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16/07/2014

Dumping fiscal, paradis fiscaux, croissance... On t'attend là, euro-citoyen Junker !

junker par A Botella.jpg

 

 

Barosso va ENFIN libéré le territoire. N'épiloguons pas sur les méfaits de ce personnage nuisible parmi les nuisibles et essayons d'avancer. La commission européenne s'est donc donnée un nouveau patron, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, créateur, lorsqu'il dirigeait son micro-pays, du « paradis fiscal le plus nuisible d'Europe » dixit Eva Joly qui connaît bien la question. Ce n'est pas un perdreau de l'année mais une vieille carne politique qui gravite depuis des décennies dans les milieux « responsables » de l'Europe. Il était le candidat du parti arrivé en tête aux dernières élections européennes, il est donc logique qu'il prenne la tête du pilier de l'Union : la Commission.

 

Il faut faire avec, ne lui faisons donc pas de procès d'intention. Mais on va vite voir comment il se comporte et au profit de qui il roule. En particulier dans la lutte contre...les paradis fiscaux, c'est-à-dire, en Europe, la lutte contre le dumping fiscal et les contorsions des multinationales qui jouent de ces distorsions pour « optimiser » leur fiscalité. En parlant clair, pour ne pas payer les impôts que les États dans lesquels ces entreprises prédatrices font leurs bénéfices sont légitimement en position d'attendre. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Une des combines de ces multinationales s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks et autres multinationales yankees reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

 

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, le Luxembourg – pays de Junker – en est un autre, et pas des moindres. Il concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling », se montre très accommodant sur les taxations... Junker s'est engagé durant sa campagne à « faire du droit comparé positif » (??!!) pour en finir avec cette concurrence fiscale entre États de l'Union, et à « revoir la fiscalité des entreprises ». On va voir... D'autant plus que dans l'U.E. toute décision concernant la fiscalité doit être prise à l'unanimité des 28 membres ! Bonjour l'efficacité, et merci aux Rosbifs qui ont imposé cette directive scélérate pour protéger les intérêts des vautours de la City. Il y a donc toujours un pays qui met son veto pour bloquer toute avancée conséquente en la matière. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Les banques vont être très prochainement obligées lien à déclarer, entre autres, le nombre des personnels qu'elles emploient pays par pays, les bénéfices qu'elles réalisent pays par pays, le montant de l'impôt qu'elles y paient, pays par pays encore. On verra si Junker propose d'étendre cette excellente directive aux multinationales ! On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Junker s'est prononcé clairement, au cours de sa campagne électorale, pour la création d'un registre sur lequel il serait obligatoire d'enregistrer les noms et coordonnées de tous les bénéficiaires des trusts, edges-funds et autres officines opaques qui participent à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. Registre contre lequel ferraillent entre autres les Pays-Bas et...le Luxembourg ! lien On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Ah ! C'est vrai, Junker a promis 300 milliards sur 3 ans pour relancer la « croissance ». Soit 100 milliards par an. Pour 500 millions de citoyens européens, cela fait 200 euros par citoyen. Un bon repas en famille au resto... Ma foi, c'est toujours bon à prendre. On t'attend, là encore, euro-citoyen Junker.

 

 

Octidi 28 messidor 222

 

Illustration : merci à A.Botella

 

26/01/2009

MOBILISATION! Les OGM reviennent!

ogm revolver.jpgOn croyait s’en être débarrassé pour quelques temps. On croyait que la Commission européenne, en la personne de son commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, tenait enfin un homme capable de dire merde aux lobbies. Tè ! Fumes…

Cette calamiteuse Commission vient de recommences ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit pour pouvoir lus faire du mal. Elle vient en effet de relancer des procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques et une démarche visant à forcer la France à lever ses mesures de sauvegarde.

La décision a été prise mercredi dernier par la Commission, mais n'a fait l'objet d'aucune communication, a reconnu jeudi son porte-parole Johannes Laitenberger. Ceci sur une prétendue « base scientifique ( ! ! ! ? ? ?) » : un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement. Ben voyons !Y a plus qu’à les croire sur paroles, ces larbins de Monsanto et autres empoisonneurs…

Les procédures lancées jeudi par la Commission visent à autoriser la culture des variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1105 du groupe Pionner-Dow.

Elles s'attaquent également à la "clause de sauvegarde" adoptée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810 de la multinationale Monsanto, car l'EFSA l'a jugée "non justifiée". Sont également visées des mesures similaires adoptées par la Grèce et la Hongrie.

Deux comités de l'UE ont été saisis mercredi et vont devoir se prononcer sur les décisions de la Commission. « Si les votes sont positifs, les OGM vont sur le marché », a précisé la Commission. Sinon, l'arbitrage reviendra aux Etats membres et la décision sera prise à la majorité qualifiée.

OGM j'en veux pas.jpgLe commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas avait initialement refusé l'autorisation de cultiver ces maïs génétiquement modifiés, mais après le nouvel avis de l'EFSA, il n'a pas pu s'opposer mercredi au lancement des procédures, a indiqué son entourage.

Alors MOBILISATION ! Interpellons nos députés ainsi que Borloo, écrivons aux députés européens ainsi qu'aux futurs candidats (les élections sont proches ! !), faisons du ramdam, alertons la presse, gueulons dans nos blogs !

Banzaïe !