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21/09/2017

Espagne : la crème catalane sent le brûlé !

catalogne indépendance par Lilou.jpg

Interpellation de quatorze hauts fonctionnaires de l’exécutif catalan, perquisitions d’une vingtaine de bâtiments officiels de la région par des agents de la Guardia Civil, saisie des documents liés à l’organisation du référendum. Le pouvoir central espagnol n’y va pas avec le dos de cuillère ! La justice avait prévenu par courrier les dirigeants et fonctionnaires catalans que le scrutin indépendantiste était illégal et qu’ils ne devaient pas collaborer à son organisation. Les indépendantistes ont ignoré ces avertissements en annonçant qu’ils ne respecteraient plus les lois espagnoles. La machine judiciaire espagnole s’est donc mise en marche et n’a pas fait dans le détail. Ces interpellations ont immédiatement entraîné des manifestations aux abords des différents bâtiments publics perquisitionnés, réclamant « le départ des forces d’occupation » ! On en est là…

Les séparatistes sont majoritaires en sièges au parlement catalan depuis septembre 2015. Mais les Catalans sont très partagés. Aux élections régionales en 2015, les indépendantistes ont obtenu 47,6 % des suffrages, mais la somme des voix des partis soutenant un maintien en Espagne représentait 51,28 % des suffrages. Les tenants du dépeçage de l’Espagne ne sont donc pas assurés de vaincre.

Bon. Et en quoi cela nous regarde-t-il ? Hormis le fait que la fédération française de la Convergence démocratique de Catalogne, prône la création d’une région de Catalogne du Nord dans le Roussillon pour « restaurer » un pays catalan transfrontalier, ce vote marque la marche en avant du démantèlement des États-nations au profit d’eurorégions, entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des États-nations.

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’États voisins : Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, Alsace et Bade Wurtenberg, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’État vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les États. Ce n’est pas une idée nouvelle. Il existe même une revue glacée (maintenant uniquement en anglais !), payée par l’Union européenne, vantant les mérites de ces « Eurorégions ». Le but inavoué est de démanteler encore plus les Etats-nation au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates, marionnettes des multinationales. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à terme des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les États Nations. C’était le but sournois, caché, du référendum, il y a quelques années, en Alsace. On commence par cette région qui a une culture, un passé, une langue proche de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants.

Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahi ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personne. Cette Europe dirigée par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études… aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre-échange CETA et TAFTA. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

L’outil par lequel l’Union européenne fait la promotion toujours plus ferme de l’échelon régional, c’est le « principe de subsidiarité » (inscrit dans le traité de Maastricht), qui consiste à déléguer à l’échelon décisionnaire inférieur ce que l’échelon supérieur ne pourrait faire que de façon « moins efficace », moins « proche des populations ». Il existe à cet effet un Comité des Régions (CDR) qui est une assemblée consultative s’occupant de tout ce qui a trait aux régions. Ce « machin » veille à ce que le « principe de subsidiarité » soit respecté et peut même saisir la Cour de Justice européenne à cet effet.

Ce processus pousse les États de l’Union vers une forme de régionalisation, qui est autre chose que la « décentralisation ». À terme, il y aura ainsi un traitement différent des Français en fonction de leur région. Adieu l’égalité à la française !

Ce « rééquilibrage des gouvernances » qui consiste à transférer des pouvoirs et des compétences vers les régions et vers l’Europe affecte la capacité de décision des États et menace même leur existence en tant qu’États.

À terme, avec cette vente à la découpe des États-nations sous forme d’Eurorégions, c’est la mise sous tutelle des États que vise l’Europe. Mise sous tutelle politique mais aussi économique. Pour le plus grand profit de qui ? Regardons outre Atlantique.

La « sympathie » américaine à l’égard de cette forme de régionalisation s’explique par le transfert du pouvoir politique des États vers les régions. Désormais, la « région État » se pare d’une autonomie politique de plus en plus grande dans les domaines qui touchent l’administration, la justice, les systèmes bancaires et postaux ou encore l’éducation, cette dernière devenant de plus en plus - quoique en disent les autorités officielles - une éducation régionale. Or, ces instances politiques régionales sont conduites à traiter directement avec les instances supranationales de Bruxelles en court-circuitant l’autorité nationale. Ceci ne peut que combler d’aise les dirigeants politiques et économiques étasuniens qui, par l’intermédiaire de leurs puissants lobbies présents massivement à Bruxelles, pourront engager des contacts directement avec la Lombardie, l’Alsace, la Catalogne, etc. Entre d’un côté, la puissance politique, militaire et économique considérable des États-Unis et de l’autre, une quelconque région d’Europe, on devine sans peine quel parti Washington tirera de cette affaire.

Les séparatistes catalans s’en remettent à Bruxelles et attendent une réaction de l’extérieur. Mais si les instances européennes applaudissent en se cachant toutes les velléités indépendantistes, il n’en est pas de même des États membres de l’Union qui se sont toujours rangés derrière Madrid et qui ne s’en désolidariseront vraisemblablement pas.

L’indépendantisme régional - qu’il soit catalan, écossais ou nord italien - il s’agit en fait d’un égoïsme étriqué de la part de régions au PIB généralement élevé.

 

Illustration: merci à Lilou

28/09/2015

Au bistro de la toile : Catalogne, Syrie, Poutine.

chimulus bistro copie.jpg

  

- Eh ! T’as vu Victor, las Catalans ont voté massivement pour leur indépendance !

 

- Faux, Loulle ! Archi faux. Les Catalans ont élu une assemblée régionale. Et cette assemblée générale sera dominée par deux partis indépendantistes. C’est tout. Ces partis ont tout fait pour faire de ce vote un plébiscite pour l’indépendance. Eh bien c’est raté.

 

- Ah bon ?

 

- Bien sûr Loulle. Ce « plébiscite » a été perdu puisque les votes « indépendantistes » ne recueillent que 48% des voix. Ils ont gagné leurs élections régionales mais ont perdu leur « plébiscite ». Où alors je ne sais plus compter. Ou bien encore je ne comprends plus rien à la démocratie… De toute façon, l’indépendance d’une région d’un pays membre de l’Union européenne ne peut être entérinée qu’à l’unanimité des membres de l’Union. Y compris…l’Espagne bien sûr. Rajoy ne le signera pas, et je vois mal Podemos, s’ils arrivent au pouvoir, avoir une autre option. Et je vois mal aussi la France voter pour, sauf à ouvrir la boite de Pandore avec les Bretons, les Basques, les Corses et, pourquoi pas les pays dits d’Occitanie, de Nice à Bordeaux…

Ce qui va se passer, c’est que le pouvoir de Madrid va accorder beaucoup plus d’autonomie à la Catalogne. Et ce sera très bien comme ça. Parce que passé la cuite de la « victoire », que représenterait la Catalogne indépendante ? Un petit pays européen. Entre Malte et la Belgique au niveau de l’influence ! Alors que l’Espagne, c’est autre chose !

 

- Donc les télés, les radios, les canards nous bourrent le mou.

 

- Ne me dit pas que tu découvres cette évidence Loulle.

 

- Bon. Autre chose dans l’actualité : revoilà Poutine !

 

- Exact ! Et je rajouterais : heureusement ! Les « Zoccidentaux » ont fait la preuve de leur incapacité à résoudre la crise syrienne.

 Duplicité étazunienne qui lutte inefficacement du haut du ciel avec ses avions et ses drones contre cet Etat Islamique que les USA ont contribué à créer.

Incompétence de la « coalition » de toutes les  branquignoles du secteur.

Double jeu des Turcs qui acheminent et achètent le pétrole des Daech, soignent leurs combattants blessés, leur fournissent des armes et, sous prétexte de les combattre…bombardent et massacrent les Kurdes, les seuls qui font face victorieusement aux égorgeurs d’allah.

Crapulerie des monarchies moyenâgeuses d’Arabie saoudite, Qatar et autres confettis d’états engraissés sur le pétrole, « cet excrément de la terre » et organisés autour de la pire névrose collective qui soit, l’islam wahabite.

Imbécilité crasse de la diplomatie française qui, drapée dans sa « morale droit-de-l’hommiste », refuse de discuter avec Bachar-el-Assad, qui n’est certes pas un parangon de vertu, mais dont l’armée fait toujours face aux tueurs de l’E.I.. Imbécilité et aveuglement irréaliste puisque même les Etazuniens et les British, pragmatiques, acceptent maintenant de remettre Assad dans le jeu. Comble de la honte, François va avaler son chapeau sous peu et s’aligner servilement sur les autres…

Poutine revient donc, avec des moyens militaires et des alliés solides : l’Iran et la Chine, excusez du peu. Une vraie coalition, capable de détruire les serpents islamistes sur le terrain, peut dès lors voir le jour. Sans que ni les Russes, ni les Ricains ne puissent prétendre en prendre la tête. Avec par contre une coordination des actions et surtout un plan de paix, une organisation politique réfléchie et viable, dans le cadre de l’ONU pour après. Sinon ce sera le chaos, comme en Irak, comme en Libye.

 

- Poutine : bravo l’artiste ! Allez, à la nôtre. C’est pas de la vodka, c’est du Tavel !

 

Illustration: merci à Chimulus

25/09/2015

Derrière le vote de la Catalogne, la vente à la découpe des États-nations !

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Les Catalans votent dimanche. Ils votent pour réclamer, voire imposer leur indépendance vis-à-vis de l’Espagne.

 

Bon. Et en quoi cela nous regarde-t-il ? Hormis le fait que la fédération française de la Convergence démocratique de Catalogne, prône la création d’une région de Catalogne du Nord dans le Roussillon pour « restaurer » un pays catalan transfrontalier, ce vote marque la marche en avant du démantèlement des États-nations au profit d’euro-régions, entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des États-nations.

 

 La droite séparatiste, ultralibérale, au pouvoir à Barcelone voit dans l’indépendance le moyen de casser la solidarité nationale espagnole et…de baisser les charges fiscales des entreprises ! Un égoïsme à l’allemande de régions nanties ne voulant plus payer pour « ces fainéants du Sud ». Comme la Flandre, comme l’Italie du Nord. Ces volontés séparatistes progressant dans plusieurs régions riches d’Europe renforcent le système supranational de l’U.E. car des entités plus petites, plus étriqués favorisent la mise à bas d’espaces de solidarités établis. C’est la politique bruxelloise sournoise de mise en avant et de développement de l’Europe des Régions. Séparer pour mieux régner.

 

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’États voisins (Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, Alsace et Bade Wurtenberg, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’État vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les États. Ce n’est pas une idée nouvelle. Il existe même une revue glacée (maintenant uniquement en anglais !), payée par l’Union européenne, vantant les mérites de ces « Euro-régions ». Le but inavoué est de démanteler encore plus les États-nations au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

 

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à termes des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les États-nations. C’était le but sournois, caché, du référendum, il y a deux ans, en Alsace. On commence avec cette région qui a une culture, un passé, une langue proches de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants.

 

Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personnes. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

 

L’outil par lequel l’Union européenne fait la promotion toujours plus ferme de l’échelon régional, c’est le « principe de subsidiarité » (inscrit dans le traité de Maastricht), qui consiste à déléguer à l’échelon décisionnaire inférieur ce que l’échelon supérieur ne pourrait faire que de façon « moins efficace », moins « proche des populations ». Il existe à cet effet un Comité des Régions (CDR) qui est une assemblée consultative s’occupant de tout ce qui a trait aux régions. Ce « machin » veille à ce que le « principe de subsidiarité » soit respecté et peut même saisir la Cour de Justice européenne à cet effet.

Pour Martin Schulz, le CDR « a bien évidemment un rôle central à jouer dans les politiques européennes ». Cette assemblée envisage de s’établir comme le Sénat des régions de l’Europe.

Le CDR conforte ainsi la « légitimité » des mouvements supranationaux et séparatistes. D’ailleurs les régionalistes, autonomistes, séparatistes ont bien compris que l’Europe marche vers le fédéralisme au détriment des États-nations et ont bien l’intention d’utiliser ce penchant. En se présentant comme des « forces de changement et de progrès » alors qu’il s’agit en fait d’un égoïsme étriqué de la part de régions au PIB généralement élevé.

 

Ce processus pousse les États de l’Union vers une forme de régionalisation, qui est autre chose que la « décentralisation ». A terme, il y aura ainsi un traitement différent des Français en fonction de leur région. Adieu l’égalité à la française !

 

Ce « rééquilibrage des gouvernances » qui consiste à transférer des pouvoirs et des compétences vers les régions et vers l’Europe affecte la capacité de décision des États et menace même leur existence en tant qu’États.

 

A terme, avec cette vente à la découpe des États-nations sous forme d’Euro-régions, c’est la mise sous tutelle des États que vise l’Europe. Mise sous tutelle politique mais aussi économique. Pour le plus grand profit de qui ?

 

Et, cerise sur l’estron européen ultralibéral, voilà qu’arrive TAFTA…

 

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