Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19/02/2016

« Autorisé aux chiens, interdit aux banquiers ! »

interdit aux banquiers.jpg

 

 

 

Gloire à toi citoyen Alexandre Callet !

Admirons sans réserve ton humour décalé.

A Rueil-Malmaison, ton resto étoilé

Affiche une notice explicite et salée :

 

Il y est expliqué que l’établissement

Ségrègue ses clients avec discernement :

Il accepte les chiens, sans les faire payer

Mais refuse l’entrée du resto aux banquiers !

 

Mais que lui ont-ils fait, à Callet, les Picsou ?

Crachés dans le caviar ou le tiramisu ?

Mis leurs pattes au cul des accortes serveuses ?

 

Non, mais obnubilés par leur peur agioteuse

Ils lui ont refusé un minable crédit !

Callet les fout dehors ! Cochon qui s’en dédit !

 

Photo X - Droits réservés

23/08/2013

Comment les banksters nous font les poches.

 

banquiers,gangsters,dette

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes.  La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président (+650 milliards en cinq ans!) - qui ont fait exploser la dette des états. 

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

 

 

Cette vidéo montre comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D’où vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette  

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

19/07/2013

« Mon ennemi, c’est la finance… ».

soulcie pendre banquiers.jpg

 

Bon. On l’a cru. On a voté pour lui. Il a gagné. Et ce matin, François Normalou Hollande reçoit…son ennemi en la personne de Jean-Paul Chifflet, président de la fédération bancaire française et directeur général du Crédit agricole !

Entre temps, « l’ennemi » a obtenu tout ce qu’il voulait : la fameuse réforme bancaire promise par le candidat Hollande, votée il y a quelques jours par un parlement godillot, s’est réduite à un pet de lapin ! Le système bancaire reste le même dans son organisation, la séparation entre activités de dépôt et de spéculation se réduit à…entre 0,75 et 1,5% des activités des banques ! Si ce n’est pas prendre les électeurs pour des cons, ça y ressemble…

Il faut dire que le monde de la finance a pu, dans son entreprise de démolition, compter sur le panier à crabe de Bercy ou nos plus brillantes têtes d’œuf, inspecteurs des finances et énarques distingués, ne cachent même plus leur connivence avec ce monde bancaire qu’ils sont censés « inspecter » et qu’ils caressent dans le sens du poil dans l’espoir souvent réalisé d’aller grassement y pantoufler !

A la tête de cette coterie (j’allais écrire mafia) trône Moscovici. Une figure de lune ultralibérale camouflée derrière un faux nez « socialiste »… Le saccage de la « réforme bancaire », c’est lui. Mais ça ne lui suffit pas. Servile lèche-cul du monde de la finance, il œuvre maintenant à enterrer le projet de loi sur les transactions bancaires. Un ersatz de taxe Tobin proposé par la très ultralibérale Commission européenne. « On a des doutes sur la mesure telle qu’elle est écrite. Il faut des modifications pour la rendre applicable en tenant compte de la réalité » s’inquiètent les technocrates banco-compatibles de Bercy. Ben voyons !

François reçoit ce matin les banquiers. Va-t-il lui aussi se coucher devant eux comme son ministre Mosco ou fera-t-il preuve, sinon de fermeté (ce n’est pas son genre) du moins d’un peu de dignité ? On va voir.

Pendant ce temps, Mosco, dans sa grande mansuétude, vient d’accorder à la « France d’en-bas », celle des pélucres qui mettent leurs quatre éconocroques à la caisse d’épargne, un taux d’intérêt de 1,25%. « Au-dessus de l’inflation » qu’il dit Tête-de-lune. Il ne doit pas souvent faire son marché : cerises à 5 euros le kilo, tomates à 3,5, entrecôte à 23 euros, etc. ; loyers bouffant la moitié du salaire quand salaire il y a ; carburants entre 1,4 et 1,6 le litre, électricité prenant 5%, gaz idem…

Que faire ? Comment se faire entendre ? La droite se vautre sans complexe dans la bauge puante de l’extrême droite, le parti socialiste est devenu la droite classique. Quant à la gauche, elle se cherche, désemparée par le paradoxe Mélenchon : un tribun qui l’enflamme par sa faconde, ses idées, ses capacités de rassembleur, mais qui la décrédibilise par ses outrances.

Que reste-t-il puisque les voies classiques de la démocratie sont inféodées aux forces les plus rétrogrades ? En ces temps de 14 juillet, la réponse est dans la question…

 

Décadi 30 Messidor 221

 

Illustration, merci à Soulié

 

 

03/06/2010

Un bon bankster est un bankster mort

 

 

chimulus banquiers.jpg

Merci à Chimulus

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

25/05/2010

Au Bistro de la Toile : Faut-il pendre tous les banquiers ?

 

 

 

 

hermes.jpg

 

 

 

- Eh ! Loulle, tu connais Hermès ?

 

- Oh ! Victor, c’est pas parce que je suis mastroquet que je suis ignare. C’est, chez les Grecs, le dieu du commerce. Donc un peu le mien.

 

- Exact. Mais c’est aussi le dieu des voleurs ! C’est significatif que, depuis bien longtemps, depuis toujours en fait, commerce et vol sont comme cul et chemise…

 

- Bon. Tu veux en venir où Victor ? Est-ce que je te vole moi ?

 

- Toi, peut-être pas sciemment, mais tes verres bien épais et dont la forme trompe sur la quantité de liquide que tu nous sers, oui… Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je vais te raconter une histoire ordinaire de banquiers.

Depuis, bien longtemps, ma banque habituelle, ce sont les CCP. Très bon service, avec une succursale bancaire dans tous les villages de France, des tarifs presque honnêtes. Bref. Un établissement financier correct, rassurant, inspirant confiance. Mouais… Sauf que, depuis, les CCP sont devenus la Banque Postale, établissement financier de droit privé, comme les autres banques. Et ça change tout.

 

- Et alors, qu’est-ce qu’ils t’on fait Victor ?

 

- J’ai vendu un véhicule et j’ai donc déposé le chèque de mon acheteur – 6000 euros – à mon bureau de poste habituel. C’était le 14 mai. Huit jours après, toujours rien sur mon compte que je consulte quotidiennement par l’internet. Je téléphone au service financier concerné et, après plusieurs tentatives infructueuses agrémentées de l’horripilante musiquette, un « conseiller » à qui je demande s’il y a un problème concernant ce chèque me répond que non, que je serais crédité le lendemain matin. Le lendemain, 21 mai, rien… Nouveau coup de téléphone et un autre « conseiller » m’apprend que le paiement de ce chèque est « différé jusqu’au 31 mai ». Sans autre explication.

Un peu inquiet, je téléphone à l’émetteur du chèque qui fait immédiatement son enquête et m’apprend que ce chèque lui a été débité…depuis deux jours ! Les aliboffis commençant à présenter un gonflement alarmant, je vais donc à mon bureau de poste où je rencontre une accorte conseillère financière – silhouette de mannequin et regard de velours – qui me connait et m’a à la bonne. Je la mets au courant. Elle téléphone elle-même. On lui fait la même réponse qu’à moi. Plutôt gênée aux entournures, elle écrit un fax demandant d’activer ce paiement, le signe, me le fait signer et l’envoie… Ce matin 25, toujours rien…

 

Autrement dit la Banque Postale a encaissé ce chèque, l’a mis sur un compte à elle et fait travailler MON pognon, pour ELLE pendant douze jours !  Multiplié par des centaines de milliers d'opérations du même genre, ça fait beaucoup de fric piqué aux clients... Ce sont des manières qui tangentent l’escroquerie.


- Tu vois Victor, quand tu dis qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers, tu es dans le vrai. Tè ! Bois un coup, ça te remontera ! C’est ma tournée…

 

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

16/04/2010

Livret A. « Salauds de pauvres ! A nous vos guenilles » jubilent les banquiers...


Gros_Banquier.gif


Salauds de pauvres, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne ! Mieux encore ! Sur chaque euro épargné vous perdait maintenant du pognon puisque le livret A « rapporte » 1,25% tandis que l'inflation officielle est de 1,6%. Vous perdez donc au bas mot 0,35% ! Votre seule solution : basculez vos quelques thunes sur des « produits maisons » !


Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ». C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres.


Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.


« Mais c'est juteux ça Coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! » qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. Rappelez-vous la campagne : 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75% et puis encore moins, 1,25% !


Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la disparition du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.


Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité par les margoulins pompeusement baptisés « conseillers financiers » à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus...à la banque ! Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.


La Commission européenne s'est prononcée en son temps pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement s'est planqué derrière cette directive européenne pour accomplir sa saloperie alors qu'il possédait pourtant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole était justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.


En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale... Et au détriment de la construction de logements sociaux cruellement manquant. Les crève-la-faim, les dort-dehors, les dort-dans-sa-bagnole, parlez-en à « votre » banquier...


C'est ça la Sarkozie nuisible.


sarkodoigtsdhonneur copie.jpg


*****************************************************


Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


21/10/2009

Il n'y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers...

banquier pourri.jpg

Et kikadi que tout allait mal dans ce pays? Et kikadi que les Français étaient mécontents de leur gouvernement? Ben! des aigris, des coincés du cul, des peine-à-jouir. Regardez Douillet, le nouveau député Hu-aime-pets, il a dit qu'il était heureux du bouclier fiscal! Ben voyons...

Mais il y a plus heureux que ce quintal et quelques de viande anabolisée, ce sont nos « amis » les banquiers. En voilà qui pètent dans la soie avec bonheur et se frottent la bedaine confortablement remplie de sauces chaudes et onctueuses. Heu-reux! Le gouvernement, et particulièrement leur plus fidèle représentante dans la maison, Lagarde, calque très exactement ses actions sur leurs désidératas.

Après avoir renoncé à entrer directement au capital des banques, à avoir une représentation au conseil d'administration des banques aidées (se privant de plus de 12 milliards d'euros de plus-values, au moment du remboursement des aides par les banques), après avoir repoussé toute législation sur les rémunérations, le gouvernement refuse maintenant d'envisager une taxe supplémentaire sur les bénéfices des banques, comme le proposent des députés.

L'opposition étant inscrite aux abonnés absents, c'est...des rangs de l'UMP que vient la fronde! Ainsi, mercredi 14 octobre, un amendement préconisant une taxe supplémentaire de 10% sur les bénéfices des banques au titre du budget 2010 a été adopté par la commission des finances. Le texte, présenté par Didier Migaud, président de la Commission des finances, a reçu le soutien d'un certain nombre de députés de la majorité, sensibles à la fois à l'effort demandé aux finances publiques ces derniers mois pour sauver les banques, comme au poids du déficit budgétaire.

Que croyez-vous qu'il se passât? «Il n'est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s'est bien comporté pendant la crise» a tranché la Lagarde, reprenant texto les propos de la fédération bancaire ! Et kiçéti la marionnette? Et kiçéti qui tire les ficelles ? A la niche les députés frondeurs. Seuls les godillots ont droit de s'exprimer.

On touche là du doigt les connivences coupables, ravageuses pour le pays, entre ces dirigeants et ceux qui les manipulent après les avoir mis en place: les banquiers et les patrons-exploiteurs du caca-rente. Pourtant la proposition de Didier Migaud était réaliste et courageuse: il n'est pas illégitime que les banques reversent à l'État une part supplémentaire de leurs bénéfices en contrepartie des aides publiques reçues au moment de la crise. Le gouvernement belge a emprunté cette voie. Le gouvernement britannique a déjà indiqué qu'il allait prendre une mesure similaire. L'Allemagne y réfléchit. Pourquoi pas la France? Non! Tabou! On ne touche pas aux banques...

Ces crapules bénéficient d'une assurance tout risque maintenant érigée en dogme par les ultra-libéraux plus que jamais au pouvoir: les risques systémiques sont tels qu'il n'est pas possible de laisser une banque faire faillite. Les États doivent, à tout coup, se porter garants en dernier ressort. C'est donc l'impunité totale pour les mafieux du système bancaire, quels que que soient les risques pris...

Et cette assurance, serait-il anormal que les banquiers en paient la prime? Sous forme d'un impôt supplémentaire sur leurs bénéfices?

Tè! Fumes!

Ils ne paient déjà pas l'impôt normal sur les sociétés qui est de 33%. Ainsi, en reprenant les comptes des cinq grandes banques aidées – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Crédit mutuel, BPCE –, pas une d'entre elles n'a acquitté des impôts à hauteur du taux normal de l'impôt sur les sociétés en 2007 et 2008. En 2007, le taux de contribution du Crédit agricole s'élève à 5,3% de ses résultats (257 millions d'impôts pour 4,8 milliards de résultat!), celui de la Société générale – qui il est vrai avait été autorisé à déduire de ses comptes 2007 les pertes de 4,9 milliards liés à l'affaire Kerviel intervenue en janvier 2008 – n'est que 14,9%, celui de BNP Paribas ou du Crédit mutuel de 26% . (Source Médiapart)

Et pourtant, les banques sont de nouveaux bourrées de thunes: elles empruntent auprès de la BCE à un taux zéro, prêtent aux entreprises au compte goutte à des taux juteux et... jouent de nouveau, comme avant, aux casinos des produits bidons des marchés internationaux. Ils se gavent d'autant plus allègrement qu'ils savent pertinemment qu'en dernier ressort l'État les couvrira...

Il n'y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers... et les gouvernants qui les protègent.

23/10/2008

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! » Vincent Auriol.


Eh ! Les cocus, vous savez a qui il confie les 360 milliards qu’il piquera fatalement, au bout du compte, dans nos poches l’Eveillé de Neuilly ? Ben, à des banquiers bien sûr ! C’est un peu comme si, dans un match de foot, on confiait le sifflet de l’arbitre au furher d’un clan d’Ultra !

Et quels banquiers ! La crème des crèmes.

Il a créé une « société de refinancement des banques » dont on ignore tout. Quelle sera sa nature juridique ? Quel sera son capital ? Comment sera organisé son organe d'administration ? C’est le flou le plus absolu. Par contre on sait qu’elle sera dirigée par les ci-devant Camdessus Michel et Coste Thierry. Quand on connaît les zozos, on peut se faire du soucis pour nos sous !

Camdessus Michel, c’est ce cul-béni qui a sévi longtemps à la tête du FMI (salut, DSK !). C'est lui qui imposa un plan de rigueur à l'Asie du Sud-est qui plongea des millions d'habitants de ces pays dans une misère totale. Pur produit de la « haute » administration françouaise, arrogant, suffisant et donnant des leçons à la terre entière. En 1997, il se gargarisait du fameux slogan des ultra libéraux : « Si ça ne marche pas c'est que nous ne sommes pas allés assez loin et assez vite. » On lui doit les fameux plans d'ajustement structurels que le FMI avait mis en place pour les pays sous-développés et qui les ont littéralement ruinés et livrés au pillage des multinationales les plus rapaces. Il dirigea aussi le Club de Paris, qui « renégociait » les dettes que ces pauvres pays avaient douloureusement contractées… Avec toute la mansuétude du bourreau.

Coste Thierry, lui, est moins connu. Il dirigeait « Crédit Agricole Asset Management », un fonds d'investissement adossé au Crédit agricole. Ce fonds qui devait gagner à tous les coups, est devenu très contre-performant. Ses actifs se sont dépréciés de quelques 80% entre début 2007 et fin 2008 ! Certes, le Crédit agricole, grace à ses dépôts – nos sous ! – reste une grosse banque solide, bien qu’il affiche cette année des pertes de plus de huit milliards d'euros… Son résultat d'exploitation est en chute de 65% ; son produit net de 18.5% Mais chacun sait que ce n'est pas la faute du Crédit agricole, et encore moins de ses dirigeants, mais des « marchés » parfois bien facétieux...

Voilà les pèlerins auxquels Lagarde et le gauchiste Sarko vont confier des montagnes de pognon. Et que croyez-vous que l’Etat réclame en compensation ?

Rien. Nibe. Que dalle.

La ministre a en effet annoncé que les banques détiendraient la majorité de ladite structure et que l'Etat disposerait d'une simple minorité de blocage !

Je vous disais il y a quelques jours, dans une précédente lucidélucubration que cette crise marquait la victoire du capitalisme financier (qui fait payer ses saloperies par le contribuable). En voilà une preuve de plus…

vincent auriol.jpgVincent Auriol, ancien président de la République disait avec son accent rocailleux des bords de la Dordogne :

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! »

On pourrait aussi en pendre quelques-uns en place de grève…


14/10/2008

Des centaines de milliards pour conforter les banquiers-voyous !

voler les pauvres.jpg

Merci à Bar

Qu’on ne s’y trompe pas, l’accord ( ! ?) des pays de l’Eurogroupe pour garantir les transactions interbancaires et pour recapitaliser si nécessaire les banques en risque de faillite, cet accord donc de 1700 milliards( ! ! ! ! !) pour l’ensemble de ces pays, dont 370 pour le seule France, est une grande victoire pour les mafias bancaires et une défaite en rase campagne pour ceux qui croient encore aux vertus de la morale, du labeur, de l’épargne.

Loin d’être un retour vers ces valeurs, c’est le triomphe des crapules. En effet, le système bancaire - malgré ses errements coupables, ses dérives délictueuses, l’avidité sans scrupules de ses dirigeants – se trouve conforté et encouragé à multiplier encore ses saloperies, à décupler ses malversations, à engraisser encore plus ses dirigeants mafieux. Comment ? Tout simplement parce qu’à présent, l’Etat – avec nos sous ! ! ! – va couvrir toutes les conneries des banquiers ! C’est ça la grande victoire des dirigeants européens ? Ben mes salauds, z’avez pas beaucoup de vergogne.

Connaissez-vous une activité marchande, une branche professionnelle bénéficiant de cette ahurissante protection ? De cette totale assurance-conneries ? Il n’y en a pas. Vous, moi, si vous ne pouvez pas honorer une échéance, nous morflons, sans concession à attendre. Un petit patron de PME qui a des difficultés, il peut numéroter ses abatis. Son parcours sera : arrêt des concours bancaires, dépôt de bilan, au mieux redressement judiciaire, avec généralement au bout liquidation judiciaire. Il sera traîné comme un criminel devant un tribunal de commerce sans compassion. Et comme les banquiers lui ont fait signer une caution totale sur ses biens propres, ce sera pour lui la ruine, l’opprobre, la honte, la rue et pour certains le suicide…

Rien de tel pour les banquiers-voyous : c’est nous qui paierons pour leurs conneries, leurs magouilles, leurs vols. Et, en face de ce plan de « sauvegarde », croyez-vous que l’Etat, les Etats européens imposent une refonte complète du système ? Imposent des garde-fous ? Interdisent les marchés à terme? Imposent de n'avoir aucun contact avec les paradis fiscaux? Tè ! Fumes ! Rien. A part tout de même le service minimum : virer (pour les recaser ailleurs !) les dirigeants voyous…

Et merde.

06/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS. Leçon 1: Comment on se fait enfiler

Gros_Banquier.jpgTonton, doit se pisser dessus de plaisir malgré sa prostate maintenant bouffée par les verts ! Ils NATIONALISENT les banques ! Quand il avait pris, lui, cette mesure de bon sens, il s’était fait pourrir !

Seulement, maintenant, c’est en catastrophe que ça se fait, et pour sauver ces établissements financiers qui ont perdus leur fonction première : servir de support et de levier à l’économie réelle, au profit d’opérations financières virtuelles et le plus souvent pourries.

Dans ce foutoir, qui comprend quelques chose ?

Allez, on va essayer d’y voir un peu plus clair. Prenez vos crayons, votre cahier de brouillon et soyez attentif, y en a besoin !

Marquez en haut de la page, en majuscule : LA CRISE. Très bien.

Donc, il était une fois, un grand pays outre Atlantique appelé les Zéta-Zuni. Ce pays aime bien les dieux. Tous les dieux, mais surtout un qui s’appelle le grand dieu FRIC. Tous les autres ne sont que des sous-fifres de celui-là. Et donc, sous l’égide de ce dieu fric, les Zéta-Zuni écrasaient le monde de leur morgue et en pompaient l’essentiel des richesses. Leur économie tournait ainsi très bien. Mais voilà qu’un jour, des gros méchants ont fait un superbe feu d’artifice avec deux tours qui étaient les phares du dieu Fric. Boum ! Badaboum ! C’était un 11 septembre. En 2001.

Notez sur vos cahier : 11 septembre : Boum ! Voilà, Très bien.

A partir de là, les Zéta-Zuniens – ce sont les habitants des Zéta-Zunis pour ceux qui ne suivent pas – ont peur.

Notez en gros PEUR.

Et quand on a peur, c’est une tradition, on achète des boites de sucre, des bouteilles d’huile, des paquets de pâtes et de riz qu’on stocke à la cave. Les plus malins ajoutent un tonneau de bon pinard !

Mais voilà, la peur, c’est pas très bon pour le commerce, pas bon pour les Konomis.

Notez bien : Les Konomis.

Et donc, pour que les Konomis repartent, voilà qu’un grand gourou nommé Alan Greenspan, qui était à l’époque le bras droit du dieu Fric, décide de filer du Fric a qui en voulait, même aux pauvres. Même aux PAUVRES !

Notez sur vos cahiers : PAUVRES.

Pour cela, il a abaissé les taux d’intérêt à que dalle, 1%. Donc les Pauvres, sollicités par les Banquiers, ont empruntés à tout va pour acheter leurs Tanières. Et ça a été le boum immobilier. La Con Sommation est repartie. Bien. Jusque là tout le monde suit ? Continuons.

Donc les Banquiers, dans leur altruisme bien connu, ont filé aux pauvres tout le pognon qu’ils voulaient, mais à des taux VARIABLES.

Notez : TAUX VARIABLES.

Ça a commencé avec des taux quasi gratuits, à 1% ou guère plus. Mais surtout, ces grands humanistes de banquiers ont toujours assortis leurs prêts d’une condition draconienne : « Eh ! Pauvres ! Meffi ! On te file du Fric, mais gagé sur ta Tanière ! Si tu ne paies pas une seule de tes mensualités, on récupère ta Tanière et hop ! à la rue ! »

Tout le monde suit ? Continuons.

Les banques, pour pouvoir distribuer tout ce pognon, se sont alors tournés vers des établissements financiers plus costauds, plus lourds, plus près du dieu FRIC et encore plus voyous : les Fonds de pension, les « Hedge Found et autres pieuvres du même acabit. Les banques ont donc vendus leurs créances sur les pauvres à ces officines. Celles-ci les ont découpées en petits morceaux qu’elles ont appelé Titres. Elles les ont mélangées avec d’autres Titres et Actions d’entreprises solides. Puis elles ont vendus ça à qui en voulait. C’est comme ça qu’il y en a dans le monde entier. Vous, moi, sur notre petite assurance-vie avec 30% d’actions, ou avec quelques parts de Sicav, on a – sans le savoir ! - de ces produits à la con des Zéta-Zuni !

Mais voilà que le gourou Greenspan, pour calmer la surchauffe économique, augmente les taux ! Augmentations immédiatement répercutées sur les taux des prêts aux Pauvres ! Résultat : plein de Pauvres ne peuvent plus payer, plein de Pauvres foutus à la rue, plein de Tanières de Pauvres mises à la vente EN MÊME TEMPS.

Résultat ? Oui ! Vous au fond. Je vous écoute. « La chute des prix de l’immobilier ». Très bien ! Y en a qui suivent.

On arrive au bout : donc chute de l’immobilier ; par suite chute de la valeur des titres gagés sur la valeur des Tanières ; et par conséquent chute de tous les portefeuilles des banques comportant de ces titres pourris appelés « subprime ». Enfin, PERTE DE CONFIANCE des clients des banques. Ça s’appelle la CRISE !

C’est compris ? Bien. Fermez vos cahiers. Plus tard nous allons voir la deuxième leçon : les résultats pour nos pommes. Vous pouvez sortir, aller pisser, fumer un pétard ou boire un canon.

A plus tard.