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27/03/2012

Tremblez braves gens ! Tremblez…

 

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 Le boomerang, c’est une arme redoutable mais qui a la particularité, s’il rate sa cible, de revenir dans la gueule de celui qui l’envoie. C’est ce qui arrive au ci-devant Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa , dit Nicolas Sarkozy, candidat-président. Les sondages, qui sont le parangon des candidats, ne montrent pas « d’effet Toulouse » en faveur de ce dernier.

 

 

Ce terrible drame étale en revanche au grand jour le bide de la politique de sécurité du même Sarkozy, faisant des diverses institutions policières du pays sa chasse gardée depuis dix ans. Bide de la DCRI, dirigée par des proches et des obligés du candidat-président et tendant à dériver vers une police politique plus active pour surveiller les journalistes que les terroristes potentiels. Pas très rassurant si l’on pense que le rôle de cette police de l’ombre est avant tout de prévenir les crimes en surveillant, en infiltrant les milieux potentiellement dangereux (néo-nazis, islamistes, mafias).

 

 

Car comment comprendre la totale liberté d’action d’un type comme Mohamed Medah, suivi depuis longtemps par divers services de police et de justice pour violence, trafic, menant grand train avec…un RSA, accointance avec des extrémistes religieux, « touriste » au Pakistan et en Afghanistan, fiché par les services étazuniens, etc. Bref, c’est du lourd ! Des profils pareils, il n’y en a que quelques dizaines en France. Alors pourquoi ce type n’a-t-il pas été mieux surveillé, surtout à Toulouse, et en tout cas dès le premier crime contre un soldat. A moins que ce type n’est été « protégé » et manipulé comme indic… Ce qui expliquerait la lenteur policière à le neutraliser dès lors que son nom, ou plutôt celui de sa mère apparaissait dans la liste des contacts du vendeur de scooter assassiné. Le Frankenstein aurait échappé à ses créateurs et on connait la suite.

 

 

Bide également que sa « neutralisation » selon le terme consacré. Le type, qui aurait dû être pris vivant, et qui aurait pu l’être selon bien des avis autorisés, dont celui de Christian Prouteau, a été criblé de balles, mettant ainsi un terme définitif à son interrogatoire qui aurait pu gêner bien du monde…

 

 

Et Sarko, l’homme qui dégaine des lois liberticides plus vite que son ombre, en profite pour fouler aux pieds la liberté de penser et de parler en proposant de punir « la consultation de sites appelant à la haine et à la violence » ainsi que « toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme ». Ce qui semble partir d’un bon sentiment (comme d’hab’ l’émotionnel avant la raison) risque de déboucher sur des législations et des tribunaux d’exception criminalisant les opinions que le pouvoir en place juge dangereuses ! On dérive vers le « patriot act » étazunien…

 

 

Le fond de commerce de Sarko, c’est la peur, avec l’insécurité comme moyen et l’acceptation par des populations conditionnées par des médias aux ordres de toutes les dérives liberticides.

 

 

Nous savons ce qu’il nous reste à faire le mois prochain : avant tout, et sans états d’âmes, débarrasser – sans peur ! - la république de ce dangereux nuisible.

 

 

Octidi 8 germinal 220

 

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