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01/12/2008

« Les couilles de mon grand-père sont pendues dans l’escalier ! Et ma grand-mère se désespère de les voir se dessécher ! »

couilles 2.jpgCette chanson gaillarde que j’entonne régulièrement après quelques joyeuses libations est, si l’on en croit les gazettes, prophétique. En effet, les couilles des mâles – humains comme animaux – produisent de plus en plus de foutre anémique, de foutre de vieux sénateur uhèmepet prostatique ; et de moins en moins de ces beaux et rugueux spermatozoïdes moustachus, à la queue puissante et redoutable qui depuis des millénaires et des millénaires se foutent des peignées dans le champ de bataille des chattes de nos chéries pour aller conquérir et engrosser une belle ovule aguichante comme une belle salope bien maquillée et ardente du cul !

Fini tout ça. Paraît qu’ils sont 40% en moins les spermatos ! Et que ce ne sont plus des spermatos AOC, seulement de l’entrée de gamme de grandes surfaces, du foutre de consommation courante !

En cause dans cette baisse: certains produits chimiques, dont l’absorption via des cosmétiques ou l’alimentation trouble le système endocrinien des hommes et des femmes. « Les problèmes de l'appareil reproducteur masculin sont aujourd'hui potentiellement aussi graves que le réchauffement climatique », affirme sans détour le professeur danois Niels Skakkebaek, directeur de recherche à l'hôpital universitaire de Copenhague. Ben dit-donc, l’est pessimiste le Viking ! La terre se réchauffe, mais nos couilles se refroidissent…

« Une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Armand-Frappier et un chercheur d’Environnement Canada durant environ cinq ans a révélé quant à elle que les concentrations de substances oestrogènes dans le fleuve du Saint-Laurent (Québec) sont telles, que la féminisation de certaines espèces a atteint des proportions de 30 à 50% et qu’un pourcentage inquiétant des poissons mâles analysés affichent une diminution quasi-totale de leurs fonctions reproductrices.

Afin de compléter ces recherches, ils ont également étudier les répercutions possibles sur l’homme en nourrissant des rats de laboratoire avec l’eau potable de millions de Québécois. Ils ont alors vérifié une baisse de la production de spermatozoïdes chez les rats mâles et une réduction sensible de la motricité de leurs spermatozoïdes. Cette recherche révèle que la bioaccumulation de substances oestrogènes est possible et qu’elle se transfère d’une espèce à l'autre dans la chaîne alimentaire, d'un poisson à un mammifère, et... de moi à toi.

« D'autres études ont montré la dévirilisation des crapauds mâles, des alligators, des tortues de Californie, des panthères de Floride, et même des ours polaires, ainsi que des mouettes mâles qui se mettent à couver des œufs, en raison du taux quasiment pharmaceutique dans les eaux de rivières, des œstrogènes hormonaux et médicamenteux, provenant des pilules contraceptives consommées par des dizaines de millions ou peut-être même de centaines de millions de femmes dans le monde, et quotidiennement rejetées via les urines dans les eaux usées des sanitaires et non traitées en stations d’épuration, œstrogènes qui vont se joindre aux actions des composés chimiques mimant les effets des œstrogènes naturels (œstrogène-like) : les pesticides organochlorés, eux-mêmes répandus par milliers de tonnes par an dans le monde, les dioxines, les phtalates (utilisés dans les produits en PVC, sols, jouets, tuiles, dans les colles, les encres, les solvants des cosmétiques et des produits de toilette), les alkyl phénols et leurs dérivés (utilisés comme détergents industriels et incorporés dans certaines peintures et certains plastiques), le bisphénol A utilisé dans les couvercles alimentaires et les bouteilles plastiques en polycarbonate, les hydrocarbures aromatiques, les retardateurs de flamme au brome (BFRs) utilisés dans les tissus d’ameublement, les meubles, les ordinateurs, et certains métaux lourds (cadmium, mercure, plomb), etc. »

Eh ! Les mecs, pas étonnant que les couilles molles, les castrats et autres carolines tiennent le haut du pavé !

Finalement, c’est une bonne nouvelle. Depuis quelques décennies, l’espèce humaine lapinise avec une telle frénésie qu’elle saccage tout, qu’elle mène le monde à sa perte. Un hurluberlu célèbre a dit en son temps : « croissez et multipliez-vous ». On voir le résultat : plus de six milliards d’homo consomatus qui bouffent, qui chient, qui pourrissent la planète. Et à ce rythme, parait qu’on (qu’ils !) sera 12 milliards en 2030… Ils mangeront peut-être, plein de merdes OGM, mais faute de place, ils mangeront debout !

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