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11/11/2013

11 novembre… La mort industrialisée et la konnerie triomphantes

 

 

 

 

guerre,mort,connerie


 La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

 

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

 

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

 

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 


VictorAyoli

 

poilus 14 18.jpg


 

 

La chanson de Craône

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

http://www.youtube.com/watch?v=5_Oxk83vDfg



Primidi 21 brumaire 222

 

Illustrations X – Droits réservés

 

04/01/2013

Un petit cadeau pour la nouvelle année : « Ceux qui ne pensent pas comme nous… »

brassens gros plan couleur.jpg

 

 

 

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens


Ecoutez-là

ICI

 

 Quintidi 15 Nivose 221

 

Photo X - Droits réservés


 

 

06/10/2010

COCORICO ! Le Nobel de la connerie attribué à un Français

 

chimulus sarko nobel de betise.jpg

Le Nobel de la connerie devrait être décerné aux hommes de la glorieuse famille Sarkozi de Nagy Bocsa, aussi méritants les Huns que les autres, pour l'ensemble de leur oeuvre.

 

Merci à Chimulus

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

Pour tenter de la SAUVER cliquez

ICI

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

30/03/2010

Au bistro de la Toile: "Deux choses sont infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue." Albert Einstein

 

 

einstein langue.jpg

 

- Ils commencent à nous les gonfler façon montgolfière les aliboffis avec leurs conneries de « gros mots », de « dérapages verbaux » - c’est comme ça qu’ils parlent dans les gazettes, les boites à mensonges et les lucarnes à décerveler. Ça a été Frêche – qu’il leur à mis un sacré doigt d’honneur soi-dit en passant - puis Zemmour, puis Guillon.

 

- Eh ! Loulle, si la police de la pensée et de la vertu vient dans ton rade qui est un antre de subversion, elle va en entendre de belles et de bien grasses ! Finalement, comme dit la mère Roumanoff, le seul média qui reste libre, c’est bien « radio-bistro » ! Là, au moins, on est encore à l’abri de la dictature des bons sentiments. Si je veux dire merde à Sarko ou au pape, je peux encore le faire.

 

- Pour combien de temps ? J’ai lu ton truc « Matin brun », c’est criant de réalisme : accepter de fermer d’abord un peu sa gueule, accepter de se plier d’abord un peu à des directives stupides, puis encore un peu, puis…Pffuuit ! Les fachos sont là, sans que tu les ais vu venir. Sans coup d’état. Par la dictature d’abord douce puis plus rude et enfin brutale du « politiquement correct » qui est plutôt un « moralement correct ».

 

- Les mots. Ils commencent par les mots. C’est puissant les mots. Dangereux parfois. Comme une kalachnikov. Alors on les castre : un aveugle est un non-voyant, un sourdingue est un mal-entendant, les Arabes, les noirs et les chinois sont des minorités visibles, un cul-de-jatte est une personne à mobilité réduite, les pédés – c’est comme ça qu’ils se nomment entre eux – sont des homosexuels…Et un con est un mal-comprenant !

 

- Après les mots arrivent les actes. Les interdits se glissent insidieusement partout. Interdit de fumer, interdit de se murger la gueule, interdit de trop bouffer, bientôt interdit de baiser sans permis ! Tout ça se fait en loucedé et – le pire – avec l’assentiment des bons cons à la cervelle rendue bien disponible aux messages de Cocu-cola et des gourous de la pensée unique par les hyper-conneries chiées à pleines boyaux par TF1 et autres faiseurs de cons. Le con, voilà l’homme idéal au temps de la mondialisation ultralibérale. Mais il faut noter que la connerie n’est pas innée, elle est acquise, voire imposée.

 

- Le danger, c’est que la connerie est contagieuse… Ecoutez le con de consommation courante qui pérore : il parle comme à la télé. Il dit « au jour d’aujourd’hui », j’ai été « impacté » et autres niaiseries sorti du sabir des cons « experts »…

 

- Les cons sont partout. Ils nous cernent. Ils sont multiples et changeant. Ils sont, comme tu dis con-tagieux, ils sont con-fraternels, ils sont con-sanguins, ils sont con-joints, ils sont con-disciples, ils sont con-décendants, ils sont con-vecteur, ils sont con-citoyens, ils sont con-tractés, ils sont con-casseurs, con-cave, con-pliqués, con-cernés, con-fessés, con-damné…

 

- Et quand le con-cours, le con-çu ! Il y a aussi le con-cul-pissant, le con-danseur, le con-gelé. Et quand le con-nique, faut voir ce que le con-génère !

 

- Ouais, mais restons modeste, on est toujours le con de quelqu’un car la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu.

 

- Ah ! Voilà le téléphone : je crois que le con-sonne…

 

- Bon. En attendant, Victor, qui est-ce qui paie les con-sommations ?

 

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11/12/2009

Au bistro de la Toile : on nous prend encore pour des cons !

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- Puteng ! T'as vu Victor, ils se sont estrassés le cul les 27 de l'Europe ! Parait qu'ils vont « débloquer » 2 milliards par an pendant trois ans pour aider les « pays pauvres » à faire les efforts nécessaire pour que la boule de chope pas trop la fièvre. 2 milliards d'euros ! A rapprocher des centaines de milliards débloqués immédiatement pour « sauver » les banques ! Plus prendre les gens pour des cons que ça, c'est difficile.

- Eh ! C'est encore un enfumage de terrier. Un de plus. Ils sont tous à nous dire qu'on va passer au barbecue si on continue nos conneries de « croissance » sans frein, et tout ce qu'ils trouvent dans les tiroirs, c'est 2 petits milliards à refiler - probablement dans la poche de quelques roitelets et dictateurs - pour sauver la boulle de plus en plus puante ! Et encore, parait que c'est une victoire !

L'Europe contribuerait ainsi au tiers des dépenses prévues, soit 6 milliards par an à refiler aux pays crève-la-faim pour qu'ils déforestent moins... Pourtant, quand un Chinetoque, un Indien ou un Brésilien « produisent » pour vivre 1 kilo de ce fameux gaz carbonique, nous, les Zeuropéens, on en fait 10 et les Zétazuniens 20 kilos. Autrement dit nous, les 500 millions d'Européens polluons autant que 5 milliards de Chinois ou d'Indiens et que 10 milliards d'Africains ! Quand aux Ricains, c'est à hurler de connerie. Ces 350 millions de gros et gras cons polluent autant que 7 milliards d'Indiens ou de Chinois et que 14 milliards d'Africains ! Alors quand ils nous font un doigt d'honneur les « pays pauvres », ils ont bien raison ! C'est à nous d'arrêter nos conneries, pas à eux.

usine polluante 2.jpg- Oh ! Le pastaga, Victor, ça produit du carbone ?

 

- Sûrement, puisque c'est fait à base de badiane, une plante qui vient de Chine et qui a remplacé l'anis local de nos grand-pères !

- Merde. Alors je mets ma tournée, mais uniquement du bon jus de la treille de chez nous.

- A  la nôtre !


 

02/10/2009

France Télécom m’a tuer…


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- Oh! Victor! On te voyait plus au Bistro de la Toile. T’étais en garde à vue? Ou ta meuf t’avait mis en liberté conditionnelle?


- Rien de tout ça, j’avais maille à partir avec France Télécom.


- Oh! Puteng! C’est pas le suicide qui te guette au moins?


- Le suicide non, mais la rabia oui! Figurez-vous que j’ai été victime de pratiques qui frisent le racket ou l’extorsion de fonds!


- Explique-nous.


- Bè! Ils me demandent des thunes de manière véhémente genre dernier avis avant huissier pour une facture jamais reçue et ne correspondant à aucun service. Avec à l’appui de ces menaces la restriction, puis carrément la suppression de ma ligne… Alors la Toile! Tè! Fumes.


- Et pourquoi tu ne changes pas d’opérateur? Y a pas que France Télécom maintenant?


- Parce que dans nos cambrousses, il n’y a que l’opérateur « historique-hystérique

» qui passe au niveau de l’ADSL, et encore à vitesse tortuesque. Donc, t’es piégé, pieds et poings liés entre les mains de ces gougnafiers… J’ai donc envoyé un chèque correspondant à cette pseudo dette envers eux - dans les soixante euros. A noter que pour Sud-Ouest-Méditerranée, il faut payer à Lille! C’est ça la restructuration genre France-Télécom. Onze jours après l’envoi du pognon, rien!

Et je ne vous dis pas le temps de musiquette à mon portable pour avoir autre chose qu’un robot! Bonjour la dépense…

Je descends donc à « la ville », à l’agence F.T.. Et là, on me dit que pour avoir de nouveau le bigophone dans ma grotte, faut rouvrir une ligne, laisser une caution de 90 piastres, plus des frais « techniques » de 55 piastres et accepter le prélèvement automatique… Racket de 150 euros en incluant 5 piastres pour le duplicata de la facture jamais reçue…


J'ai donc casqué, mais pour avoir l'ADSL et donc pouvoir revenir au Bistro de la Toile, tè! Fumes! Quinze jours qu'ils m'ont dit pour « reconstruire la ligne ». C'est comme ça qu'ils se font de la fraîche sur le dos des clients. Et ça vient juste de revenir aujourd’hui, alors qu’au bord du desespoir, je m’apprêtais à me suicider avec une boutanche de Tavel Roudil 2008.


Voilà les méthodes de ces marchands de soupe, souriants et affables lorsqu’il s’agit de te vendre une de leurs merdes, puis ajoutant le mépris à l’incompétence une fois que tu as signé.


Et ces chiapacans ont fait cette année plus de 4 milliards de bénèf, transvasés des poches des pélucres comme nous dans celles des actionnaires, tout en virant 40.000 salariés… Merci aux connards – Strauss-Khan et Fabius si je ne m’abuse – qui ont privatisé ce qui fût un fleuron exemplaire de l’entreprise de service public à la française, et qui est devenu une boite de merde qui non seulement méprise et extorque ses clients mais en plus pousse ses salariés au suicide.


Merci tout de même!Vous êtes super lesmeufs et les keums! Malgré près de trois semaines d'absence, les stats me montrent que vous veniez très nombreux (de 400 à 500 par jour!) voir si j'existais encore! Tè! J'ouvre une autre bouteille à votre santé!


09/07/2009

Boycottez les carburants verts : piège à cons fait pour affamer les pauvres…

usine éthanol.jpg



Avant de partir en transhumance vers les Hautes Terres avec mon bon vieux combi VW rescapé des somptueuses années hippies, je suis allé le désaltérer à la station service. Où on m’a proposé du « e-carburant » ou une connerie comme ça. Que j’ai évidemment refusé et que je vous invite, vous aussi, à boycotter.

Très à la mode aujourd’hui, les biocarburants – qui sont tout sauf bio ! - ont apparemment toutes les vertus. Produits à partir du maïs, du manioc ou de la canne à sucre, ils réduiront notre dépendance vis-à-vis des hydrocarbures du Moyen Orient ou de la Russie.

Moins polluants que l'essence ou le fuel, ils permettront de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.
Belle connerie… Pour faire un litre de « carburant vert », il faut… 1 litre de pétrole, sous forme d’engrais, de pesticides et…pour faire tourner les tracteurs !

Surtout, l’éthanol est produit par de grosses multinationales, qui agissent comme de puissants groupes de pression auprès des gouvernements. Notamment la compagnie étazunienne ADM, premier producteur d’éthanol aux Etats-Unis, qui fut un très gros financier des campagnes électorales de Bush. En France ce sont les betteraviers et les céréaliers, évidemment soutenus par la FNSEA, qui mènent la danse. Ceci pour s’engraisser une fois de plus de subventions sorties de la poche du pauvre con d’automobiliste !

La moitié de l’éthanol est produit aux Etats-Unis à partir du maïs. Or, pour fabriquer suffisamment d’éthanol pour remplir un réservoir de 4x4, il faut utiliser plus de 200 kilos de maïs. Bush avait promis que l'Amérique allait en produire cinq fois plus d’ici 2017. Résultat : alléchés par les aides fiscales, les producteurs de maïs préférent vendre leur récolte aux fabricants d'éthanol plutôt qu’aux pays pauvres dont c’est une des bases alimentaires. Obama, on t’attend sur ce problème !

Conséquence: selon les calculs de l'International Food Policy Research Institute, le prix du maïs va augmenter de 41% d’ici 2020.

D’ores et déjà, au Mexique, le prix de la farine de tortilla (fabriquée à partir de maïs importé des Etats-Unis) a plus que doublé.

Autre conséquence: le prix du manioc - nourriture de base de 200 millions d'Africains - est aussi en train de flamber (+135% prévu d’ici 2020 !). Voilà une des nombreuses formes de « l’arme alimentaire » qui manie les Zétazunis.

Moralité: les plus pauvres ne pourront plus se nourrir.

On peut pourtant produire de l’éthanol à partir de végétaux, d’herbes, de cannes, de bambou, d’arbres. Mais ce n’est pas l’intérêt des rapaces empoisonneurs de l’industrie agricole.

Il y a aussi une autre solution : produire de l’huile de colza, comme le font nombre de producteurs. Il suffit de presser les graines pour produire, directement, à la ferme, une huile qui est un excellent carburant, qui fonctionne dans les moteurs classiques et qui pollue moins. Mais cette production, décentralisée, échappe aux multinationales. Donc, le gouvernement français – comme les autres d’ailleurs – est contre et taxe ce carburant démocratique et écologique de telle sorte que le litre coûte plus cher que le gazole…

Comme dit le slogan de ce site « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… »



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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)

 

27/05/2009

Eh! Tu la connais la dernière connerie de Lefèvre?

 

chimulus travailler les morts.jpg

Merci à Chimulus

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NOUVEAU!


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr

26/04/2009

La connerie triomphante ne connaît pas la crise !

justice 2.jpgLa connerie humaine est bien la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini. Les magistrats hexagonaux se placent confortablement dans un palmarès de la connerie, qui « réprimandent » légèrement le Juge Burgaud « C’est pas joli ça Monsieur! Faut plus le faire ! Sinon pan pan cul cul ! » Et, pire encore, avec un juge de la commission de discipline lui-même dans le coup de cette sinistre mascarade d’Outreau !

Lacordaire disait : «Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.» Les pauvres cons, dans l’histoire d’Outreau, ils auront connus l’humiliation, la honte, l’injustice, les horreurs de la prison pour un « manque de lucidité » d’un juge…
Les Zétazuniens ne sont pas en reste. Et ils ont l’humour de décerner chaque année des prix – les Stella Awards – aux justiciables et aux juges portant le plus haut le fanion de la Connerie triomphante !

Rappelons que les Stella Awards tirent leur nom Stella Liebeck, cette dame de 81 ans qui s'était renversé du café sur elle et qui avait subséquemment intenté un procès à Mac Donalds, qu'elle avait gagné ! Ce cas retentissant a inspiré la création des prix Stella qui récompensent les procès gagnants les plus grotesques et les plus ridicules d'Amérique.

- 6e place

Carl Truman, un jeune homme de 19 ans de Los Angeles (Californie) s'est vu attribuer 74.000 $ de dédommagement de frais médicaux après que son voisin lui ait roulé sur la main avec sa Honda Accord. Apparemment Mr Truman ne s'était pas rendu compte qu'il y avait quelqu'un au volant quand il a entrepris d'essayer de voler les enjoliveurs.

- 5e place
Terrence Dickson de Bristol (Pennsylvanie) quittait la maison qu'il venait de cambrioler en sortant par le garage. Mais il ne réussit pas à ouvrir la porte du garage dont le système de commande automatique était défectueux.
Il ne put pas non plus retourner dans la maison car la porte de communication qu'il avait tirée derrière lui s'était refermée avec un loquet automatique. La famille qui habitait la maison étant partie en vacances, il se retrouva bloqué dans le garage pendant huit jours. Il survécut grâce à un carton de bouteilles de Pepsi et à un sac de croquettes pour chien qu'il trouva sur place. Il porta plainte contre la compagnie d'assurance de la maison arguant que la situation l'avait placé dans un état de détresse psychologique. Le jury lui attribua 500.000 $.

- 4e place
Jerry Williams de Little Rock (Arkansas) a reçu 14.500 $ de dédommagement après avoir été mordu aux fesses par le chien de son voisin, un Beagle. Le chien était attaché à une chaîne et le jardin était clôturé.
La somme accordée a été inférieure à celle demandée car il a été estimé que le Beagle avait été quelque peu provoqué : en effet Mr Williams avait sauté par dessus la clôture dans le jardin de son voisin et avait tiré sur le chien à plusieurs reprises avec un pistolet à billes plastique.

- 3e place

Un restaurant de Philadelphie s'est vu condamné à payer la somme de 113.500 $ à Amber Carson de Lancaster (Pennsylvanie) après qu'elle se soit cassé le coccyx après avoir glissé dans une flaque de boisson gazeuse renversée par terre. Si la boisson était par terre, c'est parce que Miss Carson l'avait elle-même jetée à la figure de son ami trente secondes auparavant au cours d'une dispute.

- 2e place
Kara Walton of Claymont, Delaware, a fait un procès à un night-club près de chez elle après être tombée de la fenêtre des toilettes de l'établissement, se cassant deux dents de devant. Cela se produisit alors qu'elle tentait de passer par la fenêtre des toilettes dames du night-club pour éviter de payer les 3,50 $ d'entrée. Elle s'est vu accorder 12.000 $ et le remboursement de ses frais dentaires.

- Première place
Et le grand gagnant de l'année est Mr. Merv Grazinski d'Oklahoma City. Mr Grazinski s'était acheté un motor-home Winnebago tout neuf. En rentrant chez lui après un match de football, il prit l'autoroute, mit le véhicule en vitesse automatique à 100 km/h et quitta tranquillement le volant pour aller se faire un café dans la cabine arrière. Chose peu étonnante, le véhicule dévia de sa course, quitta la chaussée et fit un tonneau. Mr Grazinski fit un procès à Winnebago au motif que rien, dans le manuel du propriétaire, n'indiquait qu'il était dangereux de quitter le volant. Le jury lui a accordé 1.750.000 $ (un million sept cent cinquante mille dollars !!!) et un Winnebago tout neuf. La compagnie a depuis modifié les manuels de ses véhicules, au cas où un autre de leurs clients serait un abruti du même genre !

La connerie triomphante ne connaît pas la crise !

11/12/2008

Un peu de religiophobie primaire : Du bon usage d'une lecture critique de la Bible.

chieur Topor.jpgMoi qui m’honore de compisser toutes les religions, c’est avec délectation que je viens de dégoter cette petite perle dans un blog québéquois. Je vous le livre in extenso. Ah ! ils sont bons nos cousins d’Amérique ! Un bonheur !

« Récemment une célèbre animatrice radio US fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. "C'est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination".

La Bible le dit. Un point c'est tout", affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait: Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit- elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

Je me confie pleinement à votre aide. »

Merci amis canadiens !


02/10/2008

« Entre les murs » : l’apologie de la connerie ?

c8fc6cff89132984ba4c7347d35ad10a.jpgJe dois être une anomalie génétique : je n’ai pas vu « Bienvenue chez les Ch’tis » !
Je n’irai pas voir non plus « Entre les murs », le film qui a obtenu la palme d’or à Cannes. Il est vrai que pour moi, ce qui est primé à Cannes fait l’effet de repoussoir. Allez savoir pourquoi.

On nous a tellement gonflé les aliboffis avec ce truc – unanimement encensé par la « critique » - qu’il me donne des boutons. Donc je n’irai pas.

Pour conforter ce choix, je suis allé faire un saut rafraîchissant sur l’excellent blog de Jean-Paul Brighelli.

Jean-Paul Brighelli, c’est ce professeur agrégé de Lettres qui a publié un livre qui casse la baraque du politiquementy correct: « La fabrique du crétin » (Editeur Jean-Claude Gawsewitch). Dans cet ouvrage, il s’efforce d'analyser avec lucidité, cette école de la réussite devenue si souvent école de l'échec programmé.

Son opinion sur le film « Entre les murs » tranche avec verve et lucidité avec le bourrage de crâne des médias !
Je vous engage à aller voir sur son blog :

Bonnet d’âne.

21/08/2008

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...


La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omni-présente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la caillasse du djebel ou la boue de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigts qui ne relâche plus la détente de votre arme.

La guerre, ce sont les hurlements, les sanglots les cris de douleur du camarade touché.Les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

Et c'est dans cette merde que le Ridicule sanguinaire de l'Elysée envoie les troufions français. D'accord, ils sont volontaires – pas comme en Algérie il y a un demi siècle! - et connaissent parfaitement ce qui risque de leur arriver. D'accord, c'est leur métier et donc, comme je dis un peu cyniquement, la mort, pour eux « c'est un accident du travail ». Mais encore faut-il que cette acceptation du sacrifice suprême soit sous-tendue par la conviction que ça serve à quelque chose. Ce n'est pas le cas en Afghanistan...

Et voilà que notre Lamentable en fait trop, comme d'hab. Il va sur place faire son baratin. Les médias en rajoutent en feignant de découvrir que la guerre c'est la mort. En Algérie, dix morts, c'était chaque jour... Résultats probables: les talibans vont faire des Français des cibles privilégiées, car ils savent maintenant que ça leur apporte un retentissement médiatique formidable! Vous vous rendez-compte, en descendant dix troufions, le Président de la France se déplace en personne. Tous les médias du monde occidental couvrent l'évènement! Extraordinaire opération de com pour les Tarés d'Allah!

Moralité: parents de jeunes militaires, apprêtez-vous à pleurer...



20/08/2008

Accidents du travail à Kaboul: 10 morts...

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Merci à Willem

Il les a traité d'amateurs et il les envoie se faire flinguer comme des lapins en Afghanistan. D'accord, ce sont des professionnels et se faire descendre est pour un troufion de métier un aléa de la profession qu'ils ont choisie. Un accident du travail en quelque sorte. Mais encore faudrait-il que ça serve à quelque chose! Et le Sinistre qui se déplace pour aller les baratiner à Kaboul. C'est pas de la provocation ça?

L'Afghanistan - où, dans une autre vie, j'ai roulé mes tongs pendant des mois, tant l'hiver que l'été - est un pays difficile au niveau terrain, et surtout habité par une mosaïques d'ethnies ennemies entre elles, mais desquelles émergent les Patans (ou Pachtous), établis sur les deux côtés de la frontière avec le Pakistan. Ces gens-là sont des guerriers nés. Ils n'ont jamais - jamais - été conquis, ni par Alexandre, ni par les Anglais, ni par les "Chouravi" (les Russes), et ils ne le seront pas plus par les Zétazuniens et leurs supplétifs, dont les Français.

Ce sont des populations qui crèvent de faim alors que la guerre qu'ils subissent coûte des milliards. Ils sont exploités par des seigneurs de guerre corrompus, sanguinaires. Ils sont fanatisés ar des extrémistes islamistes. Ils sont les premiers producteurs d'opium du monde, ils sont le nid du terrorisme. D'accord, d'accord. Tout le monde sait ça. Mais ils sont chez eux...

La guerre d'Algérie ne nous a pas suffi? Ni celle d'Indochine? Ni celle du Vietnam? Même si les motifs de cette guerre peuvent être compris - les talibans sont de sinistres fumiers - elle ne sera pas gagnée militairement. Par contre, en inversant les dépenses entre aide civile et dépenses militaires, peut-être y aurait-il quelques bribes de solutions. Peut-être...

Tout ça pour lécher le cul d'un Bush déjà aux poubelles de l'histoire.

Lamentable...