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12/04/2011

Burqua… Provoc ! Uniquement provoc !

chimulus burqua.jpg

 

Les naze-islamistes – ces ennemis de l’intérieur – ont envoyé quelques « belphégor » faire de la provoc en plein cœur de Paris. Pour tester la détermination des flics et du gouvernement. Ce type de provoc va certainement se reproduire… faisant d’autant monter la côte de la Le Pen. Il est utile de relire l’adresse d’une grande conscience féminine à ces fantômes volontaires ou forcées :

 

 

« Adresse à celles qui portent volontairement la burqua.

 

Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage?

 

Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne nous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.

 

Alors je m'interroge: pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C'est aujourd'hui votre choix mais qui sais si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer ? Elles ne le peuvent pas… Pensez-y.

 

Elizabeth Badinter »

 

 

Merci à Chimulus

 

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Tridi 23 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

07/07/2010

Burqua: Ci-devant député(e)s, ne baissez pas le froc!

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Guy BEDOS, dans un de ses spectacles ( à la fin des années 80 ou au début des années 90 ) disait à peu près ceci : « si demain vivent dans notre pays des cannibales, les laissera-t-on manger des enfants sous prétexte de respecter leurs traditions et croyances ? »

 

 

Ci-devant député(e)s. C'est aujourd'hui que vous avez à discuter de la loi concernant l'interdiction ou non de ces accessoires d'habillement - burqua, hijab, niquab, voile, etc. - récemment apparus dans nos rues, importés depuis les contrées les plus rétrogrades du monde. Arrêtons de nous...voiler la face : ces burqua, hijab, niquab, voile mais aussi ces barbes hirsutes et ces djellabas ne sont que des provocations indiquant le rejet de ce que représente les valeurs françaises et occidentales. Ces manifestations extérieures ne sont que des accessoires d'affirmation d'un communautarisme intégriste. Il en est d'ailleurs de même des énormes croix portées en pendentif, des kipas, des turbans sicks, des robes safran, etc.

La France, de haute lutte, a mis les religions à leur place : dans la sphère privée. Je suis personnellement athée et considère que toutes les religions - opium du peuple ! - ne sont que des emplâtres sur la terrible réalité de l'existence : la mort, le néant au bout. Mais je respecte ceux qui ont besoin de ces emplâtres. A condition que leurs croyances restent au fond de leur cœur, sans avoir besoin de les affirmer par des déguisements qui choquent et mettent mal à l'aise l'immense majorité de nos concitoyens. A condition qu'ils ne prétendent pas les imposer aux autres.

La France est un  pays LAÏQUE, fier de l'être, et doit le rester. C'est grâce à la LAÏCITE que les guerres de religions ont été refoulées de notre pays depuis longtemps. La « vertu » imposée pue la merde ! Nous avons mis les curés à la porte de nos chambres à coucher, ce n'est pas pour y laisser rentrer les imams ! Car c'est de ça qu'il s'agit. Burqua, hijab, niquab, voile personnifient la négation de la femme, de sa dignité, de son existence propre. Ces prisons textiles les rejettent au niveau des esclaves, voire des chiens.

Ci-devant député(e)s, la religion ne doit en aucune manière prendre le pas sur l'école (comme le voudrait Sarko !), sur la politique. Elle ne doit en aucune manière attenter à la dignité humaine, et plus encore de la Femme. Ouvrez les yeux et n'oubliez pas que derrière la burqua, il y a une idéologie totalitaire, fasciste, intolérante, brutale, assassine. Dans les années trente, on a, par aveuglement et lâcheté, laissé monter le nazisme. On sait ce qu'il en est résulté.

Rappelons le texte superbe de lucidité de Mme Elizabeth BADINTER :

"Je commencerai par rappeler un souvenir qui nous est sans doute commun : le choc ressenti la première fois que nous avons vu à la télévision, il y a à peine dix ans, les femmes fantômes d'Afghanistan. L'image de ces femmes enfermées dans leur burqa, un mot qui nous était à l'époque inconnu, est à tout jamais liée aux talibans, à la lapidation, à l'interdiction de l'école pour les fillettes, en bref à la pire condition féminine du globe - et, en ce domaine, la concurrence est féroce. Je n'aurais pas été plus choquée si j'avais vu des hommes promener leur femme en laisse.

Qui pouvait penser alors que des femmes oseraient revendiquer de se promener dans cette tenue dans les villes françaises ou que des hommes pourraient contraindre des femmes à la porter ? Franchement, personne. Qui pouvait penser alors que nous serions réunis aujourd'hui en nous demandant : que faire ? Quel que soit le nombre de femmes - 300 ou 3.000 -qui dissimulent leur visage en France, force est de constater qu'il n'y en avait pas une seule il y a quelques années, et le nombre ne fait rien à l'affaire. N'y en aurait-il qu'une qu'il faudrait se poser la question des principes ainsi remis en cause. Or, il s'agit précisément des idéaux du triptyque républicain : le port du voile intégral piétine littéralement les principes de liberté, d'égalité et de fraternité.

Je ne m'appesantirai pas sur le principe bafoué de l'égalité des sexes, évoqué de nombreuses fois en tous lieux. À mes yeux, il n'est pas négociable, mais j'observe qu'il existe de l'égalité des sexes deux appréhensions opposées. L'une, la nôtre, celle des démocraties, est celle que l'on retrouve dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et que l'on peut résumer en quatre mots : mêmes droits, mêmes devoirs. Ici, la notion abstraite d'humanité l'emporte sur les différences biologiques, notamment sur la différence sexuelle. Puis il y a l'autre, celle des obscurantistes, celle aussi dont ont usé certains démocrates sincères, les naturalistes. Pour eux, droits et devoirs diffèrent selon les sexes ; les sexes sont égaux dans leurs différences. C'est le modèle de la complémentarité des sexes, où l'un est ce que l'autre n'est pas. L'idée fédératrice d'une humanité commune, d'une citoyenneté abstraite, n'a plus cours. Nos droits et nos devoirs sont différents, mais ils seraient équivalents. C'est une conception que j'ai toujours combattue, y compris quand c'était à l'avantage des femmes, par exemple lors du débat sur la parité.

S'agissant du principe de liberté auquel font appel certaines femmes qui portent le voile intégral, je souligne qu'à côté des « revendicatrices » qui s'expriment volontiers dans les médias, il y a toutes les autres, les soumises, les bâillonnées, celles que l'on ne pourra jamais entendre et en tout cas jamais entendre se plaindre. Autant dire que, déjà, les dés sont pipés : comme seules les premières s'expriment, on oublie les autres, on fait comme si elles n'existaient pas. J'ai même entendu dire au cours d'un débat que s'il en existe, de ces femmes opprimées, « elles n'ont qu'à s'adresser aux services sociaux ». La belle blague ! Comme si elles pouvaient effectivement aller se plaindre aux services sociaux - qui, d'ailleurs, n'en pourraient mais ! N'y aurait-il que très peu de femmes contraintes par leurs proches ou par des religieux radicaux qu'il faudrait leur porter secours. C'est à elles qu'il faut penser, et qu'il faut donner les moyens légaux de se libérer.

Venons-en aux « revendicatrices », qui en appellent à deux de nos libertés démocratiques : la liberté de se vêtir comme on le souhaite et la liberté de conscience. Personne ne songe à les empêcher de mettre les vêtements qu'elles veulent où elles veulent. Mais le visage n'est pas le corps et il n'y a pas, dans la civilisation occidentale, de vêtement du visage. Par ailleurs, la liberté qu'elles invoquent pour elles est complètement bafouée dans les banlieues pour celles qui sont nos sœurs, nos filles, et qui veulent vivre comme tout le monde. Vous le savez fort bien, de trop nombreuses jeunes filles sont interdites, en France, de robe et de jupe. Que fait-on pour elles ? Que fait-on pour que soit respectée, pour ce qui les concerne, la liberté de se vêtir comme elles l'entendent ? Ces jeunes filles sont déjà soumises à de multiples pressions de la part de leur environnement familial et social visant à ce qu'elles cachent leur corps sous des survêtements informes, sous peine d'être traitées de « putes » et pour éviter des agressions physiques.

Même si, à mes yeux, il y a une différence entre voile, niqab et burqa, comment ne pas comprendre que la multiplication du nombre de jeunes filles qui portent le voile a un impact croissant sur celles qui ne veulent pas le porter, et pour lesquelles le refus devient de plus en plus difficile ? Je me suis trouvée un jour avec Sihem Habchi, que vous venez d'entendre, au collège Françoise-Dolto, à Paris, là où avait été tourné le film Entre les murs, pour y engager un dialogue avec les collégiens, après que le film La journée de la jupe leur eut été projeté. Une poignée seulement des collégiennes présentes portait une jupe. Alors que, me tournant vers l'une des autres, d'origine maghrébine, je lui faisais valoir qu'elle pourrait en faire autant, j'ai entendu une réponse qui m'a épouvantée : « Les Françaises le peuvent, mais pas les Arabes ». Assis à ses côtés, un adolescent âgé sans doute de 14 ans a ajouté : « Chez nous, on met le voile, pas la jupe »...

Si, donc, on laisse le voile intégral se banaliser, il deviendra peu à peu, inévitablement, l'uniforme de la suprême pureté que l'on réclamera des jeunes filles et, à son tour, il gagnera progressivement des adeptes au sein des milieux les plus traditionnels où, évidemment, les jeunes filles ignorent leurs droits. Pour dire les choses brutalement, on prend la voie du : « la burqa, c'est mieux que le voile » - et alors il sera toujours plus difficile aux jeunes filles concernées de dire « non » au voile et de lui préférer la jupe. Or, si nous avons une liberté de se vêtir à défendre, c'est celle-là.

Au passage, à ceux qui disent que c'est à la loi du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics » que l'on devrait la démultiplication des femmes voilées dans l'espace public, je leur dis qu'ils se trompent. Dans tous les États d'Europe on observe l'augmentation massive du port du voile alors même que ces pays ignorent la loi de 2004 et, dans les pays du Maghreb, on est frappé de voir chaque année des femmes voilées en nombre toujours plus grand - et de plus en plus rigoureusement voilées.

Les femmes sont instrumentalisées pour être l'étendard bien visible de l'offensive intégriste, des intégristes en tous points hostiles aux principes démocratiques de l'Occident et en particulier à l'égalité des sexes. Face à cela, devons-vous détourner le regard, mettre un mouchoir sur les principes chèrement acquis qui fondent notre « vivre ensemble » ?

Je rappellerai ensuite que, contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons, la liberté de conscience et d'expression n'est pas complète en France. Nous combattons les idéologies destructrices que sont, par exemple, le nazisme, le racisme, l'antisémitisme. Nous combattons toutes les idéologies qui portent atteinte à la dignité humaine. Nous luttons contre les sectes qui, elles aussi, en appellent à la liberté de conscience, car nous considérons précisément qu'elles embrigadent les esprits, lesquels en perdent leur liberté de penser. D'ailleurs, tous ceux qui parviennent à s'arracher aux griffes des sectes reconnaissent ensuite qu'en leur sein ils n'avaient plus de volonté propre.

Or, le port du voile intégral est l'étendard des salafistes, considérés comme une secte offensive par la plupart des musulmans. Pourquoi ferions-nous une exception pour cette secte-là, qui prône une servitude volontaire conduisant à une sorte d'auto-mutilation civile par invisibilité sociale ? On aurait tort de comparer les femmes revêtues du voile intégral aux nonnes cloîtrées d'antan, car si ces religieuses étaient recluses et invisibles aux autres, les femmes dont nous parlons aujourd'hui sont souvent mariées, parfois mères de famille, et elles entendent s'imposer dans l'espace public sans identité, sans corps, sans peau, bref en ayant pris soin d'effacer tous les signes de l'humanité.

Je tiens enfin à souligner combien le port du voile intégral est contraire au principe de fraternité - ce principe fondamental auquel on a si peu souvent l'occasion de se référer - et, au-delà, au principe de civilité, du rapport à l'autre. Porter le voile intégral, c'est refuser absolument d'entrer en contact avec autrui ou, plus exactement, refuser la réciprocité : la femme ainsi vêtue s'arroge le droit de me voir mais me refuse le droit de la voir. Outre la violence symbolique de cette non réciprocité, je ne peux m'empêcher d'y voir l'expression d'une contradiction pathologique : d'une part, on refuse de montrer son visage au prétexte que l'on ne veut pas être l'objet de regards impurs - incidemment, c'est avoir une singulière vision des hommes que de penser que tout homme regardant une femme ne pense qu'à la violer -, d'autre part, on se livre à une véritable exhibition de soi, tout le monde fixant cet objet non identifié. En suscitant ainsi la curiosité, on attire des regards que l'on n'attirait peut-être pas quand on allait à visage découvert - bref, on devient un objet de fantasme.

Dans cette possibilité d'être regardée sans être vue et de regarder l'autre sans qu'il puisse vous voir, je perçois la satisfaction d'une triple jouissance perverse : la jouissance de la toute-puissance sur l'autre, la jouissance de l'exhibitionnisme et la jouissance du voyeurisme. Aussi, quand j'entends certaines femmes expliquer qu'ainsi vêtues elles se sentent mieux et qu'elles se sentent protégées - mais de quoi ? -, je veux bien les croire, mais je pense qu'il s'agit de femmes très malades et je ne crois pas que nous ayons à nous déterminer en fonction de leur pathologie.

En conclusion, il nous faut choisir entre deux libertés invoquées : doit-on respecter la liberté de se couvrir le visage en considérant que le voile intégral est un vêtement comme un autre, ou devons-nous au contraire protéger la liberté des plus faibles, celles qui n'ont pas le droit à la parole et qui, de facto, n'ont déjà plus le droit de se vêtir comme elles l'entendent ? Pour ma part, je ne vois pas dans le voile intégral un vêtement comme un autre et je considère que son port marque une rupture du pacte social, un refus d'intégration et un refus du dialogue et de la démocratie.

Enfin, si l'on ne fait rien, on abandonnera à leur sort toutes celles qui ne rêvent que de vivre comme tout le monde mais qui sont de plus en plus pressées de se soumettre au pouvoir religieux ou, pire encore, aux traditions. Nous avons toujours trop attendu pour lutter contre des pratiques traditionnelles insupportables, telles la polygamie ou l'excision. Nous devons rompre avec cette attitude relativiste, paresseuse et bien-pensante selon laquelle toutes les traditions sont respectables, alors qu'elles ne sont pas toutes respectables. Comme Descartes, mon maître, je suis profondément convaincue que nous devons nous plier aux us et coutumes du pays dans lequel nous vivons. On peut certes les faire évoluer, mais cela doit être collectivement et dans le respect du triptyque républicain."

13/05/2010

Sous la burqua, qui sont, où sont les « forces du mal » ?

Les députés ont voté à une forte majorité (sauf les communistes à part Gérin, et les verts !!??) une résolution contre le port de la burqua ou du hijab, cette expression vestimentaire de l’esclavage et de la négation de la Femme qu’une secte qui défigure l’islam tente d’imposer, par provocation, à certaines de nos compatriotes. Ils n’ont fait que le minimum syndical ! Si loi il doit y avoir, elle doit prendre en compte aussi les dérives comme la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Car chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations. Il n’y a dans cette démarche ni racisme, ni islamophobie, simplement le respect de nos valeurs républicaines. Ça, les gaucho-islamistes ne le comprennent pas…

 

burka.jpg

 

 

Lisez-donc ci-dessous, avec son autorisation, l’opinion d’un musulman éclairé, Abderrahmane Hakkar :

 

"Islamophobie : Qui est responsable ?

 

Pourquoi cette peur de l’Islam et des Musulmans ? Pourquoi les Musulmans sont-ils toujours incriminés et montrer du doigt ? Pourquoi les Musulmans sont-ils considérés comme des criminels notoires ? Pourquoi les Musulmans sont-ils rejetés par les autres ? Pourquoi ? Pourquoi et des milliers de pourquoi pourraient êtres posés pour connaître qui est responsable de cette haine envers et les musulmans et l’Islam ?

 

Afin de nous disculper, nous pouvons accuser les juifs, les chrétiens, les russes, les Américains, les hindous, l’ensemble des occidentaux et montrer du doigt même les «démons ». Ok, mais il faudrait au moins pouvoir justifier comment ces forces du mal, précitées plus haut, sont-elles responsables de nos malheurs ? Pour le faire, il est inutile d’aller chercher très loin ce que nous avons au coin de la main. La tragédie qu’a connue l’Algérie a fait plus de 250.000 victimes et des milliers de disparus. Des bébés ont été égorgés, des femmes violées et assassinées, des familles entières ont été décimées.

Pour rappel seulement, plus de 1100 personnes ont été massacrées dans le village de Ramka situé dans la région de Rélizane, en une seule nuit. Ce massacre a eu lieu en 1998, au mois sacré de ramadhan, mois de pitié et de solidarité. Mais qui sont les auteurs de ces horreurs et horribles massacres ? Sont-ils encore les forces du mal évoquées plus haut ? Nous ne pouvons pas le dire car tout le monde sait qu’en Algérie 99,99% de la population est de confession musulmane.

Ce qui se passe aujourd’hui même en Somalie, au Yémen, au Soudan et dans plusieurs autres pays arabo-musulmans, est-ce que se sont encore les forces du mal et les impies qui sont responsables ? Les jeunes qui se font massacrer par dizaines et qui se font exploser en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, est-ce que les responsables sont toujours les mêmes forces du mal ? Effectivement, se sont les forces du mal qui sont responsables. Mais, les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam ont endoctriné des milliers de jeunes faisant d’eux de véritables bombes humaines.

Les forces du mal sont ceux qui au nom de la religion, violent les femmes sous la couverture de «Zawadj al Moutaa». Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam, enlèvent des innocents avant de les décapiter. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam font exploser des trains, des métros, des édifices et des lieux publics. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam massacres des êtres humains à coups de pierres « lapidation ». Les forces du mal sont ceux qui accusent d’impies toute personne qui ne suit pas leurs idéologies. Ce sont ces mêmes forces du mal qui sont à l’origine des malheurs des Musulmans et qui ont souillés l’image de l’Islam."

Abderrahmane Hakkar

 

http://lavoixdesmartyrsdelalibertedexpression.blogs.nouve...


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05/05/2010

Ça fume sous les burqua!

 

chimulus voile vapeur.jpg

 

 

 

 

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06:30 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : burqua

28/04/2010

Un bateau fou sans capitaine


Combien de milliers de passagers clandestins

Voient dans le bateau France un énorme butin,

Un beau fruit mûr juteux qui nourrit, qui régale :

Notre système de protection sociale !

Si choquant que soit ce polygame nantais -

Quatre femmes, douze enfants venant tous banqueter

Dans cette France honnie pourtant si généreuse,

Parasite arguant de traditions religieuses -

La vraie aberration n'est-ce pas que ces faits,

Que ces escroqueries trop longtemps étouffées

N'aient été découverts par le curieux hasard

D'un fantôme coincé par un flic banlieusard ?!

Enfin ! Est-il normal que ces femmes, et ce drôle

Aient pu impunément échapper aux contrôles

De la Sécu et des Allocs ?

Mais de qui on se moque ?

A quoi dont servent-ils ces agents sourcilleux

Pour ne pas débusquer ces tricheurs astucieux ?


Ces gens venus d'ailleurs sur la terre de France

Faut-il en supporter la morgue, l'arrogance ?

Nous leur ouvrons les bras bien sûr, s'ils nous respectent

Mais que devons-nous faire lorsque de viles sectes

Prétendent imposer des manières de vivre

A mille lieues de celles d'un peuple fier et libre.

Des prisons de tissu pour des femmes qu'on jette

Lorsqu'elles ne rapportent plus assez d'argent braguette.

Et puis la mixité interdite en piscine,

Dans le sport, à l'école et même en médecine...

Une communauté de labeur et d'honneur

Par eux discréditée par la peur, la terreur.

A ces prétentions stupides, insupportables

Répondent des exactions encor plus lamentables,

Des balles de fusils sur les murs des mosquées,

Sur des pierres tombales de tristes croix gammées...

Sarkozy, où es-tu ?

Hortefeu, que fais-tu ?

Vous arrêtez des gosses, des fumeurs de chicha

Mais vous laissez sévir par leurs prêchiprêchas

Tous ces nazes islamistes dont les manœuvres viles

Sèment les grains d'horreur d'une guerre civile.



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27/04/2010

Burqua et liberté républicaine. L'analyse lucide et rigoureuse de Jean-Luc Mélanchon.

Cette question du voile intégral est tout sauf une péripétie négligeable. Elle touche aux fondements même de notre République. Il est des moments où celle-ci, à travers ses représentants élus, doit savoir dire NON, doit savoir rappeler les principes intangibles qui régissent notre « vivre ensemble ».

Contrairement aux « munichois » prêts à toutes les lâchetés (il suffit d'entendre Ayraut, Hollande ou Dray) Jean-Luc Mélanchon nous donne dans cette analyse une leçon de lucidité, de rigueur intellectuelle et de courage. Cela nous change des prêchi-prêcha alambiqués, jésuitiques et culpabilisants (stigmatisation d'une communauté..., intolérance..., xénophobie..., atteinte aux libertés individuelles...) dont une partie de la gauche nous abreuve, nous exaspère et nous désespère.

Ça tranche tellement avec le « couillemollisme »  ambiant qu'il est bon de donner le plus large écho à cette démarche brillante qui est la marque d'un grand dirigeant.


« Je parle du voile intégral


(...) J'en viens au voile intégral. Je me propose de dire d'abord comment j'entre dans le débat qui a commencé, puis comment je travaille intellectuellement pour formuler une réponse. Si je parle d'entrer dans le débat c'est que je voudrai d'abord en déblayer l'accès. (...) Là, on crie que l'interdiction  stigmatiserait une communauté ! On discriminerait une population en lui interdisant une pratique qu'elle aurait choisi de s'appliquer librement. Mais que disent-ils du contenu de cette pratique ? Rien. Et si le voile intégral était bien une atteinte à la dignité humaine ? Il faudrait se taire. Seules celles qui se l'appliquent en seraient juges !  Dans un tel angle de vue il n'y a plus de droits universels de la personne humaine. On ne saurait recréer de façon plus choquante un nouvel indigénat. On déclarerait son humanité limitée puisque dans son cas on admettrait une dispense d'application des droits humains universels. Il y a là une façon de « respecter les différences » qui confine au racisme.


Enfin je n'aurai pas la naïveté de penser le problème posé hors du contexte de l'offensive des religieux que l'on voit se déployer. Dans le monde entier, les agressions politiques des églises catholiques contre le droit à l'avortement, la dérive vers le sectarisme évangéliste des protestants dorénavant scellée en France, les émeutes des fondamentalistes juifs en Israël, l'expansion généralisée de l'islamisme politique sont trop évidents ! La multiplication des voiles intégraux dans nos rues a une origine et une conséquence aussi politique que religieuse.


Principe. A ces préalables on comprend quels seront mes repères pour réfléchir. D'une part l'universalité des droits de la personne humaine, d'autre part la défense du caractère laïque de la République française. C'est par celle-ci que j'entre dans mes solutions. La république ne se mêle pas de la vie des religions ni des pratiques religieuses. Elle ne permet ni n'interdit rien en la matière. Mais elle garantit l'essentiel : la liberté absolue de conscience ! Une des façons de garantir  cette liberté c'est aussi de s'interdire d'avoir des appréciations sur les pratiques religieuses. Ainsi ce n'est pas à nous de dire si le port du voile intégral est ou non un impératif de la religion musulmane. C'est l'affaire des musulmans d'en connaitre. Ayons la franchise de dire qu'en toute hypothèse cela ne changerait rien. Les témoins de Jéhovah inscrivent dans leurs dogmes le refus des transfusions sanguines. Ils sont légitimement inculpés et condamnés pour non assistance à personne en danger. La liberté religieuse est totale. Tout est permis. Sauf ce qui trouble l'ordre public, contrevient à la loi ordinaire ou porte atteinte aux droits de l'homme. Les droits de l'homme sont préalables et supérieurs à toute autre norme et la loi elle-même doit y être soumise. Le port du voile intégral y contrevient-il ? Voila la question. Son origine religieuse ne change rien à la qualification de l'acte qui consiste à en affubler quelqu'un. La loi dit que certaines pratiques religieuses doivent être considérées comme des délits du fait des maltraitances qu'elles occasionnent. D'ailleurs les membres des  sectes qui crucifient des adhérents ou torturent des nourrissons par exemple sont condamnés pour le crime de droit commun qu'ils commettent sans que leur vocation religieuse soit considérée comme des circonstances atténuantes. Le port du voile intégral est-il un traitement dégradant ? C'est le critère déclencheur de l'action publique, le seul qui soit respectueux des principes au nom desquels on peut être conduit à interdire le port de ce voile. Si une loi concernait cet accoutrement, elle ne devrait donc en aucun cas mettre en cause une religion ou un groupe religieux en tant que tel. En République, il n'est pas de loi particulière, mais seulement des normes générales et impersonnelles, applicables à tous.


Une pression politique. Ce n'est donc pas au nom des usages de nos ancêtres les gaulois, d'une quelconque culture particulière ou de valeurs prétendument occidentales que je combats le port du voile intégral. Mon point de départ est que le port de ce voile est un traitement dégradant pour la personne qui s'y soumet. Mais je n'oublie pas que,  dans les faits, le porter en public n'est en rien une pratique purement personnelle. Il impacte lourdement son environnement. Le voile intégral a une fonction idéologique et politique. La violence symbolique qu'il produit dans l'espace public viole ostentatoirement la norme laïque qui gouverne notre vie sociale commune. Le voile intégral est en effet un moyen pour ses promoteurs d'imposer leur loi « particulière » dans l'espace public, à la place de la loi commune. Dans la logique de ses promoteurs, il s'agit de cette façon de pointer du doigt toutes celles qui ne le portent pas, de jeter sur elles le doute et la suspicion. Le prescripteur se voit par la même reconnaitre une domination particulière, au dessus de la loi. C'est de cette façon qu'ils pensent contraindre un nombre croissant de femmes à une appartenance non consentie et obtenir leur allégeance. Convaincre quelqu'un d'accepter un traitement contraire à son intérêt ou mettant en danger sa personne est un acte de conditionnement qui peut en lui-même être puni. La loi le prévoit.  L'article 223-15 du code pénal, déduit de la loi Picard-About contre les violences des sectes, condamne lourdement la mise en état de sujétion et l'abus de faiblesse pour ceux qui s'en rendent coupables : trois ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Deux condamnations au titre de cet article du code pénal conduisent à l'interdiction de la secte impliquée. Ainsi la loi démontre que notre régime de liberté de conscience absolue n'ignore pas les abus auquel il peut donner lieu et qu'il les réprime.


Un traitement discriminatoire. Le voile intégral fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant. Mais en toute impunité jusqu'à ce jour ! Pourtant la loi en France punit de telles pratiques ! Quand bien même la personne concernée en est satisfaite ! C'est ce qui a conduit à l'interdiction du « lancer de nain » dans une discothèque  de Morsang-sur-Orge. Le nain était pourtant tout à fait consentant et furieux d'être privé de son job. La loi punit aussi l'exhibition sexuelle. Faut-il que nous lancions la mode de se promener nu dans la rue pour constater qu'il n'est pas admis de le faire ? Promener son propre enfant nu dans la rue est considéré comme une maltraitance punie par la loi. Ainsi, toute voilée serait légale et toute nue prohibée ? Qui ne voit comment deux points feraient alors bel et bien une ligne où le corps de la femme est le motif de son asservissement ? Certains disent ici : ces femmes affirment vouloir porter « librement » le voile intégral. Et alors ? La servitude si elle est volontaire n'en est pour autant ni plus acceptable ni plus légitime. Une société d'êtres libres n'autorise aucune enclave de servitude. Même consentie. Permettrait-on qu'une seule personne se donne librement en esclavage ?  Le désarroi mental de cet esclave volontaire doit-il nous faire admettre que quelqu'un puisse être maitre d'esclave ?  Invoquer la liberté pour tolérer le voile intégral, c'est nier l'égalité des droits ou en réduire infiniment la portée au point de considérer que certains ont moins de droits en raison de leur particularité supposée. J'affirme donc ceci : c'est fondamentalement le port du voile intégral qui discrimine la femme par rapport à ses semblables, et non pas son éventuelle interdiction.


Un accoutrement obscène. Pourquoi le port du voile intégral est-il un traitement dégradant pour les femmes ? D'abord parce qu'il est obscène. Il réduit celle qui le porte au seul statut de proie sexuelle potentielle. Comme on ne propose pas de crever les yeux des hommes, seule la dissimulation permettrait de soustraire l'objet du désir à la concupiscence naturelle, et donc légitime, de tous ceux qui les regardent. Notons combien cela est également injurieux pour les hommes réputés ainsi être nécessairement prédateurs obsédés. Quoiqu'il en soit, un statut humiliant de propriété d'autrui est attaché à la femme voilée. Car quand bien même celui qui la dévisagerait se contenterait de cela, le profit qu'il tire de son seul regard est considéré comme un abus. Il diminuerait en effet l'usage exclusif de regarder, réservé à celui qui affirme avoir des droits sur cette femme du fait même qu'elle est voilée. Littéralement ce dernier à un « droit de regard » exclusif sur la femme concernée. La clôture annonce ici aussi la propriété, avec le droit « d'user et d'abuser » qui s'y attache. Mais une personne humaine ne peut être la propriété d'une autre. Cela est contraire aux droits de l'homme qui proclament que les êtres humains naissent libres et égaux en droit.


Une négation de soi. Ensuite la dissimulation dans le but d'être rendu méconnaissable aux yeux des autres est au sens littéral une annulation de l'identité. Qui est là devant moi ? Non seulement je ne peux pas le savoir, mais je ne dois pas le savoir ! La femme  voilée est niée comme personne particulière, parce que l'originalité physique qui singularise chacun de nous est rendue invisible. Dès lors, le voile intégral annonce que la personne ainsi vêtue n'existe pas. Non seulement parce qu'il est impossible de l'identifier mais parce que le sachant la voilée proclame ainsi qu'elle se nie elle même comme sujet autonome, c'est-à-dire apte au statut d'adulte lequel consiste à conduire personnellement sa vie parmi les autres. Le spectacle donné d'une telle auto-humiliation est un trouble manifeste à l'ordre public. D'ailleurs nous ressentons tous le même malaise en croisant les malheureuses que nous avons déjà observées dans cet accoutrement.


Légiférer ? Pourquoi pas. S'il est admis que le port du voile intégral porte atteinte à la dignité de la personne humaine, est-il possible de l'interdire et comment ? Je l'ai dit, il existe déjà en droit français des normes qui encadrent les comportements, les messages et signes et même directement l'apparence physique, afin de préserver l'ordre public et la dignité de la personne humaine. J'ai mentionné l'arrêt du Conseil d'Etat qui a validé l'interdiction d'un spectacle de « lancer de nain », au motif que celui-ci portait atteinte à la dignité de la personne humaine. J'ai rappelé les dispositions de la loi de Catherine Picard et Nicolas About. J'ai dit que le code pénal punit également le délit d'exhibition sexuelle, dans la mesure où celle-ci porte atteinte à la pudeur publique. Il punit de même tous les messages « de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine » qui constituent des contraventions de 4ème classe.


Il n'est donc pas impossible ni contraire aux libertés publiques et droits fondamentaux de légiférer sur les pratiques vestimentaires si la défense de l'ordre public et de la dignité humaine le justifie. La dissimulation complète du visage pose problème de ce double point de vue. Elle empêche toute reconnaissance des personnes concernée, ce qui trouble l'ordre public. Et elle les prive aussi d'existence sociale et porte atteinte à leur intégrité physique et morale ce qui met en cause la dignité de la personne humaine. C'est donc sur cette double base que la loi pourrait affirmer l'obligation d'avoir le visage découvert dans tous les lieux publics. Jean-Marie Le Pen affirme que les dispositions actuelles de la loi suffisent et qu'il n'y a donc pas besoin d'une loi de plus. Quelle hypocrisie ! Si le port du voile est déjà interdit qu'est ce qui empêche alors de le dire de nouveau dans le cadre d'une loi,  qui en rassemblerait toutes les dispositions aujourd'hui éparses, sur le sujet ? La vérité est évidemment que Le Pen ne veut pas d'une loi de plus qui renforcerait le caractère laïque de la république française ! Resterait ensuite à définir l'éventuelle sanction de la violation de cette obligation par la dissimulation complète du visage. Pour respecter la nécessité des peines et ne pas aggraver l'absurde surenchère pénale actuelle, cette violation devrait plutôt relever de la contravention que du délit. Au total donc il ne s'agirait donc pas pour la loi d'interdire en particulier le port du voile intégral, mais d'affirmer le principe général de la non dissimulation du visage dans l'espace public, au nom de l'ordre public et du respect de la dignité humaine. Bien sûr c'est un choix politique. Mais la République n'est pas un régime neutre ! Et puisque nous voici à l'ouvrage, je n'en resterai pas là.


Etendre le champ de la laïcité. Si l'objet de la nouvelle loi est bien de garantir la liberté, l'égalité et la dignité de toutes les femmes qui vivent sur notre territoire, d'autres mesures seraient opportunes dans ce cadre.  Si une proposition de loi est débattue, je pense que les parlementaires de gauche devraient les proposer par amendements. Le but serait d'étendre le champ d'application de l'impératif laïque. Ainsi  faut-il interdire à tout patient de récuser le personnel soignant à l'hôpital et punir les interventions des personnes qui y inciteraient un patient. Je pense aux cas des personnes qui refusent ou font refuser un soignant parce qu'il s'agit d'une personne de sexe opposé. Après cela il est temps aussi d'imposer l'obligation de mixité des lieux publics et services publics. En effet le principe de mixité n'est pas aujourd'hui garanti par la loi, y compris à l'école. Par exemple, on ne peut accepter le maintien et l'extension des horaires de piscine non mixtes, ou bien les heures d'accès au sport réservées aux seuls hommes ou aux seules femmes, chacun de leur côté. Enfin, si législateur voulait afficher la constance de ses principes et la cohérence de sa pensée pour notre pays, il pourrait, pour conclure la nouvelle loi laïque, étendre l'application de la loi de 1905 outre-mer et en Alsace Moselle. Mais je crains que le nombre des républicains conséquents  ne soit pas assez grand dans nos assemblées pour cela ! »


24/04/2010

Burqua : lettre ouverte d’un Français moyen à Monsieur le Président de la République.

 

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Monsieur le Président, vous avez prononcé, à haute et intelligible voix, la phrase suivante : "L'interdiction du port du voile intégral doit être générale, dans tout l'espace public, parce que la dignité de la femme ne se divise pas". Moi qui vilipende à longueur de blog vos actions, vos paroles, vos attitudes quand je les considère – avec ma petite compréhension de Français moyen – comme nuisible à mon pays, la France, je vous dis bravo et merci Monsieur le Président.

 

Il est des moments où la Loi doit trancher, sans autres considérations que la paix, la justice, le bien public, l’harmonie sociale, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité dont vous êtes, de par le suffrage universel, le garant et dont l’Etat est l’instrument.

 

Il est des moments où il faut savoir stigmatiser (Le Robert : blâmer, condamner, dénoncer, 2. flétrir, fustiger.) non pas des citoyens à part entière de la République mais un mouvement sectaire, le salafisme, très minoritaire mais très actif. Derrière la burqua il y a un projet politique visant à confisquer les droits des femmes, à imposer la charia, c'est-à-dire des lois, des coutumes barbares, fanatiques, venues de pays étrangers où le mot Démocratie n’existe même pas, en contradiction totale avec les valeurs de notre République. Ces gens-là sont en terre de mission. Celle-ci étant dans un premier temps d’imposer le communautarisme avant de conquérir les leviers de commande de la République. Ces Nazes-Islamistes sont en guerre contre nous. Ils veulent la destruction de nos valeurs. Il faut donc répondre sans concessions à leurs provocations. C’est le voile à l’école (problème résolu par une Loi courageuse) la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations.

 

En mettant un coup d’arrêt à ces provocations, vous libèrerez nos concitoyens musulmans qui ne demandent qu’à vivre, qu’à apporter leur pierre à l’édifice commun de notre société, avec leurs différences, leur dynamisme, leur force de travail, leur imagination. En les débarrassant des pressions et des menaces des fanatiques fondamentalistes, vous leur permettrez de vivre, dans le respect de la Laïcité française, un islam apaisé, modernisé, retrouvant la spiritualité des Soufis, les savoirs d’Averroès, les subtilités d’Omar Khayyâm, l’humour de Nasr Eddin Hodja.

 

S’il faut bousculer le Conseil constitutionnel, bousculez-le ! Les Français suivront. S’il faut bousculer le droit européen, bousculez-le, les Européens suivront.

 

Ne vous laissez pas manipuler par les « munichois » qui, tant à droite qu’à gauche, sont prêts à courber l’échine pour se faire sodomiser.

 

Les suivre serait avoir, à terme, le déshonneur ET la guerre civile.

 

Ne pas mettre un coup d’arrêt aux menées de ces ennemis de l’intérieur que sont les Nazes-Islamistes serait une terrible régression démocratique et un message désastreux envoyé aux femmes qui n’ont d’autre choix que de porter ce symbole d’asservissement. Ce serait une trahison vis-à-vis des femmes qui, dans les pays musulmans, luttent pour s’émanciper d’un obscurantisme qui les nie, les martyrise, les esclavagise, les tue. Car, de par le monde, elles sont des milliers, des millions ces femmes courageuses qui regardent la France comme un exemple, un espoir de s’affranchir enfin d’une existence qui n’est qu’une mort sociale.

 

Plus de mots Monsieur le Président, des actes.

 

Vous êtes le président d’un pays qui n’est pas comme les autres : il est celui qui a montré au monde la voix de la Liberté, de l’Egalité,  de la Fraternité. Il ,est celui qui a inventé les Droits de l'Homme, et donc AUSSI des FEMMES !

 

Puissiez-vous porter dignement ce lourd autant qu’exaltant héritage de notre grande Révolution.

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

07/10/2009

Elizabeth Badinter: Adresse à celles qui portent volontairement la burqua.

 

Il n'est pas dans mon habitude de publier des textes qui ne sortent pas des boyaux de ma tête. Mais sur le sujet concerné, laissons la parole à une grande dame, à une grande voix démocratique:


Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage neBadinter Elizabeth.png relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l'au­tre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage?

Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs a vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire?

Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne nous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m'interroge: pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas?

En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C'est aujourd'hui votre choix mais qui sais si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer ? Elles ne le peuvent pas… Pensez-y.

Elizabeth Badinter