Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/03/2015

Nucléaire : ASTRID, soulève son suaire pour faire bander les nucléocrates.

astrid dessin.jpg

Sévèrement shootée au sodium l'Astrid !

 

 

Cette faux-cul de Ségolène a laissé entendre qu'une « nouvelle génération » de réacteurs nucléaires pourraient, dans l'avenir prendre le relais des centrales arrivées en bout de course. Et on a trouvé un joli nom pour cette horreur à venir : ASTRID.

 

Vous avez aimé l'EPR ? Vous adorerez Astrid. Voilà cette salope atomique d'ASTRID qui soulève son suaire pour aguicher les nucléocrates ! Astrid, c’est le nouveau Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit – qu'ils disaient - plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grâce à… Astrid !

 

En fait le réacteur dit de « 4ème génération » ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » - un produit marketing - n’est en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc… Bonjour les dégâts ! Ça ne s'est pas fait, heureusement.

 

Le filière avortée des surrégénérateurs a été la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague. Usine hyper polluante dont la filière « sur-régénération » est la seule justification. Son but : fabriquer du combustible pour les surrégénérateurs dont des tonnes de plutonium (plus tôt gnome, plutôt nie homme...).

 

Pour donner un peu de « pep » à la chose, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « sur critique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ». Quels poètes ces nucléocrates !

 

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences « d'excursion nucléaires » n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par "l'excursion nucléaire" constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki ! La vie en rose ! Tchernobyl, Fukushima, aimables plaisanteries… Eh bien Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique…

 

Hormis ces pittoresques « excursions », le principal inconvénient de cette filière provient du sodium liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kg de sodium ! (Á titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Superphénix, et combien prévues dans Astrid ? D'ailleurs où en est-on du retraitement du sodium de Superphénix ? Toujours en stockage ?Qui lo sa ?).

 

Voilà ce que l’on nous promet dans la vallée du Rhône, à Marcoule – pas loin de chez moi ! -, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis plus d'un demi-siècle les « Marcoulins » enfument les populations locales. Ou à Cadarache, toujours près de chez moi où se gaspillent des milliards pour un cauchemardesque rêve de nucléocrates nommé Iter...

 

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ? Une manne pécuniaire gigantesque, sans limites, prélevée sur les impôts et le travail des Français, non répercutée dans le prix du Kwh vendu par EDF, masquant ainsi le vrai coût de la filière nucléaire

 

Population inactive aujourd’hui,

radioactive demain…

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

27/03/2014

Nucléaire. Que devient cette belle saloperie d’Astrid ?

nucléaire alors ça boum.jpg

 

 

Allez, parlons d’autres choses, sortons des miasmes des élections municipales. « Mon » maire UMP ayant été réélu – sans ma voix ! – au premier tour. Ce personnage, au temps où il était aussi député, a fait des pieds et des mains auprès de Sarko pour amener près de chez nous, à Marcoule, ASTRID.

 

 Astrid. On imagine une belle fille blonde cheveux aux vents, aux grands yeux pervenche et à la peau dorée… Eh ! Victor, faut pas fantasmer. Astrid, c’est le joli nom donné au projet de réacteur dit de 4ème génération mais qui n’est en fait qu’un recyclage de l’horreur intégrale : les surrégénérateurs. En France Phénix et Superphénix. Cette filière a été abandonnée partout. Sauf…en France !

 

Ce projet a été décidé en janvier 2006 par le président Chirac, retenu par la commission du Grand emprunt de la France sous Sarko. Il a reçu à ce titre une subvention de 651,6 millions d'euros, couvrant les seules « études de conception ». François, quant à lui, reste particulièrement discret sur cette merde. Mais comme il nous a habitués à faire ses mauvais coups en douce…

 

Astrid, c’est un phénix. Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de tous les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

 

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc... Tè! Fume...

 

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. A la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui a été déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

 

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki.

 

Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de plus de quelques centaines de sodium ! (A titre indicatif, il y en avait 6.000 tonnes dans Super-Phénix ! ).

Voilà ce que l’on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses.

Population inactive aujourd’hui,

radioactive demain…

 

Liens: Ce nucléaire qu'on nous cache

 

Septidi 7 germinal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

06/07/2012

Déni de démocratie avec Astrid, un joli nom pour une horreur nucléaire.

 

nucléaire alors ça boum.jpg

Putaing ! Faut encore que ça tombe sur nous… Quoi ? Le réacteur nucléaire « expérimental » dit de 4ème génération répondant au doux nom d’Astrid. En fait de nouveauté, on nous ressort de très, très dangereuses vieilleries : Phénix et Super-Phénix…ou même, encore plus vieux et obsolète, Rapsodie… Ça tombe chez nous, à Marcoule, parce que ce site appartient au CEA et que, depuis plus d’un demi-siècle, la population a été chloroformée par ce qu’ils appellent la « culture nucléaire », autrement dit l’achat des consciences…

Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de tous les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

 

Astrid, c’est le joli nom donné au nouveau projet de réacteur de 4ème génération. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type SuperPhénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc.

 

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. Ça en fait ça des emplois disent les « idiots utiles » du nucléaire. Mouais… Il faut savoir que, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique ! En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ». C’est-y pas rassurant tout ça ? Et s’il n’y avait que ça comme danger…

 

Rappel : Super-Phénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium. Or les expériences d'excursion nucléaire n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de SuperPhénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki…

 

Astrid, c’est Super-Phénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient et danger de cette filière – hormis le risque d’explosion - provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Super-Phénix, pour Astrid ce sera vraisemblablement du même ordre).

Voilà ce que l’on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ?

Comment un tel contrat – qui ridiculise les accords entre le PS et les Verts -  a-t-il pu se passer en loucedé entre le CEA et Bouygues pour une « assistance à maîtrise d'ouvrage de 44 mois » ?

 Et qu'en pense la ministre de l’énergie, Mme Batho ? A-t-elle seulement été informée ? Quant à lui demander son avis, ne rêvons pas.

Et qu’en dit Cécile Duflot ??? Rien pour l’instant…Seul Noël Mamère a osé dénoncer l'opération.

 Eh ! François, tu ne crois pas que tu te laisses enfumer par le corps des mines et le lobby nucléaire ? Ne crois surtout pas que ça va passer comme une lettre à la poste. Ça démarre mal M. le président ! Ça démarre mal !

Mobilisons-nous contre cette saloperie, contre ce déni de démocratie.

Population inactive aujourd’hui, radioactive demain…


Nonidi 19 Messidor 220


Illustration X - Droits réservés

 

26/07/2011

ASTRID soulève son suaire pour aguicher les nucléocrates.

Astrid-schema-1.jpg
 
  

Un groupe d’ingénieristes emmené par Assystem vient de se voir notifier un contrat d'une durée de 44 mois d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage avec le CEA pour les études d'avant-projet du réacteur prototype de 4e génération. C’est le premier pas vers « Astrid », contraction mignonne, sexy du sabir « Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration ». 

Astrid, c’est le nouveau Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté il y a deux ans, en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de tous les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

 

 

 

 

La décision de construction de cette horreur est-elle définitive ? Elle l'est... mais uniquement sur le choix du site. Le CEA en est sûr: ce sera Marcoule. En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d’Areva et de l’expérience du réacteur expérimental Phénix… Ce qui l'est moins, pour le moment, c'est bien la décision finale de l'État de lancer le projet. En fait, dans le calendrier, la première échéance fixée par la loi de 2006 se situe fin 2012, date à laquelle les pouvoirs publics devront pouvoir disposer de premiers éléments budgétaires (investissements, coût de fonctionnement, partenariats éventuels) et techniques. Plusieurs indices laissent à penser que la France va s'engager dans cet impasse. D'abord, parce que Sarko, marionnette inféodée aux intérêts du clan des nucléocrates, a proclamé à maintes reprises sa volonté de poursuivre dans la voie du nucléaire. Ensuite, parce que son gouvernement a choisi de consacrer 650 M€ issus du grand emprunt à ce projet. Pour écarter cette redoutable menace, il convient de tout faire pour virer Sarko et sa bande en 2012, avant toute décision définitive concernant Astrid.

 

 

 

 

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur dit de « 4ème génération » Astrid ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » n’est en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc… Bonjour les dégâts !

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague. Usine hyper polluante dont la filière « surrégénération » est la seule justification. Pour donner un peu de « pep » à la chose, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « sur critique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki ! La vie en rose ! Tchernobyl, Fukushima, aimables plaisanteries…

Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Superphénix, et combien prévues dans Astrid ?).

Voilà ce que l’on nous promet dans la vallée du Rhône – chez moi ! -, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « Marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ? Une manne pécuniaire gigantesque, sans limites, prélevée sur les impôts et le travail des français, non répercutée dans le prix du Kwh vendu par EDF, masquant ainsi le vrai coût de la filière nucléaire

Population inactive aujourd’hui, radioactive demain…

N’oubliez pas : pour écarter cette redoutable menace, il convient de tout faire pour virer Sarko et sa bande en 2012.

 

 Septidi 7 thermidor 219

 

 

03/04/2010

Nucléaire. Astrid, un joli nom pour une belle saloperie.

phenix_marcoule.jpgPutaing ! Faut encore que ça tombe sur nous… Quoi ? Le réacteur nucléaire « expérimental » dit de 4ème génération. Not’bon député Jean-Marc Roubaud a écrit à Nicolas Sarkozy: « Le Gard rhodanien est le berceau du nucléaire civil, puisque c’est sur ce site de Marcoule, qu’a été produit le premier kw-h, explique le parlementaire au président. De plus, les infrastructures actuelles de ce site sont particulièrement adaptées pour recevoir ce nouveau réacteur. En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d’Areva et du réacteur expérimental Phénix…"

Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté il y a un an, en mars 2009. Phénix, c’était le protoptype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’elle n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

Astrid, c’est le joli nom donné au nouveau projet de réacteur de 4ème génération. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Super-Phénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc...(!?)

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. A la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui a été déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent étre le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

Rappel : Super-Phénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Super-Phénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki.

Astrid, c’est Super-Phénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kilo de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Super-Phénix).

Voilà ce que l’on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses.

Population inactive aujourd’hui, radioactive demain…

Voir : Michèle Rivasi et Hélène Crié, 1998 : Ce nucléaire qu'on nous cache

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/superphenix_...

 


*****************************************************


Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !