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05/05/2016

Accusé Dieu, levez-vous !

dieu n'existe pas par cabu.gif


- Nom, prénom, qualité ?

 

- Dieu, Jéhova, Yahvé, Allah, Jésus, Bouddha, Vishnou, Zeus, Odin, Mahomet, Gengis Khan, Cortez, Napoléon, Hitler, Pol pot, Pinochet, Franco, Staline, Mao, Salazar, Idi Amin Dada, Omar Bongo, Mussolini, Suharto, Ferdinand Marcos, Mohammad Reza Shah Pahlavi, Bokassa, Bush Junior… Qualité : menteur. Profession : calamité inventée par l'Humain.

 

- Vous êtes accusé d'avoir créé l'Homme à votre image. Est-ce exact ?

 

- Ce n'était pas facile. Il a fallu créer l'univers, le jour, la nuit, la mer, les montagnes, les étoiles, le vent, la pluie, la neige, le smartphone, le coq au vin, Zizou, les guerres, la mort, le mac-do. Je me suis peut-être un peu gourré sur l'Homme. Puisqu'à mon image, il était parfait, alors il était emmerdant, parfaitement ennuyeux. Alors j'ai repris le taf et j'ai créé à la fois l'homme ET la femme. Avec de gros nichons et de gros culs, un sourire à craquer et la tentation à fleur de peau. J'étais sûr qu'il y aurait de la distraction. Mon erreur : j'ai laissé l'homme croire qu'il était supérieur à la femme, que les neurones étaient livrées avec les couilles. Ce qui est évidemment faux.

 

- Ainsi, à cause de vous, pour votre distraction comme vous dîtes, la moitié de l'humanité méprise, exploite, ridiculise, bat, humilie, enferme sous des linceuls de toile, maltraite l'autre moitié.

 

- Ce n'étais pas mon intention.

 

- Admettons. Mais enfin, il faut être tracassé du bulbe, même pour un dieu, d'empester l'univers, en tout cas le quartier Terre de l'univers avec cette saloperie appelée Homme. Parce que c’est l’Homme, votre créature qui sera le fossoyeur du monde. Ça a commencé lentement, tranquille, à la petite semaine. Gengis Khan, c’était encore du bricolage. Napo, de l’artisanat. Maintenant, c’est du sérieux. Quand on se tue c’est par millions... Et on est capable de faire beaucoup mieux ! Hiroshima, c’était un pétard du I4 juillet par rapport à ce que ces kons qui gouvernent ont dans leurs frigos de l’épouvante.

 

- J'ai essayé de remettre un peu d'ordre. Regardez en terre de Sodome. J'ai prévenu ces kons d'homme qui s'enfilaient comme des malades, sans m'inviter en plus. Je leur ai envoyé des anges mercenaires qui leur ont remonté les bretelles : « Nous allons détruire ce lieu, parce que le cri contre ses habitants est grand devant l'Éternel. L'Éternel nous a envoyés pour le détruire.[...] (19.23) Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu.(19.25) Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre.(19.26) Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s'était tenu en présence de l'Éternel.(19.28) Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine; et voici, il vit s'élever de la terre une fumée, comme la fumée d'une fournaise. » Eh ! Hiroshma, c'est de la branlette à côté ! En plus, je te leur ai foutu le déluge.

 

- Bel exemple. Mais c’est pas le tout. Je sais bien que vous êtes éternel, mais pour revenir à notre temps, il y a eu deux énormes guerres de l’Homme contre l’Homme. On s’est trituré la viande, on s’est fait cuire au napalm, on s’est un tout petit peu atomisé, on s’est foutu du gaz plein les éponges. Du bon gaz fétide qui te fait tomber le mou en quenouille... De la bonne bidoche partout, saignante à souhait. Avec des bras arrachés, des jambes arrachées, des tronches fendues avec une belle cervelle bien lisse et palpitante qui sort par les trous du nez. Manque plus que la branche de persil... De belles tripes bien ondulées, chatoyantes, irisées sous le soleil des bombes. On a pataugé, on patauge dans le bon sang chaud et âcre. Jusqu’aux genoux. Jusqu’au cou. Noyés dans le bon raisiné du prolo... On glisse sur les yeux arrachés et qui te font encore un clin d’œil étonné. Pas compris... Et je te file une indigestion de plomb dans le buffet. Et tu me coupes les couilles. Et je te fais griller tes gosses dans du bon napalm made in Houston. Et tu me passes mes femmes au court-bouillon. Ça sent bon la barbaque. Ça grille. La peau craquèle. Et les bons cris d’horreur. De souffrance. De terreur de pauvres kons qui comprennent pas pourquoi on les trucide. Et ça fait tourner mes usines. Et j’en essaye des bons produits insecticides, pesticides, hommicides, nyakouéicides, bougnoulicides, proloicides...

Et je t’endoctrine, et je te baratine, et je te démocratise, et je te démagogise, et je te missionnairise, et je te sectarise, et tu me votes, et tu me choisis, et tu bénis le fouet qui te torture, le bras qui te saigne, le garrot qui t’étrangle, la muselière qui te bâillonne, la télé qui t’abrutit. Une chaîne, deux chaînes... Des chaînes. Toujours des chaînes, des chaînes...


- Eh ! Vous êtes de bons élèves ! Vous n'avez presque plus besoin de moi pour vous pourrir la vie. La troisième de guerre, c’est plus contre l’Homme qu’elle est déclarée. Ou plutôt pas directement. C’est contre la nature. C’est contre la planète. C’est contre la vie. Et là, je n'y suis pour rien. Ces kons d’Hommes, dits évolués, ont plus fait de mal à la planète en 50 ans que le reste de l’humanité depuis qu’elle existe !


- Trop facile de se défiler, accusé Dieu. C’est la terre qui a le cancer. Et ce cancer, c’est l’homme ! L'Homme que vous avez créé. L’homme blanc ou occidentalisé étant la pire métastase. On bouffe du dichlorurophényl-trichloro-éthanuromerdique, et va z’y que j’te pousse, du chloruane, de l’heptachlore, de l’époxyde, des naphtalènes chlorurés, de la diodrine manches courtes, de l’aidrine angora et plein d’autres saloperies qui regorgent d’atomes crochus de carbone qui lâchent un H pour récupérer d’autres C et d’autres H. Que des H, mais c’est pas du hasch, c’est les haches du bourreau. Qui nous tuent par-dedans ! Un bon foie à la dioxine... Bien bouffi, avec de belles scrofules purulentes. Des couilles, un foutre plein de DDT. Tu baises une femme : tu lui soignes ses morbacs ! Ça tue les moustiques, ça tue les puces et les punaises, ça va bien réussir à nettoyer cette larve qui s’appelle Homme. Et on n’en parlera plus. Bhrama – c'est un de vos noms - pourra passer une nuit tranquille.

Et si ça suffit pas, on va te radioactiver ! De bons gros neutrons dans les gencives. Et ça t’en fait de belles leucémies, ça ! Très poétique... On crève de langueur... Mon cul ! Et je te file des centrales nucléaires partout. Je te fissionne, je te fusionne l’uranium, le plutonium, le plutôt nie homme, le plus tôt gnome ! Et je te l’enrichis cet uranium. Pour pas t’enrichir toi surtout... Et je te balance de bonnes giclées de rontgens bien cancérigènes, leucémirigènes, crétinigènes et ça te fait de beaux fadas, de beaux anormaux. Avec six pattes et pas de tronche. Un toutes les vingt minutes rien qu’en France...


- Eh ! Je vous disais bien que l'Homme était distrayant, pour nous les dieux. Mieux que vos films catastrophe ! J'me marre ! J'me marre ! Et en plus, je vous fait croire que tout ça c'est pour votre bien ! Quels kons. Mais quels stupides kons ! Et vous vous crevez la paillasse pour gagner votre croûte « à la sueur de votre front ». Et vous bénissez les chaines qui vous enserrent, la main qui vous exploite, le fouet qui vous humilie.

Le plus intelligent des esclavagistes c’est celui qui a eu l’idée de donner quatre sous à ses esclaves. Comme ça ils se tiennent tranquilles... La pointeuse remplace le garde chiourme et les quatre ronds, remplacent le fouet... Cocus, battus et contents... Ça fait les prolos.

Allez ! Je dégage, « j'ascentionne ». Démerdez-vous seuls. Comme disait tonton Pilate « J'm'en lave les mains ! ». Ciao…

 

Illustration: merci à l'irremplacé Cabu

06/01/2016

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

charlie hebdo un an après la tuerie.jpg

 

 

Il lui faut des adorateurs

Des pleutres, des flagorneurs,

Des curés, des Y-ment castrateurs

Il se fout des gens en pleurs

Il jouit de semer la peur,

Les cris, la mort et la fureur,

Il se branle devant la douleur,

Prend son pied devant le malheur

Et éjacule devant l'horreur.

Mais il court toujours le tueur.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Il est mâle, plein d'arrogance,

M'as-tu-vu jusqu'à l'indécence

Bâtard de la démence

Et de l'ignorance.

Il ne veut pas que l'Humain pense

Ni raison, ni intelligence

Il leur préfère l'obéissance

La soumission, la pénitence

Qu'il impose par la violence.

Opposons-lui la Résistance.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Mais dieu, c'est qui, c'est quoi ?

L'expression de l'angoisse d'un grand singe aux abois

Lorsqu'il prit conscience de son sort

En découvrant la Mort.

Il inventa alors pour conjurer sa peur

La vie après la vie et des dieux protecteurs :

La terre, l'air, le ciel, les arbres, l'eau, le feu

Le courroux de la foudre, le culte des aïeux.

Enfin le dieu unique, dictateur solitaire

Vint semer le malheur sur la Terre.

Avec lui sa cohorte de profiteurs perfides,

Manipulant les peurs pour leurs besoins cupides.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imams, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles.

Alors vous générez des armées d'abrutis,

Tarés congénitaux et crétins convertis,

Étant « soldats de dieu »ils se permettent tout,

Massacrant pour la gloire de leur grand manitou.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.



Dieux,

Si vous êtes aux cieux,

Restez-y !

 

 

 

09/01/2015

Dieu aussi est-il Charlie ?

nazislamiste crayons.gif

 

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent-ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux kon,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d’imposer de m’immoler son fils

Á celui que j’aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique.

 

Si j’étais Dieu,

 Nom de Moi,

Et si j’étais salaud tout autant qu’ils  le sont,

Pour les gratifier d’une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C’est eux ! ces tristes kons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d’effroi,

D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Allah,

Oh ! La la...

Je punirais ces assassins

Qui tuent pour quelques dessins

Qui massacrent en mon nom

Au fusil, au couteau, au canon

Qui prétendent, ces allumés

Venger Mahomet !

Comme s'il ne pouvait le faire lui-même.

Ces sinistres gangsters

Ont tué les fils de Voltaire.

Et ces salauds prétendent qu'ils m'aiment ?

Pour baiser soixante-et-dix vierges ?

Ils ne sont pas sortis de l'auberge.

En récompense, ces sinistres rats

Seront sodomisés par des verrats.

Mon langage serait-il abscons ?

C'est dur d'être aimé par des kons...

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d’ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu’un soi-disant Élu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d’une montagne, en quelque lieu secret

Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez kon

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j’ai donné à l’Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s’en servir !

 

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu…

Á la santé de ceux qui refusent de croire,

 

Satan, verse-moi à boire !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

14/08/2014

Aux dieux odieux !

chimulus dieu tout puissant.jpg

 

Au Proche-Orient, les croyants s’entretuent avec allégresse. Chacun égorgeant l’autre avec « got mit uns ».

 

Enfin, c’est surtout les fils des divers Allah qui massacrent les autres. Tu ne crois pas à MON Allah ? Tu te convertis ou alors je te tue. Mais enfin, on peut s’arranger si tu as du pognon et que tu casques la « dhimmi » : on te permettra de survivre comme un citoyen de troisième zone, dans la peur permanente bien sûr, et en nous engraissant de ton travail. Bref, comme une pute se fait exploiter par son maquereau…

 

Il est vrai que dieu est amour.

 

Amour, mon cul ! Amour de la mort. Abrutissement des masses pour mieux les manipuler.

 

Ces horreurs me confortent dans mon rejet viscéral de toutes ces konneries, de toutes ces névroses collectives que sont les religions.

 

L'athéisme, il faut le dire avec force, est un engrenage positif pour l'amour de la vie.

 

Les trois grandes religions monothéistes, faisant de la vie terrestre une épreuve, et du corps une prison, donnent toute primauté à l'existence sous forme d'âme, dans un anti-monde féerique, un ailleurs bienheureux, où l'on vit en paix avec les êtres que nous aimons, et ceci pour l'éternité...Il y a dans cet anti-monde, au choix, la présence transcendante de Dieu, des rivières de miel, des vierges à profusion, la cohabitation idéale d'animaux qui dans la nature sont prédateurs et proies. Et gnangnangnan, et gnangnangnan… Fatras de puérilités.

 

Mais derrière ce cadre idyllique se cache la pénitence; le paradis n'est pas un cadeau, il est une récompense qui ne s'acquiert qu'au prix d'une souffrance et d'une soumission à des textes « sacrées » dont les inepties, les faussetés, les incohérences, les reprises à des peuples anciens et paganistes ne sont plus à démontrer. Fatras de stupidités destinées à culpabiliser, à faire peur.

 

C'est que le réel est ici sur Terre, et le silence de Dieu nous oblige, par raison, à conclure à son inexistence, donc à celle du paradis, et de surcroît à celle de l'enfer, et ceci sans équivoque. Le réel est ici sur Terre, avec les affections, négatives et positives, la mort et la naissance, la maladie et la rémission, la joie et la tristesse, la réussite et l'échec, et loin de tout manichéisme, la vie est aussi tout ce qu'il y a entre tous ces extrêmes.

 

L'athée entré en athéisme, c'est à dire athée par réflexion et par raison, sait qu'il n'y a rien après la mort, comme il n'y avait rien avant notre naissance, que tout ce que nous avons à vivre est sur cette Terre dans le temps que nous avons entre la naissance et la mort. L'athée sait donc combien la vie est chère, le corps aussi précieux que l'esprit.

 

Il n'y a pas de place dans la raison de l'athée pour la guerre, la violence, la destruction de toute vie, animale et humaine, dans un but de conquête, de réjouissance, de protection d'intérêt dit vitaux. L'athée n'est en aucune mesure d'accord pour accepter une haine à priori sur la base d'arguments fallacieux (racisme), il ne peut admettre que l'on discrimine des êtres pour ce qu'ils sont par nature (sexisme et homophobie). L'athée doit combattre tout cela qui n'est que le résultat de la névrose religieuse qui en instaurant un mode de vie patriarcale et bestiale (rapport sexuel dans le but de se reproduire, d'où sa haine pour l'homosexualité, pour le plaisir, pour la jouissance, pour l’hédonisme) n'a jamais pu apporter aucun bonheur.

 

L'athée vit dans cette engrenage positif d'amour de la vie, et vit avec lui en parfaite osmose, afin de découvrir que derrière la violence humaine il y a aussi la possibilité d'être humain, civilisé et d'appartenir à la nature en la protégeant des loups religieux qui pensent que Dieu la mît à notre disposition, et que, par évidence religieuse, nous pouvons en disposer à notre guise et sans remord aucun...

 

La religion n'amène à rien d'autre qu'à la haine de la vie, et à la destruction de celle-ci par l'arrogance déiste. Encore une fois la condamnation du port du préservatif met à mort des millions d'africains, qui, s'ils eussent été incroyants, auraient eu une vie plus longue, et moins douloureuse.

 

La première des révoltes, c’est de « tuer dieu » disait Camus dans « L’homme révolté ». Alors aux armes, citoyen. La première de ces armes étant la simple raison.

 

Sextidi 26 thermidor 222

 

Illustration: merci à Chimulus

 

21/04/2014

Pâques ? Dieu ? Mangeons plutôt le gigot et trinquons à la vie ! Hic et nun…

gigot agneau.jpeg

 

C’est le grand raout pascal. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

 

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

 

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

 

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

 

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

 

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

 

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

 

Comment peut-on penser que « dieu » ( ??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

 

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

 

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

 

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah !L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

 

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

 

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

 

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : «  Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant…puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

 

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

 

Il est impossible de prouver l’existence de dieu…comme il est impossible de prouver sa non existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

 

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Ecoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

 

Il dit encore : « La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

 

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

 

Zou ! Je vais préparer le gigot à l’ail !

 

VictorAyoli - Mécréant hédoniste

 

Duodi 2 floréal 222

 

 

23/05/2013

Les tueurs de dieu.

couteau sanglant.jpg

 

 

Ils ont bien mérité le paradis d’Allah

Pour avoir massacré à coups de coutelas

Un troufion britannique, en civil et sans armes

Plongeant tout le pays dans la rage et les larmes.

Tout ça au nom de dieu, ce cancer de l’esprit,

Cataplasme de l’âme, suprême duperie.

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries,

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quatridi 4 Prairial 221

 

 

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18/10/2012

Pour Einstein, dieu serait-il une omelette : œufs = aime ces deux…

einstein dessin.jpg

 

Backchich nous apprend que la fameuse lettre manuscrite d’Albert Eisntein au philosophe Eric Gutkind est en vente sur…ebay ! J’ai donc cherché ce qu’il y avait dans cette lettre. C’est savoureux, rassurant et éclairant. Vive le grand Bébert qui n’hésitait pas à casser les œufs de la superstition :

« …Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes certes honorables, mais primitives et qui sont assez puériles. Pour moi, aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela. Les interprétations subtiles, très torturées, n’ont souvent presque rien à voir avec le texte original. Pour moi, la religion juive comme toutes les autres religions est une incarnation de la plupart de ces superstitions puériles. Le peuple juif, auquel j’appartiens volontiers et dont j’apprécie profondément la mentalité, ne présente pas pour moi de qualités différentes des autres personnes. A en juger par mon expérience, il n’est pas meilleur que d’autres groupes humains encore qu’il soit protégé contre le pire cancer, la guerre, du fait de son manque de puissance. Je ne vois donc rien « d’élu » à son sujet….

 Maintenant que je vous ai fait part tout à fait ouvertement des différences dans nos convictions intellectuelles, il me semble clair que nous sommes très proches l’un de l’autre sur l’essentiel des choses, c’est à dire dans notre appréciation du comportement humain. Nous ne sommes séparés que par des « accessoires » intellectuels et la notion de « rationalisation » au sens Freudien. Par conséquent je pense que nous nous comprendrions parfaitement si nous parlions de choses concrètes. Avec d’aimables remerciements et mes meilleurs vœux »

Deux mois plus tard, dans une lettre du 24 mars, ce cher Albert remettra le couvert : « Ce que vous avez lu sur mes convictions est bien entendu un mensonge. Un mensonge répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnifié et je ne l’ai jamais nié et au contraire exprimé clairement. S’il y a en moi quelque chose de religieux, alors c’est mon admiration sans borne pour la structure du monde pour autant que la science puisse nous la révéler… »


Septidi 27 Vendémiaire 221


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09/04/2012

Le credo d'un athée

 

artaudpourenfinir.gif

 

 

« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

 

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.

 

Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

 

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

 

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

 

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

 

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

 

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

 

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

 

Je crois que nous devons nous reconnaître pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

 

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

 

Voilà mon credo.

 

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

 

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.

 

Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

 

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

 

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

 

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

 

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

 

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.

 

Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.

 

Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

 

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

 

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

 

Roger Léger*

 

*Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

 

 

Primidi 21 germinal 220

 

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22/02/2012

Athée souhaits !

 

 

Dieu en slip dessin.jpg

 

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quartidi 4 ventose 220

 

 

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17/08/2011

JMC, Lourdes, ramadan, les bondieuseries dégoulinent et voilà que… Merdum ! Deus est Victor credit !

dieu proctologie geluck.jpg
 
 

 

 

 

Si j’étais Dieu

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent,

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent- ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux con,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d’imposer de m’immoler son fils

A celui que j’aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique,

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Et si j’étais salaud tout autant qu’ils  le sont,

Pour les gratifier d’une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C’est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d’effroi,

D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d’ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu’un soi-disant Elu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d’une montagne, en quelque lieu secret

Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez con

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j’ai donné à l’Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s’en servir !

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu…

A la santé de ceux qui refusent de croire,

Satan, verse-moi à boire !

 

Décadi 30 thermidor 219

 

Merci à Geluck

 

 

 

11/04/2011

Je pars en transhumance ! A bientôt.

 

cheval-charette.jpg
 
Çà y est !  Je charge la carriole et nous partons en transhumance vers les hautes terres. Parait que les premières morilles sortent!
Donc pendant quelques jours, le temps qu'Orange me transfère l'abonnement Adsl, ce sera silence radio!
 
Alors, en ces temps de remise en cause de la laïcité, je vous ai mis ma profession de non-foi !
 
 
 

 

***********************

Si j'étais Dieu

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent,

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent- ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux con,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d'imposer de m'immoler son fils

A celui que j'aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j'étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique,

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Et si j'étais salaud tout autant qu'ils  le sont,

Pour les gratifier d'une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu'ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j'eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C'est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d'effroi,

D'une espèce de flic, d'adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m'aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu'ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais - Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence - être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d'ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu'un soi-disant Elu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d'une montagne, en quelque lieu secret

Et qu'il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n'acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j'ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez con

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j'ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j'ai donné à l'Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s'en servir !

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu...

A la santé de ceux qui refusent de croire,

Satan, verse-moi à boire !

 

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09/04/2011

Ouiquinde érotique avec Fernand Fleuret

missfrance2.jpg

 

Sonnet pour une belle nonnain

 

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre­-Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

Fernand Fleuret

 

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Décadi 20 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

18/01/2011

« Santo Subito » ! Mais non c’est pas une marque d’apéro…

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A pu la tremblote la sœur Marie-Simon-Pierre ! Finie la tremblote ! A pu !

 

- Qu’est-ce qu’on dit sœur Marie-Simon-Pierre ?

 

- Merci.

 

- Merci qui ?

 

- Merci Jean-Paul-le-deuxième !

 

Non mais, à quoi on joue ? Voilà que Ben-Oït-Treize-et-trois nous ressort le miracle règlementaire que les codes de "notre-sainte-mère-léglise" imposent pour « béatifier » son prédécesseur comme PDG de la multinationale « Eglise catholique and C° »

 

Voilà que les étranges lucarnes, les boites à bruits et les canards à lire nous gonflent le mou avec le « miracle » de la bonne sœur de service guérie soi-disant par ce brave Jeannot-Paulo…

 

Attendez. D’abord elle est pas fiable la sœurette : elle est de la maison !

 

Eh ! Jean-Paulo-le-deuxième, ça fait un peu magouille tout ça, non ? Ça fait petit bras. Ça fait miracle de consommation courante, miracle d’entrée de gamme. Ç’est pas de l’AOC grand cru.

 

Si vraiment tu veux nous faire un vrai beau miracle incontestable, un qui ferait gratter les boyaux de la tête même à un vieux mécréant comme moi, pourquoi tu ne nous recolles pas les morceaux de tes ouailles pulvérisées par les bombes vivantes de la concurrence à Alexandrie ? Ça fait un peu entente commerciale et magouille, non ? Ou plus simplement pourquoi tu ne nous fais pas repousser la jambe ou le bras arrachés d’un accidenté de la route ? Ça te coûterait quoi de plus ? Rien, c’est pareil pour ton patron, celui qui est assis à ta gauche. Oui, le grand barbu « tout puissant ». Recoller des morceaux de viande, faire pousser une jambe ou arrêter la tremblote, c’est du pareil au même pour lui puisque qu’il est « tout-puissant » ! Mais ça changerait tout ! Tu préviens du jour, du lieu et de l’heure et, en direct au journal de vingt heures, sur Téhèfun ou Antenne deux, tu nous fais sortir doucement, avec de beaux gros plans bien cadrés, une belle jambe neuve d’un moignon sanguinolent. Ça, ça aurait de la gueule !

 

Allez Ben-Oït-Treize-et-trois, tu fais passer le message à Jeannot-Paulo, on compte sur toi ?

 

Amen.

 

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Nonidi 28 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

21/11/2010

Epître selon Saint Victor

nain sectaire.jpg

 

La Sagesse de Dieu : lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :

 

 - Les Suisses précis et pacifistes,

 - Les Anglais flegmatiques et ironiques

- Les Japonais travailleurs et réalistes

- Les Italiens joyeux et humanistes

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : " En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent,

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête,

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Amen (à boire...)

 

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29/08/2010

Eh! Dieu, passe-moi le thé ou plutôt un canon bien rouge de ton sang!

dieu vacances.gif

Merci à Mix & Remix

 

Relevé dans l’excellent et salutaire site de mes potes les Athées des Pyrénées Orientales :

CE QUI EST AFFIRMÉ SANS PREUVE PEUT ETRE NIÉ SANS PREUVE

C'est à celui qui affirme l'existence d'une chose de la prouver et non à celui qui la met en doute ou qui la nie.
Certains thuriféraires de la religion tentent parfois de nous piéger grossièrement en nous mettant au défi de prouver que Dieu n'existe pas. Or il est impossible de prouver que quelque chose n'existe pas. Ils le savent. Mais ça ne les empêche pas de s'en servir pour troubler les gens faibles. Rappelons à ce sujet la célèbre analogie de la théière, de Bertrand Russell (mathématicien, logicien et philosophe), reprise par Richard Dawkins le célèbre vulgarisateur et théoricien britannique de l'évolution, critique du dessein intelligent, tenant de l'athéisme et auteur de : Pour en finir avec Dieu.

"Si j'affirmais, dit Bertrand Russel, qu'entre la Terre et Mars se trouve en orbite autour du soleil,une théière de porcelaine, trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes, personne ne serait capable de prouver le contraire. Et comme ma proposition ne peut pas être réfutée, si j'affirmais de plus, qu'il est intolérable d'en douter parce que son existence est décrite dans des livres anciens comme étant une vérité sacrée, on me considérerait aussitôt comme un illuminé bon pour l'hôpital psychiatrique".

Il en est de Dieu comme de la théière de Russel. Si vous tombez sur un de ces charlatans ne vous laissez pas impressionner. Ce n'est pas à nous athées de prouver que Dieu n'existe pas, mais c'est à eux de prouver qu'il existe. Cela fait longtemps que nous attendons. Et nous risquons d'attendre encore très longtemps.


Alors ne perdons pas notre temps avec ça et passons à autre chose de plus important car la vie, elle, n'attend pas.

Dans Athées des P.O.

30/04/2009

Eh! Dieu, passe-moi le thé ou plutôt un canon bien rouge de ton sang!

dieu vacances.gif


Relevé dans l’excellent et salutaire site des Athées des Pyrénées Orientales : CE QUI EST AFFIRMÉ SANS PREUVE PEUT ETRE NIÉ SANS PREUVE

C'est à celui qui affirme l'existence d'une chose de la prouver et non à celui qui la met en doute ou qui la nie.
Certains thuriféraires de la religion tentent parfois de nous piéger grossièrement en nous mettant au défi de prouver que Dieu n'existe pas. Or il est impossible de prouver que quelque chose n'existe pas. Ils le savent. Mais ça ne les empêche pas de s'en servir pour troubler les gens faibles. Rappelons à ce sujet la célèbre analogie de la théière, de Bertrand Russell (mathématicien, logicien et philosophe), reprise par Richard Dawkins le célèbre vulgarisateur et théoricien britannique de l'évolution, critique du dessein intelligent, tenant de l'athéisme et auteur de : Pour en finir avec Dieu.

"Si j'affirmais, dit Bertrand Russel, qu'entre la Terre et Mars se trouve en orbite autour du soleil,une théière de porcelaine, trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes, personne ne serait capable de prouver le contraire. Et comme ma proposition ne peut pas être réfutée, si j'affirmais de plus, qu'il est intolérable d'en douter parce que son existence est décrite dans des livres anciens comme étant une vérité sacrée, on me considérerait aussitôt comme un illuminé bon pour l'hôpital psychiatrique".

Il en est de Dieu comme de la théière de Russel. Si vous tombez sur un de ces charlatans ne vous laissez pas impressionner. Ce n'est pas à nous athées de prouver que Dieu n'existe pas, mais c'est à eux de prouver qu'il existe. Cela fait longtemps que nous attendons. Et nous risquons d'attendre encore très longtemps.
Alors ne perdons pas notre temps avec ça et passons à autre chose de plus important car la vie, elle, n'attend pas.

Dans Athées http://associations.midiblogs.com/

13/04/2009

Avant d’aller pique-niquer sur l’herbe…

Dieu fait la gueule.jpg

Lu dans l’excellent site ASSOCIATION DES ATHÉES DES PYRÉNÉES – ORIENTALES, pourvoyeur de lucidité :

DES BOUCHERIES "HALLAL" VENDAIENT DE LA VIANDE
AVARIÉE RÉGÉNÉRÉE À L'ACIDE SULFURIQUE
(le 11. 04. 2009)
Chez les musulmans la viande "hallal" est la seule viande dont la consommation est permise par la religion, parce que provenant d'une bête abattue de façon rituelle. Contrairement à la viande "haram" qui est interdite.
Le mot "hallal" étant pour les musulmans synonyme de qualité, même des non-musulmans mis en confiance achètent leur viande dans des "boucheries hallal". Mais la religiosité n'est pas forcément un gage de moralité. Elle a toujours permis a des gens sans scrupules, de se servir de la religion pour abuser plus facilement de personnes aussi crédules dans la vie que croyantes en religion.

À Marseille un français d'origine libanaise de 57 ans a été mis en examen pour avoir vendu à au moins neuf boucheries halal, des produits chimiques allant de l'eau de javel à l'acide sulfurique, pour régénérer de la viande avariée, principalement des merguez et de la viande hachée.

L'acide sulfurique étant obtenu par dilution du bisulfite de soude, pour rallonger les doses et faire un maximum de bénéfices, il n'hésitait pas à couper fortement le bisulfite de soude avec de l'eau, rendant l'acide plus dangereux et susceptible de provoquer des troubles de l'appareil digestif.

Le service des fraudes dont la seule religion est de traquer les délinquants poursuit son enquête, afin de déterminer s'il n'existerait pas d'autres boucheries ou d'autres fournisseurs se livrant à un tel trafic.

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Pendant que le Pape fait son cinéma Place Saint - Pierre
DES FEMMES QUI SE SONT VOUÉES À DIEU TUENT LEURS MÈRES

Récemment, dans la nuit du 23 au 24 mars 2009, rue de l'église à Lourdes, une femme très pieuse de 34 ans tuait sa mère de 81 ans et l'achevait à coups de crucifix.

Cette fois c'est dans le Finistère que ça s'est passé. Dimanche 5 avril, à Porspoder, une religieuse de 69 a tenté de se suicider après avoir étranglé sa mère de 91 ans avec un foulard.

Elle a été retrouvée peu après sur une plage voisine, en partie immergée. En état de choc et souffrant d'hypothermie elle a été transportée dans un hôpital psychiatrique.

Selon le procureur de la République, M. TARABEUX, une lettre trouvée dans la maison permet de la soupçonner d'avoir tué sa mère. Dans cette lettre, elle écrit "qu'il ne lui était pas possible de partir sans sa mère".
Les zélateurs de l'Église catholique ne manquent pas une occasion de dire que tous les maux dont souffre le monde sont dûs à une absence de Dieu. Mais quand des femmes très pieuses tuent leurs mères, ne serait-ce pas dû plutôt à un trop plein de Dieu ?

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Allah est grand mais la justice belge est encore plus grande
UN IMAM CONDAMNÉ POUR VIOL EN BELGIQUE
(le 10. 04 2009)

Un imam de Wilrijk (Belgique) a été condamné par le tribunal correctionnel d’Anvers à 42 mois de prison ferme pour avoir violé deux femmes pendant des périodes de prière.

Le religieux a reconnu devant la justice qu’il avait eu une relation sexuelle avec l’une d’elles et qu’il était le père de son enfant, mais il assure que la femme était consentante. Selon lui, lorsqu’il est apparu qu’il ne voulait pas quitter sa propre épouse, les deux femmes se sont entendues pour conspirer contre lui.

Le tribunal a estimé que les témoignages des deux femmes étaient dignes de foi et que le religieux avait abusé de son autorité et de la confiance que sa fonction inspirait à leurs victimes.

Il l'a condamné à 42 mois de prison ferme, et à indemniser les deux femmes à raison de 5.000 euros pour l’une et 3.000 euros pour l’autre à titre de dommage moral.

Dans Association des athées http://associations.midiblogs.com/

Cavanna: L'Autre

cavanna.jpgFrançois Cavanna : L'Autre

Il y en a,
Tu as beau leur dire:
Dieu est bon!
Dieu t'aime!
Dieu veut ton bonheur!
Dieu a tout prévu pour ton bonheur
Futur.

Il y en a,
Tu as beau, tu as beau
Leur dire
Ça,
Ils regardent alentour,
Et partout ils voient
Le malheur,
L'horreur,
Le méchant triomphant,
L'innocent condamné,
L'enfant qui naît sans pieds
Ou sans mains,
Les vies saccagées,
Et la mort,
La Mort.

Alors ils se disent, ceux-là,
Ils se disent:
Ce n'est pas possible.
Un Dieu bon ne peut pas avoir voulu cela.
Une mère ne pourrait pas torturer son enfant
Pour lui faire mériter son lait.
Un Dieu bon ne pourrait pas
Faire de la vie de sa créature
Bien-aimée
Une course d'obstacles et de souffrances
pour lui faire mériter le Ciel.

Et alors ils se disent, ceux-là:
De deux choses l'une,
Ou Dieu n'est pas bon,
Ou Dieu n'est pas tout-puissant.

Alors ceux qui savent les choses
Leur répondent, à ceux--là:
Dieu est bon.
Dieu t'aime.
Mais il y a le Diable. Hélas!
Le Diable est mauvais.
Le Diable est le Mal.
Le Diable est la Haine.
Le Diable te hait.
Hélas! Hélas! Hélas!


Alors ils disent, ceux-là:
De deux choses l'une,
Si le table existe,
C'est que Dieu l'a permis,
Et donc Dieu n' est pas bon.

Si Dieu ne l'a pas permis,
Alors le Diable
Est aussi puissant
Que Dieu.
Dans ce cas le Diable est un Dieu,
Lui aussi.

Ils disent encore, ceux-là:
Puisque partout triomphe le Mal,
Alors non seulement le Diable est un Dieu,
Mais il est un Dieu
Plus fort que Dieu.
Peut-être même,
Peut-être même
Est-il le seul Dieu.
Pourquoi pas?

Ils s'exclament alors, ceux-là:
Celui qu'il faut prier,
Celui qu'il faut adorer,
C'est le Dieu le plus fort!
C'est le Dieu méchant!
Prions, prions, mes frères,
Prions le grand Satan,
Dieu fort par-dessus Dieu,
Et peut-être seul Dieu,
Pourquoi pas?

Sacrifions-lui des victimes,
Offrons-lui des horreurs!
Faisons, faisons le Mal!
Baisons ses pieds fourchus!
Léchons son cul merdeux!
Conchions la croix,
Compissons la Vierge,
Egorgeons l'agneau!
Crachons sur nos pères,
Profanons nos mères,
Défonçons nos sœurs!
Forniquons des fornications immondes,
Car Il aime ce qui pue,
Car Il aime ce qui souille.
Il est le Maître de l'infâme et de l'ignoble.

Or il y en a,
De ceux-là,
Plus qu'on ne croit.
Il y en a
Qui croient adorer l'Autre,
Et se vouent à Celui-là.

Or qui sont les plus fous?
Ceux qui croient au Dieu bon?
Ceux qui croient au Malin?

Aux uns comme aux autres,
Grand bien leur fasse !
Amen.

In Lettre ouverte aux culs bénis – Collection lettre ouverte – Albin Michel 1994

La démonstration du Maître est éclatante.

14/12/2008

Allélouya! On sait d'où viennent ses fulgurantes idées!

dieu sarko karinevillard.jpg
Merci à Karine Villard
Tè! C'est dimanche: je vous la remets:


Si j’étais Dieu

Si j’étais Dieu,
Nom de Moi,
Je ferais cuire tous ces cagots
Ces insupportables bigots,
Ces punaises de sacristie,
Tous ces culs bénis abrutis,
Ces flagorneurs et ces badernes,
Ces lèche culs qui se prosternent,
Genoux ployés ou culs levés,
Pour Jésus, Allah ou Yahvé.
Ils proclament que je suis Tout,
Que je suis le Grand Manitou
Omniscient, plein de sagesse,
Généreux devant leurs faiblesses,
Et voyez, nom de Moi !,
Comment agissent- ils avec moi !
Ils me traitent comme un vieux con,
Ridicule vieillard abscons,
Fort avide de privations,
Jouissant des propitiations,
Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,
Capable d’imposer de m’immoler son fils
A celui que j’aurais choisi comme prophète,
Et bavant de plaisir en cette immonde fête.
Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,
Ce parano borné, ce tyran narcissique,

Si j’étais Dieu,
Nom de Moi,
Et si j’étais salaud tout autant qu’ils le sont,
Pour les gratifier d’une bonne leçon
Je leur infligerais cette terrible peine
Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,
Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :
C’est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !
En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !
Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.
Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,
Infligent à tous de Moi une image d’effroi,
D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,
Les menacent en mon nom de tourments redoutables.
Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,
Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,
Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses
Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.
Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,
Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

Si j’étais Dieu,
Nom de Moi,
Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,
Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,
Ceux qui refusent d’ingurgiter
Les réponses prêt-à-porter,
Qu’un soi-disant Elu, prétentieux allumé,
Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,
En haut d’une montagne, en quelque lieu secret
Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.
Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,
Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,
Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,
Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

Si je suis Dieu,
Nom de Moi,
Si je suis cet être infiniment bon,
Comment peut-on penser que je suis assez con
Pour vouloir tourmenter
Toute une éternité
Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi
Ne croit pas en moi !
Si je suis cette suprême intelligence
Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,
Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,
Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

Si je suis Dieu,
Nom de Moi,
Si j’ai donné à l’Homme la Raison,
Cet outil merveilleux pour poser des questions,
La faculté de pouvoir discerner
Si un événement est vrai,
Possible ou invraisemblable,
Il faut vraiment être minable
Pour penser que je vais punir
Tous ceux qui osent s’en servir !

Par chance, je ne suis pas Dieu,
Nom de Dieu…
A la santé de ceux qui refusent de croire,
Satan, verse-moi à boire !

09:05 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dieu, sarko

12/10/2008

"Dieu te cherche!" - "Dis-lui que je suis au bistrot en face!"

dieu.jpg
Merci à Bebeboum

Dieu - Fiche signalétique


Dieu est un névrosé narcissique: il a créé les hommes tout spécialement pour se faire adorer.

Dieu est un prétentieux mégalomane: il ne s'offusque pas de ce qu'on le couvre de louanges ridiculement exagérées.

Dieu est un taquin sadique: il crée les hommes faillibles et il les punit s'ils pèchent.

Dieu est un joueur: il nous donne le libre arbitre, et puis il fait des paris: péchera? péchera pas?

Dieu est un tricheur: il donne à certains de ses chouchoux la grâce, comme ça il sait d'avance qui gagnera.

Dieu est un menteur: il se prétend infiniment bon alors qu'il a fait de notre vie une partie de “ flipper” où l'on a peu de chances de ne pas tomber dans le trou, c'est-à-dire dans le malheur ou dans le péché, et en tout cas avec la mort au bout.

Dieu est un ignorant: il ne savait pas que la Terre est ronde, ce sont les hommes qui le lui ont appris.

Dieu a un goût de chiottes: il aime à l'excès les dorures et le clinquant, ses temples sont des entassements de pâtisseries, ses prêtres des déguisés de carnaval.

Dieu est un fourbe: il donne le double exemple de la fécondation artificielle et de l'adultère en engrossant la femme d'un charpentier par l'entremise d'un ange messager, et après il interdit l'usage de l'une et de l'autre.

Dieu est un obsédé sexuel: il attache une importance morbide aux histoires de cul.

Dieu n'est pas tout-puissant: entre autres, il ne peut pas supprimer le passé et il ne peut pas se supprimer lui--même.

Dieu est raciste: il a, aussi longtemps qu'il a pu, refusé une âme aux gens de couleur, qu'on pouvait donc vendre, acheter et traiter comme des animaux.

En résumé, tout se passe comme si Dieu avait été créé à sa propre image par un homme très bête, très peureux, mesquin, cruel, vindicatif et prétentieux.


Extrait de “ Lettre ouverte aux culs-bénits ” de François Cavanna




22:06 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : dieu, bistrot