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12/07/2016

Au bistro de la toile. Et Vlan ! Sacré Portugais va !

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- Portos nous l'Aramis Athos, dans l'os et sans Vanaos !

- Eh, Victor, les Portos méritaient autant que nous de gagner. Et puis ils sont sympas les Porto, ce sont des frères. Notre vraie victoire, c'est d'avoir remis à leur place les Allemands.

- Eh, Loulle, c'est pas de foot dont je te parle. Mais d'un Portos particulièrement nuisible, le dénommé Barosso.

- C’est un remplaçant ?

- Ne joue pas au kon Loulle, Barosso, c’est ce personnage qui a dirigé la Commission européenne pendant 10 ans, qui a donc eu une influence considérable sur la conduite de la politique et de l’économie de l’Europe. Et ce type a été embauché par la pire organisation de Banksters qui soit, la banque Goldman Sachs. Président « non exécutif » du conseil d’administration de Goldman Sachs International (GSI) et également conseiller auprès de cette pieuvre de la pire finance internationale à Wall Street. Il sera basé évidemment à la City de Londres, avec pour « mission » « d’atténuer les effets du Brexit » pour le compte de ses employeurs.

- Ben ! C’est une belle reconversion.

- Mais un sacré coup de pied dans la crédibilité déjà bien basse de cette Commission européenne qu’il aura fortement contribué à faire honnir par les Européens… Surtout juste après le Brexit. Goldman Sachs continue ainsi, sans vergogne, d’établir sa main mise sur les institutions européennes. Parce que ce poste était occupé jusqu’à mai 2015 par l’Irlandais Peter Sutherland, ex-président du GATT, puis de l’OMC, et ancien commissaire européen à la concurrence.

- Puteng ! Tu voudrais ridiculiser la Commission pour l’éternité, tu ne t’y prendrais pas autrement.

- Mais attend, le Barosso, c’est pas son premier pantouflage. On peut dire qu’il a bien profité de son passage catastrophique à la Commission pour se préparer son beurre. Il est, parmi 22 postes qu’il a accepté, rémunérés ou non, président d’honneur du European Business Summit, une conférence annuelle organisée par le lobby européen des grandes entreprises et membre du groupe de pilotage des conférences Bilderberg.

- Coucou ! Les revoilou ceux-là ! Mais enfin Victor, il n’y a pas de règles dans les rouages de l’Europe régissant ces pantouflages ?

- Mouais… Il a été mis en place, seulement en 2010, un « code de conduite » pour surveiller les pantouflages des anciens commissaires. Mais elles sont très mal appliquées et ne concernent que les 18 mois suivant le départ des intéressés. Or Barosso a quitté son poste à la tête de la Commission fin octobre 2014. Il peut donc faire ce qu’il veut… Et il va mettre ses connaissances des gens influents et des rouages de la mécanique européenne au service de la pire organisation financière qu’il soit, notamment dans le cadre des négociations pour le nouveau statut de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Europe et de l’accès aux marchés financiers européennes pour les banques de la City. On ne peut être plus traître à sa fonction.

Mais le cas Barosso, s’il est le plus choquant, n’est qu’un parmi d’autres passages du public u privé pour les responsables européens. Ils appellent ça les « portes tournantes », les « revolving doors ». Ainsi en 2014, la députée européenne Sharon Bowles, ex-présidente de la Commission des affaires économiques et financières, un poste clé pendant la crise financière de 2008, a rejoint… la City de Londres, repaire mondial des banksters. Ainsi la Néerlandaise Neelie Kroes, qui était commissaire à la concurrence, puis au marché numérique, durant les mandats de Barroso, est allé « conseiller pour les affaires européennes » la puissante institution étsunienne Bank of America Merrill Lynch… avant d’aller cher la très sulfureuse multinationale yankee de voitures avec chauffeur Uber ! Ainsi le Belge Karel de Gucht, ex-commissaire au commerce, celui qui a lancé les transactions TAFTA en 2013 pantoufle au groupe de télécommunication Belgacom. Et il y en a d’autres…

- Mais qu’est-ce que c’est que ce Goldman Sachs qui semble avoir un tel attrait pour les Eurocrates ?

- C’est simplement ne banque étasunienne. Mais d’une puissance telle qu’elle est, dans le monde ultralibéral actuel, « intouchable », « too bid to fail » comme ils disent. Cette banque est le symbole de toutes les mauvaises pratique de la corporation. Elle est absolument sans vergogne lorsqu’il s’agit de faire de la thune, et tous les moyens lui sont bons. C’est elle qui est à la base de la crise des « subprimes » au États-Unis, cette magouille qui a ruiné des centaines de milliers d’Étasuniens parmi les plus fragiles, et qui a déclenché a crise financière puis économique mondiale. Elle se vantait d’voir gagné 51 millions de dollars en un jour en pariant sur l’effondrement des titre « subprimes » à risques qu’elle avait contribué a créer ! Elle a dans cette embrouille bénéficié de plusieurs milliards de dollars d’aide de la part du Trésor américain ! Pourris jusqu’à la moelle. C’est elle qui a « conseillé les gouvernements grecs de droite pour magouiller leurs comptes afin d’être admis dans l’Euro groupe. C’est elle qui, ensuite, a spéculé contre cette même Grèce au abois. Des crapules intégrales. C’est elle qui jugeait bon de conseiller à la France de baisser tous les salaires du pays de 30 % pour enrayer la crise et de privatiser tous les services publics.

- Et c’est chez ces mafieux que Barosso va travailler ?

- Il n’est pas le seul membre de la pieuvre a sévir en Europe. La plupart des personnes qui ont géré la crise de la zone euro sont passés, ou ont été recrutés par la suite par la pieuvre étasunienne. Ainsi Mario Monti, à la tête du gouvernement italien en pleine crise politique dans la péninsule, fut conseiller international de Goldman Sachs de 2005 à 2011 ; Monti avait lui aussi été commissaire européen à la concurrence de1999 à 2004. Et comme Barroso aujourd’hui, son travail à l’époque consistait à « ouvrir les portes » de l’Europe pour Goldman Sachs. Un autre Italien, Mario Draghi, est également concerné : l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) fut vice-président de Goldman Sachs International pour l’Europe entre 2002 et 2005. Quant à Lucas Papademos, ex-gouverneur de la banque centrale grecque et ex-premier ministre de la Grèce, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans le maquillage des comptes publics de la Grèce, avec la complicité de Goldman Sachs.

- Il est finalement « normal » qu’un type comme Barosso, après avoir bien servi, à la tête de la Commission, les intérêts de cette banque de crapules, aille toucher… ses commissions !

- D’autant plus que le même Barosso, lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a été un des plus fervents supports en Europe pour le déclenchement de la guerre de Bush en Irak. Les États-Unis lui doivent bien ça…

- Tous ces « responsables européens ne sont que les marionnettes des lobbies financiers et des multinationales US. Avec ces représentants et cette commission non élue, il n’est pas étonnant que cette Europe, simulacre de démocratie, soit rejetée par les peuples qui la compose. Et ça, c’est criminel, car l’idée européenne est formidable. Mais elle a été laissée aux mains des margoulins, de boutiquiers et des mafias étasuniennes.

- Alors, il faut faire comme les Rosbifs ?

- Certainement pas. Il ne faut pas la quitter, encore moins la casser, mais la refonder, sur une base confédérale, à partir du noyau dur des pays fondateurs, et en mettant en principe économique de base la solidarité à la place de la concurrence « libre et non faussée ».

- Ce qui veut dire renverser la table… Pas évident. A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

17/09/2010

Qui est Reding ? Qui est Barosso ? Qui les a élus ?

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Je roule suffisamment dans leur bouse les sarko-trafiquants pour qu’on ne puisse confondre avec leurs cris d’orfraie ma rabia contre l’impudence de cette « commissaire européenne » qui se permet, en termes plus qu’injurieux, de nous donner des leçons. Qui es-tu ci-devant Reding Vivianne pour la ramener ainsi ? Qui es-tu pour nous donner des leçons du fond de ton paradis fiscal qui sur ce point est bien mal placé (*) ? Et puis les vraies questions ne sont-elle pas : pourquoi les Roms « s’expulsent » - ils tous seuls de leurs pays d’origine, la Roumanie et la Bulgarie ? A quoi servent les 17 milliards alloués à ces pays par la C.E. pour intégrer dans leurs propres pays ces populations ?

 

* Conditions d’entrée et de séjour des étrangers au Luxembourg. 

 

 Séjour supérieur à trois mois

Le citoyen de l’Union et le ressortissant d’un « pays assimilé », ainsi que les membres de leur famille eux-mêmes citoyens de l’Union ou ressortissants d’un « pays assimilé » voulant séjourner au Luxembourg plus de trois mois, s’adresseront dans les trois mois de leur arrivée à l’administration communale du lieu de leur résidence pour solliciter la délivrance d’une attestation d’enregistrement.

Les membres de sa famille qui sont ressortissants de pays tiers introduisent une demande en obtention d’une « carte de séjour de membre de famille d’un citoyen de l’Union ou d’un ressortissant d’un des Etats ayant adhéré à l’Accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse » à l’administration communale du lieu de leur résidence.

 

Attention ! Les citoyens de l’Union originaires de la Bulgarie et de la Roumanie, de même que les membres de leur famille qui sont ressortissants de pays tiers, restent pour le moment, en application des dispositions transitoires des Traités d’adhésion, soumis à une autorisation de travail. Ils doivent présenter cette autorisation de travail lors de leur déclaration d’enregistrement ou du dépôt de leur demande en obtention d’une « carte de séjour de membre de famille d’un citoyen de l’Union ».

 

 

Tu représentes l’Europe, ci-devant Reding Vivianne ? Quelle Europe ? Certainement pas celle que j’appelle de mes vœux, mais celle des banquiers, des marchands de soupe et de fusils, énorme mollusque sans vision ni frontières. Seulement celle de Barosso, fauteur de guerre et larbin des lobbies. Une Europe que le vote des Français – entre autres – a rejeté mais que Microlax 1er nous a imposé par déni de démocratie.

 

Je laisse un représentant du peuple français – même s’il n’est pas ma tasse de vin rouge – te répondre avec plus de talent que je ne le pourrais :

 

LETTRE OUVERTE À VIVIANE REDING

 

Madame Reding,
 
Cette fois-ci, la Commission européenne dont vous êtes l'exécutante a dépassé toutes les bornes. En effet, en laissant l'un de ses commissaires comparer la France à l'Allemagne nazie, elle vient de franchir un pas supplémentaire dans l'indignité.
 
Car qui êtes-vous Madame Reding pour vous permettre de donner des leçons à la France ? D'où tirez-vous votre légitimité ? Par qui avez-vous été élue ?
 
Pas par le peuple français en tout cas !
 
Alors oui, bien sûr, la circulaire d'Hortefeux est absolument intolérable puisqu'elle stigmatise une population là où seule l'application de la loi républicaine devrait être en cause. Cependant rassurez-vous, mes compatriotes sont tout à fait capables par eux-mêmes de régler cette affaire. Même si bien entendu, les cris d'orfraie de la gauche rendent grandement service au Président : ils donnent l'impression qu'il agit alors qu’il ne fait que payer des Roms comme de malheureux figurants qui reviendront quelques semaines plus tard sur notre sol.
 
Mais qui a créé les conditions de la libre circulation des personnes comme des capitaux ? Qui a créé les conditions de cette anarchie et donc les risques  d'amalgame et de stigmatisation ? Qui a favorisé l'immigration intra-communautaire pour le plus grand bénéfice d'un certain patronat qui peut ainsi user et abuser d'une main-d’œuvre bon marché ?


De la même façon que votre collègue Madame le commissaire Kroes déclarait vouloir encourager les délocalisations, votre Union Européenne a pour objectif avoué le nivellement par le bas vers le moins disant social. Car en ouvrant toutes les frontières, vous mettez forcément en danger le modèle social des pays les plus avancés. Vous mettez nécessairement en péril les acquis et les droits des plus pauvres, puisque vous les placez en concurrence directe avec encore plus pauvres qu'eux.


En voulant accélérer l’élargissement, vous n’avez pas voulu entendre tous ceux qui vous avaient alerté sur les dangers des migrations de population. Les Roms de Roumanie et de Bulgarie en sont aujourd'hui les premières victimes.


Je suis aujourd'hui le seul au Parlement français à prôner ouvertement le rétablissement des frontières nationales. Le seul.


Or, une frontière, ce n'est pas le repli sur soi. Qui oserait traiter son voisin de palier de raciste au prétexte qu'il ferme sa porte à clé en partant travailler ?


En fait, une frontière c'est comme la peau : ça protège mais ça laisse passer tout ce dont l'organisme a besoin. C'est une protection mais également un lien vers l'extérieur !
En voulant par dogmatisme supprimer toutes les frontières sans d’ailleurs les remplacer par une frontière européenne, vous avez écorché vif nos nations.


Aujourd'hui, alors que le peuple souffre, l'alternative est simple : l'entente, la concorde et la coopération de peuples libres de disposer d'eux-mêmes ou bien le mépris des peuples, la destruction des nations et l'impuissance publique des Etats.


Alors oui, Madame Reding, ça suffit ! La France n'a pas d'ordre à recevoir de Bruxelles, et encore moins d'excuses à formuler.


Car si le gouvernement Sarkozy et le Parlement français ont ratifié le traité de Lisbonne, le peuple français, lui, l'a clairement rejeté par référendum !


Madame Reding, vous êtes illégitime et comme élu d'une Nation qui a rejeté par référendum le traité constitutionnel, je ne vous reconnais pas et je ne vous reconnaîtrai jamais.


Rassurez-vous, je ne manquerai pas d'expliquer à Messieurs Hortefeux et Besson en quoi leur circulaire n’est pas digne de la République, mais de grâce, vous qui êtes Luxembourgeoise, concentrez-vous sur votre Grand-Duché et n'essayez pas d'imposer par la force votre mondialisme à des pays qui n'ont aucune leçon à recevoir venant d'un ancien député d'un paradis fiscal.


Madame Reding, vous ne le savez sûrement pas, mais il est écrit à l'article 2 de la Constitution de mon pays que la résistance à l'oppression est un droit naturel et imprescriptible.


Souffrez donc que je respecte la Constitution de mon pays et que je résiste à une Commission totalitaire qui tance les ministres de mon pays comme des petits garçons désobéissants. Et si je regrette que les petits garçons en question préfèrent vous répondre qu'ils ont respecté vos règlements et vos lois, permettez-moi en tant qu'élu de vous répondre que vos directives et vos instructions n’ont aucune légitimité.


Je suis tout aussi européen que vous, et vous ne me culpabiliserez pas. En construisant l’Europe ainsi, vous dénaturez totalement l’idée européenne de réconciliation entre les peuples et de progrès social pour tous.


C'est pourquoi, Madame, jamais ne flottera le drapeau de cette mauvaise Europe là sur le fronton de ma Mairie, et je préfère largement y mettre celui de toutes les autres nations libres du monde.


Prenez d'abord le risque de soumettre vos décisions au suffrage des peuples européens, et après - seulement après - on en reparlera.


Nicolas DUPONT-AIGNAN

 

 

Source :

http://www.marianne2.fr

 

 

 

 Pour l'illustration, merci à Chimulus

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

15/09/2010

O.G.M. : contrecarrons Barosso !

 

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Le sinistre Barosso a profité des torpeurs de l’été pour autoriser l’importation et la mise en marché de six maïs OGM sur le territoire de l’U.E. Ceci en se foutant comme de sa première escroquerie de l’avis des 60% de citoyens européens qui refusent ces saloperies. Il faut dire que Barosso, mammifère à classer parmi les nuisibles, a les yeux de Chimène pour les profits du lobbie des grandes multinationales qui empoisonnent le monde, de BASF à Monsanto. Ce type est le représentant falot mais dangereux de cette Europe-déception, de cette Europe-repoussoir, de cet énorme gâchis qu’est devenue la fantastique Idée des fondateurs Monnet, Schumann mais aussi Adenauer, De Gaulle, Kohl, Mitterrand.

L’intrusion à grande échelle de ces aberrations que sont les OGM n’est pas inéluctable si nous luttons. Une pétition groupant un million de signataires en Europe peut obliger la Commission a revoir sa copie. Et à ce niveau, nous pouvons tous agir, même à notre petit niveau.

Signons, signez la petition – qui dépasse d’ores et déjà les 800.000 signataires, il faut arriver à un million – afin de contrecarrer les saloperies de Barosso et de ses commanditaires.

Contre les OGM

Signer

ICI

10/02/2010

ALERTE OGM . ALERTE OGM. ALERTE OGM. Barroso veut imposer la culture des OGM dans l’UE


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AFP le 08.02.2010

" José Manuel Barroso veut relancer le processus d’autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonction de sa nouvelle équipe la semaine prochaine. L’autorisation de la culture du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités.

"Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen.
La première réunion de la nouvelle Commission est prévue le 17 février, "mais le programme de travail est encore en cours d’élaboration", a précisé la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde Hansen.

Monsanto attend le renouvellement de l’autorisation pour la culture du MON 810, seul OGM cultivé à ce jour dans l’UE, et BASF bataille pour sa pomme de terre.
D’énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d’euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.
"Barroso ne raisonne qu’en termes de marchés et de relations commerciales", a souligné le responsable européen.

"Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l’environnement", a déploré la source au sein de la Commission.

Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l’Environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso.
Mais il doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l’Allemagne, ont interdit la culture du MON 810 et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d’OGM.

M. Barroso a subi un revers politique l’an dernier lorsque 22 pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd’hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l’opposition de leur opinion, inquiète de leur possible toxicité.

"Nous attendons de voir comment il compte s’y prendre", a commenté un diplomate.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonction de sa nouvelle équipe la semaine prochaine, ont assuré à l'AFP plusieurs sources européennes.

"L'autorisation de la culture du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois sous couvert de l'anonymat.

"Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a

La première réunion de la nouvelle Commission est prévue le 17 février, "mais le programme de travail est encore en cours d'élaboration", a précisé la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde Hansen.

Monsanto attend le renouvellement de l'autorisation pour la culture du MON 810, seul OGM cultivé à ce jour dans l'UE, et BASF bataille pour sa pomme de terre.

D'énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.

"Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales", a souligné le responsable européen.

"Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission.

Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l'Environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso.

Mais José Manuel Barroso doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON 810 et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d'OGM.

M. Barroso a subi un revers politique l'an dernier lorsque 22 pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l'opposition de leur opinion, inquiète de leur possible toxicité.

"Nous attendons de voir comment il compte s'y prendre", a commenté un diplomate européen.

Jusqu'à présent, aucune majorité n'a été trouvée et une réflexion est engagée pour différencier autorisations de culture et de commercialisation.

Le ministre italien de l'agriculture Luca Zaia sera difficile à convaincre. Car les grandes manoeuvres ont commencé en Italie, où le Conseil d'Etat, saisi par des agriculteurs pro-OGM, a demandé d'autoriser leur culture.

"Nous nous y opposerons", a-t-il annoncé, soulignant que "le monde scientifique est divisé sur les OGM".

La culture du MON 810 présente "plus d'inconvénients que d'avantages", a ainsi estimé fin décembre le Haut conseil des Biotechnologies en France.

L'Amflora contient en effet un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Le MON 810 contient pour sa part une molécule insecticide.

La Commission fonde son action sur les avis de l'EFSA, l'agence européenne de sécurité des aliments (AESA en français), qui assure que le MON 810 et la pomme de terre Amflora ne posent aucun problème pour la santé.

Mais l'institution est aujourd'hui au coeur d'une polémique après l'embauche de Suzy Renkens, son ancienne directrice du département OGM, par le groupe agroalimentaire suisse Syngenta. "


02/03/2009

O.G.M., le retour: des souris (rachitiques) et des hommes (débiles).


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- Oh ! Puteng Victor ! On s’est régalé avec ton coq au vin ! A s’en faire péter l’embouligue comme tu dis, mais t’es sûr que ce brave Pyjama, il avait pas bouffé des maïs OGM ?

- Tu sais bien que c’est interdit les maïs transgénique chez nous ! Le MON810 ne passera pas qu’il a dit Borloo.

- Il avait peut-être appuyé sur le Gigondas le jour où il a dit ça. Où alors, ce n’est qu’une marionnette qui amuse la galerie pendant que les gens sérieux, genre ceux de l’Afssa (l’agence française de sécurité sanitaire des aliments), s’occupent en loucedé pour faire revenir ces saloperies dans le circuit, comme veulent l’imposer ces connards de la Commission européenne et surtout cette crevure de Barosso, le facho ultralibéral ami de Bush qui la dirige…

- « Il n’y a rien d’autant et de mieux contrôlé qu ‘un OGM mis sur le marché » qu’il a dit le ci-devant Joudrier Philippe, actuel président d’un « comité d’experts » chargé d’évaluer les OGM pour le compte de cette Afssa. Si çuilà ledit, on peut le croire, non ?

- Sauf que deux mois après avoir raconté ces conneries, au Grenelle à Borloo, il a signé – avec d’autres charlots pseudo-« scientifiques » - un appel…contre la suspension de ce même maïs transgénique ! Il a dû toucher l’enveloppe Monsanto entre temps le mec…

- Et c’est évidemment les mêmes qui viennent d’occuper les médias aux ordres avec une déclaration péremptoire affirmant qu’on peut avaler toutes ces merdes sans risques !

- Afssa, Efsa (le même machin, mais au niveau européen), Monsanto, même combat… pour nous faire bouffer de la merde et – plus grave – pour breveter le vivant, réduire les agriculteurs à acheter les merdes Monsanto, faire de nous des cobayes…

- En parlant de cobayes, une nouvelle étude sur l’impact sanitaire des maïs transgéniques vient de montrer que ce puteng de maïs, c’est pas très bon pour les couilles !

- Ah ! bon ! Pourquoi ?

- Ben cette étude a prouvé que des souris nourries avec ces merdes de Monsanto avaient les aliboffis qui déconnaient après seulement trois générations : elles ont beaucoup de mal à se reproduire, et leurs lardons sont plutôt rachtecs…

- Merde alors ! On n’en a pas trop entendu parlé de cette étude.

- Ça t’étonne ?

- Et l’Afsa, qu’est-ce qu’elle en dit ?

- Rien, bien sûr…

- Sûr que les fourchette ne suffisent plus : il va falloir sortir les fourches !

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