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13/12/2010

Hold-up sur le pognon des HLM

banquier pourri.jpg

 

Salauds de pauvre, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne !

 

Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ».

 

C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.

 

Mais c'est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75%...

Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

 

Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.

 

La Commission européenne s'est prononcée pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possédait cependant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.

 

En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale...

 

C'est ça la Sarkozie triomphante. Mais ce n'est pas fini, ce n'est pas suffisant pour les requins de la finance et leurs larbins sarko-nuisibles. Jusqu'à présent, l'outil Livret A collecté par La Poste et les Caisses d'Epargne, permettait à l'Etat de satisfaire deux missions importantes : la rémunération « protégée » de l'épargne populaire (la « poire pour la soif » de la France d'en bas) et le financement du logement social, c'est-à-dire la construction des HLM. En effet, le produit de la collecte de l'épargne Livret A était entièrement centralisé par la Caisse des dépôts et Consignation (CDC) afin de financer les emprunts des opérateurs du logement social. Sarko , en 2008, a ajouté à ces deux missions le financement de plan Université ainsi que certaines grandes infrastructures (le grand Paris entre autres). Bonne décision en soi mais...

 

Mais les banques privées lorgnaient sur ce gâteau. D'où les pressions intenses organisées par les banques privées, sous la houlette de... François Pérol, à l'époque (2006) chez Rothschild mais aussi aux Banques Populaires avant de devenir « conseiller » du citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy. Le Pérol en question a poussé les Caisses d' Epargne à sortir du giron de la CDC pour s'acoquiner avec les Banques populaires pour créer - avec le succès que l'on sait - Natixis, cette « réussite » qui a bouffé sur le marché des subprimes étazuniennes le pognon des Français d'en-bas et coûté plusieurs dizaines de milliards aux contribuables pour la renflouer. Avec à sa tête Pérol, placé par le citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa !

 

La banalisation du Livret A est une grande victoire de la maffia bancaire. Désormais les banques privées peuvent collecter l'épargne des pauvres. Mais 30 à 40% du montant de cette épargne est désormais détournée de sa fonction première : le logement social (d'où la crise du logement) pour partir dans les circuits spéculatifs ! Unr quote-part de 70% de l'ensemble de la collecte devant tout de même revenir à la CDC pour le logement social. Tè ! Fumes...

 

Ce n'est pas suffisant encore. La « loi de modernisation de l'économie » balaie sournoisement cette clause. Plutôt que de s'engager sur ce taux de centralisation de 70%, pourtant promis par le gouvernement, la loi donne seulement un engagement de centralisation en valeur de 160 milliards d'euros. Et il est prévu que si la collecte sur le Livret A augmente, ce seront les banques privées qui en disposeront. Ce que la loi organise, sans vraiment le dire, c'est donc le siphonnage des fonds d'épargne au profit des banques privées et au détriment du logement social. Le taux de centralisation au profit de la CDC commence aussitôt à baisser spectaculairement tout au long des années 2008 et 2009, pour finalement tomber à près de 63% en cette fin d'année 2010. Alors que la citoyenne Lagarde, ci-devant ministre des finances avait juré que cela n'adviendrait jamais...

 

L'Observatoire de l'épargne réglementée note dans son rapport : «D'après les données recensées par l'Observatoire de l'épargne réglementée, les fonds restant au bilan des établissements de crédit ont augmenté de 12,4 milliards d'euros entre fin 2008 et fin 2009. Les encours de prêts aux PME ont, quant à eux, progressé de 6,4 milliards d'euros au cours de la même période.» En résumé, les banques ont gardé pour elles 6 milliards d'euros. Un pactole dont a été privé le logement social et qui pour autant n'est pas venu financer les PME... Allez vous étonner ensuite que les banques affichent des profits mirobolants !

 

C'est donc tout l'avenir du logement social qui est menacé par le décret scélérat que prépare la sinistre Lagarde pour fin 2011, sous l'influence de Pérol, propagandiste virulent du saccage du service public dans toutes les machines à bruits et lucarnes à décerveler.

 

Sources : Médiapart

 

Tridi le 23 Frimaire de l'an 219 de l'ère de la Liberté.

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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03/02/2009

Sarko nous prépare-t-il une Banque Pourrie pour éponger les saloperies de ses amis et maîtres banquiers et financiers ?

sarkodoigtsdhonneur copie.jpgQu’est-ce qu’il va nous raconter, la M3E2 (Merveille des Merveilles que le Monde Entier nous Envie) lors de son baratin-chaud des jours qui suivent ? On verra.. Pas de procès d’intention. Mais on peut s’attendre à ce qu’il justifie sa politique de démolition et qu’il continue à refiler notre pognon aux banques sans contrepartie. Probablement à travers le tour de passe-passe d’une Banque Pourrie (junk bank) du même genre que l’institution mise en place pour éponger et faire payer aux con(tribuables) les conneries du Crédit Lyonnais. Mais cette fois avec une note bien plus salée… Ouètte aindsi.

Il n’est pas le seul : les autres dirigeants européens et étazuniens, pris de panique, pédalent dans la gadoue des banques véreuses et essaient de noyer les problèmes sous un tsunami de pognon, sans idées réelles de solutions viables et sans égard pour l’argent des contribuables et des futures générations. Le risque est grand que tout cet argent ne serve qu’à indemniser les responsables de la crise aux dépens de tous les autres, et qu’une fois la crise surmontée, ces fumiers recommenceront à faire leurs immenses profits par les mêmes moyens en sachant que les Etats leur sauveront, si besoin est, la mise. Assurance saloperie tous risques…

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Newropeans considère, à juste titre que « l’Europe, par le biais de l’Union européenne dans le cadre de ses compétences ou par une action concertée de tous les Etats membres, doit légiférer pour donner à ses banques, institutions financières et marchés financiers un cadre de régulation qui évite qu’une telle crise ne se reproduise. Cette régulation met en œuvre les principes suivants :

1. Les banques sont les serviteurs de l’économie réelle et non les maîtres ; les banques fournissent des capitaux aux entreprises selon leurs besoins et sont rémunérées en fonction des services qu’elles rendent. Ce n’est pas aux entreprises de fournir des profits en fonction des exigences des banques et des marchés financiers.
2. Les banques ne participent pas à la création et à l’alimentation des bulles spéculatives ; Même si des profits exorbitants peuvent être réalisés sur la pente ascendante d’une bulle, ses risques lors de son éclatement, et ses effets nuisibles généraux pour la société entière, interdisent que les banques y participent. Ainsi, les banques ne fournissent pas de crédits à but spéculatif et n’engagent pas leurs fonds propres dans la spéculation.
3. Les banques cessent toute activité avec des paradis fiscaux.
4. Les banques calculent leurs systèmes d’incitation (primes et boni) sur un rendement à long terme des activités de leurs employés et dirigeants. Les pertes présentes annulent les boni passés et peuvent même les rendre négatifs.
5. La titrisation (en vue d’une vente ultérieure) des créances et l’achat de tels titres est interdite.
6. Les banques respectent scrupuleusement le ratio de Bâle II entre fonds propres et engagements ; toute activité hors bilan (en vue de créer un effet de levier caché) est interdite.

banquier pourri.jpgNewropeans refuse que les remèdes appliqués ne servent qu’à sauver ceux qui ont conduit l’Europe dans la crise en copiant le modèle américain. Il faut désormais inventer les méthodes et les instruments européens qui permettront aux 500 millions de citoyens de l’UE de traverser au mieux les difficiles années qui nous attendent.

Newropeans exige que l’argent public serve à préparer l’avenir de tous les Européens, et pas seulement celui des élites financières.

Newropeans exige que l’Europe mette en œuvre dès à présent une reforme profonde des structures et du fonctionnement des marchés financiers.
Gouverner c’est prévoir. Et prévoir, c’est agir maintenant ! »