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13/12/2016

FMI. Lagarde plus docile aux diktats de la finance que ne l'était DSK...

Le passage de Christine Lagarde devant les juges de la Cour de Justice de la République est l’occasion de remettre un peu le nez sur l’organisme qu’elle dirige, le Fond Monétaire International (FMI ou IMF en globish). Et il nous est tombé sous les yeux un texte important de son patron de l’époque, Dominique Strauss-Khan. Un discours totalement inconnu du commun des citoyens, jamais vu (du moins par moi…) dans la presse. Et pour cause : son contenu est résolument keynésien, « révolutionnaire » dans ce milieu de la finance car il souligne les dangers que font courir aux économies mondiales le chômage et les inégalités. Des propos qui sonnaient alors comme une déclaration de guerre pour les tenants de l’ultralibéralisme et les puissances d’argent.

Notons que ce discours a été prononcé à Washington le 13 avril 2011. Un mois après, se déclenchait « l’affaire du Sofitel » qui mettait définitivement hors circuits DSK.

 

Voici ce texte éclairant :

 

La crise mondiale des emplois - Soutenir le redressement par l’emploi et la croissance équitable, par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international.


https://www.imf.org/external/np/speeches/2011/041311.htm


DSK souriant.jpg13 avril 2011
Par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international
Washington, le 13 avril 2011

 

Bonjour.

Je tiens à remercier l’établissement Brookings, en particulier mon bon ami Kemal Dervis, d’avoir accueilli cet événement important et opportun. Je suis particulièrement heureux que Sharan Burrow - le secrétaire général de la CSI - soit avec nous ce matin.

Keynes a déclaré à la fin de son Magnum opus : « Les failles de la société économique dans laquelle nous vivons sont son incapacité à assurer le plein-emploi et sa répartition arbitraire et inéquitable de la richesse et des revenus ».

Tout le monde ne sera pas d’accord avec l’intégralité de cette déclaration. Mais ce que nous avons appris au fil du temps, c’est que le chômage et l’inégalité peuvent saper les réalisations mêmes de l’économie de marché en semant les germes de l’instabilité. Dans trop de pays, le manque d’opportunités économiques peut conduire à des activités improductives, à l’instabilité politique, voire à des conflits. Il suffit de regarder comment se joue au Moyen-Orient et en Afrique du Nord le cocktail dangereux du chômage et de l’inégalité - combiné à la tension politique.

Parce que la croissance assaillie par les tensions sociales n’est pas propice à la stabilité économique et financière, le FMI ne peut pas être indifférent aux questions de distribution. Et quand je regarde autour, aujourd’hui, je m’inquiète à cet égard. Car si la reprise est ici, la croissance - du moins dans les économies avancées - ne crée pas d’emplois et ne se partage pas largement. Beaucoup de gens dans de nombreux pays sont confrontés à une crise sociale qui est tout aussi grave que la crise financière.

Le chômage est à des niveaux record. La crise a jeté 30 millions de personnes sans travail. Et plus de 200 millions de personnes sont à la recherche d’emploi partout dans le monde aujourd’hui.

La crise de l’emploi frappe particulièrement les jeunes. Et ce qui aurait dû être un bref moment dans le chômage se transforme en une condamnation à perpétuité, peut-être pour toute une génération perdue.

Dans trop de pays, les inégalités sont à des niveaux records.

Alors que nous faisons face à ces défis, rappelez-vous ce que nous avons accompli. Sous le parapluie du G20, les décideurs se sont réunis pour éviter une chute libre financière et probablement une deuxième grande dépression.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une réaction de même force pour assurer la reprise dont nous avons besoin. Et cela signifie non seulement une reprise durable et équilibrée entre les pays, mais aussi une source d’emploi et de répartition équitable.

 

Emploi

Permettez-moi de commencer par l’emploi. Tout comme nous avons réussi à maîtriser l’inflation dans les années 1980, cette décennie devrait être la décennie qui reprend le plein-emploi.

Que faut-il faire ? Tout d’abord, il faut réformer et réparer le secteur financier, remettre les banques au service de l’économie réelle et octroyer du crédit aux petites et moyennes entreprises, moteurs clés de l’emploi et même de la croissance.

Évidemment, un environnement favorable à la demande est une condition préalable à la croissance et à l’emploi. Alors que le chômage est si élevé, et avec peu de signes de pressions inflationnistes sous-jacentes, la politique monétaire peut être favorable.

Qu’en est-il de la politique budgétaire ? Les pays avancés doivent placer leurs positions budgétaires sur des chemins durables à moyen terme, ouvrant la voie à la croissance future et à l’emploi. Mais le resserrement budgétaire peut ralentir la croissance à court terme, ce qui peut même accroître le chômage de longue durée, transformant un problème cyclique en un problème structurel. En bout de ligne, l’ajustement budgétaire doit être fait en visant la croissance.

Mais la croissance seule ne suffit pas. Nous avons besoin de politiques directes sur le marché du travail. La crise nous a appris que des politiques du marché du travail bien conçues pouvaient sauver des emplois.

Peu de gens seraient en désaccord sur le fait que des allocations de chômage décentes sont fondamentales. Et, combinés à l’éducation et à la formation, elles peuvent aider les chômeurs à s’adapter à une économie en mutation. Cela est particulièrement pertinent lorsque les pertes d’emplois sont fortement concentrées chez les jeunes et les non qualifiés, et lorsque le chômage est de plus en plus de long terme.

Nous devons être pragmatiques. Nous devons dépasser le contraste binaire et inutile entre « flexibilité » et « rigidité » sur les marchés du travail et demander plutôt si les politiques sont efficaces pour créer et maintenir des emplois. Parfois, ils sont, parfois ils ne sont pas.

Nous devons être coopératifs. Les pays doivent travailler ensemble sur une foule de questions, y compris la réglementation du secteur financier et la résolution transfrontalière. Ils doivent coopérer au rééquilibrage mondial, où de nombreux marchés émergents doivent se tourner vers la demande intérieure, soutenue par une classe moyenne dynamique. Sans cela, la croissance mondiale manquera.

Inégalités

Permettez-moi de parler brièvement du second poumon de la crise sociale : les inégalités. La recherche du FMI suggère que les inégalités peuvent rendre les pays plus enclins aux crises financières, surtout s’ils sont associés à un secteur financier important. La recherche du FMI montre également que la croissance durable dans le temps est associée à une répartition plus égale du revenu.

Ces défis concernent aussi bien les pays avancés que les pays en développement. Nous avons besoin de politiques visant à réduire les inégalités et à assurer une répartition plus équitable des possibilités et des ressources. De solides filets de Sécurité sociale combinés à une fiscalité progressive peuvent freiner les inégalités du marché. L’investissement dans la santé et l’éducation est essentiel. Les droits de négociation collective sont importants, surtout dans un contexte de stagnation des salaires réels. Le partenariat social est un cadre utile, car il permet à la fois les gains de croissance et les difficultés d’ajustement à partager équitablement.

 

Rôle du FMI

Permettez-moi d’aborder brièvement le rôle du FMI. Au fur et à mesure que nous comprenons les liens avec la stabilité, la question de l’emploi devient de plus en plus centrale dans notre surveillance, comme on peut le constater dans le cadre du WEO. J’ai mentionné certaines de nos recherches sur les inégalités. Nous avons également appuyé la création d’une taxe sur les activités financières. Et nous accordons plus d’attention à la dimension sociale de nos programmes : protéger les filets de Sécurité sociale pour les pauvres et soutenir un partage équitable du fardeau.

La conférence d’Oslo de l’an dernier - organisée conjointement avec l’OIT et le gouvernement norvégien - a été une étape importante. Nous suivons dans plusieurs domaines. Premièrement, nous travaillons avec l’OIT pour mieux comprendre les politiques qui sous-tendent la création d’emplois. Deuxièmement, en coopération avec l’OIT et en consultation avec la CSI, nous soutenons les consultations en matière de partenariat social entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement dans trois pays : la Bulgarie, la République dominicaine et la Zambie. Troisièmement, nous travaillons avec l’OIT à l’élaboration de planchers de protection sociale efficaces dans les pays à faible revenu.

Et ce week-end, alors que les principaux décideurs du monde entier se réunissent à Washington pour prendre le pouls de l’économie mondiale, j’ai l’intention non seulement de leur présenter l’image relativement optimiste d’une reprise qui se consolide mais aussi de leur rappeler ce qui est derrière les chiffres - trop de gens qui n’ont pas encore vu les fruits de cette croissance.

Conclusion

Permettez-moi de conclure. Il y a quelques milliers d’années, Aristote écrivait que « le meilleur partenariat pour un État est celui qui opère à travers les gens de la classe moyenne… ceux dans lesquels l’élément central est primordial… ont toutes les chances d’avoir une constitution bien gérée ».

Cela était vrai au temps d’Aristote, c’était vrai au temps de Keynes, et c’est vrai aujourd’hui. La stabilité dépend d’une classe moyenne forte qui peut propulser la demande. Nous ne verrons pas cela si la croissance ne conduit pas à des emplois décents, ou si la croissance récompense les quelques privilégiés sur les nombreux marginalisés.

En fin de compte, l’emploi et l’équité sont des composantes de la stabilité économique et de la prospérité, de la stabilité politique et de la paix. Cela est au cœur du mandat du FMI. Ce doit être placé au cœur de l’agenda politique. Merci beaucoup.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS EXTERIEURES DU FMI
Affaires publiques Relations avec les médias
Courrier électronique : publicaffairs@imf.org Courriel : media@imf.org
Télécopieur : 202-623-6220 Téléphone : 202-623-7100

 

Voilà. A vous de juger. On n'a pas eu Strauss-Khan, on a eu Hollande...

 

Photo X - Droits réservés

20/12/2011

C’est la trêve des confiseurs. Eh ! Tu la connais celle-là ?

 

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Le châtiment de Paris

 

Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy meurent dans un accident. Ils arrivent devant Saint-Pierre qui les accueille par ces mots :

- « Vous ne pouvez pas encore entrer ici sans passer par le Jugement Dernier : vous voyez les portes là-bas, chacun de vous devra entrer par la porte qui lui est assignée, et vous trouverez votre châtiment derrière. »

Chirac ouvre la porte à son nom et ......... AAAAHHHHHH !!! Il y a une femme, enfin si on peut appeler ça une femme... Plutôt une créature ignoble, vieille, hideuse, puante, offrant un spectacle à vomir...

Une voix sépulcrale s’élève et dit alors : « JACQUES CHIRAC, TU AS PÉCHÉ TOUTE TA VIE, VOICI TON CHÂTIMENT : TU ES CONDAMNÉ À COPULER AVEC CE MACCHABÉE POUR L’ÉTERNITÉ... ». Et la porte se referme sur un Chirac hurlant d’horreur...

 

D.S.K. ouvre la sienne, pas rassuré, et il trouve une chose encore plus immonde, plus moche, plus puante ...

Une voix s’élève et dit : « DOMINIQUE STRAUSS-KHAN, TU AS PÉCHÉ TOUTE TA VIE, VOICI TON CHÂTIMENT : TU ES CONDAMNÉ À COPULER AVEC CE MACCHABÉE POUR L’ÉTERNITÉ... ». Et la porte claque derrière un Dominique Strauss-Kahn hurlant de terreur...

 

Encore moins rassuré, Nicolas Sarkozy ouvre sa porte et voit Paris Hilton, nue, plus belle que jamais... Nicolas Sarkozy se dit : « Wahoooo, c’est ça mon châtiment ? ». Et soudain une voix s’élève : « PARIS HILTON, TU AS PÉCHÉ TOUTE TA VIE, VOICI TON CHÂTIMENT... »

 

blague,sarko,dsk

 

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Décadi 30 Frimaire 220

 

05/07/2011

M'ame Michu et M'ame Chazotte : "Et si on portait plainte contre DSK?"

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- Dites, M’ame Chazotte, comment s’qui faut qu’je fasse pour porter plainte ?

 

- Porter plainte ? Pourquoi ? Et contre qui ?

 

- Ben, pour agression sexuelle, et contre monsieur DSK !

 

- Tiens ! Vous aussi ? Ben, décidemment c’est une mode ! Racontez-moi ça M’ame Michu ! J’en ai la cressonnière qui en baille déjà !

 

- Ben, c’était il y a dix ans je crois, et si mes souvenirs sont exacts, il m’avait arraché une bretelle de soutien-gorge et déchiré mon valisère en coton du dimanche ! C’est que même à nos âges, M’ame Chazotte, faut être prêtes ! Faut être prêtes !

 

- Ah ben alors, c’est pas agression sexuelle, c’est détérioration d’antiquités ! Et là, c’est pas une plainte qu’il mérite le DSK, c’est une médaille !

 

- Le problème, c’est que j’sais pas si c’est la réalité ou si je l’ai rêvé !

 

- Rassurez-vous, v’s’êtes pas la seule ! C’est comme l’autre intrigante au nom de fromage, là, camouflée derrière des airs de petite fille perverse, et qui se fait de la pube gratos en prétendant que le Priape de Sarcelles aurait voulu lui faire subir les derniers outrages. Le problème, c’est que ça lui revient…huit ans après ! Un peu comme vous M’ame Michu. Vous pourriez monter une amicale des agressées sexuellement par DSK, L’AASDSK. Faut qu’il soit monté comme un âne le marteau-pilon de Washington. Le problème, c’est que cette taspé vend des salades au Figaro, à Pourris-Match, à l’officine internet ultralibérale Atlantico, tous des canards laquais qui gravitent dans l’orbite Uhèmepets ! Et qui vise-t-elle par la bande, la chaisière offusquée ? Flamby himself, François Hollande qui, tiens donc, semble être le candidat le plus dangereux pour Microlax ! Tout ça, c’est magouille et compagnie M’ame Michu.

 

- Alors, je porte pas plainte ?

 

- Ben non. Y a déjà trop de concurrence…

 

 

 

Septidi 17 messidor 219

 

 

Photo X - Droits réservés

04/07/2011

« Tu ne mentiras pas »…

chimulus dsk comme ça.jpg
 
 
 

 

Admiration ou déception ?

 

Merci à Chimulus

 

Sextidi 16 messidor 219

17/06/2011

Au bistro de la toile : DSK, c'est exquis!

chimulus bistro copie.jpg
 
 

- Oh ! Victor, tu sais pourquoi DSK a voulu se taper une noire ?

 

- ??????

 

- Il en avait marre des seins clairs !

 

- Mouais… Et tu sais comment la noire en question l’a reconnu le DSK ?

 

- ??????

 

- Comme d’habitude, les flics l’ont mis contre un mur, parmi quatre figurants. Tous à poil évidemment.

 

- Et alors ?

 

- La fille l’a reconnu tout de suite : « C’est lui ! C’est lui ! Je le reconnais, il a des couilles en or ! »

 

- Imparable. Tè ! Et celle-là. Voilà que DSK et le pape meurent le même jour. Mais, suite à une erreur de paperasse, voilà que DSK monte au paradis tandis que le pape descend à l’enfer. Celui-ci va voir Satan et lui demande des comptes.

« On va vérifier lui dit Satan, mais le temps qu’on fasse toutes les paperasses, cette nuit vous dormirez là ».

Le lendemain, le pape monte au paradis et en route, il croise DSK qui descend, lui, à l’enfer. Ils discutent un moment : « Je suis navré de ce qui vous est arrivé dit le pape. Mais je suis content de monter au paradis : toute ma vie n’eu qu’un but, rencontrer la Sainte Vierge ! »

- « Ah bien pour ça, répond DSK, c’est trop tard, il fallait monter hier… »

 

 

 

Merci à Chimulus

 

Nonidi 29 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

01/06/2011

Allez ! Si on chantait !

 

 

 

 
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Ça se chante jazzy sur l'air de "Oh! When the Saints..."

Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard

Ça s’passe ainsi
Au FMI
Depuis qu’y a c’queutard de Franchie
Et les Ricains se désespèrent
S’sont offusqués ces culs-bénis

 

Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard


Et Anne Sinclair,
C’est assez clair,
S’accomod’ bien de l’adultère
Domi c’est elle qu’il préfère
Quand elle quitt’ son pull mohair

Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard.

 

Au Sofitel

De Times-square

Domi qui aime bien les dentelles

A voulu s’taper une gazelle

Mais ça la mené au mitard

 

Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Il croit qu’tout’les femm’ de la terre
Doivent lui sucer le calamard.

Chez les Yankees

C’est pas acquis

De se fair’ mousser le kiki

Si la nana n’est pas partante

Il vaut mieux prendre le maquis

 

Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Il croit qu’tout’les femm’ de la terre
Doivent lui sucer le calamard.

Chez nous c’est Tron

Ce vieil estron

Qui dragu’ les meufs par les panards

Il prend son pied comme une bête

En leur massant les ripatons

 

 

Moralité

Pour la niquer

Il faut qu’la nana soit d’accord

Autrement puissants ou pélucres

Risquent d’se faire serrer à mort.

 
 
Illustration X - Droits réservés

 

 

 

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Tridi 13 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

23/05/2011

Ere Primaires : après DSK qui ?

chimulus dsk élections avocats.jpg
 

 

Allez, on prend les mêmes et on continue. DSKlibre, DSKdort, DSKfouille, est-ce pour autant que DSKgagne, et si ce n’est lui, après DSKki ?

 

Merci à Chimulus

 

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Quintidi 5 prairial de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

 

18/05/2011

Piège à la suite 2806, Sofitel Times Square

 

gros poisson.jpg

 

 

Jo, assis dans un angle stratégique du lobby sirote lentement son Martini-gin. Il sent l’adrénaline qui excite ses neurones. Il adore cette sensation. Celle du chasseur qui guette son gibier. Il a reçu il y a une heure un SMS laconique du directeur de Sofitel Times-Square : « Big fish here ». Voilà pourquoi il est là ce vieil agent de la CIA au physique passe-partout d’employé de banque mais spécialiste respecté des coups tordus.

 

 

Il n’a pas été trop difficile à « convaincre » le loufiat en chef frenchie, pense Jo. Tous les grands établissements s’arrangent pour fournir discrètement des « oreillers » aux bons clients. « Oreillers » blonds, bruns, blancs, noirs, jaunes, yin ou yan, à la demande. Ça fait partie de l’excellence de service qui sied à un établissement affichant de tels tarifs. Sauf que ça tombe sous le coup de la loi… Jo a su faire savoir au directeur qu’il valait mieux pour lui « collaborer » et surtout fermer sa gueule…

 

« Big fish » aime les femmes. Il aime aimer les femmes. C’est un queutard. Il n’y a pas de mal à ça. Sa position à la tête du FMI, malgré la puissance qu’elle lui confère, ne lui laisse pourtant guère de possibilité côté radada, surtout dans ce pays de culs bénis et de peine-à-jouir… Alors, de temps en temps, il s’échappe, seul, sans secrétaire ni garde du corps, vient à cet hôtel de Manhattan où il a ses habitudes et…s’envoie discrètement une belle pute que lui fournit discrètement un des responsables de la réception, qui y trouve largement son compte. Discret, efficace. Une bouffée d’air dans une vie trépidante…

 

Il est arrivé il y a une heure et s’est installé, comme d’habitude, à la suite 2806. A la réception, il a demandé Jimmy.

-         Comme d’habitude monsieur ?

-         Comme d’habitude. Mais j’aimerai si possible un chocolat chaud…

-         Dans une heure ?

-         Très bien.

 

« Big fish », heureux, gagne sa suite, se met à l’aise, se sert un whisky soda depuis le bar de sa chambre, donne quelques coups de téléphone, se détend et lisant le journal puis se déshabille et va dans la salle de bain. Dans quelques minutes, son « ami » Jimmy va lui envoyer une belle hétaïre. Une black cette fois, son « chocolat chaud ». « Big fish » adore leur peau luisante, leurs formes pleines, leur parfum un peu sauvage de musc, de cannelle, leur goût poivré…

 

Dans le lobby, Jimmy s’approche de Jo et lui fait part des désidératas de « Big fish ». Jo ordonne :

-         A l’heure dite, tu ne lui envoies pas la pute qu’il t’a demandée mais une de tes femmes de chambres, black, pour faire le service, en disant à celle-ci que la chambre est vide.

-         Mais…

-         Pas de mais. Exécution.

 

« Big fish » sifflote dans la salle de bain. A poil. Prêt à se donner du bon temps. Ah ! Il entend la porte d’entrée qui s’ouvre. Il sort de la salle de bain et tombe nez à nez avec une ravissante jeune femme noire. Celle-ci, le voyant, est étonnée et se répand en excuses « Sorry ! Sorry Sir ! » et tourne les talons pour partir. « Big fish » trouve le jeu à son goût : « Comédienne en plus ! Elle joue les effarouchées ! Faudra que je félicite Jimmy ! » Il attrape le jeune femme, la serre contre lui et lui fait sentir « la solidité de ses sentiments » ! La fille se débat pour s’échapper et roule des yeux effrayés. Bon, se dit « Big fish », maintenant, ça suffit le cinéma. « The game is over, Honey, came with me on the bed et have fun and love… ». Il pousse la fille sur le lit... Il voit alors ses yeux véritablement emplis de terreur, son souffle court, ses efforts désespérés pour se dégager... Il se rend alors compte de la méprise, de la terrible méprise

 

-         Mais, mais… Qui êtes-vous ?

 

La fille se dégage et réussie à s’enfuir.

 

« Big fish », atterré, comprend alors le piège dans lequel il vient de tomber, victime de sa queue, comme un collégien…

 

La femme de ménage, tremblante, traumatisée, vient se confier au patron. Au coup d’œil discret de Jimmy, Jo a compris : le gros poisson a mordu à l’hameçon ! Il ne reste plus qu’à le ferrer : sur les consigne de Jo, le directeur prévient la police, etc., etc.

 

Voilà une opération remarquablement réussie. « Big fish » gêne de plus en plus en haut lieu aux USA. Considéré comme un libéral bon teint en France, il est perçu comme un dangereux gauchiste aux States ! Pensez donc. Ce type met en danger les intérêts des banques américaines, il veut sauver l’euro, il met des bâtons dans les roues des multinationales étazuniennes en Afrique, etc. De plus il risque de devenir le prochain président de la France. En le foutant en l’air on dégage le FMI d’un individu qui n’est pas à la botte des USA. En lui barrant la présidence de la république française, on s’évite un président « socialiste », un autre emmerdeur genre Mitterrand. De plus on met Sarkozy au pli car on saura toujours lui rappeler à qui il devra sa réélection…

 

CQFD.

 

 Illustration X - Droits réservés.

 

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Nonidi 29 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

 

16/05/2011

Au bistro de la toile : Dominique nique, nique…

chimulus bistro copie.jpg
 
 

 

- Oh putaing Victor, t’as vu ce ramdam ! C’est DSKapout ! En gabiole comme le dernier des voleurs de portable ! Tout ça pour la pointe… Attends, dans une suite à 3.000 dollars la nuit, l’ « oreiller » peut être fourni, non ? Quand même, quand on pense que c’est ça qui prétend nous gouverner… Encore que, en France, un queutard aux affaires, ce n’est pas pour déplaire…

 

- Eh ! Oh ! Loulle, tu vas pas me faire croire que tu avales une seconde cette histoire de tentative de viol ! DSK, ça n’a jamais été mon ballon de rouge mais cette histoire pue la manip.

 

- C’est vrai que s’il veut tirer un coup le mec, il suffit qu’il donne la pièce au loufiat de la réception pour qu’il lui envoie dans le quart d’heure une belle pouffe pour quelques poignées de thunes !

 

- Voilà ! Non mais réfléchis : le type est chez lui, dans sa piaule, à poil dans sa salle de bain vu que c’est comme ça qu’on se douche ordinairement. Il entend quelqu’un qui s’introduit dans l’appartement. Il sort, inquiet pour sa sécurité compte tenu de sa position. Imagine donc la situation : il demande des comptes à l’intruse. Normalement, celle-ci s’excuse platement et dégage. Ou alors elle peut la lui jouer joyeuse luronne, s’extasier sur le service trois pièces du mec et… On est tellement cons nous les hommes, que le DSK peut vouloir profiter de l’occase. C’est alors que la femme gueule, déchire ses vêtements, se griffe, griffe son « partenaire ». Bref, le grand jeu… Tentative de viol, et tout et tout… Dans ce cas là, le DSK ne s’en va pas tranquillement prendre son avion : le ramdam dans l’hôtel le lui interdit et il est coincé dans le piège.

 

- Donc, pour toi, c’est un coup monté.

 

- Compte tenu de notre faiblesse à nous, les hommes lorsqu’on renifle un cul de femme à portée de tir, on ne peut jurer de rien. Si c’est vrai, DSK serait un gros con de macho qui profite de sa position, incapable de juguler ses pulsions et donc ne pouvant pas prétendre diriger un grand pays. Mais ce serait aussi se mettre dans une situation totalement loufoque correspondant à un suicide politique et…à une vie en taule chez ces tartuffes cul-serrés d’Etazuniens. Et après ça, le DSK serait sorti tranquillement de l’hôtel comme l’attestent des témoins, serait allé bouffer au restau avant d’aller à l’aéroport…

 

- Oui mais et son portable et quelques habits oubliés, comme dans une fuite ?

 

- Attends, cet hôtel, c’est comme qui dirait sa cambuse. Il aurait d’ailleurs téléphoné pour demander qu’on lui garde ces effets et ce portable. C’est un peu trop gros tout ça. Ce qui me fait dire que ce con est tombé dans une embrouille sordide. C’est parole contre parole. Et en la matière, les femmes ont toujours l’avantage. N’importe qui peut se faire piéger par une salope décidée.

 

- Et qui serait à l’origine de cette embrouille ?

 

- Oh ! Ce n’est pas les candidats qui manquent. Il y en a en France, évidemment du côté de Microlax 1er où ne manquent pas d’officines douteuses capables de monter un coup pareil. La discrétion presque désolée des sarko-trafiquants cache mal un bonheur jubilatoire. Mais il y en a aussi aux Zétazunis qui aimeraient bien se débarrasser de ce mangeur de grenouille et de fromage qui puent qui prône une certaine régulation du système économique mondial ne plaisant pas, mais alors pas du tout aux mafieux de Wall-Street… Il est des alliance de circonstances…

 

- Bon. Et le PS la dedans ?

 

- Ben, ça va les obliger à se dépouiller de « l’homme providentiel » et à trouver enfin une candidate ou un candidat qui ne soit pas un clone de Sarko. Et qui n’oublie pas qu’ils doit représenter le « peuple de gauche » et non de « gôôôche » ! Ce qui n’est pas pour me gêner !

 

 

Merci à Chimulus

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Septidi 27 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

21/02/2011

Du temps de cerveau disponible pour…

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Hier soir, comme beaucoup, j’ai regardé le J.T. de TF2 pour voir si la Pythie de Washington allait parler. Pas déçu, la Pythie n’a rien dit, mais est-il besoin d’affirmer ce que tout le monde sait. Donc, la télé ne m’a apporté aucune réponse. Peut-il en être autrement ? Cela mérite quelques réflexions.

 

Y a-t-il censure ? Non, ou plutôt pas directement. Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

 

De l'info sans infos... Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler « journal télévisé » ce qui devrait en réalité être appelé un « magazine ».

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne. Le nec plus ultra étant en la matière la bouillie de Jean-Pierre Pernaut.

 

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la « loi du marché » et la « loi de l'audience ». Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoir font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle « magazine », par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

                Information déstructurée pour mémorisation minimale. Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

 

C’est bon ça Coco ! C’est bon pour fournir du temps de cerveau disponible à caca-cola !

 

 

 Merci à Chimulus pour l'illustration

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Tridi  3 Ventose 219 de l'ère de la Liberté

15/02/2011

Vous voulez être cuisinés comment ? Au barbecue DSK ou à l’étouffé Sarko ?

 

chimulus dsk sarko idem.jpg

 

Freddo Lefèvre nous manquait. Ses tombereaux de conneries faisaient le bonheur de tous les humoristes. Depuis qu’il croupit dans un sous-ministère, il s’est bien affadi… Mais heureusement, l’UMP regorge de talents en ce qui concerne les comiques troupiers. Voilà la nouvelle étoile montante au firmament de l’ultra-connerie : le dénommé Jacob ! Tronche de barbillon de sous-préfecture de garnison et subtilité d’un estron entouré de papier doré. Voilà que ce mec distille des propos fielleux, pétainistes, à l’encontre du citoyen Strauss-Khan. Celui-ci n’est pas ma tasse de th… pardon, mon ballon de rouge, mais s’il est désigné, il faudra bien le soutenir, même avec des gants car la seule alternative qui risque de nous être proposée menace d’être entre le choléra DSK et la peste Sarko…

 

A moins de faire comme les Tunisiens et les Egyptiens… On peut toujours rêver.

 

 

Merci à Chimulus

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Octidi  27 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

28/10/2008

Une petite bluette pour oublier la crise!

Ça se chante jazzy sur l'air de "Oh! When the Saints..."

DSK2.jpgLes beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard

Ça s’passe ainsi
Au FMI
Depuis qu’y a c’queutard de Franchie
Et les Ricains se désespèrent
S’sont offusqués ces culs-bénis

cul secrétaire.jpg
Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard

sinclair.jpgEt Anne Sinclair,
C’est assez clair,
S’accomod’ bien de l’adultère
Domi c’est elle qu’il préfère
Quand elle quitt’ son pull mohair

Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard.

27/10/2008

FMI : Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !

DSK rie.jpgOuf ! On est rassuré : DSK reste à la direction du FMI ! On s’en sort bien : si les culs-bénis étazuniens l’avaient viré pour une modeste histoire de cul, serait revenu nous gonfler les aliboffis…

Et puis, il est bien au FMI. Il faut savoir ce qu’est cette institution ultra ultra ultra-libérale. Ce qui se fait de pire en matière d’organisation nuisible !

Bravo l’artiste.

Le FMI (Fonds Monétaire International), cible favorite et traditionnelle des altermondialistes, s’est même attiré les critiques de la Banque mondiale qui, un comble, juge trop « à droite » le FMI qui, par ses politiques, rudement imposées, d’« ajustement structurel », visant à tout privatiser et à réduire les dépenses et services publics, a ruiné et accablé sous la dette nombre de pays du Sud, sans parler de l’Argentine que son action a conduite à la catastrophe économique.

DSK a pris la place - traditionnellement réservée à un Européen - laissée vacante par la démission de Rodrigo Rato de son poste de directeur général de ce « machin » qu’est le sinistre FMI. Position éminente, grand prestige, gros salaire (sans compter les avantages en nature, le droit de cuissage, etc.), jet privé, prébendes à distribuer, etc…

Les Directeurs généraux se suivent et se ressemblent. Rodrigo Rato, le prédécesseur espagnol de notre as de la pointe, a un profil intéressant dans la mesure où il est typique de la fonction. Économiste, il est entré en politique dans l’Alliance populaire, parti fondé en 1976 par les anciens ministres de Franco et il en est devenu l’un des dirigeants majeurs. R. Rato n’a jamais hésité à se définir lui-même comme un ultra-libéral, dont les maîtres mots furent « restrictions », « privatisation » et « libéralisation ». En somme un vrai homme de gauche, comme DSK !

Les deux plus récents Français à ce poste ont aussi des profils intéressants et conformes au modèle exigé. Jacques de la Rosière (énarque, inspecteur des finances) et Michel Camdessus (13 ans de FMI !), énarque aussi (Trésor), catholique militant, membre du Conseil Pontifical « Justice et paix ». Tout un programme ! Plus réac, tu meurs…

Au fait, vous avez entendu quelque chose, émanant du FMI concernant la crise ? Vous avez eu connaissance d’une quelconque condamnation de l’affairisme coupable des mafieux responsables de la merde financière actuelle ? Vous avez lu un quelconque plan mondial de sortie de crise ? Moi non plus…

Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !



26/10/2008

Domi-la-gachette dégaine plus vite que son ombre

dsk_fmi_rachida_dati_lobo_lobofakes.jpg
Merci à Lobofakes

06:32 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk