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07/10/2009

Un référendum d’initiative populaire sur la Poste ? Tè ! Fumes !

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- Deux millions de citoyens qui se déplacent pour donner leur avis sur un sujet d’intérêt national, ça devrait faire bouger un gouvernement soucieux de la bonne marche de la république, non ?

- Tè ! Fumes… Et un grand doigt d’honneur dans l’oigne avec ça ! Pas vrai Lefèbvre ?

- Mais je croyais que le grand chantier de la Réforme de la Constitution était une grande avancée démocratique puisqu’elle avait introduit le «référendum d'initiative populaire» dans le droit français (l'article 11 de la Constitution) !

- Ouais. Mais les décrets d’application – la loi organique comme ils disent – n’a toujours pas été présentée au Parlement. Alors pour ton référendum sur La Poste, tu peux toujours t’astiquer ! Mais il y a pire: même si le texte d'application avait été adopté dans les temps, un «référendum d'initiative populaire» sur l'avenir de l'entreprise publique ne risquait pas de voir le jour !

- Pourquoi ?

- Parce que les sarko-trafiquants qui sévissent tant à l’Assemblée qu’au Sénat ont posé une palanquée de verrous, lors de la révision des institutions, pour limiter au maximum le déclenchement d'une telle procédure.

- Par exemple ?

- Eh bien ce type de référendum ne pourra être lancé qu'avec le soutien d'un cinquième des parlementaires (soit 185 députés ou sénateurs), puis d'un dixième des électeurs (soit plus de 4 millions). En clair, il faut parler au mieux d'un «référendum d'initiative conjointe», voire «parlementaire», plutôt que d'initiative «populaire». Surtout, le législateur s'est montré particulièrement vicelard : l'article 11 de la Constitution prévoit que le référendum soit organisé «si la proposition de loi n'a pas été examinée par les deux assemblées».

- Et alors ?

- Alors ? Il suffit au gouvernement, avec l'aide de sa majorité de godillots aux ordres, d'organiser une petite lecture du texte sarkodoigtsdhonneur copie.jpgdevant l'une des deux chambres (puis de s'arrêter là), pour bloquer l'initiative et empêcher les Français d'aller aux urnes ! Et qui s’est qui est baisé ?

- Puteng, les crapules…

- N’oublie pas Loulle, ces paroles de Confucius : « Si en te penchant en avant et en regardant entre tes jambes tu vois deux paires de couilles, ne te prend pas pour un surhomme : c’est que tu es en train de te faire enculer ! »

Sources : Médiapart