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29/12/2008

2009 : l’année des combats victorieux contre un pouvoir faible avec les forts, fort avec les faibles !

manifslycéennes.jpgN’en déplaise aux lèche-cul compulsifs, l’année se finit sur un double recul du pouvoir sarkozien : sur la « réforme » des lycées, sur le travail du dimanche.

Celui-ci se réduit à pas grand chose et n’est plus qu’une légalisation de situations illégales de fait dans certaines grandes agglomérations (n’oublions pas que le rapporteur de cette loi n’est autre que le député UMP des Bouches-du-Rhône et surtout de Plan-de-Campagne, la plus grande concentration de grandes surfaces de distribution en Europe, au nord de Marseille.) On a là une illustration du clientélisme politicard.

Celle-là est plus significative et plus prometteuse : les sarko-trafiquants, en envoyant la « réforme » des lycées aux calendes grecques, ont nettement reculé. Et reculé devant quoi ? Devant LA RUE !

La première leçon a tiré est évidente : un mouvement puissant, s’appuyant sur la JEUNESSE, mobilisant nationalement dans des manifestations de masse, est capable de faire reculer ce pouvoir représentatif de l’ultra libéralisme le plus cupide, le plus borné, le plus injuste, le plus brutal.

Le seconde leçon : appliquer cette méthode partout où de grands acquis républicains sont menacés (laïcité, services publics, libertés individuelles, etc.)

Le prochain combat peut et doit être gagné : c’est celui de la lutte contre la privatisation de la poste.

Par le fait du Prince, La Poste, le seul grand service public commercial encore entièrement dans les mains de l’Etat, risque de changer de statut. Ce devrait être fait d’ici l’été prochain, par le vote d’une loi au Parlement croupion.

Si elle devient société anonyme, La Poste et sa filiale la Banque Postale, seront évidemment la proie des intérêts privés, malgré les dénégations de Sarko (on sait ce que vaut sa parole depuis l’affaire de GDF qui devait, dixit Sarko alors ministre de l’économie, rester majoritairement dans le domaine public !)

Les sarko-trafiquants – machiavélistes de sous-préfecture – ont mis au point une combine pour faire passer la pilule : une augmentation de capital de 2,7 milliards souscrit à 1,2 milliard d’euros par l’Etat et 1,5 milliard par la Caisse des dépôts (Nos sous ! ! ! Ceux de l’épargne des Français). Ce paravent grossier, gobé trop facilement par une partie des médias, est une imposture.

Tout d'abord, l’Etat a la possibilité d’assurer l’augmentation de capital par lui-même s’il le désire. Juridiquement d’abord, puisque le traité de Rome reconnaît le droit aux Etats de posséder des entreprises. Il serait d’ailleurs temps que les gouvernements fassent reconnaître ce droit à la Commission. C’est même le moment, puisque la crise amène à injecter des fonds publics partout, et notamment dans le secteur privé !

Financièrement ensuite : l’Etat peut emprunter pour investir dans La Poste. C’est même recommandé, puisque les règlements européens issus des traités de Maastricht et d’Amsterdam mettent « hors déficit » les investissements, y compris dans les entreprises. C’est grâce à ces règles que les 40 milliards de fonds propres mis à disposition des grandes banques privées ne seront pas comptabilisés dans la dette publique. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement ne puise pas dans cette enveloppe pour aider sa filiale la Banque postale, qui est la banque de service publique, celle qui « bancarise » ceux qui sont refusés ailleurs. Nul besoin donc ni de changer de statut, ni de solliciter la Caisse des dépôts.

On sait donc ce qu’il nous reste à faire : se mobiliser massivement, au besoin durement, pour défendre ce bastion du service public que doit rester La Poste !