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13/12/2013

Au bistro de la toile : portiques écotaxe.

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- Oh ! Loulle, il n’y a pas de portique à l’entrée de ton rade, non ?

 

- Keskidi lui ? Oh ! Victor, t’as fumé la moquette avant de venir t’engorgeonner chez moi ? Du porc il y en a mais dans les rillettes et le sauciflard, des tiques, peut-être sur mon chien Marcel sous le comptoir, mais des portiques ? Vasisdas ? Késaco ?

 

- Allez, sers ma tournée, mastroquet de mon cœur. Je voulais te parler de ces fameux portiques de l’écotaxe qui ont tant foutu les Bretons en rogne. Tu sais à quoi ils servent ces fameux portiques de la discorde ?

 

- Ben, à reconnaitre les camions et à leur faire payer la taxe, non ?

 

- Eh bé non, justement ! C’est le Canard enchainé qui a levé le lièvre, ou le caneton. D’après le fameux palmipède, toujours bien informé, ces fameux portiques sont « inutiles, ruineux et dangereux pour les libertés publiques » ! C’est la CNIL (commission nationale informatique et liberté), dont l’avis a été sollicité sur les fichiers informatiques forcément générés par ces portiques, qui s’est étonné. Ces portiques ne servent aucunement à calculer la taxe véhicule par véhicule et a en assurer le paiement, mais uniquement  à repérer les éventuels fraudeurs ! Ces machins coûtent entre 600.000 et 1 million d’euros pièce ! Il doit y en avoir 273 en tout et 200 sont déjà installées…

 

- …dont quelques unes passées au barbecue par les Bretons !

 

- …ou réduite à l’état de ferraille. Mais c’est toi et moi qui payons, Loulle, ne l’oublie pas.

 

- Mais alors comment les taxes sont calculées et facturées aux camionneurs ?

 

- Directement par le boitier informatique sophistiqué obligatoire pour les véhicules assujettis à cette taxe. Ce système, qui combine GPS et émetteur radio, est le seul équipement nécessaire pour percevoir la taxe.

 

- Autrement dit on aurait pu se passer de ces portiques honnis, véritables chiffons rouges cristallisant toutes les rancœurs et coûtant un bras ! Mais alors, ça doit bien rapporter quelque chose à quelqu’un ou quelques uns ces machins ?

 

- Il n’est pas interdit de le penser… D’autant plus que l’équipement informatique des camions est bien visible et qu’il y a suffisamment de flics, motards ou automobilistes sur les routes pour épingler les éventuels fraudeurs… Mais la CNIL a levé un autre lièvre. Et qui nous concerne tous celui-là.

 

- Oh ! C’est des bons chasseurs cette CNIL ! Raconte.

 

- Eh bien pour que ça marche, ces portiques filment tout ce qui passe. Camions, voitures, vélos, piétons et tout ce qui bouge. C’est Big Brother. Ils filment tout, stockent les images plus de temps qu’il n’est nécessaire et permettent ainsi de fliquer les déplacements de millions d’usagers de la route.

 

- Est-ce qu’on ne toucherait pas là la véritable fonction de ces portiques à la kon ? Puteng, moi qui gueulais contre les Bretons, je crois que vais les applaudir chaque fois qu’ils foutront en bas un de ces portiques espions !

 

- A la nôtre !

 

Tridi 23 frimaire 222

 

Merci à Chimulus

30/10/2013

Au bistro de la toile : le tango breton !

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- Oh ! Loulle, fais-moi un petit noir, tè.

 

- Non !

 

- Pourquoi ? T’es en pénurie ou ma gueule ne te reviens pas ?

 

- Pas du tout, je manifeste !

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Contre le prix de l’eau qui augmente. Contre le prix du café qui va augmenter à cause de la taxe éco ch’sais pas quoi.

 

- T’es aussi kon qu’un pollueur breton toi alors !

 

- Eh ! Je déconne….

 

- J’avais compris. Mais d’autres que toi vont faire le même calcul : tu gueules, tu casses et tu obtiens ce que tu veux. C’est le principe du poujadisme. Rappelle-toi la comédie des « pigeons ». Le gouvernement voulait aligner la fiscalité du capital sur celle du travail. Ce qui était à la fois juste et courageux. Mais les entrepreneurs ont monté une embrouille sur les réseaux sociaux et le gouvernement a capitulé en rase campagne, donnant ainsi des gages à ce monde de la finance qu’il prétend combattre. Maintenant c’est pareil : reculade sans combattre face aux pollueurs, qu’ils soient gros cultivateurs épandeurs de lisier, éleveurs de porcs dégueulasses ou transporteurs. Bonjour l’exemple ! Demain ce sera les gens du BTP, puis les artisans et commerçants, etc. Un gouvernement sans couilles, qui bat en retraite dès que l’on frappe des pieds. Des mous, Loulle. Des mous et des lâches. Voilà ce qu’on a mis au pouvoir. Un président qui se fait ridiculiser par une morveuse de quinze ans, qui s’aplatit devant la Bismerkel, qui tremble devant les casseurs bretons…

 

- E sé l’as, pagaras !

 

- Comme tu dis. Si on l’a, on paie ! Mais enfin, comment un peuple civilisé, qui a fait la Révolution égalitaire, qui a inventé les droits de l’homme, peut-il mettre à sa tête deux personnages aussi ridicules que nuisibles, tels Sarko et Hollande ! C’est la preuve que cette cinquième république, faite par et pour de Gaulle, est à bout de souffle. Il faut en changer.

Et pour en revenir à cette histoire d’écotaxe, cette énième reculade va nous coûter un bras. A cause de cette monstruosité appelé PPP pour Partenariat Public Privé. Cette taxe a été élaborée par les sarkozistes et votée à l’unanimité suite au Grenelle de l’environnement. Cette taxe était une bonne chose. Mais – ultralibéralisme oblige – ils ont mis en place un partenariat public privé en déléguant un service de perception fiscale. Suite à un appel d’offre, c’est une société italienne, Ecomouve, qui a tiré le gros lot. L’Etat paie à cette société 50 millions par trimestre de location de ses infrastructures (les fameux portiques) et du service rendu (facturation et perception des taxes)  à partir du 1er janvier 2014. Qu’elle perçoive du pognon ou pas, Ecomouve facture donc 200 millions d’euros pas an ! Et l’Etat, qui attendait 1 milliard d’euros de recette par an, ne touchera que dalle… Coût de cette reculade devant les pollueurs bretons ? 1,2 milliard par an. De plus, ce contrat est nul en efficacité. L’écotaxe, en Allemagne, est de 13 à 24 euros les 100 km, deux fois plus chère qu’en France, elle rapporte 4,5 milliards/an contre 1 milliard attendu en France, coûte 13% de frais de gestion en Allemagne contre 22% en France ! Plus du cinquième du produit pour sa collecte ! Du jamais vu… N’y aurait-il pas quelques juteuses rétro-commissions occultes quelque part ?

 

- Bon. Heureusement qu’il y a une bonne nouvelle : la libération de quatre otages du Niger…

 

- Réjouissons-nous pour eux et leurs familles Loulle. Mais cela doit encore nous coûter quelques thunes : le cours actuel de l’otage sur pied tourne autour de 1,5 million par tête, soit environ 20.000 euros le kg. C’est pas donné…

 

- Ouais, mais « ils » disent qu’ils n’ont pas payés.

 

- Ben voyons ! Ces « braves gens » d’Al Quaeda, sur lesquels on tape – à juste raison - à bras raccourcis, ont dû nous les rendre par grandeur d’âme ces otages ! C’est le Niger qui a été à la manœuvre. On peut donc supposer que c’est le Niger qui a payé, en se faisant rembourser par la France ou, j’espère, par Areva, ce qui serait plus normal, cette entreprise pillant sans vergogne les richesses du Niger ! Cela fera beaucoup de pognon avec lequel les terroristes pourront acheter des armes contre nous.

 

- Bon, allez, je suspends ma grève Victor. Tu veux toujours un petit noir ?

 

- Non, j’ai le clapoir qui fume, donne-moi plutôt un rouge !

 

 

Nonidi 9 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus