes
Qu'au fond les faits démentiront,

Jusqu'aux cheveux courts bouclés comme
Les cheveux d'un joli garçon,
Mais dont le flot nous charme, en somme,
Parmi leur apprêt sans façon.

En passant par la lente échine
Dodue à plaisir, jusques au
Cul somptueux, blancheur divine,
Rondeurs dignes de ton ciseau,

Mol Canova! jusqu'aux cuisses
Qu'il sied de saluer encor,
Jusqu’aux mollets, fermes délices,
Jusqu aux talons de rose et d'or!

Nos nœuds furent incoercibles?
Non, mais eurent leur attrait leur.
Nos feux se trouvèrent terribles?
Non, mais donnèrent leur chaleur.

Quant au Point, Froide? Non pas, Fraîche.
Je dis que notre « sérieux »
Fut surtout, et]e m'en pourlèche,
Une masturbation mieux,

Bien qu'aussi bien les prévenances
Sussent te préparer sans plus,
Comme l'on dit, d'inconvenances,
Pensionnaire qui me plus.

Et je te garde entre mes femmes
Du regret non sans quelque espoir
De quand peut-être nous aimâmes
Et de sans doute nous ravoir.

VERLAINE ( Femmes)

* * * * * * * * * * * * * * *
NOUVEAU!


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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr

10/05/2009

Ouiquinde érotique: "Ouvre..."

femme modigliani.jpg




Ouvre

Ouvre les yeux, réveille-toi ;
Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :
C'est l'amour qui sonne et c'est moi
Qui te l'apporte.

Ouvre la fenêtre à tes seins ;
Ouvre ton corsage de soie ;
Ouvre ta robe sur tes reins ;
Ouvre qu'on voie !

Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein :
J'irai le boire sur ta bouche !
Ouvre ta chemise de lin :
Ouvre qu'on touche !

Ouvre les plis de tes rideaux :
Ouvre ton lit que je t'y traîne :
Il va s'échauffer sous ton dos.
Ouvre l'arène.

Ouvre tes bras pour m'enlacer ;
Ouvre tes seins que je m'y pose ;
Ouvre aux fureurs de mon baiser
Ta lèvre rose !

Ouvre tes jambes, prends mes flancs
Dans ces rondeurs blanches et lisses ;
Ouvre tes genoux tremblants...
Ouvre tes cuisses !

Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :
Dans les chauds trésors de ton ventre
J'inonderai sans me tarir
L'abîme où j'entre.

Edmond Haraucourt
qui signe
Sire de Chambley.
1902

Tableau de Modigliani

15/09/2008

Message érotiqueà Benito: Myriam de Collias

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C’était au temps de la parenthèse enchantée
Du Voyage au long cours, des chants de Liberté
Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient
Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

C’était près de Collias, où des gorges sauvages
Creusées par le Gardon depuis le fond des âges
Accueillaient les ébats, les amours, les désirs
D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière
Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière
En éblouissement de perles de soleil
Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace
J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.
S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes
Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.
Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.
En un bond de félin je fut bientôt sur elle
Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit
Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis
Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme
Par les voies de Sodome…


Jean-Victor Joubert de Mairdre





21/02/2008

Frémissement d'elles: Ô Femme...

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Femme ! l’image qui me hante
C’est la couture de ta fente
Le délicat ourlet de chair
Qui clôt ton ciel et ton enfer.

J’accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,…et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines
Et l’opium des nuits de Chine.

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu’une fleur de lys,
Royal héraut de ton désir,
Détonateur de ton plaisir,

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon cœur.

Femme, viens ! Cessons d’être sage
Mets ton minou sur mon visage
Pour un sexe-à-bouche de rois
Pour la plus charnelle des croix.

Jean-Victor Joubert