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13/01/2010

Et la biodiversité Roseline ? Si ton vaccin ne soigne pas, il engraisse les requins des labos et…tue les requins chagrins !

 Bachelot seringue.jpg

« La fabrication de vaccins contre la grippe A H1N1 menace les requins.

Bien que les vaccins qui contiennent du squalène ne soient pas approuvées aux États-Unis, ils sont utilisés au Canada et en Europe et dans plusieurs autres pays.

L’Organisation mondiale de la santé a recommandé l’utilisation d’adjuvant pour la fabrication de vaccins contre la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009.

Le squalène est l’une des composantes principales de certains adjuvants comme le ASO3 du Arepanrix ou encore le MF59. C’est un précurseur du cholestérol, mais il est aussi retrouvé dans l’huile d’olive, l’huile de germe de blé ou l’huile de riz.

Mais le squalène est produit industriellement à partir d’huile de foie de requin et plus particulièrement d’espèces de requin vivant en profondeur. Les espèces de requins vivants en profondeur ont des taux de reproduction très bas et plusieurs sont des espèces menacées.

Par exemple, une importante source de squalène est le requin chagrin ou Centrophorus granulosus. Cette espèce de requin est sur la liste rouge des espèces menacées, ce qui signifie que l’espèce a un haut risque d’extinction. Une femelle prend 12 à 15 ans pour arriver à sa maturité sexuelle. Par la suite, la femelle donne naissance à un seul petit après une période de gestation de 2 ans.

Les compagnies pharmaceutiques sont peu bavardes concernant leurs sources d’approvisionnement en squalène.

La compagnie GlaxoSmithKline (GSK) a reçu des commandes pour 440 millions de doses de vaccins. On a calculé que plus de 4400 kg d’huile de foie requin seraient nécessaires pour produire ces doses de vaccin contre la grippe A H1N1.

Selon des organismes de protection des requins 'Shark Safe Network’, les méthodes de pêche en profondeur sont très dommageables pour l’écosystème.

Suite aux limites de pêche imposées pour la pêche du requin en profondeur en 2006 dans le nord-est de l’Atlantique par l’Union Européenne, la quantité de squalène disponible sur le marché s’est trouvée réduite. Malgré tout, les fournisseurs de squalène, aussi utilisé dans certains cosmétiques, continuent de solliciter les pêcheurs pour ces espèces de requins.

Bien que des méthodes alternatives de production de squalène soient à l’étude, dont une à partir de l’huile d’olive, aucune n’est actuellement suffisamment développée pour être capable de fournir du squalène de haute qualité comme celui produit à partir de l’huile de foie de requin. » 

Source : Sauve la Terre

Source en anglais: National Geographic

 

Bon. La biodiversité, c’est vaste… Peut-être que la disparition du requin chagrin ne chagrinera pas outre mesure les adeptes des piquodromes façon Bachelot, mais ceux-ci devraient être sensibles à la note présentée par les requins des labos, les masques inutilisés, les montagnes de Tamiflu obsolètes, les campagnes de pub, la rémunération des personnels piquants, la location des salles, etc. Autour de 2,5 milliards, soit trois fois le plan cancer, trois fois le déficit de tous les hôpitaux de France. Mais ce n’est pas fini ! Les toubibs, qui voyaient passer cette manne de pognon à côté de leurs narines frémissantes, vont maintenant bouffer eux aussi dans le gâteau. Roseline veut leur refiler 6,6 euros par piqouze. Tè ! Fumes ! qu’ils leur ont répondu les syndicats de toubibs : on fera payer une visite normale, soit 22, euros ! Alors, comme seulement 5 millions de Français ont été piqués, il en reste 60 millions à piquer ! Soit soixante millions de fois 22 euros, c'est-à-dire 1,32 milliards d’euros supplémentaires ! A prendre où ces montagnes de sous ? Ben ! Dans notre poche pardi !