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03/08/2017

Au bistro de la toile : allo, à l’eau !

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- Allo Loulle ?

- Lui-même. Oh ! C’est toi Victor. Je reconnais ta grande gueule, même au bigophone. Alors, quel temps fait-il sur les Hautes terres ?

- Ce matin, 12°. On dort avec une petite couvrante. Et dans la journée, ça monte tout de même à 30°.

-… teng ! T’es vernis. Ici, ça tangente les 40°. Même les cigales en ont la flemme. Les clients ont la langue qui pègue et ne parlent même plus. Le pastaga s’évapore dans les verres… Et l’eau va devenir hors de prix.

- Explique. C’est pas que j’en boive beaucoup, et pour ma toilette, je pratique le nettoyage à sec : je me gratte !

- Eh bien voilà. La communauté du Grand Avignon a eu à débattre du problème de l’eau sur le territoire de la communauté. Beaucoup, dont Cécile Helle maire d’Avignon, la maire de la principale ville de la communauté, voulaient revenir à une gestion publique de l’eau, à travers une régie communautaire, loin des multinationales, de leur opacité, de leur appât du gain. Bien des villes et des communautés ont fait ce choix en France et les usagers s’y retrouvent tant au niveau du tarif que des services. Mais voilà, le président de la communauté du Grand Avignon, le citoyen Roubaux Jean-Marc, par ailleurs maire de Villeneuve, la cité jumelle d’Avignon, formé à la grande tradition magouillarde de l’UMP, l’a renvoyé sur les roses : « Je ne joue pas aux dés. Nous sommes gestionnaires de l’argent public, notre ligne directrice, c’est l’intérêt général, 365 jours par an, ce que sont capables de faire les grands groupes dont c’est la spécialité, pas nous au Grand Avignon ». Ben voyons.

Au terme du vote - où les conseillers FN ont démonté le système de régie municipale et accordé leur voix au président - la gestion de l’eau de la ville d’Avignon sera de nouveau confiée à un prestataire privé, qui sera choisi au cours de l’été 2018 pour être opérationnel à partir du 1er janvier 2019 et cela pour une durée de 10 ans.

- Puisque c’est comme ça, Loulle, j’en boirais plus d’eau. Où du moins, peu et seulement désinfectée par le pastis ! Finalement, Helle est cocue dans cette histoire. Eh ! Ici aussi, il s’en passe de belles.

- Raconte.

- Ben voilà. Fin juillet une jeune fille envoie un SMS angoissant à son copain, lui expliquant qu’elle avait été enlevée, mise dans le coffre d’une voiture, enfermée dans un lieu inconnu, pour finalement être relâchée par ses ravisseurs.

Le jeune, affolé, prévient les gendarmes qui mettent en place tout un dispositif. Pour la retrouver, une cinquantaine de bourres étaient partis sur sa piste, aidés d’un hélicoptère, qui avait survolé le nord Lozère jusqu’au Puy-en-Velay pendant deux heures et demie ! La fille a été retrouvée le dimanche 23 juillet, vers 18 heures, à Saint-Chély-d’Apcher.

- Ouf. Tout est bien qui finit bien.

- Ouais, Loulle, seulement voilà. Les pandores ont un peu cuisiné la belle et… elle a avoué – la gourgandine - avoir tout inventé pour s’organiser un week-end coquin avec un homme au Puy-en-Velay ! Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un homme politique… Mais chut, faut pas que ça s’ébruite.

- Ah ! Ah ! Ah ! Eh bien, le jeune homme vient d’entrer dans la grande famille des cornus ! Au pays des vaches Aubrac, il ne détonnera pas !

- Loulle, on peut être cocu et philosophe : ne vaut-il pas mieux avoir une participation sur un volcan (d’Auvergne !) que l’exclusivité d’une banquise ? Allez, à la nôtre, je lève mon verre Loulle. À bientôt.

- À la nôtre Victor. Et ten té galhard !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

08/08/2015

Ouiquinde érotique avec Jean-Joseph Vadé

cocu femmes bazarettes.jpg

 

Le troc

"Lucas, contente mes désirs ;
Allons,
C'est assez dormir :
Faut-il toujours te prévenir
Sur un plaisir
Que l'hymen fait sentir ?
Non, je ne puis m'en abstenir,
Rien ne peut me contenir;
D'un autre je vais l'obtenir, pour te punir."
Dans le moment Isabelle
Se lève et prend la chandelle ;
De son époux
Méprisant les dégoûts,
Se lève tout en courroux
Et s'en fut trouver Martin
Qui, dès le grand matin,
Etait au rendez-vous
Lucas, bien loin d'être chagrin,
Est charmé de son dessein
Et bénit cent fois le destin
D'être débarrassé de ce lutin.
Catin
L'attendait dans le jardin
Où, pour certain,
Son mari mettait Isabelle en train :
Mieux que dans les draps,
Chacun entre les bras
De l'objet de ses vœux
Goûtait le fruit de ses beaux feux ;
Mais à leur malheur
Succéda la frayeur ;
Car l'aurore parut,
Et chacun se reconnut
Isabelle, à petit bruit,
Trotte et s'enfuit :
Catin, d'un air nonchalant,
En fait autant.
Les maris, en même temps,
S'en furent cocus et contents.

 

 

Jean-Joseph Vadé

 

Jean-Joseph Vadé,cocu

 

Photos X - Droits réservés

 

13/01/2014

Au bistro de la toile : les feux de l’amour à l’Elysée.

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- Sacré François ! Avec son air de ravi de la crèche, c’est une fine gâchette ! Et, rien que des belles femmes ! La Ségo : première série A, la Valérie, première série A, quant à la nouvelle, j’ai pas encore la fiche, mais elle a l’air canon !

 

- Le pouvoir Loulle. Le pouvoir. Dans la nature, les femelles n’accordent leurs faveurs qu’aux plus forts, qu’à ceux qui sont capables d’écarter leurs rivaux. Et chez les humains, c’est pareil. Le pouvoir donne beaucoup de séduction aux mâles. Et particulièrement en politique. Giscard avait la séduction de l’intelligence ; Mitterrand avait la fascination du cobra ; Chirac, lui était le séducteur né : taille, physique, prestance ; Sarko a la tchatche, François a l’humour mais les deux ne sont pas des Adonis. Pourtant tous se la serait mise sous le bras s’ils n’avaient pas l’incommensurable charme que donne le POUVOIR.

 

- Hier, à la télé, Ségo était invitée. Elle a évidemment botté en touche à LA question que ne pouvait manquer de lui poser le journaleux de service. Mais on a vu dans ses beaux yeux étinceler  un bref éclair de jouissance vengeresse. L’air de dire « Bienvenue dans la grande famille des cocus ! »

 

- Seuls les hommes sont cocus Loulle. Et leur situation prête à rire. Les femmes sont trompées et c’est un déchirement dramatique.

 

- C’est vrai. Tè, moi, lorsque je présente celle qui partage ma vie de mastroquet, je ne dis pas « ma femme », mais « notre femme ». Ça fait moins prétentieux, d’autant plus qu’on ne sait pas à qui l’on parle ! C’est peut-être celui qui vous rend « cornuto »…

 

- Bof… Tu sais, Loulle, maintenant, il existe des cornes montées sur rotules et ressorts : elles se baissent toutes seules au passage des portes et se redressent ensuite ! Et puis, Loulle, mieux vaut avoir une participation sur un volcan que l’exclusivité d’une banquise !

 

- Bien parlé, Victor. On voit que tu dois connaître la question !

 

- Comme tout le monde Loulle ! Comme tout le monde. Il n’empêche que cette jeune femme, Valérie, se trouve dans une situation épouvantable. Elle est la risée du monde entier. On comprend qu’elle craque, d’où son hospitalisation… Probablement pas pour une gastro ou une migraine…

 

- En France, Victor, les frasques présidentielles sont dans la nature des choses. Ça donne même quelques bons points à ceux qui en sont les héros. On n’est pas aux Zétazunis où on a cloué au pilori ce pauvre Bill Clinton pour s’être fait souffler dans la canule tout en bonifiant ses cigares dans un endroit chaud et humide !

 

- C’est vrai, et c’est très bien ainsi. Mais tout de même Loulle. Ça donne à réfléchir ce président planqué sous son casque intégral, rejoignant sa chérie la nuit, sur son scooter trois roues, avec la petite valise contenant le bouton de TCHBOUUMMM ! tenue par un sandow sur le porte-bagage de son pétaro… Avec un garde-du-corps forcément complice qui l’escorte. Tu vois les menaces de pressions de tous bords qui planent sur le mec !

 

- Bah ! Celà-ne-nous-regarde-pas ! On verra bien comment François-la-gâchette s’en tirera demain soir lors de sa conférence de presse. Allez, c’est ma tournée ! Buvons à la grande famille universelle des cocus !

 

Quartidi 24 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 Merci à Chimulus...


...et à tonton Georges!