Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


Illustration X - Droits réservés

 

13/10/2008

Crise, crizons, crizez !

cochons de cochons.jpg


Oputincon ! Avec leur crise
Menu qu’ils nous les brisent.
Lorsque la crise est de foie
Une fois,
C’est qu’on a appuyé sur la picole
Le cassoulet ou bien la gnole.

Lorsque la crise est de rire
Morderire !
Et qu’on se tient les côtelettes
Comme après une petite fumette
C’est fantastique
Et bon pour les zygomatiques.

Lorsque la crise est financière,
On voit Merkel la Chancelière
S’acoquiner pour la galerie
Avec le nabotleon de Paris,
L’ineffable Berlu-ce-con-nie,
Et les autres cons réunis
Pour résoudre la quadrature
Du grand cercle des ordures
- Banquiers, traders et assureurs –
Pauvres malheureux affameurs
Qui ont dilapidé nos thunes
En croyant décrocher la lune.

Y aura-t-il assez de platanes,
De crocs de bouchers, de lianes
Pour pendre par le cou ou les couilles
Toutes ces sinistres andouilles ?




09/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS - leçon 3 : ON S’EN FOUT ! Laissons crever la bête !

banquier gras.jpgAllez, prenez vos cahiers et écrivez en gros : ON S’EN FOUT !

Les lucarnes à décérébrer, les radios à mensonges, les torchons quotidiens nous disent à longueur de journées et même d’heures que c’est la CRISE, que ces pauvres banquiers sont au bord du gouffre. Quoi faire ? Oui ? Vous la devant : « Leur donner un coup de pied au cul pour les foutre dans le gouffre ». C’est une saine réaction. Mais encore ? Ouais ! Vous au fond : « Les nationaliser ». C’est aussi une solution.

Marquez donc sur vos cahiers : NATIONALISATION.

C’est quoi cette bête? La « nationalisation » n'est rien d'autre qu'un transfert de pouvoir économique détenu par quelques personnes vers la détention collective de ce pouvoir par quelques autres personnes faisant partie de l'appareil de l'État, afin de servir des objectifs supposés d'intérêt général. C’est ce qu’ils disent dans les encyclopédies.

Mais Meffi ! La propriété par l'État — qui devient juge et partie — ne favorise pas forcément plus de transparence de l'information, cela dépend de la façon dont ces services sont organisés, mais, le service dépendant de la collectivité et non plus d'intérêts privés, les obligations d'information seront dans la plupart des pays plus importants. Mouais… Dans certains pays peu démocratiques ce sera l'inverse.

« Eh ! M’sieur, le Crédit Lyonnais, il était bien nationalisé, non ? » Exact. Mais en l’occurrence, les représentants de l’Etat-actionnaire au conseil d’administration étaient des branquignoles qui ne foutaient rien. On a vu le résultat : vous, moi, continuons de casquer pour les conneries de ces cons. « Ça risquera de se reproduire alors si on nationalise ces banques foireuses? » Faudra faire meffi ! Car la nationalisation-sauvetage, qui met le contribuable au service du capitaliste défaillant, est politiquement délicate. Qu’on leur file un coup de main provisoire, sous forme de prêt par exemple, et Basta !

« Eh ! M’sieur, si je comprend bien, nationaliser, ça veut dire qu’on va prendre du pognon dans nos poches pour corriger les conneries faites par ces gros gougnafiers de banquiers ? Eh ! Oh ! Ils peuvent crever, et leurs banques avec, et leur système capitaliste avec ! Moi, si mon chien mord tout le monde, c'est à qui qu’on file un coup de fusil ? A mon chien ou à tout le monde? Depuis des années on a lâché les chiens, ou plutôt les hyènes et les vautours, et maintenant qu'il n'y a plus rien à manger c'est à nous de les nourrir ? »

C’est un peu ça. Mais l'impôt ne doit pas financer ces nationalisations. « Oh ! Que les sarko-boys & girl’s se démerdent pour créer des bons spéciaux ou des obligations, je m'en fiche, mais il est hors de question que je paye involontairement le moindre centime pour des gens qui me rackettent depuis des années en allant jusqu'à me faire payer un retrait ! Non mais, ils servent à quoi alors ces économistes distingués s’ils sont pas capables d’anticiper leur crise à la con ?»

Les Zéconomistes, c’est comme Rantanplan, le chien à Lucky Lucke : ils préconisent toujours le contraire de ce qu’il faut faire. Puis ils nous prennent pour des cons du haut de leur morgue, les Sylvestre, les Cohen, les Bavarès, les Marseille et autres fifres. Mais de qui ces zéconomistes se foutent-ils! Pour la plupart, ils ont voulu la dérégulation du marché avec un minimum d'intervention étatiste (les hommes et les femmes politiques n'ont pas fait beaucoup de résistance d'ailleurs! Y a qu’à voir la fameuse loi sur la modernisation de l'économie). « La mondialisation libérale sera profitable à tous », qu’ils disaient. Il est vrai qu’il y a chaque année quelques centaines de milliardaires en plus, et quelques milliards de crève-la-faim en surplus !

« Alors comme on fait M’sieur ? On laisse crever la Bête ou on sort les fusils ? » Ça peut s’envisager, mais pour des frappes chirurgicales alors !