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27/09/2015

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique : girolles !

girolles plus couteau.jpg

 

 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…

 

11/09/2015

Champignons !

Champignons cul.jpg

 

 

Puteng ! Je suis un peu cassé, mais c’est le pied : j’arrive des champignons ! Oh ! Il n’y en a pas des masses, mais de quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé de Tavel. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

 

C’est dur… Ainsi, ce matin, il faisait 3°C quand je suis parti avec la motocyclette. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Tu regardes bien entre les massifs de myrtilles et de bruyère à la recherche des précieux cryptogames (c’est savant ça, non ?). Les toiles d’araignées ornées de rosée diffractent délicatement le soleil levant en autant de micro arcs-en-ciel. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé et les narines ouvertes. Parce que les champignons, on les sent aussi. Avant de les voir.

 

Puis, voilà la première coulemelle. On ne peut pas la manquer celle-là : une large ombrelle blanche saupoudrée de brun. S’il y en a une, il y en a d’autres. Et c’est bon les coulemelles ! Faut les peler, les poêler à l’huile d’olive, les saler, les poivrer et les déguster… Attention, ne prendre que celles dont le chapeau dépasse la main à plat. Car les plus petites peuvent être d'une autre catégorie, très dangereuse !

 

Puis voilà le premier sanguin (lactarius delicious). Tu le coupes délicatement avec ton couteau spécial à lame recourbée, et tu en cherches d’autres. Il y en a toujours d’autres.

Puis voilà le premier cèpe. Superbe, joufflu, solide sur son pied trapu, se dégageant fièrement de sa gangue de feuilles mortes…

Puis voilà… Et puis merde ! Vous n'avez qu’à y aller vous aussi !

Moi, je bois un canon et je vais aider la Lionne à les trier.

 

J’élucubrerais plus tard !

 

Photo X - Droits réservés

21/07/2013

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique

girolles 2013 copie.jpg

 

 

 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…


cèpes brouette copie.jpg


 ...faut dire qu'il les ramasse sur le parcours du Tour de France !


 

champignons


 

Tridi 3 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

 

 

02/11/2012

Morts pour des champignons…

boletus edulis 1.jpg

 

Dans le triangle des Bermudes de Lozère – Villefort, Florac, Saint-Chély-d’apcher – il y a eu au cours de la courte saison des champignons 4 morts et une disparue. Les gendarmes ont été appelés des centaines de fois par des champignonneurs perdus dans les forêts des Cévennes et de Margeride. Forêts attirantes comme les cèpes qu’elles recèlent, mais pouvant s’avérer dangereuses, voire mortelles.

 

Pourtant c’est le pied de traquer le boletus edulis (cèpes), le boletus pinicola (cèpe de pins), le lactarius sanguifluus (lactaire sanguin), l’inégalable cantharellus cibarius (girolle) ou sa modeste cousine cantharellus lutescens (petite chanterelle). Eh ! Ne faites pas gaffe, j’apprends le latin avec « Le latin pour les nuls » !

 

Tè ! Hier matin, il faisait 2°C quand je suis parti avec la motocyclette. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Tu regardes bien entre les massifs de myrtilles et de bruyère à la recherche des précieux cryptogames (c’est savant ça, non ?). Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé.

 

Puis, voilà la première coulemelle. On ne peut pas la manquer celle-là : une large ombrelle blanche saupoudrée de brun. S’il y en a une, il y en a d’autres. Et c’est bon les coulemelles ! Faut les peler, les poêler à l’huile d’olive, les saler, les poivrer et les déguster…

 

Puis voilà le premier sanguin (lactarius delicious). Tu le coupes délicatement avec ton couteau spécial à lame recourbée, et tu en cherches d’autres. Il y en a toujours d’autres.

 

Puis voilà le premier cèpe. Superbe, joufflu, solide sur son pied trapu, se dégageant fièrement de sa gangue de feuilles mortes…

 

Eh oui ! Quand tu rentres dans le bois, tu te repères au soleil s’il fait clair. Mais s’il n’y en a pas ? Et si pendant ta cueillette le brouillard se lève ? Et si, absorbé par ta recherche, tu te laisses saisir par la nuit ? Alors tu commences à t’inquiéter. Tu cherches à te repérer, à te rappeler tes trajectoires. Impossible : après une heure dans les bois, tu ne sais plus ou tu es. Alors tu accélères ta marches, tu gravis des talus, tu franchis des ruisseaux que tu avais – te semble-t’il – repéré. Mais en fait tu tournes en rond. Et la panique commence à te chatouiller les boyaux de la tête. Tu prends ton téléphone portable et tu veux appeler. Mais…pas de signal dans ces forêts éloignées des relais… Alors c’est le stress, le cœur qui s’emballe, la panique. L’homo modernus n’est plus capable de se démerder seul en situation un peu délicate. Pourtant, on ne meurt pas en s’organisant pour dormir dans le bois. Pourtant on ne se perd pas si l’on prend quelques précautions élémentaires.

 

Moi, quand je vais en forêt, j’ai toujours la boussole, et je ne me suis jamais pommé. De plus – faut être moderne – avec mon voisin Michel qui est un vrai sanglier pour débusquer les champignons, on a fait chacun l’acquisition d’une boussole électronique, un « Track-back ». Avec ce petit truc extraordinaire, basé sur la technologie GPS, lorsque tu arrives au bois, tu enregistres (avec deux appuis du doigt !) la position de ta bagnole ou de ta moto, tu t’éloignes de 20 mètres et tu appuies comme indiqué sur le mode d’emploi pour vérifier si la position a été correctement enregistrée. Alors tu peux éteindre et fouiller les forêts sans aucun souci de te perdre: lorsque tu voudras retourner, tu allumes ton truc, qui te donnes le cap à suivre et t’indique au mètre près la distance qui te sépares de ton véhicule.

 

boussole & track back 001.jpg

Ça coûte moins cher que de déplacer des centaines de flics, avec hélicoptères, chiens et tout le bastringue pour tenter de retrouver un con incapable de se démerder dans les bois…

 

Il y a une femme qui, depuis dix jours, a disparu quelque part dans le triangle des Bermudes lozérien. On la trouvera peut-être au printemps, ou à l’ouverture de la chasse ou…à la prochaine saison des cèpes. Comme l’étudiant chinois retrouvé bouffé par les renards, les corbeaux et les grands vautours de la Jonte…

 

Eh ! C’est pas gai tout ça Victor ! Normal, c’est le jour des morts, non ?

 

 Primidi 11 Brumaire 221


Photos Moi !

07/06/2012

« Marasmius oreades »

marasmius oreades rond.jpg

 

Bon. J’ai pas trop le temps ce matin : je mets les bottes – de véritables « Baudou » - et je vais aux champignons ! Oh ! Ce ne sont encore que les faux mousserons, les « marasmes des oréades », « marasmius oreades » dans le Solar. Ils sont petits, comme des boutons de guêtres (c’est quoi des guêtres ?), mais ils poussent en rond et quand on trouve le coin, il y en a des masses. Je les ramasse au ciseau. De quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé bio de mon pote Alain David. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

 

Ah ! La vie est dure pour le pauvre gueux…C’est dur… Ainsi, ce matin, je vais partir pas très loin : à deux cents mètres de chez moi. Sur une pente exposé à l’ouest, là où les vaches vont chier et dormir, pas là où elles bouffent. Là où elles bouffent, ce sont de belles prairies bourrées d’engrais. Aucun champignon n’y pousse… Puis je traverse le ruisseau, je regarde s’il y a quelques morilles et je remonte sur le talus d’en face. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille les brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé parmi les petites nigelles bleues, les cardamines des près, les bourses à pasteur, les ficaires et les orgueilleuses ancolies.

 

Tè ! Voilà le premier « rond de sorcière » comme ils disent. Tu le vois de loin si t’as l’œil : l’herbe est un peu plus haute et un peu plus verte. Alors on s’assoie avec La Lionne, chacun d’un côté du rond et on remplit le panier d’osier. Le pied !

 

Puis voilà… Et puis merde ! Vous avez qu’à y aller vous aussi !

 

Après, il faut les trier, enlever l’herbe, certains ne gardent que les chapeaux, moi je mets les queues aussi. La Lionne – qui s’y connait – dit que la queue, c’est le meilleur ! Bon. J’y vais. J’élucubrerais plus tard !


 

marasmius oreades plats.jpg


Décadi 20 Prairial 220

 

10/10/2008

La lune tourne: les champignons vont sortir!

lune cul.jpg
Merci à Pierrot-le-Zygo

Si vous ne sentez pas le champignon qui monte, qui monte, qui monte, c'est que vous ne méritez pas qu'on vous offre la lune!

J'en reviens!... des champignons!... j'ai eu du cul, j'en ai un bon panier! Faut dire que j'y ai mis la main!

24/09/2008

Champignons!

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Puteng ! Je suis un peu cassé, mais c’est le pied : j’arrive des champignons ! Oh ! Il n’y en a pas des masses, mais de quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé de Tavel. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

C’est dur… Ainsi, ce matin, il faisait 2°C quand je suis parti avec la motocyclette. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille ses brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Tu regardes bien entre les massifs de myrtilles et de bruyère à la recherche des précieux cryptogammes (c’est savant ça, non ?). Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé.

a9ff6bc9510a7aac27fc94ba1db20077.jpgPuis, voilà la première coulemelle. On ne peut pas la manquer celle-là : une large ombrelle blanche saupoudrée de brun. S’il y en a une, il y en a d’autres. Et c’est bon les coulemelles ! Faut les peler, les poêler à l’huile d’olive, les saler, les poivrer et les déguster…

Puis voilà le premier sanguin (lactarius delicious). Tu le coupes délicatement avec ton couteau spécial à lame recourbée, et tu en cherches d’autres. Il y en a toujours d’autres.

c3221c0b353bf65677924135ad3ebdea.jpgPuis voilà le premier cèpe. Superbe, joufflu, solide sur son pied trapu, se dégageant fièrement de sa gangue de feuilles mortes…

Puis voilà… Et puis merde ! Vous avez qu’à y aller vous aussi !

Moi, je bois un canon et je vais aider la Lionne à les trier. J’élucubrerais plus tard !