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24/09/2015

Voler les banques, c’est voler des voleurs ! N’est-ce pas de la récupération ?

banksters par kudelka.png

 

La Grèce vendue à l’encan, les Grecs jetés à la rue, le pays qui a inventé la démocratie et l’a donnée au monde humilié, déconsidéré, moqué. Tout ça a cause de quoi ? De saccages menés systématiquement par des gouvernements de droite au service d’organisations nuisibles : organismes financiers, banques et leur bras séculier, les « fameuses » agences de notation.

Agences de notation? Kézaco au juste ?

Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps). Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit.

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée.


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché.

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande sort très bien son épingle du jeu et…emprunte à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

 Illustration: merci à Kudelka

27/10/2014

« Stress tests » des banques : bonjour l'enfumage !

stress-test dessin.jpg

Les élections au Brésil, en Ukraine, en Tunisie, finalement on s'en fout. Ce qui intéresse nos têtes d’œuf, nos zéditorialistes, c'est que nos chères banques (très chères !) sont entrées en « résistance ». Eh ! Regardez-les, n'ont-ils pas fière allure les dirigeants du Crédit Agricole, de la BNP, de la Société générale, le front ceint du bandeau rouge, ou coiffés du béret du Ché, la kalash à la main ! Parce qu'ils ont réussi haut la main les « stress tests » de résistance des banques. Ouf. On est rassuré... Notre pognon est entre de bonnes (!!??) mains.

 

Les « stress tests », quésaco ? Une konnerie inventée pas les Etatzuniens pour enfumer (rendre confiance !!??) la populace, et qui a été reprise par la BCE. « Ces tests, conjugués à une « revue de la qualité des actifs » (AQR) des banques, visent à mesurer la capacité de résistance des banques à divers scénarios économiques, y compris un scénario « stressé » de récession, de montée du chômage, de chute des prix immobiliers et de ralentissement continu de l’inflation, pour déterminer si elles doivent lever des fonds propres afin de renforcer leur solvabilité. La BCE, qui soumet à ces tests quelque 130 banques de la zone euro, assumera à compter du 4 novembre la supervision de l’ensemble du secteur. »

 

Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est fait pour ça. C'est de la novlangue. Il ne faut pas que vous compreniez des choses simples.

 

Les grosses têtes de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont planché sur un « ratio » clé : le bien connu (!!??) chez les novlanguiens Core Tier One (CET1). C'est quoi ce truc ? Ben, simplement le pognon (fonds propres) que la banque doit avoir en caisse par rapport à ce qu'elle prête (ses engagements). Ce « ratio » (rapport) est, selon la réglementation européenne, de 8%. En clair, ça veut dire qu'une banque peut prêter 100 euros avec seulement 8 euros en caisse ! Le reste alors c'est quoi ? Ben, du vent, du bidon, de la tchatche, de la dette ! Donc, en dessous de ce ratio de 8%, la banque va au piquet ! Pas bonne la banque. Elle vend un peu trop de dettes ! Faut rester correct : pas plus de 92% de dettes !

 

Comment faire pour être dans ce « ratio » ? Il n'y a pas trente manières, il n'y en a que trois :

  • en augmentant les fonds propres grâce aux résultats bénéficiaires de la banque (c'est-à-dire en pompant au max le client) ;

  • en faisant une augmentation de capital (en faisant cracher au bassinet les actionnaires bien gras);

  • en réduisant l'encours de prêts des banques (en serrant le kiki des PME-PMI et des particuliers).

 

C'est ce troisième choix qui est le plus courant. Ainsi, pour réussir ces « stress tests », donc pour passer sous les fourches caudines de la BCE, les banques ont réduit le volume de leurs prêts, en contradiction avec la seule justification de leur existence qui est de financer l'économie. Ainsi, pour réduire leurs propres risques, les banquiers « résistants » mettent en péril les acteurs de l'économie réelle que sont les PME-PMI.

 

Au fait, qui sont ces mauvais élèves ? En France, c'est seulement la très confidentielle « Caisse de refinancement de l’habitat » (CRH). Ailleurs les principales banques recalées sont, en Italie Monte Dei Paschi, Banca Carige, Banco Popolare di Vicenza et Banco Popolare di Milano ; au Portugal la BCP, en Autriche la Österreichische Volksbanken, en Grèce la Hellenic Bank, en Irlande la TSB.

 

Eh ! Á part quelques cancres soigneusement choisis pour ne pas être dangereux, les banques les plus importantes ont toutes réussi. Parce qu'elles ne peuvent évidemment pas échouer à ces « stress tests » bidon. Eh ! Si on nous dit que la BNP, la Société générale, le Crédit agricole ou même la Banque Postale ont échoué à ces « stress tests », quel va être notre réflexe naturel, très sain d'ailleurs : se précipiter le matin même au guichet de la banque et retirer tous notre pognon ! Et qu'est-ce qu'elles font ces banques marchandes de vents ? Elles plongent dans la journée. C'était la fameuse « menace Cantona » (« retirer votre pognon, tous, le même jour » qui les à tant fait trembler. Panique générale, faillites en chaînes, renflouement par l’État impossible, bref le bordel ! Humm ! Quel rêve gourmand... Dès lors, on comprend que l'examinateur (la BCE) y regarde à deux et même trois fois avant de remballer les élèves « too big to fail ».

 

Allez, on leur fait un peu panpan-cucul aux mauvais élèves, mais on va les aider à réussir. Ben voyons, avec notre fric.

 

Illustration X - Droits réservés

 

05/02/2013

« Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment » !

banquier pourri.jpg

 

 

Ils se mordent les couilles les banquiers en Angleterre où Osborne, le ministre des finance du crû, veut « mettre une clôture électrifiée » entre les activités de dépôts et de spéculation de ses banques. En Allemagne, ils font des provisions d’oranges : Merkel menace de les foutre en taule s’ils déconnent. En France, les banquiers sabrent discrètement le champagne !

 

Pourtant il était beau le François avec – déjà – ses accents guerriers : « Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne : c’est le monde de la finance. » Et il enfonçait le clou : « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises  d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. »

 

On y a cru… Seulement c’était sans compter avec le lobby des banquiers et ses puissants relais au sein même du ministère des finances. D’abord les patrons : des sbires de DSK, Moscovici et Cahuzac, dont il est de notoriété publique qu’ils ont de très fortes affinités avec l’ultra libéralisme sévissant à Bercy. On est donc loin, très loin des fortes paroles du Bourget dans le projet concocté par les hauts fonctionnaires de Bercy où sévit depuis des décennies un gang de nuisibles, presque tous énarques et inspecteurs des finances, d’idéologie ultra libérale notoire, marchant main dans la main avec les banquiers. Bercy est d’ailleurs pour ces opportunistes un formidable tremplin vers le juteux pantouflage à la tête des établissements financiers voire des grandes entreprises du Cac 40…

 

Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

 

Résultat : une réforme croupion, ne changeant rien ou presque aux possibilités de spéculation des banques. Ce projet de loi ne séparera nullement les activités de dépôt des activités spéculatives, comme promis par François, mais obligera seulement les banques  à cantonner dans des filiales spécialisées quelques activités très spécifiques ne représentant que…2 à 3% de leur bilan ! Il leur interdira aussi le « trading à haute fréquence » ainsi que les opérations sur les matières premières agricoles. Bref, des emplâtres sur une jambe de bois.

 

François, maintenant que tu as appris à prendre des décisions fortes, demande quelques tuyaux à Merkel et Osborne que tu vas rencontrer aujourd’hui. Et impose à ton ministre qui « voit les mouches » d’être un peu plus couillu avec les banquiers, responsables de la crise, ne l’oublions jamais.

 

Ou alors, élève ton dromadaire malien. Tu dois avoir l’expérience : t’as toujours eu des chameaux à la maison…

 

*******************

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un conseil de banquier. Vous ne savez que faire de votre argent ? Voici la solution :
Faites vous tatouez un euro sur votre sexe et vous aurez le plaisir d'avoir 5 avantages.
1) Vous verrez croître vos investissements.
2) Vous prendrez plaisir à toucher votre pognon.
3) Vous ne verrez plus d'un mauvais œil que votre femme dévore vos économie.
4) Vous serez le seul à décider ou le placer.
5) Vous serez le seul a décider comment le protéger.

 

 

Sextidi 16 pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

04/02/2013

A Davos, quand le président islandais pète dans la sacristi !

Grimmson président islande.jpg

 

 

 

La semaine dernière, le nec plus ultra des maffias de la finance, leurs complices des entreprises multinationales, leurs  marionnettes politiques et leurs lécheurs de cul des médias se gargarisaient entre eux à Davos, pour leur raout annuel. Mais au milieu du ronron d’autosatisfaction, le représentant d’un petit pays, perdu dans les brumes pré-polaires,  a, comme qui dirait pété dans la sacristi ! Ce rugueux intrépide, le président de l’Islande Olafur Ragnar Grimmsonleur a dit leur fait aux « grands » ! « Il faut penser davantage aux peuples qu'aux banques.(…) Nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché ». Imaginons la gueule des « Davosiens » distingués !

 

Ecoutons quelques unes de ses phrases, recueillis par un journaliste digne de ce nom, Stephen Cole. Ecoutons-le avec d’autant plus d’intérêt et – ne cachons pas notre plaisir – de jubilation qu’aucun grand média, et surtout pas les télés et des radios, n’en a fait état.

 

Le Président Grimsson va droit au but. « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière ».

 

Il poursuit : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ». 

 

Le fier Viking se réjouit : « L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle »

 

 

Liens utiles:

http://www.franceinfo.fr/economie/d...

http://www.arretsurimages.net/conte...

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Eco...

http://www.zerohedge.com/news/2013-...

http://www.youtube.com/watch?v=2c0_...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/discou...

 

Quintidi 15 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux esquimaux à Paris devant un cinéma:

- « Dis-donc, si on allait là ? » 
- « Oh non, on va rien comprendre. » 
- « Oui, mais y parait qu'on nous suce à l'entracte ! »

22/10/2012

« Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! »

soulcie pendre banquiers.jpg

 

Samedi, je dinais avec quelques amis et, en face de moi était une brave dame qui était cadre dans une agence bancaire. Moi qui aime les banquiers surtout morts et qui estime qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour tous les pendre, je me suis lancé dans une de mes diatribes préférées du genre « Voler une banque n’est pas un délit, simplement de la récupération car il s’agit de voler des voleurs ! » « Les banques ne servent qu’à faire les poches des pauvres pour goinfrer les riches et les banquiers sont des nuisibles ». J’appelais même de belles citations du genre « Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! » comme disait Vincent Auriol ; « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. » Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) ; « Il est bon que le peuple ne comprenne pas notre système bancaire et monétaire, car si c'était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » (Henry Ford); « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) ; etc.

 

Cette brave dame en était à se poser des questions sur mon intégrité intellectuelle ou…à se demander si elle participait à son petit niveau à une gigantesque arnaque. J’ai donc essayé de lui expliquer pourquoi et surtout comment les banques étaient des institutions nuisibles et les banquiers des faux-monnayeurs.

 

Les banques, d’abord chez les riches marchands vénitiens, eurent comme fonction première de garder la monnaie (métallique) et de faciliter les paiements en évitant de coûteux et hasardeux transferts de monnaie d’or ou d’argent d'un lieu à un autre. Les banques étaient rémunérées par les déposants.

Les banquiers ont constaté que les déposants ne retiraient qu'un dixième de leur monnaie (métallique) pour leur usage courant, laissant dans les coffres de la banque les neuf dixièmes de leur avoir. Les banquiers, sans le leur dire bien sûr, se sont permis de prêter les neuf autres dixièmes dont ils n'étaient pas les propriétaires, se rémunérant sur les intérêts des remboursements. Or, lorsque vous prêtez de la monnaie à un proche, vous ne pouvez pas l'utiliser pour des achats, c'est-à-dire la dépenser. Mais alors que les déposants des banques peuvent utiliser toute leur monnaie déposée, les emprunteurs peuvent aussi le faire: la quantité monétaire disponible pour des achats est donc multipliée par 1,9, situation qui dure tant que les banques renouvellent ces prêts. Ainsi les banques sont devenues des faux-monnayeurs. Ce qu’on appelle maintenant de la « création monétaire ». Les intérêts enrichissaient tant les banquiers qu'afin d'attirer le maximum de dépôts, ceux-ci ont moins exigé de rémunération pour les dépôts ou ont même versé des intérêts aux déposants.  Dans une troisième étape (au dix-septième siècle aux Pays-Bas puis en Angleterre), les banques se sont permis de prêter plus de monnaie que la quantité déposée chez elles, ce qu'ignoraient les déposants et la population en général. À la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce système, dissimulé car considéré comme coupable auparavant, devint public et autorisé, et s'étendit. Il a atteint aujourd’hui des aberrations himalayennes, l’économie réelle puis les Etats étant entièrement dans la main des financiers. Les banquiers ont pour cela inventé lemultiplicateur de crédit : c’est un procédé qui permet aux banques de prêter plus d’argent qu’elles n’en détiennent en réserve. Ce taux est actuellement autour de 1 à 9, c’est-à-dire que les banques « prêtent » neuf fois ce qu’elles ont en réserve. Pour cela, si nécessaire, elles se « recapitalisent » auprès d’un organisme central, avant auprès de la Banque de France, maintenant auprès de la Banque Centrale Européenne. Elles se recapitalisent à taux quasi nul (0,5 à 1%) et prêtent ce même pognon à 3 ; 4 ; 6% et plus tant aux particuliers qu’aux Etats !  

 

Le découplage de la monnaie et d'un matériau de valeur intrinsèque, précieux, rare, coûteux à obtenir (or, argent, coquillage, etc.) a pour avantage de ne pas rendre la quantité monétaire dépendante de la quantité extraite ou produite de ce matériau, mais dépendante de l'activité d'endettement.

Le problème est que, si la création de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), est monopolisée par les Etats, ce qui fait croire aux citoyens que c'est l'Etat qui crée la monnaie, la création de la monnaie scripturale (c'est-à-dire dix-neuf vingtièmes de la monnaie) a été monopolisée par les banques privées par le crédit rémunéré dont les clients, y compris les Etats, doivent rembourser le capital plus les intérêts.

 

Par des lois qui dont le sens a échappé aux peuples, les Etats ont privatisé la création monétaire, si bien que les peuples soi-disant souverains et leurs Etats sont obligés d'acheter leur monnaie aux banques privées. !

 

En France, cette « répression monétaire » a débuté en 1973 par la refonte des statuts de la Banque de France visant à interdire à cette institution la possibilité d’effectuer des avances au Trésor public (loi n°73-7 du 3 janvier 1973).

Ainsi, Le 3 janvier 1973 (juste après les fêtes de fin d'année, donc), le président de la République française Georges Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild (auparavant choisi par le président Charles de Gaulle comme Premier Ministre afin d'assurer l'indépendance financière de la France face aux Etats-Unis), avec pour Ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing (dont le petit cousin Nicolas Giscard d'Estaing deviendra aussi directeur de la banque La Compagnie Financière Edmond de Rothschild), fait voter une loi qui interdit à l'État le recours à l'émission des bons du trésor, c'est-à-dire de faire des emprunts d'Etat exempts d'intérêt, par l'abscond article 25 : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » La Banque de France abandonne sa fonction de service public de créateur monétaire, car jusqu'en 1973, l'Etat français, par le Trésor public, "empruntait" (en fait faisait créer une monnaie gratuite) à la Banque de France, deux services publics. L'application de cette loi contribuera au début et à l'accroissement de l'endettement de l'Etat français à partir de 1974 jusqu’au gouffre abyssal actuel.

 

Ces dispositions seront reprises dans le traité européen de Maastricht, en 1992, par l'article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE (Banque Centrale Européenne) et aux banques centrales des États membres, d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

 

Par ces traités manipulés par la finance internationale, les Etats sont donc dans la mains de la pieuvre financière. Ainsi, les « marchés » ont obtenu ce qu’ils voulaient : l’assurance que les Etats paieront quoiqu’il arrive, même s’ils doivent pour cela tailler dans les services publics, les prestations sociales et les retraites…

 

 

Bon. Après ça, j’ai trinqué avec la brave dame, cadre de banque, tout de même un peu ébranlée dans ses confortables convictions !

 

Sources : 

Lien 1  

Lien 2  

Lien 3 

 

Primidi 1er Brumaire 221


Illustration: merci à Soulcié

 

06/10/2011

Au bistro de la toile : banquiers banksters…

chimulus bistro copie.jpg 

- Eh! Mastroquet de mon cœur, il va falloir encore  sortir des montagnes de thunes pour renflouer ces établissements parasitaires que l’on nomme « banques ». Les banksters vont encore nous faire les poches. Dexia nous a déjà pris 3 milliards en 2008. Qu’est-ce qu’elle en a fait ? Bouffé… Jeté… gaspillé…

 

- 3 milliards, c’est 100.000 emplois au dessus du Smic charges comprises (coûtant 30.000 euros par an), 100.000 emplois d’infirmières, de flics, d’enseignants...

 

- Et ça va recommencer car cette officine de voyous…

 

- Pléonasme Victor puisque tu parles d’une banque !

 

- …va demander et obtenir la garantie des états français et belge pour des créances pourris dépassant la centaine de milliards… Ouais, dira-t-on mais ce n’est qu’une caution. Sauf que si la « banque pourrie » créée pour liquider ces créances merdiques n’arrive pas à les liquider dans de bonnes conditions (ce qui sera évidemment le cas, voir le précédent du Crédit Lyonnais qui nous a coûté non pas un bras mais la peau des couilles). Ça en fait combien ça de centaines de milliers d’emplois ?

 

- Alors comme on fait ? On laisse tomber les banques ? 

 

- Non mais on les met sous tutelle, c’est-à-dire qu’on (l’état) met son nez dans leurs affaires, et qu’on commence par séparer l’activité de dépôt de celui de spéculation.

 

- Et la dette de la France, autour de 1.800 milliards, qu’est-ce qu’on en fait ?

- Comme les japonais : on la « refrancise ». Cette dette appartient pour l’essentiel à des étrangers (fonds de pensions étazuniens principalement) alors que les Français sont les champions du bas de laine ! Cette situation découle d’une loi scélérate : La Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (aussi appelée loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, et parfois, péjorativement, loi Rothschild, allusion au fait que Pompidou fut directeur général de la Banque Rothschild) ; c’est une loi votée en France sous l'impulsion de Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre de l'Économie et des Finances, sous la présidence de Georges Pompidou. L'article 25 de cette loi est le suivant : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » Cet article a également été repris par l'article 104 du traité de Maastricht et par l'article 123 du traité de Lisbonne. (Wikipédia)

- Donc, si je comprends bien, cette loi empêche le pays de créer et d’assumer sa propre dette, ne concernant que les Français. Si c’était le cas, même s’il y aurait des intérêts à payer, ils iraient dans la poche de Français, qui dépenseraient ce pognon pour l’essentiel en France, faisant tourner la machine. Au lieu de ça ce sont des dizaines de milliards qui partent chaque année engraisser des rapaces privés étrangers.

 

- T’as tout compris Loulle ! T’as tout compris ! Cette loi permet aux banksters internationaux (banques, fonds de pensions, hedges funds et leurs complices les agences de notation) de piller sans vergogne le pays et de soumettre le peuple à ses diktats via des marionnettes genre Sarko, pantin à la solde de ces maquereaux.

 

- Bon. Ben on va sortir les cordes. Il reste encore pas mal de platanes…

soulcie pendre banquiers.jpg

Quintidi 15 Vendémiaire 220

 

Merci à Chimulus et Soulcié  

 

27/06/2011

Voler les banques, c’est voler des voleurs ! C’est donc de la récupération…

banquiers voyous.gif
 
 

 

 

La Grèce vendue à l’encan, les Grecs jetés à la rue, le pays qui a inventé la démocratie et l’a donnée au monde humilié, déconsidéré, moqué. Tout ça a cause de quoi ? De saccages menés systématiquement par des gouvernements de droite au service d’organisations nuisibles : organismes financiers, banques et leur bras séculier, les « fameuses » agences de notation.

 

Agences de notation? Kézaco au juste ?

 

Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

 

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

 

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps).Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit.

 

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée.


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché.

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande sort très bien son épingle du jeu et…emprunte à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

 

Nonidi 9 messidor de l'an 219

 

Sources : http://www.jean-luc-melenchon.fr/en-seance-au-parlement-europeen/6-9-juin-2011/#d5

 

Illustration X - Droits réservés.

 

 

 

05/05/2011

Lettre à un banquier

 Ma Dalton.jpg

Si j’en crois le correspondant qui m’a envoyé ce courriel, voici la lettre d'une dame de 86 ans qui a pété les plombs avec sa banque. Sa réponse est intellectuellement savoureuse et vaut le coup d'être connue.


« Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier.
Selon mes calculs, trois microsecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement.
Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans.

Il me faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débiter mon compte des 30 Euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.
Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances.

J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque.
A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os.

Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner.
Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal.

Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir.
Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative.

Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés.
Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez- vous.

Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque.
Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincères.
Laissez-moi développer cette procédure.

Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :
- Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue
- Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi ;
- le 2 pour toute question concernant un retard de paiement ;
- le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais ;
- le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais ;
- le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où................. ;
- le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison ;
- le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt ;
- le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7 ;
- le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique ;
- le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps..

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l’installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.
Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Respectueusement, Votre humble cliente. »

Souvenez-vous : ceci fut écrit par une dame âgée de 86 ans.
N'ADOREZ-VOUS PAS LE 3ème AGE ? 

 

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Sextidi 16 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

14/12/2010

Comment les rats des banques nous piquent notre blé.

 

 banqiers pourris Ylar.jpg

 

Pourquoi Eric « Ché » Cantona les fait trembler.

Un lecteur de Lantifadas, Xray, (que je remercie chaleureusement) m'a fait passé une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.  On comprend dès lors l'affolement de la mafia bankstérienne, de Lagarde à la presse aux ordres, lorsque Canto a donné son fameux coup de pied dans la fourmilière. Parce qu'il a mis le pied exactement où il fallait le Canto ! Là où ça fait mal ! Cette vidéo montre pourquoi il a raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 A voir ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître.

Une information que l'on ne trouve nulle part et JAMAIS.

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »


Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon et DVDtoile.com

amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

Voici cette vidéo :

 

L'argent dette 

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

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Quartidi 24 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté

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03/12/2010

Au bistro de la Toile : Vive Eric « Ché » Cantona !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- « Travaillez plus pour gagner plus » qu’il disait le guignol au temps de sa splendeur mensongère. Lui, avant son CDD de fossoyeur de la France, il « travaillait » dans la boite à Raffarin, en 2004, en temps que trésorier de l’entreprise France. Ministre de l’économie et des finances, telle était sa définition officielle dans l’organigramme de la boite.

 

 

- Il était donc chargé de gérer au mieux le pognon de sa boite. Et alors ?

 

 

- Eh bien il a été particulièrement brillant dans son action le charlot…

 

 

- Ah ! Raconte.

 

 

- Ben, comme lui commandait sa charge, le Génie de la Galaxie cherchait du pognon. Alors il a eu une idée brillante. Je dirais même brillantissime. Il a décidé de vendre un sixième des réserves d’or de la Banque de France, soit 550 tonnes d’or ! C’est pas rien. Un énorme paquet de pognon évidemment jeté dans le gouffre du budget…

 

 

- Bon. L’or, ce n’est qu’un métal, qui n’a de valeur que par convention. Alors, en tirer du pognon pour investir, pourquoi pas ?

 

 

- Exact. Sauf que la valeur - conventionnelle je te l’accorde – de l’or a, depuis ce temps triplé !!!

 

 

- …taing ! Le bide !

 

 

- Résultat, la Lumière Eblouissante de la Création a fait perdre à la France 18 milliards d’euros !

 

 

- Fatche… Quand je pense que moi, quand j’étais ouvrier mastroquet et que je cassais un verre, le patron me le retenait sur ma paye ! Il faudrait faire pareil avec Microlax.

 

 

- Mais ce n’est pas tout. Depuis qu’il est devenu notre caudillo suprême, il a remis ça : en 2009, ses services ont encore vendu 56 tonnes d’or ! Et depuis, le prix de vente de la joncaille a doublé !

 

 

- Ça c’est du flair ! On peut faire confiance a ce grand visionnaire pour gérer nos affaires !

 

 

- Rassurez-vous les mecs, il n’est pas seul à avoir autant de flair. Un autre qu’est pas mal, c’est Trichet (quel beau nom pour un banquier !). Le patron de la Banque Centrale Européenne. Crispé sur sa vision de boutiquier ayant la pète au cul devant tout frémissement d’inflation…

 

 

- D’inflation comme Rachida Dati ? Hummm…

 

 

- Malheureusement non. Donc je disais : ce boutiquier a refusé de faire tant soit peu tourner la planche à billet – comme font sans état d’âme les Zétazuniens - pour fabriquer les euros dont avait besoin un des membres de la famille européenne. Il est payé pour ça. Laisser crever le populo de Grèce, il s’en bat les aliboffis. Résultat : la Grèce est dans la merde, l’Irlande itou (mais là c’est bien fait), le Portugal bientôt, puis l’Espagne, l’Italie, enfin nous. Ouais pourrait-il dire, mais j’ai sauvé la valeur de l’Euro ! Tè ! Fume… L’euro est passé en quelques semaines de 1,42 dollars à 1,30 dollars ! Donc une perte de valeur bien supérieure à ce qu’elle aurait été en fabriquant de l’euro (donc en dévaluant un peu sa valeur) ! Avec en moins les investissements utiles pour tous les états en difficulté qu’auraient généré cette création de liquidité…

 

 

- Merde, c’est vrai ça. On est vraiment dirigé par des branquignoles. Tè ! Le 7 décembre, je vais faire ce que préconise Eric « Ché » Cantona : je vais retirer les quatre sous que j’ai sur mon compte courant. Pour faire chier les banques.

 

 

- Bonne idée. Mais meffi tout de même : il y a des malfrats qui risquent de guetter la sortie des gens avec des talbins plein les fouilles à la sortie des banques !

 

 

- Allez zoù ! A la nôtre !

 

 

cantona grimé.jpg

 

Pour les illustrations merci à Chimulus et à Clash Foot

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09/04/2010

Ta banque te nique ? Nique ta banque !

N.T.B. – Nique Ta Banque !

Voilà un slogan promis à un bel avenir si – comme d’ordinaire – ce qui se passe aux Zéta-Zunis traverse l’Atlantique. Là-bas, les clients des banques (qui en ont ras les aliboffis des pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper du pognon pour un motif tordu ou un autre) larguent en masse les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.

Ils partent d’un constat simple : les vautours de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte !

Les citoyens s’organisent en mouvements pour mener à bien cette offensive contre la crapulerie banquaire. La plus importante de ces organisations est  Move Your Money Le site de "Move Your Money" (en anglais). Les initiateurs de ce mouvements ont créé un site internet donnant les adresses des petites banques et établissements de crédits locaux ainsi que les conseils d’un groupe d’analystes financiers. Le succès a été tout de suite foudroyant : 340.000 visiteurs la première semaine !

Cela est-il possible en France ? Pas évident depuis que toutes les petites banques régionales ont été bouffées par de gros groupes dont la philosophie est « On est trop gros pour que la puissance publique nous abandonne. Donc prenons tous les risques pour nous gaver de pognon, et si ça foire, l’Etat nous renflouera avec l’argent des contribuables ! » La crise leur a donné raison puisque Sarko et ses sarko-trafiquants leur ont « prêtés » à 1% des milliards et des milliards sans contrepartie aucune ! Dès lors, pourquoi se gêner…

Il reste pourtant quelques rares alternatives :

- En premier lieu la Banque Postale (avant qu’elle ne soit privatisée…) qui demeure pour l’instant une entreprise publique dont les tarifs sont bien moins onéreux que ceux des grosses privées. Encore que, depuis quelques mois, elle mette en place une politique de démarchage commercial – qu’elle sous-traite –  agressif et gonflant.

- Le Crédit coopératif http://www.credit-cooperatif.coop/ qui est malheureusement une filiale du groupe banque populaire mais garde encore quelques valeurs éthiques...

- La NEF ( http://www.lanef.com/ ) qui n'est pas une banque à proprement parlé mais une société coopérative de finances solidaires. Le souci est qu'on peut y épargner notre argent mais pas avoir de compte chèque. Cependant, la Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète (donc avec compte chèque), reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef.

Par ailleurs, les Suédois viennent de mettre en place une banque coopérative qui collecte l'épargne des membres afin de proposer des prêts à d'autres membres. Sans demander
d'intérêt. Certes, il y a des frais à payer, mais ils sont fixés à l'avance et ne dépendent pas de la solvabilité du client. De plus, la banque a mis au point un système de gestion de l'épargne et des crédits qui lui permet d'avoir toujours assez de dépôts, sans être obligée de chercher de l'argent sur le marché interbancaire -pratique poussée jusqu'à l'extrême par certains établissements.

Alors ! Il doit bien y avoir dans les blogosphères des gens ayant la formation appropriée pour lancer de pareils mouvements !

Chiche !

A l’attaque !

BANZAÏ !

Sources : http://www.rue89.com/california-dreamin/2010/01/15/pour-p...

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13/02/2010

L’Europe – qui rechigne à aider la Grèce – planque 725 milliards d’argent noir en Suisse !



chimulus banquier.jpg



Merci à Chimulus


Ah ! Il a bonne mine notre ministre du budget, lorsqu’il pérore et plastronne devant les étranges lucarnes en disant qu’il a la liste de 3000 fraudeurs du fisc en Suisse ! Et qu’il va les faire casquer ! Ah ! Mais…


Eh ! Tonton ! Tu te foutrais pas un peu de notre gueule par hasard ? Tu te vantes de faire rentrer en France autour de 500 millions d’euros de pognon récupéré sur les fraudeurs. Bien. Mais c’est roupies de sansonnets, peau de zob, que dalle ! Car si l’on en croit une intéressante étude parue le 11 dans le très sérieux quotidien helvétique Le Matin, les voyous français en col blancs planquent plus de 90 milliards en Suisse !


Et nous sommes loin d’être les champions ! Les Allemands – ces vertueux donneurs de leçons, eux qui rechignent à filer un petit coup de main aux Grecs – planquent 190 milliards ! Les Italiens presque autant, 185 milliards ! Les Rosbifs 60 milliards, mais eux, ils ont les paradis fiscaux à la maison.


L’ensemble de l’Europe planque chez les helvètes 725 milliards d’argent au noir !


Après ça on dira que l’Europe n’avance pas… Mais si voyons ! Elle avance à grands pas ! Les crapules de tous les pays européens s’unissent, elles ! Pour planquer en Suisse le pognon au noir.


Allez vite voir sur le site de Le Matin ch

 

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DEMAIN, SAINT-VALENTIN:

UN POEME D'AMOUR CHAQUE HEURE !



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19/01/2010

N.T.B. – Nique Ta Banque !



banquiers voyous.gif

Ta banque te nique ? Nique ta banque !


Voilà un slogan promis à un bel avenir si – comme d’ordinaire – ce qui se passe aux Zéta-Zunis traverse l’Atlantique. Là-bas, les clients des banques (qui en ont ras les aliboffis des pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper du pognon pour un motif tordu ou un autre) larguent en masse les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.


Ils partent d’un constat simple : les vautours de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte !


Les citoyens s’organisent en mouvements pour mener à bien cette offensive contre la crapulerie banquaire. La plus importante de ces organisations est  Move Your Money Le site de "Move Your Money" (en anglais). Les initiateurs de ce mouvements ont créé un site internet donnant les adresses des petites banques et établissements de crédits locaux ainsi que les conseils d’un groupe d’analystes financiers. Le succès a été tout de suite foudroyant : 340.000 visiteurs la première semaine !


Cela est-il possible en France ? Pas évident depuis que toutes les petites banques régionales ont été bouffées par de gros groupes dont la philosophie est « On est trop gros pour que la puissance publique nous abandonne. Donc prenons tous les risques pour nous gaver de pognon, et si ça foire, l’Etat nous renflouera avec l’argent des contribuables ! » La crise leur a donné raison puisque Sarko et ses sarko-trafiquants leur ont « prêtés » à 1% des milliards et des milliards sans contrepartie aucune ! Dès lors, pourquoi se gêner…


Il reste pourtant quelques rares alternatives :


- En premier lieu la Banque Postale (avant qu’elle ne soit privatisée…) qui demeure pour l’instant une entreprise publique dont les tarifs sont bien moins onéreux que ceux des grosses privées. Encore que, depuis quelques mois, elle mette en place une politique de démarchage commercial – qu’elle sous-traite –  agressif et gonflant.


- Le Crédit coopératif http://www.credit-cooperatif.coop/ qui est malheureusement une filiale du groupe banque populaire mais garde encore quelques valeurs éthiques...


- La NEF ( http://www.lanef.com/ ) qui n'est pas une banque à proprement parlé mais une société coopérative de finances solidaires. Le souci est qu'on peut y épargner notre argent mais pas avoir de compte chèque. Cependant, la Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète (donc avec compte chèque), reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef.

Par ailleurs, les Suédois viennent de mettre en place une banque coopérative qui collecte l'épargne des membres afin de proposer des prêts à d'autres membres. Sans demander
d'intérêt. Certes, il y a des frais à payer, mais ils sont fixés à l'avance et ne dépendent pas de la solvabilité du client. De plus, la banque a mis au point un système de gestion de l'épargne et des crédits qui lui permet d'avoir toujours assez de dépôts, sans être obligée de chercher de l'argent sur le marché interbancaire -pratique poussée jusqu'à l'extrême par certains établissements.


Alors ! Il doit bien y avoir dans les blogosphères des gens ayant la formation appropriée pour lancer de pareils mouvements !


Chiche !


A l’attaque !


BANZAÏ !


Sources : http://www.rue89.com/california-dreamin/2010/01/15/pour-p...

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/01/17/et-si-ma-...

 

 

15/12/2008

Scandale Madoff : la finance pour les Nuls !

banquier pourri.jpgEh ben voilà ! Le pognon – notre pognon ! – que les sarko-trafiquants ont généreusement donné aux banques, il n’est pas perdu pour tout le monde ! Il a servi – en partie – à engraisser un maquereau étazunien, un certain Madoff je crois.

Natixis, toujours en pointe sur ces coups foireux, avoue 450 millions d’euros, qui s’ajoutent aux milliards déjà jeté dans les « subprimes ».

BNP Paribas, autre brillant groupe de ruffians - celui-là même qui a racheté à prix bradé la banque Fortis, dans laquelle monsieur Létat sarkozien a balancé quelques milliards de nos sous – laisse 350 millions.

Mais aussi la Société Générale, jamais en retard dans les magouilles ; évidemment le Crédit Agricole, plus gros parasite bancaire de France ; sans oublier AXA, le lumineux assureur cher à Bébéar, sont eux aussi dans le coup.

Bon. Finalement, c’est a se bidonner cette histoire : les maquereaux se bouffent entre eux ! Mais ce qui est grave, c’est que c’est significatif d’un état d’esprit magouilleur et d’une incompétence ahurissante. En effet, comment des gens qui baignent dans ce milieu de la finance peuvent-ils se laisser baiser par un système d’embrouille pyramidale archi connu ? Comment pouvaient-ils avoir la candeur de croire pouvoir gagner 10% de leur mise chaque année, depuis des décennies, y compris lorsque les « marchés » partent en couille ?

L’étalage de leur incompétence est bien plus visible et grave sur ce coup que sur les subprimes. Comment dès lors accorder quelque confiance que ce soit à ces établissements ?

La conclusion est simple : enlevons jusqu’à notre dernier kopeck de ces banques et assurances de nuls !