Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/03/2016

Quand les impôts des Français financent ...une armée étrangère !

armée israélienne.jpg

 

Ah ! L'altruisme. En voilà une belle valeur ! C'est donner à autrui un peu de soi. Il est une manifestation de la bonté humaine, une force de bienveillance. On en a bien besoin en ces périodes de cynisme, d'égoïsme, de repli sur soi, d'indifférence.

Les Français sont altruistes. Regardez le nombre de personnes qui s'impliquent dans des associations comme les restos du cœur, le secours populaire, le secours catholique, etc.

Regardez combien ils sont généreux lorsqu'apparaissent devant les supermarchés les caddies de la banque alimentaire, de la Croix Rouge ou autres associations caritatives. Ils donnent leur temps lorsqu'ils sont retraités, oisifs chômeurs. Ils donnent aussi leur argent. Le succès sans cesse renouvelé du Téléton en est une illustration exemplaire. Les particuliers donnent selon leurs moyens, et c'est souvent ceux qui en ont le moins qui, proportionnellement, donnent le plus. Les entreprises – enfin, certaines – sont plus généreuses. Mais ne soyons pas dupes, sans mettre en doute leur altruisme, elles voient dans cette générosité fort médiatisée une manière de redorer leur image. Et à moindre frais ! Parce qu'en fait, ça leur coûte une poignée de figues aux riches donateurs !

Parce que – et c'est là que le bât blesse – la générosité en argent coûte deux fois plus à l’État, donc à nous, qu'au « généreux » donateur. Parce que dans notre pays, la loi autorise le donateur à déduire de son impôt sur le revenu la plus grosse partie du don (entre 66 et 75 %  https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F426 ) qu'il accorde à « certains organismes ayant un caractère d'intérêt général ». Ainsi un « don » de 150 euros coûte au donateur 50 euros au plus et 37,5 euros au moins. Pour affiner :

- don à une œuvre d'intérêt général ou d'utilité publique, la part de l’État est de 66 % des sommes versées jusqu'à 20 % du revenu imposable.

- don à un organisme d'aide aux personnes en difficultés, le part de l'État est de 75 % des sommes versées jusqu'à 529 euros puis de 66 % de la partie des dons supérieur à 529 euros jusqu'à 20 % du revenu imposable.

Cette loi est évidemment utile et procède d'une certaine justice puisqu'elle permet à beaucoup d'associations, partis politiques, fondations de vivre et d'agir sur le terrain. Elle dynamise la société civile et ne peut pas être remise en cause dans son principe. Encore que…

Encore que, hormis le fait que certaines entreprises polluantes ou foulant allègrement aux pieds l'éthique se repeignent en vert ou se refont une réputation « propre » en parrainant certaines manifestations altruistes…avec nos impôts, il y a des utilisations aberrantes voire franchement scandaleuses de cette disposition.

Ainsi des micro partis que la plupart des personnels politiques en vue créentæ dans le seul but de récupérer beaucoup de fric par le biais de ces « dons ». Pour payer leurs campagnes électorales. C'est de bonne guerre mais il y a bien pire.

Ainsi, un scandale se fait jour : des dons effectuées en France selon ce principe bénéficient à des associations...de colons israéliens et donc indirectement à la répression par l'armée israélienne – Tsahal – en territoires occupés ! Donc, du pognon de NOS impôts servent une bien étrange cause.

La sénatrice de l’Orne, Nathalie Goulet, vice-présidente de la commission de la Défense, avait posé le 10 mars une question écrite au secrétaire d’ État chargé du budget, Christian Eckert, pour attirer son attention sur le sujet. Souhaitant «avoir l’explication de cette disposition exorbitante du droit commun», elle avait souligné qu’il s’agissait là «d’une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d’une armée étrangère».

Depuis, elle n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

Bonjour « l'altruisme » !


Photo X - Droits réservés

11/06/2013

Au bistro de la toile : conscription

chimulus bistro copie.jpg

 

 



- Oh ! Victor, hier soir, sur une lucarne à décerveler, j'ai été estomaqué : j'ai vu des mecs, et des filles, déguisés en troufions, se faire agonir par un adjupète, se vautrer dans la merde et...en redemander ! Il paraît que ce sont des cadres d'entreprises et que c'est leur patron qui les envoie – en payant pas mal de thunes en plus ! - se faire bouger le cul par des troufions de choc, trop contents d'en faire un peu baver aux pékins de civils, frustrés qu'ils sont depuis qu'il n'y a plus de conscription.



- Ça se fait. Et ça prouve une chose : tout n'était pas négatif dans la conscription qui, ne l'oublions pas, était l'expression du peuple sous les armes. Une conquête de la Révolution à partir de laquelle des armées révolutionnaires, puis plus tard napoléoniennes, ont balayé toutes les armées professionnelles de l'Europe coalisée.



- ...taing ! Je me rappelle d'une après-midi où il y avait corvée de désherbage d'un terrain proche du camp. Avec un pote de Toulon, nous avons réussi l'exploit de passer, pioche en main, tout l'après-midi autour d'une seule motte d'herbe ! A côté, ils y avait des Alsaciens, des Bretons, des Auvergnats qui mettaient une telle fougue, qui déployaient une telle compétence dans cette tache indispensable à la défense de la France, que nous aurions eu mauvaise grâce à leur enlever le travail de la pioche !



- Je reconnais bien là, Loulle, l'abnégation, la lucidité, l'altruisme des mecs du Sud ! Vous avez, toi et ton pote toulonnais, fait preuve de bien des qualités pour réussir cet « exploit » : outre la générosité qui vous a fait laisser aux autres votre part d'un travail volontairement stupide, fait pour occuper les hommes et observer comment ils s'organisent, vous avez montré de grandes capacités de camouflage (important à l'armée), de discrétion, d'initiative personnelle, d' originalité au milieu de comportements moutonniers, etc. Et puis, regarde-toi Loulle : t'as un sourire béat, réjoui en te souvenant de ton temps « sous les drapeaux ». C'est la magie du temps qui passe : on n'en retient que les bons moments...



- Ouais mais tout de même Victor, passer un an et plus pour certains à se branler les couilles comme ça, quel temps perdu...



- Pas sûr Loulle. Pas sûr ! Tu y as appris la vie en commun, tu y as accepté une hiérarchie de compétence, tu y as connu des mecs d'ailleurs, d'autres couleurs parfois, de milieux tout à fait différents. Et toutes ces différences se sont effacés pour faire face en commun soit à l'adversaire, au combat, soit plus prosaïquement à la connerie pittoresque d'un chien de quartier. Tu y as appris la force du collectif.



- Ouais... Je voyais pas ce côté des choses...



- Chirac a fait une énorme connerie en supprimant la conscription pour doter le pays d'une armée de métier, d'une armée professionnelle. Les problèmes d'intégration actuels résultent en partie de l'arrêt de la conscription. L'intégration « à la française » s'appuyait sur trois piliers solides : l'école de la République, l'usine et les syndicats, le service militaire. Il ne reste plus que l'école, et c'est trop lui demander...



- Ouais mais, le pognon que ça coûtait, toutes ces casernes, ces officiers et sousofs à payer...



- Et tu crois que les désordres résultant de cette mauvaise intégration ne coûtent pas plus ? Et les fractures sociales, communautaires ? Et la délinquance ? Et, sur une autre plan, l'animation économique des villes dans tout le pays par la présence de ces camps et casernes ? Et, plus prosaïquement, le fait que les jeunes y passaient le permis de conduire, pouvaient y apprendre un métier utilisable dans le civil et, par ce rite de passage, entraient dans la vie adulte... Enfin Loulle, une armée comprenant une majorité de troufions non professionnels, mais sortis pour un temps du peuple, est un bouclier contre toute tentative d'aventure fascisante, ce qui n'est jamais exclu avec une armée uniquement professionnelle. Même aujourd'hui ou ça fume méchamment sous certains képis !!!



- ...taing ! Pour un vieil anar, je trouve que tu trouves bien des qualités à l'armée !



- Je vais te raconter une histoire Loulle : lors du putsch des colonels, en Algérie, j'étais troufion chez les paras, au peloton EOR de Pau. Les « professionnels » étaient excités comme des poux. Ils avaient des envies de coup d'état. Nous étions équipés pour le combat, avec armes et bagages, stationnés sur la base de la BETAP, à Pau. Nous devions, selon les rumeurs qui circulaient, sauter aux environs de Paris ! Seulement voilà : nous étions des conscrits. Et nous avons débattu de ce que nous ferions si on nous larguait sur Paris. Il y avait des tarés près à tirer sur la foule. Mais pour l'essentiel, nous avons décidés, le cas échéant, de désobéir à nos chefs s'ils nous donnaient des ordres débiles, et de mettre crosse en l'air ! Mais tout ce bordel s'est heureusement dégonflé... Voilà pourquoi je suis pour l'armée du peuple et contre l'armée de métier Loulle !



- A la nôtre !



Tridi 23 Prairial 221



Merci à Chimulus



.....................



Ecoute ! Ecoute !



Quelques motifs de punitions pour les troufions:

 

- Chargé de mettre du grésil dans les toilettes, y a mis de la mauvaise volonté. 

- Lors d'une revue de casernement a cassé les vitres des fenêtres pour faire croire qu'elles étaient propres. 

- A mis du sable dans ses cheveux pour tenter de détériorer la tondeuse du coiffeur. 

- A balayé le couloir avec le manche du balai sous prétexte que cela faisait moins de poussière.

- Au réfectoire a chanté une complainte de Tino Rossi pour essayer d'attendrir sont bifteck. 

 

- Ne sait pas nager, ne fait rien pour apprendre, persiste à rester au fond de l'eau pour faire rire ses camarades. 

19/07/2011

Vive le Peuple en armes plutôt que l'armée de métier.

 
 
 
bidasses.jpg
 
 

Rien à braire des simagrées de Sarko devant les dépouilles des soldats tombés pour rien. Rien à braire des bisbilles entre Joly, Fillon et consort. Rien à braire du défilé : comme tonton Georges, je ne le regarde pas. Mais je comprends qu’une fois l’an beaucoup de Français se régalent de voir défiler en musique le peuple en armes. Sauf que c’est plus ni le peuple en armes, ni l’armée du peuple mais une armée de mercenaires.

 

L’hymne national, décrié maladroitement lui aussi, dit bien « aux armes citoyens, formez vos bataillons ». Ce qui implique évidemment le peuple qui prend les armes et s’organise pour la défense de la patrie. On est loin d’une armée de professionnels au service des intérêts des dominants, que l’on peut envoyer sans même demander le consentement des représentants du peuple dans des aventures (Afghanistan, Libye, Côte-d’Ivoire, Tchad) bien loin de la défense de la nation. Cette armée-là défend les intérêts de Dassault, de Bolloré, de Bouygues, de Lagardère et autres canailles du Fouquet's, mais certainement pas les miens et les vôtres enfin, les vôtres, je ne sais pas...).

 

C’est Chirac qui a fait l’énorme connerie de remplacer l’armée du peuple par une armée de mercenaires. Malgré les stupidités des abus de ses petits chefs, l’armée de conscription permettait de faire se rencontrer, de partager les mêmes actions, les mêmes conneries aussi des jeunes gens venus d’horizons différents, de conditions différentes, de milieux différents. Ne serait-ce qu’en réaction aux imbécilités des chiens de quartiers, il se créait entre eux un esprit de solidarité, de respect mutuel, de connaissance et de reconnaissance de l’autre. De plus, les jeunes acquéraient une certaine formation, passaient gratuitement leur permis de conduire, acquéraient et acceptaient des valeurs d’entraide, de discipline consentie, découvraient tout ce qu’ils avaient en commun et tout ce qu'ils pouvaient faire ensemble. L’armée populaire était l’un des trois piliers de l’intégration au sein de la nation, à côté de l’école et des syndicats. Modernisé, ouvert aux femmes, mâtiné de service civil, le service militaire aurait pu être un formidable ciment de la nation…

 

Terminé tout cela. Finie l’armée du peuple, place aux prétoriens. Résultat : un soldat qui se fait tuer en Afghanistan, c’est un professionnel victime d’un accident du travail dans l’exercice d’une profession à risques. Ni plus ni moins qu’un couvreur qui tombe d’un toit, qu’un bûcheron écrasé par un arbre, qu’un marin-pêcheur qui tombe de son chalutier.

 

En 1962, j’étais appelé, parachutiste à Pau, lorsqu’un « quarteron de généraux rebelles » a tenté de foutre la merde. Grand branle-bas parmi les officiers professionnels. Nous étions en armes et prêts à sauter…sur Paris parait-il ! Nous, bidasses, nous sommes concertés et avons décidé, si on nous donnait des ordres anti-républicains, de désobéir ! Ça n’a pas été nécessaire. Mais une armée « de métier » n’aurait pas eu ces scrupules ni ce sursaut de bon sens…

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

Primidi 1er thermidor 219

22/08/2008

Gloire à notre vaillant Chef des Armées

bc30aa30284e5e9034ac9d7ddb5266c5.jpg
Une petite bluette à chanter sur l'air de "Maréchal nous voilà!"

Sarkozy
Nous voilà
Le gang des profiteurs de la France
En volant,
En trichant
Nous t’avons offert la Présidence

Le pognon
Qu’nous piquons
Comm’Johnny
On le planque en Suisse
Ces salauds
De prolos
N’écorneront pas nos bénéfices

Sarkozy
Nous voilà
Les fripouilles
Les rois de la magouilles
Nous somm’ tous avec toi
Sarkozy
Sarkozy
Nous voilà.