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06/06/2014

Débarquement… Faites l’amour, pas la guerre !

 

Guernica Picasso.jpg

 

On nous saoule jusqu’à plus soif de belles cérémonies glorifiant la guerre. On fait de beaux discours tandis qu’elle sévit, qu’elle tue, qu’elle massacre ailleurs, pas très loin.

La guerre, ce n'est pas une promenade virile. Ce n'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

Demandez donc à ces quelques centaines de rescapés des massacres des plages normandes.

La guerre, c'est l'ombre sombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le traumatisme constant du bruit des explosions, l’odeur de la fumée acre qui vous aveugle, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, c'est le corps tremblant qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans le sable de la plage normande, ou la boue de la tranchée, la caillasse du djebel, la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver.

La guerre, c'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots d’une pauvre chair martyrisée.

La guerre, ce sont les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir torrentiel du camarade touché et qui attend des secours qui ne viendront pas.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

La guerre, c’est aussi une formidable opportunité d’enrichissement pour les méga pourris fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, et massacrent la vile plèbe. Pour le plus grand profit des premiers 

La guerre, c’est une chance pour la frange de population la plus bornée, la plus avide, la plus lâche. Ceux-là, partout, toujours, se lâchent, se goinfrent, s’engraissent, se tapissent la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se font trouer la viande.

C’est cette même lie de la population que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoie à l’abattoir souvent pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

VictorAyoli

 

Septidi 17 prairial 222

Illustration: Merci à Picasso

 

 

 

 

 

04/06/2009

Sarko s’en va-t’en guerre, mes roustons, mes roustons, ma bedaine…

cimetière américain normandie.jpg



- Puteng ! Je suis content de ne pas crécher en Normandie. Paraît que c’est une brave galère avec ces cérémonie du 6 juin ! C’est fou ce qu’on aime cérémoniser en France. Mais là ça va être le gros toutim !

- Eh ! Faut quand même pas oublier les milliers de jeunes venus des Zuessa, du Royaume Uni, du Canada et même de France – y en avait ! – qui sont venus se faire trouer la viande et qui ont répandu leur tripaille sur le sable des plages de Normandie pour nous libérer !

- Personne ne les oublie Loule, mais n’empêche que pour ceux qui habitent là-haut, c’est pas trop le pied. Un pote à moi m’a emaillé qu’il voyait passer devant chez lui toutes sortes d’engins militaires antédiluviens, conduits à fond la caisse sur les routes, les chemins, les plages, par des troufions d’opérette qui singent en roulant des mécaniques leurs ancêtres qui, eux, ne jouaient pas… La guerre en dentelles, ça plait toujours aux nostalgiques… Mais la guerre, la vraie, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés. Avec Sarko qui se pisse dessus de joie d’être en photo auprès d’Obama.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de toi.
La guerre, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans le sable de la plage de débarquement, la caillasse du djebel ou la boue de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui te cherche, qui va te trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut ta peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de ton arme tant qu’il y a des bastos.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui te fait penser - lorsque ton voisin d'attaque tombe à côté de toi, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui te fait crier dans ta pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

- ‘teng ! Ouf ! Tè, Victor, bois un coup, ça te remontera…

 

 

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NOUVEAU!


D'une actualité explosive, viens de sortir:


image de Une par MB.jpg
"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr