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12/08/2015

Au bistro de la toile : TAFTA, Wikileaks, cochons.

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- Oh ! Victor, tu veux gagner 100.000 euros ?

 

- T'as un tuyau en béton pour les courses de canassons ou tu fais dans le trafic de pastaga ?

 

- Non. Mais c'est dans le canard : « Wikileaks offre 100.000 euros à celui qui donnera le texte de TAFTA »...

 

- Putaing, Loulle... TAFTA, ce traité de vassalisation de l'Europe au profit des USA. Une honte. Un scandale. Ce « traité » qui n'est qu'une somme de magouilles est un véritable déni de démocratie. Il est mené de manière sournoise, dans la plus grande opacité par des fonctionnaires européens « mandatés ». Il ne s'agit pas d'accords commerciaux classiques, Loulle. Il ne s'agit pas seulement d'abaisser des barrières douanières ou d'harmoniser quelques normes techniques, il s'agit surtout et avant tout de supprimer toutes les normes – environnementales, sociales, etc. - qui gênent encore les entreprises multinationales. En jeu : l'autorisation des OGM et de l'exploitation des gaz et huiles de schiste, le rabotage voire la suppression des normes environnementales, la mise à bas des protections sociales, la mise en place de mécanismes qui interdiront toute politique publique (en matières sociales, environnementales) qui « risqueraient » de réduire les bénefs, même pas réels, mais simplement attendus, escomptés, des entreprises ! Avec le mécanisme dit « investisseurs-État », une entreprise pourra remettre en cause une réglementation devant un organe d'arbitrage privé et faire condamner les États et les collectivités locales à de lourdes amendes. Et avec le mécanisme de « coopération réglementaire », tout gouvernement qui voudra, dans l'avenir, revenir sur une décision antérieure de libéralisation ou prendre une mesure de protection des populations ne pourra pas le faire s'il rentre en contradiction avec l'accord. Et tout cela au nom de la croissance nous serinent, la main sur le cœur le gouvernement et la Commission européenne.

Et le pire, Loulle, c'est que toutes ces magouilles qui vont engager la vie de tous les jours de 500 millions d'Européens (et accessoirement de 350 millions d'Etazuniens) se traitent dans la plus grande opacité, sans aucun débat parlementaire, sans aucune information fiable. Comment se fait-il qu'il faille qu'une organisation exemplaire de lanceurs d'alertes comme Wikileaks propose la somme – dérisoire au vu des enjeux – de 100.000 euros pour qu'un fonctionnaire européen courageux, ou un élu dans la confidence lâche le morceau !

 

- Ouais. T'as raison, Victor, on nous prend réellement pour des kons... Bon. Et ces éleveurs de cochons qui se font rouler dans le purin par les industriels de la charcutaille, qu'est-ce qu'il faut en penser ?

 

- Ils sont le cul entre deux chaises. Trop petits pour lutter contre les usines à barbaques de bas de gamme allemandes et espagnoles (500 truies en moyenne en Bretagne contre 1000 en Allemagne et 2000 en Espagne) et pas assez haut de gamme pour lutter sur le plan de la qualité. De plus, ils doivent faire face à des concurrents qui ont des prix de revient bien plus bas du fait qu'en Allemagne les abatteurs utilisent sans vergogne des travailleurs détachés venant des ex-pays de l'Est qui sont payés à 4 euros de l'heure pour des journées de travail sans fin. Quant aux Espagnols, saignés autant que leurs porcs par la crise, ils sont bien contents de trouver un boulot, à n'importe quel prix...

Et puis, n'oublions pas l'incommensurable konnerie de notre amiral de pédalo qui s'est associé avec autant de veulerie que de lâcheté aux « sanctions » contre la Russie, provoquant en retour la perte d'énormes marchés tant pour nos éleveurs que pour nos producteurs de fruits et légumes et autres acteurs de la filière agroalimentaire.

Quant aux fameux Mistrals, ils nous resteront sur le cul et nous coûteront un bras en demi, bien plus que les 1,2 milliards annoncés...

 

- Allez. Á la nôtre quand même Victor !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

13/11/2013

« C’est d’la merde polyphosphatée » ce jambon !

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 Cette fois, c’est décidé : je n’achèterai plus jamais de jambon cuit tranché et mis sous emballage bien coloré, avec plein de belles phrases comme « jambon supérieur », « cuit au torchon » et autre menteries publicitaires. Parce que hier soir, sur la chaine 2, j’ai suivi l’excellente enquête de « l’emmerdeuse » (une journaliste aussi tenace et teigneuse que jolie) concernant le trajet du cochon, de l’élevage jusqu’à notre assiette dans les gigantesques usines de mort du cochon matière première vivante. Comme dirait Coffe : « C’est d’la merde polyphosphatée ». Et même pire que ça. Après ce reportage, on a de quoi regarder d’un autre œil – un œil incitant fortement au boycott – les « pauvres » producteurs bretons et leur douteux bonnet rouge. Les cochons élevés dans ces usines de mort sont des hybrides, des races que l'on mélange pour obtenir des bêtes qui engraisseront le plus rapidement possible. On abat les porcs à 6 mois. Dans des bonnes conditions d'élevage, il faut entre dix et seize mois pour « faire » un cochon du même poids. C'est du simple au double. Ce sont des cochons qui arrivent à grossir très vite parce que leur chair retient l'eau. Ils sont nourris avec du soja OGM. Et je ne vous parle pas des conditions de vie de ces pauvres bestiaux, élevés les uns sur les autres sur leur propre merde, auxquels on lime les dents, on coupe la queue et autres joyeusetés (Eh ! Les casse-burnes anti-corridas, si vous alliez voir un peu de ce côté ?)

 

Savez-vous que les très franchouillardes marques Aoste, Calixte, Cochonou, Justin Bridou, Jean Caby (exSociété Bretonne de Salaisons, S.B.S.), Jean d'Erguet et Imperator font parti du groupe étazunien  Smithfield France, lui-même racheté depuis peu par le chinois Shuanghui. Une opération à plus de 7 milliards de dollars ! Alors la défense du beau pays breton, Tè ! Fume…

Smithfield est une énorme multinationale du cochon, qui a exporté ses usines de mort dans le monde entier suite à l’interdiction de ses méthodes aux USA. Á titre informatif, c’est d’une de ses usines au Mexique que serait partie la fameuse pandémie H5N1 il y a quelques années. L'apparition d'épidémies humaines résulte pratiquement toujours du passage d'un virus à travers la barrière inter espèces. Or la barrière entre le porc et l'homme est ténue, de même que celle qui sépare les volailles des porcs. C'est ainsi que les épidémiologistes redoutent depuis longtemps le mécanisme selon lequel un virus aviaire se transmet aux porcs, puis acquiert chez ces derniers la capacité de se transmettre du porc à l'homme. C'est la raison pour laquelle l'Union européenne a édicté des règles interdisant une trop grande proximité entre un élevage hors sol de volailles et un élevage hors sol de porcs. Notons que la Bretagne regorge d’élevages des uns comme des autres. Les élevages industriels concentrationnaires de porcs et de volailles sont de véritables bombes sanitaires à retardement. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants.

 

En Bretagne, jusqu’à présent, les usines à cochons doivent se conformer à des règles de dimensions. Le droit européen (directive 2010/75) soumet à une procédure d’autorisation et d’encadrement technique renforcés, dite "IED", les projets d’élevages de plus de 2000 emplacements de porcs charcutiers ou de plus de 750 emplacements de truies. Le droit français, jusqu’à ce jour, soumettait à autorisation les élevages porcins de plus de 450 « animaux-équivalents » (soit 450 porcs charcutiers ou 150 truies). Le gouvernement a décidé de mettre en place au sein de la rubrique 2102 de la nomenclature un régime d’enregistrement pour les projets compris entre 450 « animaux-équivalents » et le seuil européen précité (2000 porcs charcutiers ou 750 truies), le régime de l’autorisation restant applicable au-delà de ce seuil européen.  Or, un député breton, le ci-devant Le Fur dit « le député du cochon » est à la manœuvre depuis des années pour faire tomber cette limite. (Les projets de textes qui seront soumis au conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) du 19 novembre 2013 sont disponibles. Vous pouvez consulter ces projets de textes et faire part de vos observations, via les questionnaires dédiés de l’onglet "participez", du 25 octobre 2013 jusqu’au 15 novembre 2013 inclus. http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-19-novembre-2013-a167.html)

 

Voilà pourquoi, pour mon jambon cuit, j’oublierai complètement d’acheter ces merdes de supermarché, quitte à faire un détour, à m’emmerder à me garer, pour me procurer, même plus cher, du jambon tranché devant moi par un véritable artisan boucher-charcutier. Enfin, ce que je vous en dit… Vous faites comme vous voulez !



Tridi 23 brumaire 222


Illustration X - Droits réservés

 

17/02/2013

En pleine tourmente de gamelles : Ouiquinde charcutier !

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Ami Cochon, mon frère.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol' des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim' le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

(chanson bachico-charcutière de VictorAyoli, mammifère omnivore ampélophile républicain)

 

 

Octidi 28 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un sanglier rencontre un cochon, le regarde et lui dit :

- « Ben toi, tu dois en chier avec ta chimio... »

 

 

21/01/2012

Ouiquinde érotique : fêtons la Saint-Cochon

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Le bon roi Dagobert

 

1 - Le bon roi Dagobert
Baisait à tort et à travers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Votre Majesté
Va se fatiguer
"Cochon!" lui dit le roi
"Tu voudrais bien foutre pour moi"
.

2 - Le bon roi Dagobert
Enfilait les femmes à l'envers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Vous êtes entré
Du mauvais côté
"Crétin" lui dit le roi
"Tu sais bien que l'envers vaut l'endroit"
.

3 - C'est le roi Dagobert

Qui bandait toujours comme un cerf

Le grand Saint-Eloi

Lui dit oh mon roi

On voit votre gland

Ce n'est pas élégant

Le roi dit aussitôt

"Bon je vais y accrocher mon chapeau".

 

4 - Le bon roi Dagobert
Avait toujours la queue à l'air
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Au mois de décembre
Faut rentrer son membre
Le roi lui dit très fier
"Rien ne vaut le vit au grand air"
.

5 - Le bon roi Dagobert
Etait demeuré très primaire
Au grand Saint-Eloi
Qui lui demanda
"Dites-moi au moins
Combien font un et un?"
Il gueula comme un boeuf
"Un et un, ça fait soixante-neuf"
.

6 - Le bon roi Dagobert
Se faisait sucer au dessert
La reine fort choquée
Lui dit c'est assez
Devant tout le palais
C'est vraiment très laid
Le roi lui dit: "Souveraine,
On ne doit pas parler la bouche pleine"
.

 

7 - Le bon roi Dagobert
En mourant fit cette prière
"Mon cher Saint-Eloi
Je voudrais ma foi
Que l'on mît à part
Mon grand braquemart
Il servira d'ailleurs
De sceptre à tous mes successeurs"
.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PduhKWFfFOk&feature=player_embedded

 

Duodi 2 pluviose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

18/12/2009

Ben, mon cochon !

« Des chercheurs britanniques et australiens ont étudié la santé de trois groupes de cochons. Les premiers étaient à l’extérieur, pouvant se salir à loisir. Les seconds étaient ensemble, à l’intérieur d’un bâtiment. Les troisièmes étaient à l’isolement et bourrés d’antibiotiques.

Résultat sur la part de bactéries intestinales renforçant l’immunité et la résistance de l’organisme porcin aux maladies : 90% pour le premier groupe, 70% pour le second, 50% pour le troisième. Moralité : mieux vaut soumettre son corps à rude épreuve que le protéger à outrance. Un porc en bonne santé est un porc sale. »

Voilà une info qu’elle est sympa !

Le cochon – gloire à lui – est un animal fort propre et bien organisé. Dans une autre vie, alors que j’étais bucheron dans l’Ariège, j’ai élevé un cochon. Pompidou on l’appelait et sa maison était tout naturellement dénommée Elysée. Tous les dimanches, j’invitais quelques rudes amis coupeurs de bois ou paysans à trinquer chez Pompon à l’Elysée. Pompon avait le coin où il dormait, dans de la paille très propre ; le coin où il mangeait, correct bien qu’il laissât parfois quelques reliefs qu’il n’appréciait pas ; enfin l’endroit où il chiait, éloigné des deux premiers. Faut dire qu’il avait de la place. Et il n’était pas malade le  bougre ! Nous avons aimé Pompon jusqu’au bout, jusqu’à la dernière rondelle de saucisson.

Lorsque je trainais mon Nikon au Vietnam, les troufions ricains - dont pratiquement toute la nourriture arrivait des Zuhessa et qui chassaient la bactérie plus efficacement que le Viet – choppaient toutes les maladies qui passaient. Moi, bouffeur de tout, pas du tout intégriste de l’hygiène, je n’ai jamais été malade. Même pas des amibes, juste une traditionnelle chaude-lance…

Alors, lavons-nous mes mains bien sûr, mais ne nous cassons pas trop le cul pour ces questions de « propreté ». D’autant plus qu’il faut économiser l’eau !

Pour ça, je suis exemplaire : je ne bois que du vin.

- « Et pour te laver me direz-vous, comment tu fais Victor ».

- Ben ! C’est simple, je pratique le nettoyage à sec.

- ????? C’est quoi ça ????

- Je me gratte…

 

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30/04/2009

Ben! mon cochon!

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Merci à Chimulus