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26/03/2015

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

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C'est peut-être pas si kon que ça cette hypothèse selon laquelle l'Airbus n'était plus piloté... En tout cas pas loin de la vérité qui semble se dessiner, malgré l'extrême prudence des officiels... Les dernières nouvelles laissent entendre que l'avion n'était plus piloté que par UN pilote et non deux.

 

- Cher collègue, tout va bien. Si vous voulez vous dégourdir les jambes, allez-y, je garde la boutique.

 

- C'est pas de refus. D'autant plus que j'ai une envie de pisser à remplir les soutes !

 

L'avion est à son altitude et à sa vitesse de croisière, cap vers le Nord. Le pilote automatique gère le trajet, tout se passe sans problème, la présence d'un seul pilote dans le cockpit n'a rien de rédhibitoire.

 

- Bon, j'y vais. Referme derrière moi. C'est la procédure maintenant. Je frapperais en revenant. Á tout à l'heure. Ah ! Signale notre position.

 

Et Hans (ou Philippe, ou Mustapha, ou Kevin, ou Slobodan) déverrouille la porte blindée et sort. Il demande au chef purser si tout va bien, traverse l'avion assoupi, répondant aux timides saluts de quelques passagers éveillés, flattés de ce contact direct avec l'un de ces mythiques pilotes, va faire sereinement pleurer le colosse, s'arrête pour faire un peu de gringue à Greta, une jolie hôtesse. La routine quoi.

 

Pourtant, son oreille et son œil exercés font tinter un signal dans sa tête : il se rend compte, au bruit et à l'assiette de l'avion que celui-ci a été mis dans une position de pente descendante. Kesako ! Se dit-il dans sa langue. Á grandes enjambées, il retraverse tout l'aéronef (c'est comme ça qu'on dit dans les « milieux autorisés ») et frappe à la porte. L'autre pilote, à l'intérieur, doit vérifier par une caméra qui est la personne qui demande à entrer, et déverrouiller la porte. Il ne le fait pas... Son collègue, dehors, s'impatiente et frappe encore. De plus en plus impérativement. Cause à mon cul, ma tête est malade... Rien ne sa passe. Le pilote passe par toutes les affres de l'inquiétude puis de l'angoisse. Que se passe-t-il ? Son collègue a-t-il eu un malaise ? Les instruments de bord ont-ils décelé une anomalie qui impose de prendre une assiette de descente ? Dans ce cas-là la procédure impose de quitter le couloir de vol pour ne pas risquer de collision avec les avions volants sur le même trajet mais à des niveaux de vol différents...

 

Ulla, l'hôtesse du tiers avant et Werner, le purser, partagent l'inquiétude du pilote. Quel est le problème ? Ulla tire le rideau pour que les passagers ne voient pas ce qui se passe tandis que Werner décroche la petite hache de secours et entreprend de défoncer la porte. Peine perdue, l'huis est blindé ! C'est du solide ! Kalité allemande ! Mais quelques passagers, réveillés par le bruit, manifestent une certaine inquiétude, que s'efforce d'apaiser Ulla. Certains ont vu aussi le sol qui se rapproche. Que se passe-t-il ? Ça commence à hurler dans la cabine. Pas longtemps... Car c'est le flash, le choc monumental contre le plancher escarpé des vaches alpines... Et 150 vies qui s'en vont en un éclair...

 

Que s'est-il passé dans la tête du pilote resté seul aux commandes ? Volonté de suicide d'un pilote dépressif n'hésitant pas à embarquer tout ce qui vit dans cet avion dans sa mort égoïste ? Sacrifice délibéré d'un kamikase ? Qui lo sa ?

 

Dès lors, comment ne pas trembler en pensant que le pilote tueur aurait pu diriger l'avion non pas sur des montagnes désertiques mais sur Marseille, Aix, Salon, Digne, Manosque, Avignon. Voire vers...Marcoule, Tricastin ou Cadarache. Il n'aurait fallu guère plus de temps de vol, voire moins.

 

De quoi méditer sur ces rutilants bouts de fer qui volent au-dessus de nos têtes...

 

 Illustration X - Droits réservés

 

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25/03/2015

Airbus : une catastrophe peut en cacher une autre...

airbus germanwings.jpg

 

 

« Une chute vertigineuse de 8000 mètres en 8 minutes » qu'ils disent les Zexperts. Ben, ça fait 1000 mètres par minute (soit un peu plus de 16 mètres par seconde). Mais l'Airbus vole à environ 800 km à l'heure, soit un peu plus de 13 km par minute (13.000 mètres par minute). Donc pendant ces 8 minutes, il a parcouru 104 km. C'est une pente qui n'a rien de très anormal et correspond à une volonté de perdre assez rapidement de la hauteur pour retrouver une altitude annihilant une éventuelle dépressurisation.

 

Deux remarques :

1 – les spécialistes parlent effectivement de dépressurisation. C'est possible. Un avion, à 10.000 mètres, est gonflé comme une baudruche à la pression qui règne à 2000/2500 mètres.

2 – s'il avait ce problème (n'oublions pas qu'il était alors à près de 100 km au Sud du lieu d'impact), il pouvait virer sur bâbord voire faire demi tour et regagner des lieux moins dangereux comme la vallée du Rhône ou le littoral et ses nombreux aérodromes. Or il a rigoureusement gardé son cap vers le nord, vers les montagnes. Ce qui est la pire des décisions, qu'un pilote en état de décider ne prendra jamais.

 

Que déduire sinon que l'avion n'était plus piloté. Pourquoi ? Parce que les deux pilotes étaient hors d'état de le faire. Ce qui est corroboré par le fait que pendant ces huit longues minutes, aucune communication radio n'a eu lieu. Perte de connaissance simultanée due au manque d'oxygène ? Sans qu'aucun des deux n'aie eu le temps de prendre le masque à oxygène qui tombe automatiquement devant le nez ? Possible. Ou autre chose... Un esprit mal tourné pourrait penser, par exemple, à une balle chacun dans la nuque... Mais ça, c'est pour les esprits mal tournés.

 

 

Tricastin dessin Nono.jpg

 

Bon. Ces mêmes esprits mal tournés ne peuvent pas ne pas songer à ce qui se passerait si un Airbus ou un Boeing, par accident comme celui des Alpes ou...par un « accident » provoqué heurtait à pleine vitesse non pas une paroi sauvage des Alpes mais l'enceinte de confinement d'un des réacteurs nucléaire de Cruas ou de Tricastin ? Vous croyez que le mur de béton d'un mètre d'épaisseur et la pelure d'acier intérieure résisteraient, déjà fragilisés par le temps (30 ans au moins) ? Vraiment ? Et vous croyez que les délicates installations qui gèrent les barres de combustible nucléaire et les systèmes de refroidissement n'en seraient pas altérés ? Moi, non...

 

Alors la catastrophe prendrait une autre dimension. Surchauffe du réacteur, fonte du corium (voir Tchernobyl et Fukushima pour les détails in vivo.)

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Tchernobyl… une grande partie de la vallée du Rhône devrait être évacuée. Avignon, Lyon, Valence, Saint-Étienne, Chalon-sur-Saône seraient des villes contaminées. Annecy et Chambéry seraient sans doute à évacuer. Mais d’autres pays que la France seraient aussi touchés, en particulier la Suisse : Genève serait à évacuer. La pollution s’étendrait jusqu’à l’Italie et l’Autriche. Paradoxalement, ces trois derniers pays subiraient les effets d’une catastrophe nucléaire alors qu’ils ont décidé de sortir du nucléaire. En effet, la France impose le risque nucléaire à ses propres habitants, mais aussi à l'ensemble des Européens.

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Fukushima… Avignon, Lyon et Castres seraient des villes contaminées. Selon la direction du vent, il est probable qu’Aix, Marseille et Toulon soient également touchées. En effet, la carte des retombées de Fukushima se limite à la superficie de l’île, mais elles ont été considérables aussi à l’est, côté pacifique.

 

Je parle de Tricastin parce que c'est mon dangereux voisin, mais ces scénarios sont transposables à tous les sites nucléaires.

 

Respectons la douleur des familles et des proches des victimes de cette terrible tragédie de l'Airbus des Alpes. Mais réfléchissons aux risques énormes que font courir aux populations manipulées la présence de ces centrales nucléaires, notamment avec le trafic aérien qui les survole.

 


Illustrations X - Droits réservés

 

14/03/2012

Taxe carbone dans le transport aérien : ne pas plier devant le diktat chinois !

chinois airbus dessin.jpg

 

 Alors, on – l’Europe en l’occurrence – va le baisser le calbar ou pas ? Devant qui et pourquoi ? Devant la Chine et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

 

L’Europe, pour une fois bien inspirée et pensant aux générations futures, a institué une taxe carbone pour le transport aérien, mode de transport polluant s’il en est. La taxe carbone européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

La Chine – premier pollueur mondial devant les Etats-Unis – refuse avec autant de violence que d’arrogance de se plier à cette mesure de bon sens. Et, pour appuyer son attitude, son gouvernement décide de refuser d’approuver les commandes d’Airbus (35 long-courriers A330 et 10 très gros porteurs A380) que doivent acquérir les compagnies chinoises.

Airbus risque donc de faire les frais de ce bras de fer. Son président, Louis Gallois, met les pieds dans le plat en chiffrant la perte pour l’avionneur européen à 12 milliards. Une paille… Avec des fournées de chômeurs à la clé. On peut comprendre sa position. Dans la foulée, les compagnies British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air France, Air Berlin et Iberia se joignent à Airbus pour«alerter» les dirigeants «sur les conséquences économiques» de cette taxe qui constitue une menace «inadmissible» pour leur secteur d'activité.

Pour faire bonne mesure une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé à l'administration américaine de lancer une procédure à l'OACI (Organisation de l'aviation civile est une organisation internationale dépendant des Nations Unis dont le rôle est de participer à l’élaboration des normes  permettant la standardisation du transport aéronautique international)  pour obtenir l’annulation de cette mesure. La planète, on s'en fout, pourvu que nos profits demeurent !

Cette taxe carbone est peut-être un coup d’épée dans l’eau, mais elle montre pour une fois la volonté positive de l’Union Européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique (la sécheresse actuelle et de plus en plus récurrente lui donne raison). Le gouvernement danois (de gauche), qui assure la présidence tournante de l’Europe, a donné une fin de non recevoir à ces prétentions des Chinois et des margoulins du transport aérien. 

Bravo les Danois ! C’est un bras de fer crucial car si nous plions cette fois devant l’arrogance chinoise, quels seront les prochains diktats ?

 

Quintidi 25 ventôse 220

 Illustration : alex-dessinpresse.over-blog.com