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23/06/2016

A midi, je mange du filet de cheval.

cheval qui ricane.jpg

 

Tout le monde parle du référendum chez les rosbifs. En parlant de « rosbif », et pour changer tant qu'on ne connait pas le verdict des urnes, ça me fait penser à ce que je vais mettre dans la gamelle.

 

Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas industrielles bien sûr, faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies des Hautes terres. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine.

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goutue, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse : il n’y a plus de bœufs, c’est-à-dire des taureaux castrés, seulement des vaches).

 

Vous aimez les voir s'ébattre fièrement dans les champs, crinière au vent et queue en panache. Vous avez raison, ils sont superbes. Comment peut-on tuer et manger de telles merveilles ? Ben, n’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Ah ! Je crois que je vais me faire traiter de mangeur de cadavre, mais j'assume, sans complexe ni états d'âme.

 

Photo X - Droits réservés

___________________________________________

Écoute ! Écoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui

!- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

28/11/2015

Ouiquinde érotique cavalière

 
fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

 

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

 Marquis de Boufflers

 

 

Photo X - Droits réservés

 

29/03/2015

Ouiquinde gastronomique : le cheval en daubière

cheval comtois 2.jpg

 

 

Les chevaux, n'en déplaise à Brigitte Bardot,

 

Tout autant que les ânes, les mulets, les bardots,

 

Ne doivent leur survie, leur existence même

 

Qu'à ceux qui les aiment !

 

Les aiment tellement qu'à la fin, ils les mangent,

 

Et oui ! C'est comme ça, l'homme n'est pas un ange...

 

Les chevaux ont été condamnés, par qui ? Par le tracteur,

 

Ce cheval mécanique, cher aux agriculteurs !

 

Son déclin commença avec l'automobile

 

Qui jeta au rebut les chars hippomobiles.

 

Et oui, c'est comme ça ! Alors, chère Brijou !

 

Qu'ils s'appellent Coquet, Ninette ou Bijou

 

Ces si beaux équidés ne doivent, c'est étrange,

 

La survie de l'espèce, qu'à nous : ceux qui les mangent !

 

Les Bretons, Percherons, Comtois, poney des Landes

 

Ne sont plus élevés, hélas, que pour leur viande.

 

C'est dur ? Mais c'est pourtant ça la réalité

 

Sans les mange-cadavre, finis les équidés...

 

Voici pour les aimer dignement la manière

 

De cuisiner ce plat : le cheval en daubière.

 

Fais mariner trois tranches de cheval bien épaisses

 

Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse

 

Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

 

Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

 

Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

 

Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

 

Sur lesquelles tu places une première tranche.

 

Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

 

Carottes en rondelles et du persil en branche,

 

Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

 

Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

 

Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

 

Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

 

Tannique, fort en degré, rouge carabiné.

 

Mets ta marmite au four, fermée soigneusement,

 

Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

 

Ce cheval parfumé, tendre, confis, moelleux,

 

Découvre-le sur table, et accompagne-le

 

D'une jatte fumante de long riz camarguais.

 

Dans les verres tu sers un bon rouge bien gai.

 

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

 

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

 

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

 

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

 Photo X - Droits réservés

03/01/2015

Ouiquinde érotique chevalin

amazone cheval.jpg

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

Marquis de Boufflers

 
 

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 Et, pour bien commencer l'année :

Savourez un sulfureux Voyage

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ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

31/01/2014

François, dis-le aux Rosbifs: à midi, je mange du cheval.

cheval qui ricane.jpg

 

 

Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas Findus pour deux ronds mais faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et  queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies de Lozère. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine. François, tu peux le dire aux Rosbifs puisque tu vas les voir aujourd’hui !

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goutue, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse : il n’y a plus de bœufs, c’est-à-dire des taureaux castrés, seulement des vaches). N’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave de taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Alors les cris d’orfraie des Rosbifs et autres qui s’offusquent que des gens mangent du cheval, eh….

 

Photo X - Droits réservés

 

Duodi 12 Pluviôse 222

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui.

- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

 

11/05/2013

Ouiquinde érotique à cheval

 

amazone cheval.jpg

 

 
 

 

La fille et le cheval



Dans un sentier passe un cheval

 

Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

Marquis de Boufflers

 

cul de cheval.jpg

Duodi 22 Floréal 221


Photos X - Droits réservés


 

**************

 
Ecoute ! Ecoute !


Après une soirée, un gars ramène sa copine chez elle, dans un quartier très huppé.


Ils sont à la veille de s'embrasser pour se dire bonne nuit devant la porte d'entrée, lorsque le gars commence à se sentir excité.


Avec un air confiant, il se penche vers elle en souriant, une main accolée sur le mur, et lui dit:
- Chérie, me ferais-tu une pipe ?


Horrifiée, elle répond :
- Es-tu malade ? Mes parents pourraient nous voir !
- Oh alleeez ! Qui va nous voir à cette heure ? demande-t-il d'une voix déjà haletante.


- Non, s'il te plaît. Imagines-tu si on se fait prendre ? La fille du juge local se doit d'être exemplaire !
- Oooh alleeez! Il n'y a personne aux alentours, ils dorment tous.
- P-A-S  Q-U-E-S-T-I-O-N. C'est trop risqué !
- Oooh s'il te plaît!, s'il te plaiiiiit, je t'aime tellement ? ! ?
- Non, non, et non. Je t'aime aussi, mais je ne peux pas !
- Je t'en suppliiiiiiiiie...
- Donnes-moi une seule bonne raison, dit-elle.


Le jeune homme se lance alors dans une argumentation passionnée de dix bonnes minutes sur les besoins et pulsions masculines, d'une voix de plus en plus rauque.
Soudain, la lumière dans l'escalier s'allume, et la sœur aînée de la jeune fille apparaît en pyjama, les cheveux en bataille, les yeux bouffis, et leur annonce d'une voix endormie :


- Papa m'a dit de te dire : soit tu lui fais sa pipe, soit c'est moi qui lui fais sa pipe. En cas de besoin, maman dit qu'elle peut descendre elle-même et la lui faire. Mais par pitié, dis-lui d'enlever sa main de l'interphone...

 

13/02/2013

A midi, je mange du cheval.

cheval comtois.jpg

 

 

Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas Findus pour deux ronds mais faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et  queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies de Lozère. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine.

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goûteuse, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse). N’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave de taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Alors les cris d’orfraie des Rosbifs et autres qui s’offusquent que des gens mangent du cheval, eh….

 

 

Quartidi 24 Pluviose 221


Photo X - Droits réservés

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui

!- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j 'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

11/02/2013

Au bistro de la toile : « Mangez de la merde, cochons de payants ! »

chimulus bistro copie.jpg 

 

- Oh ! Loulle, tu pètes le feu ce matin ! T’as mangé du cheval ou quoi ?

 

- Ben, ce doit être mes lasagnes du petit déjeuner. Parce que je mange moi, môsieur le matin. Et pas du café au lait ! Œufs au plat, jambon cru, ventrêche, fromage qui pue et un bon canon !

 

- Et tu as bien raison. Moi, c’est soupe chinoise que je fais avec les restes de la veille. Avec force carry, ail, coriandre, tomates, piment, nuoc mam. Et, avec des baguettes !

 

- Tout de même, faire manger du canasson aux Rosbifs ! Ah ! Ah ! Ah ! Ça m’estrasse les zygomatiques !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est une belle blague, c’est vrai. Les sujets de leur majesté pas très gracieuse considèrent comme un crime de lèse rosbifs le fait de seulement penser à bouffer du canasson ! Et ils gueulent au charron les mecs ! Eux qui nous ont fait bouffer de la vache folle… Ils sont gonflés.

 

- La mauvaise foi et une des qualités première de ce peuple de boutiquiers.

 

- Revenons à l’affaire : dans des « plats cuisinés » (lasagnes, cannelloni, ravioli, moussaka, parmentiers et autres), des gougnafiers ont remplacé la viande de bœuf par de la viande de cheval. Au demeurant, c’est une bonne chose puisque la viande de canasson est meilleure et plus saine que celle du bœuf. En fait c’est de la viande de vache, les bœufs – taureau castrés et élevés pour la traction animale et la viande de grande qualité - n’existant plus. Quoi de meilleur qu’un tournedos de cheval ! Le problème n’est donc pas de l’ordre de la santé, mais de l’ordre de la tromperie. Car il y a tromperie manifeste lorsqu’on affiche sur l’emballage d’un plat cuisiné un produit (le bœuf) alors qu’en fait on en met un autre (le cheval). Cette tromperie et évidemment organisée par un modèle agroalimentaire pourri jusqu’à la moelle, toujours plus avide, toujours plus opaque où seul le profit compte. Ce n’est pas propre à l’agroalimentaire d’ailleurs, avec la financiarisation et l’organisation ultra libérale, ce sont toutes les activités qui sont englouties dans la cupidité. L’ultra libéralisme, c’est les mafias aux pouvoir ! Regarde-les les Findus, Spanghero, Comigel, abattoirs et même responsables politiques roumains drapés dans leur dignité blessée, se renvoyant la patate chaude ! « C’est pas moi, c’est l’autre » ! Ils sont tous au courant ou alors ils ne font pas leur boulot ! Les instances européennes, sous la pression des industriels, ont confiés à « la profession » le contrôle de la filière ! Autrement dit, on demande à l’ivrogne de se faire souffler lui-même dans le ballon ET de se mettre une amende !

 

- Tè ! Fume… qu’ils disent les industriels !

 

- Exactement. En fait, le cours de la viande de cheval a chuté de moitié parce qu’en Roumanie, pays où ce bestiau est encore très utilisé en agriculture, une loi récente interdit la circulation des véhicules hippomobiles sur les routes ! Donc les paysans vendent leurs canassons pour acheter des tracteurs, avec le pognon des aides européennes. Cette viande, excellente, inonde donc les « marchés ». Les industriels de l’agroalimentaire achètent du cheval qu’ils substituent sans états d’âme au bœuf dans les préparations douteuses à base de viande impossible à déterminer. Profit oblige ! Et là où c’est franchement cocasse, c’est que ce soit les Rosbifs qui soient les premières « victimes » de ces magouilles : ce sont eux qui ont exigé – et obtenu provisoirement – que l’Europe rabote son budget. Donc, pas de sous, pas de contrôles indépendants. Donc on « fait confiance » à la profession pour « s’autoréguler ! » Tu parles…

 

- Il y a une solution Victor ! C’est de ne JAMAIS acheter ces saloperies de « plats cuisinés » fait avec tous les rebus, toutes les raclures des carcasses, qu’elles soient de bœuf, de cheval, de porc, de volaille. On broie tout ça, on ajoute éventuellement un arôme différent, on façonne en gros pains, on congèle et on vend ça aux industriels. Mangez de la merde, cochons de payants ! Mangez de la merde ! Ça nous engraisse, nous qui mangeons du caviar !

 

- Allez ! A la nôtre !

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

CHEVAL : S'il connaissait sa force, ne se laisserait pas conduire.

Viande de cheval : beau sujet de brochure pour un homme qui désire se poser en personnage sérieux.

Cheval de course : le mépriser. À quoi sert-il ?

 

Gustave Flaubert in "Dictionnaire des idées reçues"

 

Tridi 23 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

10/08/2012

Ouiquinde érotico-équestre

fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

La fille et le cheval (conte)


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.



 Marquis de Boufflers


Quartidi 24 Thermidor 220


Photo X - Droits réservés



08/01/2011

Ouiquinde érotique avec le marquis de Boufflers

amazone cheval.jpg

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

Marquis de Boufflers

 
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20/11/2010

Ouiquinde érotique avec le marquis de Boufflers

fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

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La fille et le cheval (conte)


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

MARQUIS DE BOUFFLERS

 

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