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07/12/2016

Inquiétants les drôles de drones d’Amazon…

drones

 

Ils sont partout. Dans toutes les grandes surfaces. Il y en a de tout petit, tout mignon pour la maison. Il y en a des plus gros, plus joufflus, plus musclés, pour la cambrousse. Il y en a de loisir, il y en a de travail. « Ils », ce sont les drones, la dernière konnerie à la mode.

Amazon montre dans une video l’avancement de ses projets de livraison de colis par drones. Sur la vidéo de démonstration, on voit un mini-drone octocoptère transportant dans les airs des colis rangés dans de petites boîtes jaunes, depuis les entrepôts jusqu’aux clients vivant dans un rayon de 16 kilomètres et ayant passé commande sur le site d’Amazon. Les drones pourraient livrer des paquets allant jusqu’à 2,3 kg. On peut supposer que ces drones seront guidés automatiquement et se dirigeront vers leur lieu de livraison défini par ses coordonnés GPS. Sauf que le ministère de la Défense ne donnera pas son aval si jamais le cybermarchand demandait à livrer des colis en France grâce à de tels appareils. http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-60941QE.htm

Sympas les drones ! C’est joli, c’est moderne, ça fait rêver. Et c’est utile. D’ailleurs EDF les utilisent, comme les entreprises de com, les télés (au Tour de France par exemple), mais aussi les entreprises agricoles, etc. C’est l’avenir disent certains.

Mouais… Ça peut aussi être dangereux. Très dangereux ! Une video russe fait un tabac sur Youtube. On y voit un quadricopter équipé d’une arme automatique détruire en quelques secondes un groupe de mannequins en plastique servant de cibles… Puis l’opérateur, fonce sur un décor représentant une réunion dans un bâtiment fenêtres ouvertes, pour vider son chargeur sur les 4 mannequins les réduisant en miettes. Sauf que cette vidéo est un montage d’effets spéciaux extrêmement réalistes. Mais cette vidéo interpelle tout de même…

drone planeur amazon.jpgLa menace n’est pas négligeable. Avec 1 500 €, un peu d’ingénieries et une arme, un bon bricoleur peut fabriquer son propre drone tueur, soit un quadricopter très stable, soit un planeur, permettant d’aller beaucoup plus loin. En toute discrétion. In-dé-tec-tables les drones ! Ils ne font pas de bruits grâce à leurs petits moteurs électriques et les radars les confondent avec des pigeons ou des corbeaux. Les spécialistes disent qu’on peut tout de même brouiller les signaux qui télécommandent ces engins. Possible. Mais probablement pas rédhibitoire pour une organisation terroriste.

Imaginons trois, quatre, cinq ou six drones du genre « Amazon », porteurs d’une charge de 2 à 3 kg de Semtex ou 4 grenades défensives (qui tuent dans un rayon de cent mètres). En 2 ou 3 minutes, ces engins peuvent arriver par exemple sur le grand stade de Lyon (situé en pleine cambrousse) un jour de match. Ils lâchent leurs grenades sur la foule ou ils s’écrasent et explosent dans la foule des spectateurs bien rangés sur leurs étagères. On n’ose penser au carnage… Le stade peut évidemment être remplacé par tout rassemblement humain : foire, manif, défilé, concert géant en plein air voire plages bondées en été. Ce n’est pas de la mauvaise fiction : les djihadistes de Daech ont eu recours à plusieurs reprises à des petits drones vendus dans le commerce, équipés d’une sorte de crochet libérant une grenade. Les djihadistes français qu’on laisse gentiment revenir de Syrie et d’Irak (pour les « déradicaliser » les pauvres enfants prodigues !), entraînés à ce genre d’opération et fanatisés ne représentent-ils pas une menace redoutable ?

Bien sûr, l’État peut toujours interdire la vente et l’usage de ce type de drones pouvant emporter une charge. Mais qui va croire qu’un réseau de terroristes va se plier à ce genre d’interdiction ? MDR !

Mais on peut imaginer mieux, ou plutôt pire. L’an dernier le survol de plusieurs centrales nucléaires par des drones a défrayé la chronique. Qui les envoyait ? Dans quels buts ? Pas de réponse… Mais ceux qui les ont pilotés ont fait la démonstration qu’il était très facile pour ces engins de survoler voire de se poser dans les enceintes des centrales. Donc d’attaquer les bâtiments les plus sensibles ? Non. Ce n’est pas 3 kg de Semtex qui vont percer le mètre d’épaisseur de béton plus l’épaisse fourrure d’acier interne d’un bâtiment réacteur. D’accord, mais…

drone sur centrale nucléaire.jpgMais imaginons que quelques terroristes, techniciens nucléaires convertis par exemple, réussissent à infiltrer l’une des nombreuses sociétés de sous-traitance travaillant quotidiennement dans les centrales, y compris dans les secteurs les plus critiques. Imaginons que des drones se posent dans le vaste périmètre d’une de ces centrales et y déposent plusieurs fois 3 kg de Semtex ou équivalent. Que ces explosifs soient discrètement récupérés par les terroristes infiltrés et autorisés à se déplacer dans la centrale. Déposés à des points névralgiques, particulièrement sur les dispositifs de refroidissement du cœur, 8 à 10 kg suffiraient à déclencher la fusion du cœur. Bref, un Tchernobyl sur Rhône, sur Seine, sur Loire et plus si affinité…

Bon. Arrêtons et mettons en veilleuse notre imagination. Chacun sait – les nucléocrates nous le rabâchent à longueur de journée – que nos centrales sont totalement sûres, inviolables. Et que les drones ennemis, tout comme le nuage de Tchernobyl, respecteront les frontières !


Photos X - Droits réservés

02/12/2014

Drones, centrales nucléaires. CATASTROPHES à venir ?

drone sur centrale nucléaire.jpg

 

 

Une petite fiction, c'est comme un dessin, ça éclaire plus les esprits que des tonnes d'explications fumeuses... Embarquez, et tenez-vous aux branches :

 

Paris, 24 décembre 2014, 20 heures. La ville lumière mérite bien ce qualificatif en ces périodes festives. Les principales artères rivalisent d'illuminations somptueuses. Les vitrines, éclairées a giorno, regorgent d'animations. Les clients se pressent, en ces dernières heures, pour faire leurs ultimes achats. Il en est de même dans toutes les villes de France. Partout dans le pays, partout en Europe on oublie la morosité ambiante et on s'apprête à célébrer joyeusement LA fête principale de nos civilisations : Noël. L'ambiance est à la liesse familiale. Et pourtant...

 

Pierrelatte, Drome. 20 h 01. Jean-Pierre roule sur l'autoroute A7. Il vient de Lyon et va à Avignon. Il roule vite car il a été retenu par une réunion qui s'éternisait et est quelque peu irrité. Soudain, il reste sidéré par ce qu'il voit sur sa droite : à hauteur de la centrale électronucléaire du Tricastin: une explosion génère un énorme éclair suivi d'un incendie.

 

A Fessenheim, à Civaux, à Gravelines, à Nogent, à Dampierre, à Golfech, à Chinon, à Bugey comme à Cruas, à la même heure, la même explosion, les mêmes incendies limités.

 

Alors il se passe en France un phénomène aussi étrange qu'effrayant : partout, en cascades, l'électricité s'éteint... C'est le black-out dans la « ville lumière » comme partout dans le pays. Finies les illuminations festives ! Les trains s'arrêtent en rase campagne. Les métros stoppent avec leurs fournées de passagers. Les ascenseurs restent bloqués, laissant leurs occupants terrorisés dans le noir total. Dans les familles s'apprêtant à festoyer, inconscientes de se qui se passe, on allume les bougies en riant de ce contretemps. La France entière bascule dans les ténèbres. Et l'Europe va suivre...

 

Sur les sites des centrales nucléaires, les énormes transformateurs qui alimentent les lignes principales à 400.000 volts et les secondaires à 225.000 volts brûlent. En conséquence logique et inéluctable, tous les postes électriques de distribution disjonctent l'un après l'autre, sur tout le territoire. Puis cette chute de dominos s'étend aux pays voisins connectés au réseau français. C'est la catastrophe...

 

Dans les centrales attaquées, on frôle la panique. Les groupes électrogènes de secours sont mis en route et, par chance, fonctionnent. Les barres d'arrêt des réacteurs tombent sans problèmes majeurs. Les turbo-pompes de secours refroidissent les réacteurs. Ouf ! Pour l'instant, pas de risque nucléaire genre Fukushima. Pour l'instant...

 

Que s'est-il passé ? Il a suffi d'une attaque coordonnée de drones légers que l'on trouve sans problème dans le commerce. Non plus équipés de caméras mais d'une petite charge d'un demi-kilo de Semtex C4, un explosif genre plastic 100 fois plus puissant que la TNT. Ces drones ont été lancés sans coup férir sur les transformateurs, nœuds stratégiques et pourtant très vulnérables et non protégés de tous le réseau électrique. Ces transformateurs abattus, c'est le disjonctage en cascade de tout le réseau français, puis européen puisqu'ils sont interconnectés...

 

Voilà à quoi ont - peut-être - servi les récents et récurrents survols de drones sur les centrales nucléaires. Ces survols ont eu lieu de nuit. Ils ont permis – grâce à des caméras thermiques – de relever les coordonnées précises de ces installations. Il ne restait plus alors qu'à programmer, coordonner et réaliser l'attaque simultanée des cibles consciencieusement répertoriés.

 

Nul besoin d'une armée pour mettre un pays « moderne » à genoux. Sa « modernité », et entre autres sa dépendance totale à la bonne marche du réseau électrique, est son talon d'Achille. Une petite équipe bien organisée, sans risques et sans combats, peut mettre la France – mais aussi n'importe lequel des pays industrialisés – dans une situation catastrophique. Et générer un chaos épouvantable.

 

Fiction que tout ça ? Souhaitons-le...

 

Les civilisations, tout comme les individus, ne sont-elles pas mortelles !

 

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