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09/03/2016

Au bistro de la toile : Allumez le feu !

Buveurs pour net.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as pas été bloqué par les embouteillages ?

 

- Y aura-t-il des embouteillages Loulle ? « Ouate Inde scie » comme disent les rosbifophones. Les appels à la manif vont-ils être entendus ? On verra. P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non. Mais quoi qu’il se passe, le fait que pour se faire entendre il faille passer par la rue, les manifs, les grèves, mais aussi – et c’est nouveau - les manifs virtuelles, les « e-manifs » : pétitions en lignes capables de grouper un million de signatures en quelques jours, rendez-vous organisées spontanément à travers les réseaux sociaux, etc.

On touche là du doigt le fait que la démocratie représentative n’est pas toute la démocratie. Elle est surtout celle que l’on voit et qui prend les coups. Tout ça parce que les technologie du « net » permettent de redonner du peps à cette démocratie sclérosée, confisquée par les professionnels de la politique qui forment, quels que soit leurs bord politique, une caste sortie du même moule, développant naturellement une tendance oligarchique anti-démocratique, une hégémonie des « représentants » sur les « représentés ». Avec un contrôle très épisodique – tous les cinq ou six ans – au cours de grands raouts électoraux pour donner un semblant de légitimité populaire à cette anti-démocratie.

 

- Bien vu Victor. « Elections, piège à kons ? » Mais ce bulletin, c’est notre seule arme. Il ne faut pas l’oublier.

 

- Bien sûr qu’il faut aller voter lorsque l’on nous en donne l’occasion. Mais cela appelle un élargissement de l'espace démocratique, à côté et en tension avec les mécanismes de représentation : démocratie directe, pétitions, votations, démocratie participative, démocratie délibérative, rôle des syndicats, des associations et des mouvements sociaux dans la constitution d'une espace démocratique pluraliste et conflictuel, place de médias indépendants des pouvoirs économiques et politiques, etc. La démocratie est encore largement à conquérir et n'est pas le monopole d'un pré-carré représentatif à tendance oligarchique. Voilà ce dont « ils » ont peur les « oligarques » qui confisquent le pouvoir.

 

- Intéressant. Intéressant. Bon, heureusement, il y a ces résultats « exemplaires » des Zeuropéens et des Turcs concernant le problème des migrants…

 

- Ah ! Ah ! Ah ! J’aime ton second degré, mastroquet de mon cœur ! Contrairement à ce que veulent nous faire croire les « politiques » et les me(r)dias aux ordres, cette réunion euro-turque est un échec retentissant. Pas pour les Turcs qui peuvent pavoiser et fêter leur victoire, mais pour les Européens qui se sont faits rouler dans la merde.

Les résultats ? Echange 1 pour 1 entre les migrants clandestins passés en Grèce (qui seront censés être renvoyés et accueillis par le Turquie !!??!!) et un nombre égal de « réfugiés » garantis Syriens bon teint. Qu’est-ce que ça change au niveau du volume de migrants ? Rien. Et puis t’iras les chercher les clandestins passés en Grèce, t’iras leur dire « Non non non, messieurs les clandestins. Faut pas le faire. C’est interdit. C’est réservé aux « vrais » Syriens. Allez, soyez gentils, retournez chez nos amis Turcs » ! Tè ! Fumes… qu’ils te diront.

Autre résultat : les ressortissants turcs, dès le mois de juin, vont pouvoir venir librement, sans visas, en Europe. Alors, avec la dictature islamiste qui écrase de plus en plus la Turquie, ce ne sont plus seulement les réfugiés syriens qui vont déferler, mais les réfugiés turcs, qui risquent de fuir la dictature d’Erdogan et de ses sbires par centaines de milliers et viendront - légalement ceux-là à partir de juin – dans tous les pays de l’Union européenne. Les patrons allemands (mais pas qu’eux), instigateurs de la « générosité » de Fraù Merkel, vont se frotter les mains : de la belle et bonne main d’œuvre pas chère. C’est ce qu’il faut pour mettre au pas les laborieux qui prétendent lutter contre les « avancées sociales » prônées par tous les Valls, Macron, El Komeri, Schaub et Renzi…

Enfin, résultat ahurissant à venir si la Turquie est admise dans l’U.E. : les ressortissants de tous les pays limitrophes de la Turquie – Syrie, Irak, Iran, Azerbadjian, Georgie – et par extension Afghanistan, Pakistan, etc. n’auront qu’à passer – légalement ou clandestinement - en Turquie pour être en Europe. Et donc déferler sans entraves, en toute légalité européenne selon le principe de libre circulation des personnes, sur nos grasses contrées ramollies. Bonjour les dégâts…

 

- Ben dis donc… Merci madame Merkel et son appel « généreux » qui nous met à la merci des islamistes d’Erdogan.

 

- Ce même Erdogan qui proclame à qui veut l’entendre « Nos minarets sont nos glaives et les coupoles de nos mosquées nos boucliers ». A rapprocher des paroles de Boumedienne à l’ONU en 1974 « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Avec la complicité de gaucho-islamistes et d’associations collabos pro-émigration, cette invasion rampante ouvre la porte à des mouvements violents au sein même de l'Europe (ça commence en Allemagne), et crée les conditions d'une venue au pouvoir de partis d'extrême-droite violents. Avec risque de guerres civiles en Europe et la fin de la belle idée européenne. La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté !

 

- A la nôtre tout de même ! Et du rouge, tant que c’est permis.

18/09/2015

DÉMOCRATIE ! Késako ?

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On en a tous plein la bouche de ce beau mot : DEMOCRATIE. « Le pire système de gouvernement à l'exception de tous les autres » disait Churchill.

 

Relisons ce qu'en disait Aristote, dans cette Grèce qui a inventé le concept : « Le principe de base de la constitution démocratique c’est la liberté (c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...] De sorte que dans les démocraties, il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] » On est loin de là...

 

La Révolution française en a fait la démocratie participative, où l'élection au suffrage universel est l'instrument suprême d'application de ce concept. Une femme ou un homme = une voix. Une démocratie n'a droit à cette prestigieuse appellation que si elle respecte rigoureusement ce principe fondateur. Deux conditions indissociables assurent la réalité de la démocratie : - la liberté d'exprimer et de propager toutes les opinions, quelles qu'elles soient ; - toute décision politique doit être conforme aux desiderata des citoyens. Hors de là, pas de démocratie.

 

Or que constate-t-on ? Que ce principe est bafoué, foulé aux pieds, roulé dans la boue par ceux-là même qui en sont les gardiens : les politiques. De quelques bords qu'ils soient d'ailleurs. La fraude en matière de suffrage semble être la règle voire la culture de ceux qui se prétendent les représentants des citoyens qui les ont élus et vis-à-vis desquels ils n'ont aucun droit, seulement des devoirs. Le non-respect du vote est devenu la règle, et pas seulement dans des pays exotiques mais aussi, et surtout dans les démocraties pures et dures, élevées sous la mère. Les exemples sont légions : le sinistre Bush élu la première fois, après des semaines de sombres tripatouillages, avec moins de voix que sont concurrent. Le résultat du vote sur la constitution européenne en France où la volonté populaire du « non » fut foulée aux pieds par le nouveau président sitôt élu.

 

Les citoyens ont-ils vraiment la possibilité de contrôler les décisions dont l’application les concerne directement ? Pour que la souveraineté populaire soit effective, dans un régime représentatif pris en otage par une caste de politiciens professionnels et de communicants, il faudrait que les élus représentent réellement les citoyens. Or, un certain nombre de conditions et de pratiques font qu’une telle représentation se trouve très souvent faussée. Un élu, une fois au pouvoir, n'a qu'un principe pour régir son action : être réélu ! Il peut dès lors, pour se maintenir au pouvoir, renier les engagements qui lui ont valu son élection. C’est le problème des « promesses électorales ». Les trahisons récurrentes des promesses du candidat Hollande par le président Hollande, comme celles de Tsipras en Grèce en sont des illustrations, hélas, lumineuses. Dans quelle mesure l'élu qui trahi représente-t-il alors les électeurs ?

 

La « Démocratie » telle qu'elle a dérivé n'est qu'un une illusion démocratique. Elle est en fait le faux-nez, le masque rassurant derrière lequel se dissimulent des lieux ambigus de détention du pouvoir. Ces différentes sphères sont, en grande partie, inconnues des citoyens, qui ne les contrôlent pas. Les institutions européennes - qui agissent comme un cartel au service non des citoyens mais des groupes de pression économiques (finance, multinationales, sociétés occultes genre Trilatérale, Bilderberg, Davos) – en sont la déplorable illustration. Une minorité d’initiés serait ainsi souveraine, pendant que la majorité des citoyens n’aurait accès qu’à ce qu’on voudrait bien lui montrer.

 

C'est dramatique car au vu de ces réalités, c'est l'image de LA DEMOCRATIE qui est salie, et par conséquent toutes les valeurs qu'elle représente qui sont dépréciées, voire rejetées par les peuples opprimés auxquels on voudrait l'imposer. L’image de LA DEMOCRATIE que nos pays pollués par l'ultralibéralisme capitaliste donne est celle de bombes, de pillage économique, de protection de satrapes locaux, de saccage de la planète.

 

Mondo cane...

 

Illustration: merci à Pickel

 

24/03/2014

Au bistro de la toile : abstention, piège à kons.

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- ...taing ! Victor, pour une estrigoussée, c'est une estrigoussée !

 

- Ouais ! C'est une dérouillée monumentale pour ce qu'il faut bien appeler la droite républicaine et une victoire lourde de dangers pour les droites extrêmes...

 

- Eh ! Oh ! Victor, t'as attaqué au Tavel de bon matin ou quoi ? La dérouillée, c'est le parti socialiste qui se la prend, non !

 

- C'est bien ce que je dis, mastroquet de mon cœur. Parce le parti socialiste, qui n'a plus de socialiste que le nom, représente un parti social-démocrate de centre droit. L'UMP rejoint le FN dans les marécages fétides des droites extrêmes. Quant à la gauche, il ne lui reste plus que la nostalgie. Les électeurs qui ont cru à l'enthousiasmant discours du Bourget de François sont cocus et ne se sont pas déplacés. Ce en quoi, malgré leurs désillusions – je sais de quoi je parle – ils se sont comportés comme des enfants gâtés irresponsables qui boudent.

 

- Bref, comme des kons.

 

- Exactement. Le plus désolant c'est que ce sont les jeunes qui s'abstiennent, laissant ainsi aux vieux les décisions qui les engageront eux, les jeunes. Ce premier tour débouche sur un redoutable constat : la démocratie telle qu’on la vit ne fait plus recette. Le triomphe que j'espère temporaire du F.haine ouvre la porte à toutes les dérives autoritaires.

 Pourquoi ? Parce que LES politiques qui représentent LA politique ne répondent plus à l’attente de la population qui les perçoit comme une coterie plus parasitaire qu’efficace, plus magouilleuse qu’honnête, plus inféodée aux puissances économiques que soucieuse du bien-être du peuple. Ceci se traduit par le « Tous pareils, tous pourris » et le « je ne vais pas voter pour ces kons ».

Seulement voilà : en refusant de mettre les pognes dans le cambouis, en se retirant dans une abstention méprisante, les jeunes se tirent une balle dans le pied.

 

- Pourquoi ?

 

- Parce qu’en ne participant pas à la vie démocratique de la nation, ils laissent les décisions qui vont régir LEUR vie future aux mains de gens qui, eux, ont déjà leur vie derrière eux ! En d’autres termes, en ne votant pas, les jeunes laissent les vieux dessiner leur cadre de vie. Ils laissent décider ce que sera leur vie future par des gens qui…seront morts lorsque leurs décisions prendront effet !

Changer cette approche implique de changer les femmes et les hommes qui font, qui sont la politique actuelle qui ne satisfait plus personne.

Une seule manière pour renouveler ces gens et donc ce qu’ils font : éradiquer le mandarinat, éliminer les politiciens « professionnels » en imposant le principe du « Un mandat, Une mandature ». Allez, allons s'il le faut à deux mandatures, mais pas plus. La démocratie est malade, presque en phase terminale. Quand on voit que des gens véreux comme Balkany, Copé sont réélus depuis des décennies, c'est à désespérer de cette démocratie usée, pourrie, corrompue. Résultat : le « tous pourri » amène le vote F.haine

Comme évidemment les gens en place, quel que soit leur bord, freinent des quatre fers contre la seule VRAI réforme qui s’impose, ce n’est que l’arrivée massive de jeunes sur l’échiquier politique qui peut imposer cette renaissance de la démocratie. Les Italiens, eux, ont mis au pouvoir un premier ministre de 39 ans.

Il faut se bouger le cul, il faut aller voter dimanche prochain. Abstention : piège à cons !

 

Quartidi 4 germinal 222

Merci à Chimulus