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18/10/2012

Pour Einstein, dieu serait-il une omelette : œufs = aime ces deux…

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Backchich nous apprend que la fameuse lettre manuscrite d’Albert Eisntein au philosophe Eric Gutkind est en vente sur…ebay ! J’ai donc cherché ce qu’il y avait dans cette lettre. C’est savoureux, rassurant et éclairant. Vive le grand Bébert qui n’hésitait pas à casser les œufs de la superstition :

« …Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes certes honorables, mais primitives et qui sont assez puériles. Pour moi, aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela. Les interprétations subtiles, très torturées, n’ont souvent presque rien à voir avec le texte original. Pour moi, la religion juive comme toutes les autres religions est une incarnation de la plupart de ces superstitions puériles. Le peuple juif, auquel j’appartiens volontiers et dont j’apprécie profondément la mentalité, ne présente pas pour moi de qualités différentes des autres personnes. A en juger par mon expérience, il n’est pas meilleur que d’autres groupes humains encore qu’il soit protégé contre le pire cancer, la guerre, du fait de son manque de puissance. Je ne vois donc rien « d’élu » à son sujet….

 Maintenant que je vous ai fait part tout à fait ouvertement des différences dans nos convictions intellectuelles, il me semble clair que nous sommes très proches l’un de l’autre sur l’essentiel des choses, c’est à dire dans notre appréciation du comportement humain. Nous ne sommes séparés que par des « accessoires » intellectuels et la notion de « rationalisation » au sens Freudien. Par conséquent je pense que nous nous comprendrions parfaitement si nous parlions de choses concrètes. Avec d’aimables remerciements et mes meilleurs vœux »

Deux mois plus tard, dans une lettre du 24 mars, ce cher Albert remettra le couvert : « Ce que vous avez lu sur mes convictions est bien entendu un mensonge. Un mensonge répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnifié et je ne l’ai jamais nié et au contraire exprimé clairement. S’il y a en moi quelque chose de religieux, alors c’est mon admiration sans borne pour la structure du monde pour autant que la science puisse nous la révéler… »


Septidi 27 Vendémiaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

30/03/2010

Au bistro de la Toile: "Deux choses sont infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue." Albert Einstein

 

 

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- Ils commencent à nous les gonfler façon montgolfière les aliboffis avec leurs conneries de « gros mots », de « dérapages verbaux » - c’est comme ça qu’ils parlent dans les gazettes, les boites à mensonges et les lucarnes à décerveler. Ça a été Frêche – qu’il leur à mis un sacré doigt d’honneur soi-dit en passant - puis Zemmour, puis Guillon.

 

- Eh ! Loulle, si la police de la pensée et de la vertu vient dans ton rade qui est un antre de subversion, elle va en entendre de belles et de bien grasses ! Finalement, comme dit la mère Roumanoff, le seul média qui reste libre, c’est bien « radio-bistro » ! Là, au moins, on est encore à l’abri de la dictature des bons sentiments. Si je veux dire merde à Sarko ou au pape, je peux encore le faire.

 

- Pour combien de temps ? J’ai lu ton truc « Matin brun », c’est criant de réalisme : accepter de fermer d’abord un peu sa gueule, accepter de se plier d’abord un peu à des directives stupides, puis encore un peu, puis…Pffuuit ! Les fachos sont là, sans que tu les ais vu venir. Sans coup d’état. Par la dictature d’abord douce puis plus rude et enfin brutale du « politiquement correct » qui est plutôt un « moralement correct ».

 

- Les mots. Ils commencent par les mots. C’est puissant les mots. Dangereux parfois. Comme une kalachnikov. Alors on les castre : un aveugle est un non-voyant, un sourdingue est un mal-entendant, les Arabes, les noirs et les chinois sont des minorités visibles, un cul-de-jatte est une personne à mobilité réduite, les pédés – c’est comme ça qu’ils se nomment entre eux – sont des homosexuels…Et un con est un mal-comprenant !

 

- Après les mots arrivent les actes. Les interdits se glissent insidieusement partout. Interdit de fumer, interdit de se murger la gueule, interdit de trop bouffer, bientôt interdit de baiser sans permis ! Tout ça se fait en loucedé et – le pire – avec l’assentiment des bons cons à la cervelle rendue bien disponible aux messages de Cocu-cola et des gourous de la pensée unique par les hyper-conneries chiées à pleines boyaux par TF1 et autres faiseurs de cons. Le con, voilà l’homme idéal au temps de la mondialisation ultralibérale. Mais il faut noter que la connerie n’est pas innée, elle est acquise, voire imposée.

 

- Le danger, c’est que la connerie est contagieuse… Ecoutez le con de consommation courante qui pérore : il parle comme à la télé. Il dit « au jour d’aujourd’hui », j’ai été « impacté » et autres niaiseries sorti du sabir des cons « experts »…

 

- Les cons sont partout. Ils nous cernent. Ils sont multiples et changeant. Ils sont, comme tu dis con-tagieux, ils sont con-fraternels, ils sont con-sanguins, ils sont con-joints, ils sont con-disciples, ils sont con-décendants, ils sont con-vecteur, ils sont con-citoyens, ils sont con-tractés, ils sont con-casseurs, con-cave, con-pliqués, con-cernés, con-fessés, con-damné…

 

- Et quand le con-cours, le con-çu ! Il y a aussi le con-cul-pissant, le con-danseur, le con-gelé. Et quand le con-nique, faut voir ce que le con-génère !

 

- Ouais, mais restons modeste, on est toujours le con de quelqu’un car la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu.

 

- Ah ! Voilà le téléphone : je crois que le con-sonne…

 

- Bon. En attendant, Victor, qui est-ce qui paie les con-sommations ?

 

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