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26/08/2016

Migrants : esclaves en Allemagne !

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Il semble bien qu’ils tombent le masque, les « altruistes » allemands qui étaient montrés en exemple pour leur merveilleux accueil des « migrants ». Les me(r)dias aux ordres du patronat nous ont servi à pleins seaux des articles culpabilisants, fustigeant notre égoïsme, ouvrant largement leurs colonnes aux imbéciles heureux gaucho-bobos bêlants de bien-pensance vis-à-vis de ces « pauvres » réfugiés. Et de nous montrer de généreuses familles allemandes portant des pancartes de bienvenue. Et de porter aux nues Frau Merkel, « l’honneur de l’Europe ». Mouais…

Quelques mois après, les choses ont bien changé. Avec les exactions et les viols du début de l’année, avec les attaques au couteau dans les trains, la belle image d’Épinal de ces flots de réfugiés malheureux, chassés de leurs pays par la guerre, tous éduqués et prêts à apporter leurs compétences à leur pays d’accueil en a pris un sacré coup ! La société allemande est en pleine mutation idéologique. Et pas dans le bon sens ! Les partis d’extrême droite renaissent. Et on sait trop ce que cela signifie.

Les lampions de la commisération sont éteints et restent plus d’un million de migrants désœuvrés, ne parlant pas la langue, logés dans des gymnases ou des structures d’accueil bondées, souvent important leurs rivalités génératrices de rixes, inquiétant voire effrayant les populations autochtones qui déchantent. Alors, le patronat d’outre-Rhin a fait pression sur le gouvernement de Frau Merkel pour tirer les marrons du feu. En recréant une forme éhontée d’esclavage « new-look » : la création de 100 000 emplois qui seront payés au tarif faramineux de… 0,80 EUROS DE L’HEURE !

Les masques tombent et la véritable intention des responsables allemands est enfin révélée : utiliser une main-d’œuvre quasi gratuite, celle de ces « réfugiés » sans qualification mais aussi sans statuts, sans défense et donc taillables et corvéables à merci. Ils viendront s’ajouter aux « mini-jobs » créés par les lois Hartz pour les chômeurs de longue durée qui sont royalement payés à 1,05 euro de l’heure ! L’agence allemande pour l’emploi (BA) estime à 7,4 millions le nombre de "mini-jobs", auxquels s’ajoutent des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concerne des salariés obligés pour vivre d’avoir plusieurs emplois. Non mais on cauchemarde ! Il va de soi que ces travailleurs esclaves seront embauchés en premier, exerçant ainsi une pression irrésistible sur les salaires et les conditions de travail. Ceci plus les travailleurs détachés, voilà le secret sordide de la « puissance allemande ».

Le patronat allemand – que l’on porte aux nues chez nous pour son « efficacité » - va ainsi endosser une redoutable responsabilité si des troubles éclatent et si l’extrême-droite retrouve outre-Rhin un redoutable potentiel de nuisance. Il est vrai que les chefs d’entreprise, à l’aune de la financiarisation triomphante, réfléchissent à l’horizon de trois ans au mieux, de six mois au pire. Et que leur principale motivation est le fric. Mais que dire des politiques dont la vocation et l’utilité sont justement de réfléchir à long terme ? Mouais… Leur temps de réflexion et d’action est surtout calculé à l’aune de la prochaine échéance électorale…

 

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Photos X - Droits réservés

 

 

20/06/2016

« In » ou « Out » ? Une semaine d'ESPOIR pour l'Europe.

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Le rationnel, pour les britanniques, seraient de quitter cette Europe dont ils n'ont jamais voulu, dont ils refusent les règles, et qu'ils parasitent allègrement. Et le référendum, dans un déroulement de campagne normal, menait à un vote confortable pour le « Brexit »,le « Leave » (quitter).

Et voilà que, soudainement, un évènement « fortuit » fait basculer cette consultation vers l'émotionnel : l'assassinat de la députée Jo Cox, championne du camp pro-U.E. une petite semaine avant le scrutin. Tuée par un partisan fanatique du « Brexit » (de quitter l'Europe). Dans l'inconscient populaire façonné à l'émotion par les télés, les me(r)dis et les réseaux dits « sociaux », une figure charismatique du « In » (rester dans l'U.E.) est lâchement assassinée par un fou du « Out ». Dun côté la belle figure de la jeune députée assassinée pour ses idées européistes, de l'autre l'incarnation du mal se réclamant du « out ». C'est un peu trop gros pour qu'on ne soit pas dubitatif…

A rapprocher d'un même cas de figure en Suède, il y a 13 ans, où une belle figure des pro-Europe été assassinée dans des circonstances semblables, trois jours avant le vote. Vote qui était aléatoire mais que la vague émotionnelle qui a parcouru le pays a fait penché vers le « oui » à l'Europe.

On peut légitimement faire des rapprochements… Et, comme en Suède à cette époque, les me(r)dias dominants nous bassinent avec des sondages qui inversent « miraculeusement » la courbe.

A qui profite le crime ? Cherchons....

Notons que l'une des première personnalités à réagir a été le ci-devant John Kerry, ministre étasunien des affaires étrangères du pays qui a imposé son pittbull - la Grande-Bretagne - à l'Europe et qui voit d'un très mauvais œil sa possible sortie voulue par son peuple. Comme si l'opinion des peules avait quelque intérêt...


Revenons quelques décennies en arrière. Depuis les premiers pas de l'Europe (CECA puis Marché commun), les Anglais se sont posés cette question : quelle est la meilleure place pour la foutre en l'air, être dedans ou rester dehors ? L'histoire a montré que lorsque les Anglais entrent dans une organisation, c'est soit pour la dominer et la réduire à servir ses seuls intérêts, soit pour la faire foirer. Là, chapeau, ils sont en train de réussir les deux.

S'ils restent, ils auront obtenus tellement de dérogations, avantages, exemptions, chèque de retour, statuts particuliers, etc. que l'E.U. n'y survivra pas car d'autres pays vont exiger un traitement identique, ce qui est justice.

S'ils s'en vont, un espoir se fera jour : une refondation de l'Europe basée sur une réelle alliance entre France et Allemagne ouverte à ceux qui voudront en accepter les règles.

Oui mais quelles règles ? Il faudrait instituer une diplomatie, une armée, voire une police commune, une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes, tout en laissant s'épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l'éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens. Mais comment la France peut-elle parler d'égal à égal avec l'Allemagne ? Ni avec son économie anémiée, ni avec ses dirigeants « couilles-molles » incapables de tenir tête à Frau Merkel.

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et on peut être sûr qu'ils respecteront le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Ce ramdam autour de la sortie ou non de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l'Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l'oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l'orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l'U.E. sauf...pour l'Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l'exploitation éhontée de la main d'oeuvre des ex pays de l'Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu'ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l'air l'industrie laitière et l'élevage des autres pays européens, en industrialisant l'agriculture, exploitant là encore la main d'oeuvre détachée de ses marches de l'Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu'elle se laisse griser par sa puissance.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu'on croyait rangées aux poubelles de l'Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l'Europe à une immigration sans limite...pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s'est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s'implique en Ukraine comme un toutou docile des yankees, donnant toutes facilités à l'Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l'horreur économique qu'est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s'impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l'Afrique, laissant la France s'épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l'Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l'Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l'avenir de l'Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.


Photo X - Droits réservés

08/10/2015

Au bistro de la toile : de la Syrie poutinisée à l’Europe allemande.

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 - « Ils ont massacré des millions d’Amérindiens, ils se sont enrichis avec l’esclavage, ils ont utilisé la bombe atomique, partout où ils passent ils sèment la merde ! ». Ben dit donc Victor, il est pas tendre notre Gégé national avec les bouffeurs de caoutchouc !

 

- Il a raison Depardieu, Loulle. Et encore il est gentil. Il a oublié de parler de la guerre bactériologique inventée par les pasteurs qui « offraient » généreusement aux Amérindiens des couvertures infectées de « smal pox », la variole, agrémenté d’ « eau de feu », la gnole pour les éradiquer de leurs terres. Il a oublié les villages viets cramés au napalm. Il a oublié le sac de merde laissé au Moyen-Orient par ces criminels de guerre que sont les Bush père et fils. Il a oublié le massacre d’un hôpital en Afghanistan par les sbires d’Obama. Mais là, 22 morts seulement, ça fait petit bras…

 

- Ils sont moins fiers les cow-boys en Syrie depuis que tonton Wladimir a mis le paquet ! Depuis des mois, leurs F16 balancent des bombinettes on ne sait où mais sûrement pas sur les tueurs de l’Etat Islamique, leur enfant putatif. En plus, ils daubaient sur la coalition de Poutine « Bachar el Assad, les Iraniens et les Russes, alors que notre coalition comprend une quarantaine de pays ! » Sauf qu’en quelques jours, les Russkoffs font plus de boulot que ce ramassis de bras cassés en plusieurs mois ! Les Russes ont pris la main au Moyen-Orient, et c’est très bien ainsi. Quant à François…

 

- Mouais… Quant à François, il se couvre de merde et laisse la France se faire rouler dans le caca par la mère Le Pen à Bruxelles. Une honte. Il se montre comme le toutou docile non seulement des Yankees, mais aussi de la Cimbro-Teutonne Merkel ! Eh oui ! Concernant les « réfugiés », il s’est aligné sur la Chancelière concernant les quotas. Et alors là, on nage dans le mensonge et le bourrage de crâne. Il est question de 150 ou 200 mille « réfugiés » a répartir entre les 28 pays de l’Union alors  que la seule Allemagne revendique l’accueil non plus de 800.000 « réfugiés » mais de 1,5 millions par an ! Avec un regroupement familial oscillant entre 4 et 8 personnes, c’est entre 6 et 12 millions de musulmans chaque année que l’Allemagne veut imposer à l’Europe. Aux fous ! Angela Merkel a essayé de se faire bien voir de ses amis ultralibéraux, des grandes entreprises multinationales et des « sponsors » de son parti en ouvrant brusquement sa frontière aux « réfugiés » de toutes sortes, même à ceux qui viennent de pays sûrs. 40 % de ces « réfugiés » viennent d’Albanie et du Kosovo, ce pays volé à la Serbie par la soldatesque de l’Otan et devenu la plaque tournante européenne de tous les trafics, qu’ils soient d’êtres humains, d’armes, de drogues, de putes et, pire que tout, de « pièces de rechange » humaines… Ces migrants doivent contribuer à faire baisser les salaires allemands qui, après des années de croissance zéro, ont lentement commencé à augmenter à nouveau. Il faut s’attendre à un formidable retour de bâton contre les politiciens européens qui, comme Frau Merkel, encouragent les migrants à venir dans leur pays. Les salaires stagnent ou baissent en Europe et le chômage est encore beaucoup trop élevé. La dernière chose que les gens veulent en Europe, en ce moment, c’est de se retrouver avec encore plus de concurrence sur le marché du travail. Les parties d’extrême droite vont profiter de tout cela. La Le Pen l’a éructé sans vergogne à François, hier, à Bruxelles.

 

- D’ailleurs l’étoile de la Saxonne commence sérieusement à pâlir. Elle s’est faite sèchement tacler dans son propre parti : “La politique d’ouverture des frontières menée actuellement ne correspond ni au droit européen ni au droit allemand et est en désaccord avec le programme de la CDU.” Des mouvements contre cette invasion se lèvent outre-Rhin. Et l’expérience, hélas, nous montre ce qui risque d’arriver en Allemagne – donc à notre porte, quasiment chez nous – lorsque les foules germaniques se mettent à déconner…

 

- Bon. Á  la nôtre quand même !

 

 Illustration: merci à Chimulus

22/09/2015

Au bistro de la toile : mensonges et triche

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- Oh ! Loulle, c'est pas une VW ta caisse ?

 

- Non Victor. Maintenant c'est une Seat.

 

- C'est pareil. Ç'est le groupe Volkswagen. « Das Auto » qu'ils disent... Lügner ! Menteurs. Bétrüger ! Tricheurs.

 

- C'est vrai. Bonjour l'image de marque... On sait tous qu'entre les chiffres ( de pollution, de consommation, etc.) proclamés par les constructeurs et la réalité, il y a une différence. Mais de là à ce que l'entreprise elle-même organise sciemment la triche, conceptualise le mensonge, ça en dit long sur l'état d'esprit non seulement de la marque, mais du pays.

 

- L'Allemagne aurait-elle la culture du mensonge ? La culture de la triche ?

 

- Pas impossible Loulle. Pas impossible. Est-ce que c'est le cas ailleurs que sur le terrain industriel ? En politique par exemple. Tiens prenons le cas de la Grèce. L'Allemagne – du haut de ses vertus auto-proclamées - fait preuve vis-à-vis de ce pays en difficulté d'une dureté qui confine à la méchanceté, à la volonté d'écraser, d'humilier.

Et pourtant, derrière ces coups de menton, qu'est-ce qu'on trouve ? Mensonges, triche : l'Allemagne est l'un des principaux bénéficiaires du pillage de la Grèce. Quatorze aéroports grecs rentables, pas des canards boiteux, sont actuellement bradés à un consortium allemand qui appartient en majorité...au gouvernement allemand.

L'Allemagne exige le remboursement intégral de la dette grecque... Mensonges et triche alors que l'Allemagne s'assoit avec morgue sur ses Hénaurmes crimes passés et notamment ses dettes concernant les réparations de guerre, jamais honorées.

Mensonges et triche encore avec des pots-de-vin qui auraient été versés par des sociétés allemandes à des fonctionnaires grecs et autres malversations où apparaissent des noms comme Siemens, Mercédès, BMW... Accusations de corruption balayés d'un revers de main méprisant par Wolfgang Schaüble, l'exécrable ministre allemand des finances.

Mensonges et triche puisque le pognon « généreusement » prêté à la Grèce par les différents plans de « sauvetage » financiers ne servent qu'à renflouer...des banques allemandes et françaises, responsable car gestionnaires de fait de la faillite grecque.

 

- Tout de même Victor. Les Allemands donnent un bel exemple d'humanité sur le problème des migrants.

 

- Mensonges et triche Loulle là aussi. Crois-tu que ce soit par altruisme que Frauführer Merkel ouvre la porte à 800.000 migrants dans l'année ? Pas du tout. Elle agit pour satisfaire ses maîtres, le patronat germanique. Les patrons allemands, après avoir exploité jusqu'à la corde les pays voisins, ex-pays de l'Est, trouvent dans ces migrants une ressource formidable à exploiter. Il y a, parait-il, des milliers de personnes formés – médecins, ingénieurs, techniciens supérieurs, etc. - parmi ces migrants. Le patronat allemand va donc faire son marché parmi eux, écumant les rentables, laissant sur le dos des contribuables allemands les autres... Une main-d’œuvre docile, payée à coup de lance-pierres, pas regardante sur les conditions de travail et – cerise sur la saucisse – permettant de faire pression sur les salaires vers le bas.

Mensonge et triche encore vis-à-vis des partenaires européens vers qui vont aller les laissés pour compte en Allemagne. Sans oublier l'effet de pompe aspirante que ces propos et ces actes prétendument généreux va générer et génère déjà... Avec le regroupement familial à venir, les 800.000 migrants que la « généreuse » Allemagne, en panne d'enfants, va accueillir chaque année, il faudra multiplier ce chiffre par trois, quatre ou plus...

Mensonges et triche encore avec ces quotas de réfugiés que Merkel et son caniche François veulent imposer aux 28 membres de l'Union. En effet, avec les accords de Schengen, rien n'empêchera les réfugiés imposés à la Hongrie ou à la Pologne de circuler librement partout en Europe !

 

- Mouais... Où ça nous emmène une Volkswagen ! Allez, à la nôtre. C'est du vrai et bon rouge. Sans tricherie ni mensonge.

 

Illustration; merci à Chimulus

 

13/07/2015

"Deutschland über Alles" ! BASTA

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BASTA du terrorisme que le nouveau Reich allemand fait subir au reste de l'Europe, avec la complicité des boutiquiers de la Hollande et l'aide de supplétifs comme la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes et autres passagers clandestins de l'Europe imposées par Tonton Sammy et son caniche Rosbif suite à l'implosion de l'URSS.

 

Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Bismarkel et l'avorteuton Chat-au-bleu, rien n'y fera. Ce que veulent les Germains (de moins en moins cousins) qui mènent la danse au bal des Eurocrates, c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Teutons.

 

L'histoire, hélas, se répète. C'est la troisième fois que l'Allemagne met toute sa puissance, son organisation, sa population au service d'un même dessein : dominer l'Europe...en la transformant en champs de ruines ! Ce qu'elle n'a pas réussi, au prix de millions de morts, par les armes, elle est en passe de le réussir par l'économie. Et, le pire, en toute bonne foi... Ce que redoutait, avec lucidité et dépit leur ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer qui expliquait en 2012 qu’« il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen ».

 

Varoufakis, le charismatique autant que très compétent ex ministre de l'économie grecque, ne s'y trompe pas : « Ma conviction, écrit-il dans une chronique parue dans le Gardian britannique, est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d'Eurozone disciplinaire. »

 

Et qu'est-ce-qu'ils disent les Français ? Rien ou pas grand-chose. Hollande et Sapin veulent donner le change en proclamant du bout des lèvres « qu'il faut tout faire pour maintenir la Grèce dans l'Euro. » Mais, Nom de Zeus, qu'attendent-ils pour ouvrir enfin leur gueule ? Et dire leur fait à nos « amis allemands ».

 

Le blocage paranoïaque autour de la crise grecque, les braillements qui l'accompagnent assortis de nauséeux relents nationalistes sont en train de mettre en pièce soixante ans d'efforts consentis par toute l'Europe, et en premier chef l'Allemagne elle-même, pour remettre ce pays dans le concert européen et lui accorder la confiance qu'elle mérite. La germanophobie monte dans toute l'Europe. Et – pour de stupides questions de boutiquiers – voilà que, dans l'esprit des peuples d'Europe, le Bôche renaît tandis que l'Allemand s'efface.

 

L’arrogance des députés, des fonctionnaires et des ministres d'outre-Rhin qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à ses partenaires européens.

 

Et si ceux-ci exigeaient non pas le « Grexit » mais la sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Parce que les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. L'euro a été créé par les Allemands, pour les Allemands. C'est en fait le mark qui a changé de nom. D'ailleurs, c'est le mark qui a servi d'étalon (1 euro = 2 marks) et c'est en Allemagne que se trouve la banque européenne. Conçu pour l'économie allemande, basée sur l'exportation de machines-outils et de grosses voitures, produits toujours demandés par les pays se développant et donc s'industrialisant. Et pas pour les pays du sud comme la Grèce, sans industrie et important presque tout. Cette monnaie forte a, en quelques années, ruinée les pays du sud, avec la complicité des banques (allemandes et françaises pour le cas de la Grèce) poussant ces pays et leurs populations à vivre à crédit quasiment sans compter. On sait ce qu'il est advenu : endettements insupportables des particuliers, des entreprises, des états. Crise et hold up faramineux : les banques privées, mises à mal par leur gestion irresponsable (prêts inconsidérés) ont refilé leurs dettes au public. Les pays les plus faibles, ou les plus réceptifs aux sirènes des banquiers-banksters, se retrouvent endettés jusqu'au cou, donc à la merci de leurs créanciers. Et ceux-ci leur imposent des plans d'austérités aberrants, le saccage des services publics, la privatisation-braderie des meilleurs fleurons industriels et économiques, la baisse des salaires, la misère pour les populations pauvres et le pillages des richesses par les riches locaux ou étrangers, avec évasion des capitaux, etc. Voilà le résultat du système ultralibéral triomphant.

 

Pour en sortir, pourquoi ne pas « conseiller » fermement à l'Allemagne, seule bénéficiaire de l'euro, de reprendre son cher mark ? On les voit d'ici, nos « cousins germains », avec leur sentiment de supériorité, mépriser ceux à qui ils auront laissé un euro qui perdra immédiatement de sa valeur. Mais l'euphorie ne durerait pas longtemps... Car qu'est-ce qui arriverait alors ? Le mark serait immédiatement réévalué de 30% au moins. Quel bonheur et quelle chance pour le reste de l'Europe ! Car ceci donnerait un énorme avantage concurrentiel à l'Italie, à la France et à tous les autres pays de l'euro, générant un véritable boum des exportations, en particulier...vers l'Allemagne ! Et qu'est-ce qu'ils feront les Allemands avec leur beau mark puissant ? Le fameux « made in Germany » deviendra trop cher et les exportations allemandes s'effondreront. Ce que la France, l'Italie, l'Espagne et autres vendront en plus, c'est autant que les entreprises allemandes ne vendront plus ! Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. Sans oublier les pertes des banques et assurances allemandes par une diminution automatique de leurs avoirs européens (600 milliards d'euros). Pertes qui se monteraient à 200 milliards.

 

C'est ça qu'ils veulent nos « amis allemands » ? C'est ça la saine gestion de ces gens qui prétendent donner des leçons à tout le monde ? Parce que le « grexit », s'il a lieu, marquera le point de départ de la désintégration de l'euro. L'Espagne sortira, le Portugal aussi, pourquoi pas l'Italie et la France ? Ce qui reviendra au même que la sortie de l'Allemagne !

 

Les conditions qui se dessinent à Bruxelles sont monstrueuses. Humiliation d'un pays que l'on prétend mettre sous tutelle. Vol des meilleurs actifs grecs qui seraient mis virtuellement à l'abri chez le receleur luxembourgeois. Colonisation politique de la Grèce avec une supervision en amont de toutes les décisions de ce pays. Etc.

 

Et puis, il faut sortir de cette mentalité de boutiquiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur carte de crédit. La Grèce peut trouver auprès de la Russie les quelques sous qu'on lui refuse.

 

La flotte russe au Pirée, c'est ça la vision géopolitique de Frau Merkel ?

 

Les flots de réfugiés auxquels la Grèce donnera généreusement un visa pour traverser son territoire pour aller en Allemagne, en Suède, en France, c'est ça qu'il veut le ridicule Chat-au-bleu ?

 

Le « couple franco-allemand » n'est plus qu'une illusion. Alors, François, tu as les cartes en mains. Et tes cartes sont meilleures que celles de Frau Merkel. Tu peux (enfin, la France) sauver l'Europe, lui redonner une colonne vertébrale, un sens et un avenir autre que celui d'une grosse larve économique, voire une dictature molle.

 

La Teutonne n'est qu'une boutiquière égoïste, dogmatique, arrogante et brutale. Son action imbécile est en train de détruire l'Europe une nouvelle fois. Montre-toi à la hauteur. Fais-nous voir que tu en as !

 

Sinon, cette construction européenne qui se fait contre les peuples devient nuisible et n'a plus de raison d'être. C'est devenu une dictature froide, il faut la laisser crever.

 

Et repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau traité, et des partenaires restreints.

 


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11/02/2015

Grèce : Tsipras dit « OXI !» - NON ! aux ultimatum germano-européens.

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Tsipras n'a pas été impressionné par la volonté d'étranglement financier de l'Union européenne, sous la pression de la Frau Furher Merkel et avec le concours – la complicité - de la Banque centrale européenne. La BCE a tiré la première – prenant là une position politique qui outrepasse ses attributions – en annonçant couper les vivres aux banques grecques le jour même où se réunissait pour la première fois le Parlement grec fraîchement sorti des urnes !

 

Dans un discours musclé dimanche soir devant le Parlement, le premier ministre grec a martelé vouloir tenir toutes les promesses de son parti et notamment les mesures sociales. Il ne cache pas pour autant que la situation financière de son pays est très tendue puisque les rentrées fiscales ne sont pas encore au rendez-vous et que les riches profiteurs de l'ancien régime accélèrent la fuite des capitaux. Georges Stathakis, le solide ministre de l'économie grec estime que la Grèce a besoin de 4 à 5 milliards d'euros jusqu'en juin, le temps de négocier un nouvel accord avec ses créanciers. Et il n'hésite pas à agiter le spectre de la faillite de son pays « pour 5 milliards ! », à cause de la cuistrerie d'une Europe des banksters qui n'a d'Union que le nom.

 

Malgré les sourires faux-cul des dirigeants européens, Hollande et Renzi en premiers, les dirigeants européens s'alignent sur les diktats de la Teutonne en restant intransigeants, menaçant à mots de moins en moins couverts de jeter la Grèce hors de la zone euro (le « grexit » agité par Merkel). L'ultimatum est là : « Où vous acceptez entièrement le plan d'austérité signé par le gouvernement précédant, ou vous dégagez ».

 

L'Europe donne donc jusqu'au 16 février à la Grèce pour accepter l'extension du « plan de sauvetage » (!!??). Mais accepter ce diktat, c'est revoir la troïka honnie revenir à Athènes, contrôler toutes les décisions du gouvernement, mettre son veto sur ce qui ne lui plaît pas, continuer à humilier un pays qui a démocratiquement dit NON dans les urnes. Hors de question a dit et redit Tsipras, soutenu en cela par la majorité des Grecs, descendus dans la rue pour apporter leur soutien à leur nouveau gouvernement. Tsipras assume : il met un terme à ce « plan de sauvetage » et refuse les crédits qui vont avec. Entre la liberté, la dignité et quelques aumônes, il a choisi. Dans l'honneur.

 

Lors de leur tournée européenne, les responsables grecs ont demandé un crédit-relais ainsi qu'un peu de temps pour construire un véritable État et mettre en place de véritables réformes, notamment en matière d'évasion fiscale. On leur répond avec un ultimatum inacceptable...

 

Et la France, que dit-elle ? Hollande a reçu à bras ouverts le premier ministre grec, laissant penser qu'il se ferait l’intermédiaire, l'avocat de la Grèce auprès de l'Allemagne et des autres pays d'Europe. Mais il a suffi que la Teutonne fronce les sourcils pour qu'il s'aligne servilement...

 

Parlons-en de l'Allemagne... Elle s'assoit avec morgue sur ses Hénaurmes crimes passés. La nouvelle présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a confirmé la réactivation de la structure sur les réparations de guerre dues à la Grèce par l'Allemagne, jamais honorées. Une facture qui s'élèverait à 163 milliards d'euros ! Et il y a d'autres contentieux, pas à l'avantage de l'Allemagne. Les responsables grecs disent vouloir rouvrir aussi des enquêtes sur des pots-de-vin qui auraient été versés par des sociétés allemandes à des fonctionnaires grecs et autres malversations où apparaissent des noms comme Siemens, Mercédès, BMW... Accusations de corruption balayés d'un revers de main méprisant par Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances.

 

L'Union européenne prend donc le risque de sacrifier un des pays emblème de l'Europe pour 5 malheureux milliards.Á comparer avec les milliers de milliards que cette même Europe laisse s'échapper en magouilles fiscales, grâce à la complicité d'un pays confetti voyou, le Luxembourg, dont le metteur en scène de ces magouilles a été placé à la tête de la Commission. Ça donne envie de dégueuler...

 

 

Photo X - Droits réservés

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27/01/2015

Au bistro de la toile : Grèce, Allemagne, qui doit du pognon à l'autre ?

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- Salut Loulle. T'as vu ça hier ? On les a tous entendu pousser les cris d'une pucelle à qui un lascar met la main au panier ! Le représentant de Banque européenne, les charlots de la Commission européenne genre Mosco et Junker, et puis, cerise sur le gâteau, ceux qui devraient le plus fermer leur grande gueule : les Allemands. Ceux-là, à la télé, on aurait dit le politburo, tous raides comme s'ils avaient un casque à pointe dans le cul, clamer d'une seule voix qu'il n'était pas question d'effacer le moindre centime de la dette grecque. Ah mais ! On a sa fierté outre-Rhin ! Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-mêmes doivent leur richesse actuelle (richesse d'une petite partie de la population seulement), au fait que leurs propres dettes, énormes, ont été effacées par les alliés vainqueurs parce qu'ils y voyaient un intérêt stratégique face à l'empire soviétique. Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-même doivent beaucoup de thunes aux pays européens saccagés et ruinés par la folie nazie, donc par leur folie. Le pognon, le travail, les richesses pompés de force dans les pays occupés tout comme les frais liés à l'occupation n'ont jamais été remboursés. Concernant spécifiquement les Grecs, les Allemands ont pris toutes les réserves d'or de la banque de Grèce et ne l'ont jamais rendu. Ils ont imposé à la Grèce un « prêt » pour « participation à l'effort de guerre » dont le montant, actualisé avec un intérêt normal de 3%, correspond actuellement à plus de 160 milliards !

 

- Soit la moitié de la dette actuelle qui est de 320 milliards...

 

- Exactement. De plus, cette dette n'était que de 120 milliards il y a quatre ans, au début de la « crise » grecque. Or qui gouverne la Grèce depuis, à travers les gouvernements fantoches mis en place par l'Union européenne ? C'est la fameuse et honnie « troïka » : un représentant du FMI (organisme de pillage mondial des banksters étazuniens), un représentant de la banque centrale européenne (présidé par un ex de Goldman-Sachs, LA multinationale des banksters étazuniens), enfin un représentant de l'Union européenne (dominée par les Allemands). Autrement dit ces « zexperts » sont responsables d'un accroissement de 200 milliards de cette dette ! En quatre ans ! Faut le faire... Parce que le torrent pognon « prêté » à la Grèce ne sert pas à remonter le pays, à réformer ses institutions, à invertir dans des infrastructures, à dynamiser son économie. Non. Il sert à rembourser les banques – essentiellement allemandes et françaises – moyennant des intérêts véritablement usuraires, approchant parfois les 20 % ! C'est un pillage organisé. Avec pour résultat une baisse de 25 % du PIB du pays, une baisse des salaires de 30 %, des pensions de 50 %, une ruine des services publics et particulièrement de santé de telle sorte que la mortalité infantile à augmenté de 43 % ! C'est ça la solidarité européenne à la mode ultralibérale ? Enfin, la dette initiale de 120 milliards correspondait pour beaucoup à des achats d'armes auprès de l'Allemagne, de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Les Allemands leur ont même refilé des sous-marins qui ne marchent pas mais qui sont pittoresques : comme le Pitalugue de Monsieur Brun, c'est le sous-marin qui a tendance à tourner autour de son hélice ! Ach so ! Kalité industrielle allemande !

 

- La qualité industrielle allemande, on la fête aujourd'hui, avec les manifestations autour du camp d'extermination d'Auschwitz. Cette kalité allemande, ils l'ont mise au service de l'industrie de l'extermination de plus d'un million de juifs, de tziganes, de résistants, d'homosexuels dans ce seul camp. Organisation allemande, efficacité allemande. Et responsabilité allemande aussi, non ?

 

- Il serait temps de le leur rappeler, en appuyant où ça fait mal.

 

- En plus, à ces manifestations du souvenir, ils ont « oubliés », les « vainqueurs », d'inviter les libérateurs de ce camp de la mort, ils ont « oubliés » d'inviter Poutine ou Medvedev alors que ce sont les Russes qui ont battu les hordes d'Hitler, ce sont les Russes qui ont payé le plus lourd tribu - 30 de millions de mort - pour notre liberté. Pour un soldat américain mort en 39-45, il y a eu 30 soldats russes tués. Et on leur dit qu'ils sont mort pour rien. J'ai honte. Ils n'oublieront pas cet insupportable affront les Russes. Par contre, les « vainqueurs » de 45, plus les vaincus allemands, s'accordent pour soutenir les néo-nazis ukrainiens.

 

- Allez. Á la nôtre. Buvons pour oublier. « Para kalo, Loulle kraci kokino » ! S'il-te-plait, Loulle, du vin rouge !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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05/01/2015

INSUPPORTABLE ! La pression de l'Allemagne sur les électeurs grecs.

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Angela Merkel, frau fürher d'Allemagne, se dit prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza - si ce parti de la gauche vraie arrive au pouvoir le 25 janvier - remettrait en cause la désastreuse politique d'austérité qui étrangle ce pays. Non mais de quoi je me mêle ? Elle ne manque pas d'air la Teutonne ! Elle se prend pour qui ? Elle croit que l'euro lui appartient ? Il est vrai que devant le couillemollisme désespérant de François, elle peut évidemment croire que la monnaie européenne, calquée sur le mark et aux conditions allemandes, est sa « chose ». Paraît même que 97 % des Français l'aiment... On doit être maso !

Cette insupportable pression sur les électeurs grecs marque pourtant bien le désarroi et la trouille qui agitent les parasites ultralibéraux qui gouvernent – si mal – l'Europe. La presse allemande en rajoute : « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays » (Der Spiegel). Quant à Wolfgang Schäuble, il y va de ses oukases : « Quel que soit le résultat du futur scrutin, la Grèce est tenue « sans aucune alternative » de continuer sur la voie des réformes déjà engagées. » C'est-à-dire de pousser son peuple dans la misère et le désespoir pour rembourser une « dette » pour beaucoup illégitime. Parce que c'est de ça qu'ils ont une peur bleue, les rentiers allemands : ne plus toucher les intérêts aberrants qui étranglent la Grèce.

Certes les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions d’impôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue ! Dangereuse extrémité ! Nos dirigeants ultralibéraux ne devraient pas l’oublier…

Poussés par l’Allemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy alors au pouvoir, les instances de l’Europe se sont comportées comme des tortionnaires à l’égard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion…

On peut leur mettre le nez dans leur scheiße à ces arrogants donneurs de leçons et rabattre leur insupportable morgue. Car elle en a bénéficié plus que d'autres l'Allemagne, de l'annulation d'une Hénaurme dette publique ! En 1953, une conférence internationale, à Londres, a passé l'éponge sur les deux tiers de la dette allemande ! Celle d’avant-guerre a été réduite de 22,6 milliards à 7,5 milliards de Marks. Et celle d’après-guerre de 16,2 milliards à 7 milliards de Marks. En valeur de l’époque. Les « économistes distinguées » peuvent faire le calcul en euros, ça doit être plutôt salé... Et ne parlons même pas des dégâts causés par la guerre dans les pays ravagés par la folie nazie... Parmi les créanciers généreux, il y avait la Grèce, pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande après l'URSS et la Pologne.

Pour continuer à leur mettre le nez dans leur Mist, il faut savoir que les compensations qu'a touchées la Grèce à cette époque ne tenait pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions « à l'effort de guerre allemand ». Un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement. Or, selon les calculs des «économistes distinguées », la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant nominal d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque !

On peut continuer : d'après Handelsblatt, la vérité - Die Wahrheit - de la dette allemande est bien cachée. Officiellement, la dette allemande en 2011 était de 2000 milliards d’euros. Mais ce n'est qu'une demi-vérité, car la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul. D'après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffrerait à 5000 milliards d'euros supplémentaires ! L’Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé ! Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186 % du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120 %. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90 %. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, « a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis », remarque l'économiste en chef du quotidien économique. « Ces 7000 milliards d'euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits enfants devront payer. » Hast du verstanden, Frau Merkel ? Compris, madame Merkel ?

Au fait, elle doit bien rapporter de la thune à quelqu'un cette fameuse dette ? Ben oui, bien sûr : aux Banques et...à la Banque Centrale Européenne. Quand une banque achète des titres de dette elle ne les range pas dans son coffre. Elle les revend ou les intègre dans des fonds de placement. Les titres de dettes grecs ont été revendus jusqu’à 25 % seulement de leur valeur faciale. La valeur faciale, c’est celle qui est marquée sur le titre. Un titre de dette de cent euros a donc pu être vendu jusqu’à 25 euros seulement à mesure qu’il circulait de main en main. Ainsi une banque a pu racheter à 25 euros un titre et le revendre à la banque centrale européenne qui le lui achetait à 30 ou 50. Á chaque tour de piste du même titre, les banques se sont gavées. Et maintenant, ces titres sont dans le bilan de la Banque centrale européenne. Laquelle en encaisse les intérêts et réclame le remboursement à la valeur faciale, acheté 25 et exigé à 100, comme un vulgaire fonds vautour !!! lien 

Et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche ! Frau Merkel ?

Soutenons Syriza, soutenons ce formidable espoir qui se lève en Grèce.

Illustration X - Droits réservés

 

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15/10/2013

Plutôt foireuse cette Allemagne dont on nous rebat les oreilles en nous la montrant en exemple !

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Foireuse et perfide concernant la lutte contre les émissions de CO2 responsables des changements climatiques plus qu’inquiétants. Ainsi, suite à une décision des autorités européennes, il était convenu qu’à l’horizon 2020, tous les constructeurs de voitures devaient commercialiser des véhicules dont l’émission de CO2 ne devait pas dépasser 95g/km. Or Angela Merkel est récemment intervenue auprès de ses partenaires européens pour tenter de modifier le texte ou du moins de repousser l’échéance de 2020. Pourquoi ? Parce les grosses caisses produites par l’industrie germanique (Daimler, BMW, VW, Opel) pédalent dans la choucroute pour atteindre cette limite et qu’ils rechignent à faire les difficiles études et les couteux investissements nécessaire et que leurs principaux concurrents – français en tête – ont déjà consentis. Faux-cul, nos voisins germains proposent bien de respecter les 95g en 2020 mais…sur un pourcentage de leur production seulement ! Ceci pour exempter leurs grosses bagnoles techniquement obsolètes, bouffeuses de pétrole et chieuses de palanquées de CO2 !

 

Et qu’est-ce que vous croyez ? Merkel, commis voyageur de l’industrie automobile Allemagne, a réussi à faire repousser de six mois la décision concernant l’objectif 95g. Six mois qui vont lui permettre de mettre en place un deal avec les Britanniques : - tu me soutiens sur l’abrogation de cette loi des 95g et je te soutiens dans ton action contre l’Europe ! Et qui sera baisé dans cette embrouille ? Ben, les constructeurs français et italien qui – eux – n’auront pas de problèmes pour être dans les clous mais qui ne pourront pas mettre en avant cet argument de vente vertueux…tandis que les Germains pourront continuer à vendre leurs grosses poubelles roulantes !

 

Foireuse et techniquement indigente concernant le fameux système GPS européen Galileo. Ce système a connu retards sur retards. Il devait être opérationnel dès 2012. Tè ! Fume… Pourquoi ? Par l’incapacité de l’industriel allemand choisi ( ??!!) par la commission européenne du nullissime Barroso de fabriquer en temps et heure les satellites nécessaires. La Commission européenne a choisi, en 2010, la PME allemande OHB pour l'attribution d'un lot de quatorze satellites du futur GPS européen. Ceci au aux dépens d'EADS Astrium, grosse structure ayant à la fois la compétence et le potentiel technique. Et en 2012, la même C.E. a réitéré ses erreurs en confiant la construction de 8 nouveaux satellites à cette même boite allemande incapable de livrer ! Incompétence crasse ? Magouille dissimulée ?

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. L'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. OHB, fleuron de l’industrie allemande, pédalant elle aussi dans la choucroute, Astrium - EADS, le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails ! On croit rêver…

Bonjour « l’excellence » allemande dont on nous gonfle les aliboffis. Quant à Merkel, trois semaines après les élections qui ont vu son « triomphe », elle n’a toujours pas réussi à former un gouvernement !

 

Quartidi 24 vendémiaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

28/05/2013

Merkel : forte avec les faibles, faible avec les forts…

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Ah ! Il faut la voir traiter ses partenaires européens avec une morgue toute teutonne. Elle met le casque à boulon pour saigner les Grecs, les Chypriotes, les Portugais ; elle ne prend pas de gants pour imposer ses vues aux Espagnols, aux Italiens ; elle met un seul petit gant pour faire la leçon ultralibérale à François « Normalou » Hollande. « L’exemple allemand » ! On nous gonfle assez les aliboffis avec ce repoussoir…

 

Par contre, la Merkel, vous l’avez vu, hier, faire patte de velours avec le commis voyageur de la « dumping économie » chinoise ! Lamentable. A plat ventre la dame d’acier inoxydable made in Germany. Une pipe mentale qu’elle lui a faite ! Il en rigolait d’aise le mec ! Au bord de l’orgasme.

 

Pourquoi cette attitude ? Parce que le Chinois est venu la menacer. La menacer de quoi ? De rétorsions économiques si l’Europe prétend envisager de se défendre (pourtant bien mollement) contre le « dumping » chinois. En effet, la Commission Européenne a, il y a quelques jours, envisager de taxer à 47% les panneaux solaires fabriqués en Chine et vendus ici au tiers du prix de revient des mêmes panneaux fabriqués en Europe, essentiellement en Allemagne et en France. Bien timide par rapport aux Etazuniens qui, eux, n’ont pas mis de gants pour taxer ces mêmes panneaux chinois à 250% !

 

Objectif des Célestes : le monopole mondial sur ce type de produit d’avenir. Pour ce faire, le gouvernement chinois subventionne à outrance la production de ces panneaux destinés à l’exportation. Résultat : les fabricants européens ont tous baissé les bras, ruinés, dégoutés…

 

Le VRP chinois, il a dit à la Teutonne : « Si l’Europe fait passer cette directive de taxation de nos panneaux solaires, nous, Chinois, taxerons au même tarif certains produits européens. » Or, qui vend le plus de produits en Chine ? L’Allemagne, essentiellement des machines outils et des bagnoles de luxe. Vous pensez bien que Merkel, marionnette du patronat d’outre-Rhin, a vite baissé casaque ! Et a ainsi enterré de fait la première velléité de résistance de la Commission européenne…

 

Moralité : dans la jungle économique mondialisée, qui commande dans le monde ? Les Chinois et les Zétazuniens ! Et qui commande en Europe ? L’Allemagne !

 

Moralité pour François : avec l’Allemagne, il faut parler haut et fort. Mais…si on a des moyens de rétorsions puissants ! Allez, cherche, François. Cherche !

 

 

Nonidi 9 Prairial 221

 

Illustration : Merci à Baudry 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pourquoi le monde aurait-il été radicalement différent si Adam et Eve avaient été Chinois ? Parce qu’ils auraient mangé le serpent au lieu de la pomme.

15/11/2012

« Calamity Merkel » : elle sème la misère et récoltera la révolte.

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Un désastre. Cette femme est un désastre. Pour l’Europe mais aussi pour son pays.

Pour l’Europe parce l’Allemagne de Merkel joue perso et semble n’avoir à l’esprit que d’éradiquer les industries de tous ses partenaires européens. Parce que le modèle qu’elle prétend imposer à l’Europe est celui des retraités et des rentiers allemands : bas salaires, travaux « forcés » pour les chômeurs, pas de Smic, exploitation sans vergogne de main d’œuvre étrangère sous payée, prestations sociales réduites au minimum, saccage de ce qui fut l’exemplaire « modèle rhénan », etc. Le Bureau International du Travail a sorti un rapport incendiaire à ce sujet, indiquant même que cette politique de bas salaire était une des causes principales des galères actuelles en zone euro. Le marché intérieur allemand s’est rétréci au même rythme que les salaires, plombant ainsi les exportations vers l’Allemagne des produits des autres pays de la zone euro. N’ayant pas de pognon, l’Allemand de base n’achète donc pas de produits français, italien, espagnols, grecs, etc. De plus pour rester compétitifs avec les produits allemands – pour beaucoup fabriqués en Pologne, Tchéquie ou Roumanie puis assemblés en Allemagne pour avoir l’estampille vendeuse « made in Germanie » - les partenaires de l’Allemagne sont contraints à durcir leur austérité salariale. Avec au bout de la route la récession qui ravage toute la zone euro ! Et parallèlement une envolée de la dette (qui a plus que doublé en France sous Sarkozy).

 

Pour son pays. Outre le fait que le nombre d’Allemands vivant en dessous du seuil de pauvreté est galopant,  l’attitude et les oukases de Merkel et de sa clique vis-à-vis des autres Européens est catastrophique. Il a fallu un demi-siècle pour que l’Allemagne regagne la confiance de ses voisins européens. Ces efforts lents et laborieux pour effacer un passé plus que douloureux sont jetés à bas par la morgue et la suffisance de ses dirigeants actuels. N’était-il pas effrayant de voir, hier, dans les défilés de protestations parfois aux limites de l’émeute, la germanophobie se déchainer : Merkel affublée des oripeaux nazis, caricaturée en Hitler, de voir le drapeau européen brûlé…

 

François, c’est à toi, et à personne d’autre de mettre les pendules à l’heure. L’histoire montre que si on ne met pas un coup de frein aux prétentions de la Teutonne et son entourage de mettre le reste du continent sous sa coupe, les relations entre les deux pays glisseront vers l’incompréhension, de l’incompréhension vers la défiance, de la défiance vers la rivalité, de la rivalité vers… Nous n’osons aller plus loin…

 

Les Allemands, jouent toujours l'intimidation. Face à ces prétentions, une seule solution: leur tenir tête fermement, ne pas baisser les bras, ne pas courber l’échine, surtout ne pas baisser ni la tête. Et seule la France a le poids, l’aura et les moyens de le faire.


Quintidi 25 Brumaire 221


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09/07/2012

Merkel et Hollande : les bisous !

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L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

 

Il n’est pas inutile de revenir à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Dès lors, faut-il que ces deux grands pays se diluent dans une construction complexe, sans ambition ni frontières, qui les met au même niveau que Malte, Chypre ou la Lituanie ? Certainement pas. Le Non — en cassant cette marche vers la simple zone de libre échange appelée de leurs vœux par les Anglais — aurait du inciter France et Allemagne à avancer dans le sens d’une intégration politique, militaire et diplomatique réelle sous peine d’être reléguées au rang de la Hongrie ou du Portugal. C’est loin d’être le cas.

 

Après l’épisode Merkozy, où la France n’était que la carpette de l’Allemagne, la diplomatie tranquille mais ferme de François Hollande fait bouger les lignes : restant intelligemment au second plan mais tirant en fait les ficelles, le trio Italie, Espagne France a fait reculer Merkel.

 

Arriveront-ils par réalisme à conduire France et Allemagne à un mariage de raison à défaut d’amour. Il serait temps, car la tentation du cavalier seul de l’Allemagne est à redouter. Cette tentation est due pour une bonne partie au décrochage économique de la France par rapport à son grand partenaire. Pourtant, hors de cette imbrication entre les deux pays, pas de salut.

 

Cette Françallemagne, englobant évidemment la Belgique, cohérente géographiquement, atteindrait la taille critique tant en matière démographique (autant que la Russie) qu’économique (autant que le Japon). Elle constituerait une entité stratégique réelle capable de parler d’autant plus haut et fort qu’elle pourrait s’appuyer sur une puissance militaire conséquente, restant à bâtir (faut pas être angélique). Dès lors le siège de la France — de la Françallemagne — au Conseil de sécurité de l’Onu ne pourrait plus être contesté. Et le reste de l’Europe aurait un noyau fort autour duquel se constituer politiquement. En oubliant tout de même les Anglais, bien sûr !

 

Si cette utopie ne devient pas réalité rapidement, l’histoire montre que les relations entre les deux pays glisseront vers l’incompréhension, de l’incompréhension vers la défiance, de la défiance vers la rivalité, de la rivalité vers… Ne cauchemardons pas. Merkel et Hollande en sont maintenant aux bisous ! C’est plus rassurant !

 

 Duodi 22 Messidor 220



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