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01/02/2016

Au bistro de la toile : grâce présidentielle et élections…

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Alors, Victor, quelles nouvelles ? Des bonnes ? Des mauvaises ?

 

- Ben, les deux ! Bonne nouvelle : François qui gracie Mme Sauvage, cette femme condamnée à 10 plombes de zonzon pour avoir eu le courage d’accomplir une œuvre de salubrité publique pour avoir débarrassé le monde d’un infâme salaud qui non seulement attendrissait sa femme comme l’on fait au poulpes, à coups de poings, mais en plus violait ses filles. Bravo François. Moi qui te pourris très souvent, je dis bravo. N’en déplaise à quelques coincés du râble, qui regrettent l’abandon de la veuve à Deibler parmi lesquels – et je m’en étonne parce que j’appréciais jusque là ce type – l’ancien juge Bilger qui viens de baver sa hargne sur France-Inter. Sais-tu qu’une femme sur vingt subit des violences voire des meurtres chaque jour ? Sais-tu que 400 femmes sont tuées chaque année par leurs mecs ? Alors que l’une d’elle ait eu le courage de prendre un flingue et de foutre à son tortionnaire un peu de plomb dans la viande, je lui tire mon chapeau. Battre une femme, c’est l’acte d’un lâche, d’un fumier, qui ne mérite que le mépris. Et quelques balles dans la peau au besoin.

 

- T’as raison Victor. Les femmes, ça se caresse. Tè ! Moi par exemple, les femmes, je les mets sur un piédestal ! Mais toute de même, un piédestal suffisamment haut pour qu’elles ne puisent pas descendre pur me faire chier… Bon. Et les autres nouvelles ?

 

- Eh bien, il y en a une autre qui concerne encore notre François national. C’est une mauvaise-bonne nouvelle. Mauvaise parce que le chômage continue de progresser. Ce qui est désespérant. Parce que le droit du travail est trop complexe ? Peut-être. Mais ne serait-ce pas aussi parce que les patrons sont mauvais ? Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, cèdent devant toutes leurs demandes, déversent des palanquées de milliards dans leurs fouilles et, résultats : ils perdent des marchés, se font bouffer par les étrangers. Et personne ne met en cause la capacité des patrons ? Etrange…

 

- C’est vrai Victor. Mais où est la bonne nouvelle là-dedans ?

 

- La bonne-mauvaise nouvelle, c’est que si la courbe du chômage ne s’inverse pas franchement, significativement et durablement dans le courant de cette année, François ne se représentera pas !

 

- S’il ne s’assoit pas sur sa promesse, une fois de plus… Primaire à gauche alors ?

 

- Primaire à gauche.

 

- Mais si la courbe s’inverse et que François se présente ? Il faudra encore une fois sortir la vaseline ?

 

- Peut-être pas. Si la gauche – pas la gôôôche genre François, Valls ou Macron – s’accorde sur un programme et présente un candidat unique.

 

- Tu rêves pas un peu là, Victor ? Ils ont tous les dents qui rayent le parquet, que ce soit Duflot, Montebourg ou Mélenchon ?

 

- Il y a pourtant une candidature évidente, de quelqu’un ayant fait la preuve de son courage, de son intégrité, de ses convictions, de sa culture, de son éloquence, de son humanité et même de son humour : c’est Christiane Taubira.

 

- En plus, elle est exécrée par la droite, ce qui est un brevet de qualité, c’est une femme, et une « minorité visible » comme ils disent. L’idée est séduisante ! Allez, à la nôtre ! Et à Taubira !

 

18/01/2016

François, le chomdu et la dette.

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François va nous parler de « son plan contre le chômage ».Va-t-il nous enfumer ? Il en a l’habitude et nul ne peut nier son expertise en la matière. Il veut faire sortir 500.000 chômeurs des statistiques. En les sortant du tiroir « chômeur » pour les glisser dans le tiroir « en formation ». Ce qui ne créera aucun emploi mais fera « statistiquement » baisser la courbe, peut-être même jusqu’à « l’inverser ». Et lui permettre de se représenter ! En se foutant royalement de l’opinion des Français qui, à 75 %, ne souhaitent pas qu’il se représente. Pareil pour son alter ego, l’autre comique troupier du parti concurrent-complice.

 

Pour cela il a besoin de deux milliards d’euros. Notons en passant que des milliards, il y en a 34 qui sont dévolus chaque année à la formation. Mais presqu’exclusivement pour les salariés ayant un travail ! Pas étonnant que les chômeurs mal formés ne trouvent pas de boulot…

 

Quant on aura le temps, on le croira, le François… Parce qu’il ne gouverne rien, du moins pas grand-chose. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Les marchés » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies. « Les marchés », ils vont tenir ces prochains jours leur conseil des parrains mafieux à Davos. On en reparlera…

 

Mais comment sortir des griffes de ces pourris ? « Les marchés » ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La konnerie de nos gouvernants est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

Le pognon – pour la formation mais aussi pour la modernisation de l’armée, de la police, de la justice entre autres impératifs dictés par la réalité géopolitique – il est dans le remboursement du seul intérêt de la dette : 45 milliards par an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ! Cette dette a doublée sous Sarko (1700 milliards) et est passée à 2100 avec Hollande. Et voilà les deux brillants gouvernants qui prétendent briguer nos suffrages pour « challenger » la fille du Borgne…

 

Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 2100 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent, elles ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 0,05 %, c’est-à-dire rien. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 0,01%. Largement suffisant pour les banques qui doublent ainsi leurs bénefs... C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24%, dans les prêts « revolving » ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 45 milliards servira pour partie à financer les besoins réels mais aussi à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

Et s’il faut emprunter pour investir, créer de nouvelles infrastructure, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Les marchés » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases des « Marchés » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais !

 

Serions-nous plus kons qu’eux ?

 

Illustration:merci à Burki

 

17/08/2015

Au bistro de la toile : Prolétaires de tous les pays, reposez-vous !

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- Oh ! Victor, l'autre matin, j'ai entendu dans le poste une femme du gouvernement – fort intéressante, c'est tellement rare – disant que les 25 milliards (je crois) donnés chaque année aux patrons pour les aider à embaucher n'avaient créés que 100.000 emplois. Ce qui nous met le coût de l'emploi, pour le budget de l’État, donc nos sous à nous, à 250.000 euros l'emploi ! Non mais, c'est un truc de ouf ça, jeter ainsi le pognon par les fenêtres ! Faire de tels cadeaux, pour que les patrons se gavent sans embaucher !

 

- T'as raison Loulle. Le coût tout compris d'un bas salaire revient autour de 25.000 euros par an. Donc avec ces 25 milliards donnés aux patrons, on pourrait donner aux chômeurs, sans contrepartie de travail, l'équivalent d'un SMIC à non pas 100.000 mais 10 fois plus : 1 million de personnes par an !

 

- Sans rien faire ?

 

- Sans rien faire Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euro de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective devant eux le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’État paie des impôts négatifs. Revient au petit calcul qu'on vient de faire.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’État pour les services publics une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatifs c’est quoi ?

 

- C’est l’État qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 

- Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) «Un revenu minimum suffisant, versé à tous, de la naissance à la mort, sans aucune condition ni contrepartie», qui remplacerait tous les « filets sociaux » actuels et leur bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de mener une existence modeste mais digne.

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens plus ou moins généreux de partager le gâteau national afin que la machine économique – production, consommation – puisse tourner.

 

- Mais qui la fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont un revenu qui leur permet de vivre plus ou moins bien et la plupart a des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société.

On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliard du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe !

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

Merci à Chimulus

 

12/06/2015

Demandez du chômeur ! Jeunes, vieux, mâles, femelles !

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon ?

- De tout, Sieur du Maidef, et des pleins bataillons !

Grâce à la politique de notre ami Macron

Les chômeurs prolifèrent comme mouches sur étron,

Vingt-deux mille en plus pour le seul mois d'avril

De l’homme, de la femme, du jeune, du viril,

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

A des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Cher Monsieur du Maidef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

 

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

 

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à François ? Cher Monsieur du Maidef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

Illustration:merci à Burki

 

28/11/2014

Chômage record: Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

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- Eh allez, t’as vu Victor : encore 30.000 chômeurs de plus… Où est-elle la si attendue inversion de la courbe du chômage ?

 

- Elle n’arrivera jamais Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euros de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective d’avenir le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’Etat paie des impôts négatifs.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’Etat pour les services public une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatif c’est quoi ?

- C’est l’Etat qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 - Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas – et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc (?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production tout en retrouvant la dignité.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

 

Merci à Chimulus

 

29/01/2013

Au bistro de la Toile : c’est du pognon qu’on veut, pas du travail !

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- Pendant qu’on se couvre de gloire dans les déserts africains, les « plans sociaux » - doux euphémisme pour dire « charrettes de travailleurs jetés au chomdu » – se multiplient. PSA, Renault, Goodyear  et toutes les boites, grosses ou petites, qui se débarrassent de leurs salariés parce qu’elles n’en ont plus besoin ! C’est pas plus compliqué. Dans le système capitaliste dans lequel on vit, la finalité d’une entreprise n’est pas de fournir du travail, n’est pas de répartir les richesses par le salariat, n’est même pas de produire des biens mais de générer des profits. Point barre.

  

- Dure réalité Victor…

 

- Il faut donc intégrer cette donnée : le travail des humains est de moins en moins nécessaire à la bonne marche de l’économie capitaliste. Par contre, cette économie a toujours besoin de clients. Et ces clients potentiels, pour acheter, ont besoin de pognon. Ce n’est donc pas le travail qui est indispensable pour faire tourner l’économie ultra libérale, mais le pognon. Encore faut-il que ce pognon arrive dans la poche des « Français d’en-bas », ceux qui achètent à bouffer, à s’habiller, à téléphoner, ceux qui doivent se loger, se soigner, se distraire. Vivre quoi.

 

- En d’autres temps, Ford a compris que ses ouvriers, correctement payés, deviendraient ses clients. Ce concept a eu un formidable succès, mais ce temps est révolu. Les usines peuvent tourner avec un minimum de personnel très spécialisé et beaucoup de robots. Faut trouver autre chose que le salariat généralisé pour faire tourner la machine…

 

- Exactement. Faut trouver autre chose. Imaginons un candidat proposant ceci : - « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre, je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

- Ah ! C’est sûr que le mec ou la meuf politique qui proposerait ça ferait un tabac ! Mais c’est pousser le bouchon un peu loin, non ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites que sont les clergés et les puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité, mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés; mais les volontaires, dans mon système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé à la dernière présidentielle – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Eh ! François, toi qui promettais de nous apporter du rêve, il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir.

 

- En attendant, à la nôtre !

 

 Décadi 10 Pluviose 221


Merci à Chimulus

 


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 Ecoute ! Ecoute !


Savez-vous quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ? 

Un chômeur, lui, a déjà travaillé.

 

28/08/2012

Au bistro de la toile : robots…

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- L’autre jour, Loulle, j’ai foutu la zone à un péage d’autoroute. Je ne prends jamais ces trucs mais cette fois j’étais obligé. Donc j’arrive aux postes de paiement et là…que des robots, pas un pèlerin visible. Paiement par carte bleue obligatoire. Et si t’as pas de carte bleue, comment tu fais ? Bon. J’en avais une. Je la glisse dans la fente…

 

- … Hummm ! Quelle belle image Victor !

 

- Ouais… Donc je mets ma carte dans le truc et…que dalle ! Le truc me ressort la carte. Je recommence et…rebelote. Derrière moi, les gros culs commençaient à grogner du moteur, à hurler du klaxon, à menacer du plein phare. En désespoir de cause, je trouve un bouton « appel » et j’appuie. Une voie de bonne femme me demande mon numéro de carte, j’obtempère puis un type avec le gilet jaune fluo se pointe enfin, prend ma carte, entre dans la guérite et me délivre de ce piège.

 

- Faut être moderne mon beau ! Faut être moderne!

 

- S'il y avait une personne physique aux postes de paiement, comme c'était le cas avant la privatisation, il n'y aurait pas ces problèmes. Seulement un robot de paiement doit coûter dans les 10.000 euros par an, il travaille 24 heures sur 24, n’est jamais malade, ne fait jamais grève et n’est pas syndiqué. Tandis qu’un seul agent humain coûte 30.000 euros par an et qu’il en faut au moins trois pour faire le travail d’un seul robot. Les patrons n’étant ni masochistes ni philanthrope, il n’y a pas photo.

 

- Donc, sans ces robots, il y aurait moins de grasses pépites pour les actionnaires des sociétés concessionnaires! En voilà un beau scandale, la privatisation des autoroutes. C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, alors président de la Cour des comptes estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. Des milliards de bénef a se partager entre les actionnaires… Avec des équipements réalisés et payés, ne l’oublions pas, avec nos impôts…

 

 

 

- Pour en revenir aux robots, le même processus est en route dans les grandes surfaces. Dans un de ces temples de la consommation, il y a quelques jours, n’ayant que quelques produits, je n’avais pas envie de faire la queue à une caisse. Je suis donc allé vers une de ces caisses automatiques. Je n’ai rien compris au fonctionnement bien sûr et une hôtesse, excédée par ces clients ignares, imperméables au « progrès », m’a initié à la manœuvre. Je l’ai remerciée et lui ai fait remarquer qu’elle aidait les clients à utiliser des machines…qui allaient la mettre au chômage. Elle a haussé les épaules et est partie, fière et pimpante sur ses talons !

 

- Ma foi, c’est son problème…

 

 

- C’est aussi et surtout un problème gouvernemental : les déficits – qu’ils soient de la sécu ou du budget - seraient singulièrement réduits si l’on taxait ces robots à un tarif proche de ce qu’auraient payé une entreprise si elle utilisait les humains que les robots ont mis au chômdu…

 

 

- Pas con. Allez, à la nôtre. Et c’est pas un robot qui te sert !

 

 

Primidi 11 Fructidor 220


 Merci à Chimulus

 

21/06/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : les députés au chomdu.

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- Eh, M’ame Chazotte, j’pense à c’tte pôvre M’ame Nadine Morano qu’a perdu son emploi. Qu’est-ce qu’elle va faire puisqu’elle n’a pas été réélue députée ?

 

 

- Ben, v’z’avez du temps et de la compassion à perdre M’ame Michu ! C’tte pôvre Nadine comme vous dites, elle pourrait s’installer poissonnière ; elle en a le vocabulaire mais faudrait qu’elle se lève à quatre heures du matin pour aller chercher le poisson… Bref, lorsque j’aurais le temps, M’ame Michu, je les plaindrais ces pôvres femmes et hommes politiques qui ont perdu leur boulot de député. D’abord, la politique c’est pas un métier, c’est une vocation, quasiment un sacerdoce au service de la nation, du peuple, de la république. Être député ou sénateur, M’ame Michu, ne devrait pas donner droit à un salaire mais à un dédommagement, une compensation. L’honneur de représenter ses compatriotes peut s’accommoder de petits renoncements pécuniaires. On ne leur demande pas de crever de faim ni d’avoir des fringues élimées, mais de ne pas se distinguer outrancièrement du commun des mortels.

 

 

- Pourquoi ? Combien gagnent-ils ?

 

- On comprend pourquoi ils font la gueule lorsqu’ils sont battus. Juger vous-même M’ame Michu : Indemnité mensuelle : 7 100,15 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 514,68 €), une indemnité de résidence (165,44 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 420,03 €). Cela représente 5 189,27 € net par mois. 

Indemnité représentative de frais de mandat : 6 412 € bruts par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...).

Avantages : les députés disposent de 9 138 € bruts par mois sous forme de crédit destiné à rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d'un abonnement internet. Le président de l'Assemblée nationale jouit d'une indemnité propre de plus de 14 000 €.

Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 272,02 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 757,34 € au titre de ses mandats locaux.

 

- Ben ça alors ! C’est une bonne situation. Mais y a pas la sécurité de l’emploi. S’ils sont battus, qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont droit au chômage, comme tout le monde ?

 

- Non. C’est pas le chomdu, c’est beaucoup mieux ! S’ils ont l’âge de la retraite, ils ont un régime très très avantageux, et s’ils sont encore en âge de travailler, ils ont droit à une prestation spécifique : l’AARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi). Ils peuvent toucher l’AARE pendant trois ans. L’allocation est dégressive : 100 % de l’indemnité parlementaire les six premiers mois (soit 5 514 euros), elle passe à 70 % au deuxième semestre, à 50 % au troisième, à 40 % au quatrième, à 30 % au cinquième, enfin à 20 % pendant les six derniers mois (soit 1 102 euros). Il aura cependant fallu attendre 2007 pour que l'Assemblée conditionne officiellement  le versement de l'AARE à la« recherche effective d'emploi » .Mais qui vérifie s’il cherche effectivement du boulot ?

 

- Ben dites donc. C’est pas mal ça. Mon gendre, qu’a été au chomdu, ne touchait que 57,5% de son salaire brut, limité à deux ans. Et il devait prouver qu’il cherchait effectivement du boulot sous peine de suppression de ses allocations…

 

- Voilà M’ame Michu. Alors si vous voulez faire une quête pour c’tte pôvre M’ame Morano et ses collègues vidés par le peuple, libre à vous !

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/france/180612/pour-les-de...

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-...

 

Quartidi 4 Messidor 220

 

 

Photo X – Droits réservés

 


29/07/2011

« Demandez du chômeur ! Jeunes, vieux, mâles, femelles ! C’est pas cher en Sarkoland ! »

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon ?

- De tout, dame Maidef, et des pleins bataillons !

Grace à la politique de votre ami Sarko

Les chômeurs prolifèrent comme des asticots,

Trente-trois mille en plus pour le seul mois de juin

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

A des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

 

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

 

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’Etat s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Fouquet’s, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

Photo X - Droits réservés

 

Primidi 11 thermidor 219

 

 

02/09/2010

Au bistro de la Toile : le chomdu baisse? Tè! Mon cul !

chimulus bistrot.jpg

 

- Eh! Victor, tu les a entendus, il paraît que le chômage a baissé! De zéro virgule quelque chose seulement, mais paraît que c'est un signe. ils sont tout de même dans les trois millions « officiels »…

- …et bien le double en réalité si tu prends en compte le temps de non travail obligé de ceux qui sont à mi-temps, ceux qui sont rayés des listes pour des raisons obscures et autres.

Le chomdu, Loulle, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas un résultat de la « crise », c’est voulu et planifié par les « économistes distingués » et leurs marionnettes politiques. Ces fumiers ont même un nom pour qualifier le taux de chomage « optimal », ils appellent ça le « NAIRU » ( Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), en français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation».

Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation. Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%. Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace. Cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat. En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, il y a de quoi avoir les aliboffis qui gonflent…

- Tu veux dire que les chômeurs sont indispensables à tous ces gouvernements de droite pour maintenir les salaires au plus bas ?

- T’as tout compris Loulle. Crois-moi : bien que tous les charlots qui nous gouvernent fassent mine de mettre la lutte contre le chômage à la première place de leurs préoccupations, ils font en vérité tout le contraire parce que le «plein emploi» est le pire ennemi des profits. C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

- …teng ! Quel ramassis de crevures. Tè ! on va boire un coup pour oublier…

Merci à Chimulus

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER cliquez

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

 

27/02/2010

Chomage: hold up des patrons-voyous sur les gains de productivité!

babole-pole-emploi.jpgAh ! Ben, on est rassuré : le gouvernement souligne le « ralentissement de la montée du chômage » ! C’est comme quand le Rhône va déborder et que les pompiers notent un ralentissement de la crue. Ça n’empêche pas les inondations ! « Pour la catégorie A, qui correspond aux personnes sans emploi et tenues de faires des actes positifs de recherche d'emploi, le nombre d'inscrits est relevé de 23.400 personnes à 2.645.100 personnes à fin décembre. Au final, le taux de variation annuel s'élève à 18,7% et non 18,5%. » qu’ils disent dans le journal. Et entre les chiffres « officiels » (2.645.100 chômeurs reconnus) et la réalité de tous ceux qui sont sans boulot et non « éligibles », avec des petits jobs de merde à temps très partiel et autres, ça fait facilement le double.

 

Selon une étude aride mais instructive de la DGTPE (document de travail)  : 2 emplois détruits sur 5 le sont à cause de la Chine et des autres pays dits émergents. Pour le reste, il convient de regarder en direction des pays développés comme l’Allemagne qui a poursuivi, durant les 5 dernières années, une politique de compétitivité pénalisante pour ses concurrents — dont la France. En baissant de façon autoritaire les salaires et en délocalisant vers ses voisins immédiats de l’est nouveaux venus dans l’U.E.

Estrosi peut bien s’agiter, les multinationales, de Total à Dunkerque à Philips à Dreux, ont déjà depuis longtemps des plans en route ! « Cause à mon cul, ma tête est malade… » qu’elles lui disent ! En 30 ans, ces firmes ont muté. Elles ne daignent conserver un outil de production dans les pays développés qu’aux termes d’une analyse de coûts sophistiqués. Elles n’acceptent désormais de produire en France que sur la base de rendements hyper-importants, et par conséquence très peu gourmands en emplois. Regardons dans le détail l'analyse de la DGTPE (document de travail)  : pour un milliard d’euros de production industrielle, l'industrie employait 18 500 personnes en 1980, elle n’en emploie plus que 3 900 aujourd’hui. Soit un rapport de 1 à 4,5, deux fois plus vite que les salaires et le PIB !!! Pour cet effort de productivité les salariés n’ont donc perçu qu’une infime partie de cette richesse. Ils ont surtout du assumer la précarisation de leur emploi ou, pire, son transfert dans d’autres pays.

Voilà comment les patrons du Caca-rente volent et revolent et méprisent et jettent à la rue ceux qui les ont engraissés.

Merci à La Babole

 

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Ah ! Si on parlait un peu de ces repris de justice qui réussissent en politique ?


http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3630...

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3625...


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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

16/12/2009

Au bistro de la Toile : les vrais profiteurs du chomdu.


- Ah ! Putaing Loulle, tu vas en gagner des thunes avec la fabuleuse augmentation que les sarko-trafiquants du gouvernement de Rataillon 1° viennent de concéder aux smicards : 0,5% ! C’est-y pas généreux ça ? Dans les 6 euros par mois ! La bringue démente, l’opulence assurée! Et encore, c’est pour ceux qui ont un boulot. Pour ceux qui sont au chomdu, c’est peau de zob.

 

- Ah non, Victor, il y a la prime de Noël pour les chômeurs ! Une prime qui n’a pas bougé depuis 12 ans, d’accord, et qui s’élève à 152,45 euros pour une personne seule. Puteng, et ils se plaignent ces fainéants ! Ils osent même manifester maintenant ! On les a vu – pas trop ! – dans la rue le 5 décembre. D’accord, on ne les a pas invités à la télé… Pourtant ils sont dans les trois millions « officiels »…

 

- …et bien le double en réalité si tu prends en compte le temps de non travail obligé de ceux qui sont à mi-temps, ceux qui sont rayés des listes pour des raisons obscures et autres. Le chomdu, Loulle, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas un résultat de la « crise », c’est voulu et planifié par les « économistes distingués » et leurs marionnettes politiques. Ces fumiers ont même un nom pour qualifier le taux de chomage « optimal », ils appellent ça le « NAIRU » ( Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), en français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation».
Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires, d’où l’augmentation ( !!!) du Smic de 0,5%...), ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation.
Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%. Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace. Cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat. En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, il y a de quoi avoir les aliboffis qui gonflent…

 

- Tu veux dire que les chômeurs sont indispensables à tous ces gouvernements de droite pour maintenir les salaires au plus bas ?

 

- T’as tout compris Loulle. Crois-moi : bien que tous les charlots qui nous gouvernent fassent mine de mettre la lutte contre le chômage à la première place de leurs préoccupations, ils font en vérité tout le contraire parce que le «plein emploi» est le pire ennemi des profits. C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

 

- taing ! Quel ramassis de crevures. Tè ! on va boire un coup pour oublier…

28/11/2008

L'homme qui dit ce qu'il fait, qui fait ce qu'il dit: Il va chercher la croissance - du CHOMAGE - avec les dents !

sarkozy-chomage-technique-6 de Bauer.jpg
Merci à Bauer

40.000 chômeurs de plus par mois, CHAQUE MOIS ! Ça c'est de la compétence! Ça c'est de l'efficacité !

Et combien d'électeurs de Sarko dans ces charrettes?

Vous l'avez voulu? Vous l'avez...