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22/05/2017

Voilà revenu le temps des enfumages de l'été.

enfumages par Luc Arnaut.jpg

C'est reparti. Non, je ne veux pas parler des élections législatives mais des traditionnelles manifestations de bourrage de crâne du début de l'été : le festival de Cannes puis Roland-Garros.

Cannes, j'y est habité lorsque j'étais un peu plus jeune. Beaucoup de Cannois fuient leur ville quand débarquent les hordes de shootés à la péloche. Comme les Avignonnais durant le festival de théâtre. Et – pas kons – ils louent à tarif salé leurs turnes aux festivaliers.

Cannes, c'est le festival de l'illusion, du mensonge, du m'as-tu-vu, de la niaisitude triomphante où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof…

Puis dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros.

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco…

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. On va savoir de quelle couleur est la culotte de Bella Hadid. On va flasher sur les nichons d’Elizabeth Olsen ou les cuisses de je ne sais quelle belle nana. Parait même que les nazislamistes vont profiter de la caisse de résonance cannoise pour ressortir leur burkini.

Faire la Une avec ces couenneries ou les douleurs de dos de Tsonga et les crampes de Nadal, voilà ce qui est important ! Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

Et puis, ça évite de parler d'une réalité qui n'a pas changée malgré la nouvelle donne politique : problèmes de chômage récurrents, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, de la volonté de manipulation des « Zélites », des cleptocraties qui font main basse sur le monde à travers la mondialisation ultralibérale.

Nous allons pourtant encore voter dans trois semaines. Et ça, c'est important. Enfin, ça devrait l'être… Le suffrage universel dit que c'est le peuple qui doit décider. Tè ! Fumes... Aujourd'hui nous n'élisons plus nos représentants mais nos maîtres, quasi inamovibles, tout puissants et juridiquement intouchables. Ceux-ci – les politiques - n'étant que les marionnettes interchangeables des « maîtres du monde » occultes : les mafieux de la finance. Bref, c'est le retour vers la féodalité avec les techniques d'abrutissement en plus…

Faudra tout de même aller le mettre notre petit bulletin, seul moyen qui nous est octroyé épisodiquement pour faire entendre notre (petite) voix. Et virer les sortants en continuant la saine œuvre de dégagisme commencé à la présidentielle.

Après, on aura le Tour de France et le mois de bronzage de cul traditionnel. D'autres, nouveaux venus sur la scène politique, seront – eux – au boulot pour détricoter...le code du boulot !

 

Illustration: merci à Luc Arnault

11/07/2014

Le foot ! Le foot ! Le foot ! Ras-les-aliboffis…

foot urtikan Mutio.jpg

 

Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot.  Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. « Drame national au Brésil » « Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », et patin-coufin.

 

Distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

 

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique.

        

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponible pour CocaMerde ».

 

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants et premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d'informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fieres de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL et Finkelkrot plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

 

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

 

Tridi 23 messidor 222

 

Illustration: merci à Mutio

 

17/02/2014

Au bistro de la toile : le rapport de la Cour des comptes.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, t'as pas quelqu'un qui bosse à la SNCF toi ?

 

- Ben non, pourquoi ?

 

- Pour prendre le dur gratos, tè ! D'après le rapport de la Cour des comptes, ils seraient un million en France à bénéficier de la gratuité sur les trains !

 

- Ah ! C'est vrai que c'est le moment du grand ramdam annuel de ce fameux rapport que l'on savoure goulûment dans les rédactions. Ça donne matière pendant quelques jours à quelques franches rigolades et surtout à baver sur les « ronds de cuir ». Médiapart vient de publier (lien), sous la plume de Laurent Mauduit une enquête qui remet les pendules à l'heure et donne l'importance qu'elles ont aux rodomontades de Didier Migaud, le président ex-socialiste à allure de sacristain de cette honorable institution. On y apprend cette chose effarante : seulement soixante rapports sont publiés sur un total avoisinant les mille deux cents ! « Au lieu d’être un exercice de transparence démocratique, écrit Mauduit, le rapport de la Cour des comptes s’est trop souvent apparenté – par la faute de la Cour tout autant que celle de la presse – à une sorte de vaudeville courtelinesque sur les stupidités de ces « Messieurs les ronds-de-cuir ». Et dans ce registre du bêtisier de l’administration, la Cour des comptes excelle toujours : si l’on se plonge dans le rapport annuel de 2014 publié ce mardi 11 février (il peut être téléchargé ici), on trouve un lot fourni d’histoires de ce type, des facilités de circulation offertes par la SNCF à ses agents et leurs familles jusqu’aux dysfonctionnements des internats d’excellence en passant par l’inutilité de la Chancellerie des universités de Paris.»

Mais, précise Laurent Mauduit, la Cour des comptes omet de préciser quel est le nombre total de rapports ou de référés qui sont réalisés chaque année par ses propres soins ou par les chambres régionales. Or, le chiffre est énorme : environ 1 200 rapports. Si l’on prend en compte les quelque 60 rapports rendus publics par la Cour des comptes et ceux qui sont publiés par les chambres régionales – dont nous n’avons pas obtenu le nombre exact – le bilan ne fait aucun doute : ce n’est qu’une infime partie des rapports qui sont rendus publics. »

 

- Ah ! Pourquoi cacher tous ces rapports ? En se foutant carrément de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de la loi qui impose d'informer le citoyen de tous les comptes de la nation. On a le droit de savoir ce que l’État fait de nos impôts, de notre pognon ! Pourquoi ne publier que ceux qui prêtent à rire ?

 

- On voudrait bien le savoir Loulle. Ce que publie la Cour des comptes, ce ne sont pas les affaires les plus graves, mais les plus ridicules, les plus courtelinesques, celles qui font les délices des canards-laquais. Mais l’immense majorité des autres rapports restent secrets, en violation des articles 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’homme. L'enquête de Médiapart donne quelques exemples flagrants, et révoltants de quelques affaires soigneusement occultées par la Cour des comptes, mais que quelques journalistes opiniâtres ont néanmoins débusquées. On y trouve par exemple le rapport sur l'affaire Tapie, disparu de la circulation - voir Affaire Tapie: le rapport secret de la Cour des comptes qui accable Christine Lagarde par Laurent MAUDUIT. La Cour des comptes n’a pas publié non plus les rapports qu’elle a réalisés sur diverses fondations douteuses, même si celles-ci ont connu beaucoup de dérives, comme on l’a vu avec Sciences-Po. Au cas par cas, certaines fondations ont donc d’elles-mêmes publié certains rapports – ce fut le cas par exemple de la Fondation de l’Ecole d’économie de Toulouse qui a fait l’objet d’un rapport - Ecole d'economie de Toulouse: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Idem pour le rapport sur l’Ecole d’économie de Paris - Ecole d'economie de Paris: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Autre exemple, plus récent : deux journaux, Le Monde et Mediapart, ont révélé ces derniers jours le rapport que la Cour des comptes a consacré à la Société nationale immobilière (SNI), la filiale de la Caisse des dépôts et consignations au cœur, au cours de ces dernières semaines, de nombreuses controverses (Lire Vers une privatisation du n°1 du logement social).

 

- Autrement dit, Victor, ce fameux rapport du sacristain Migaud n'est qu'un enfumage de plus.

 

- Ça y ressemble Loulle. Allez, mets ma tournée, çà, c'est du sûr !

 

 

Octidi 28 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

20/12/2012

Réforme : les banquiers se bidonnent…

banquiers banksters.jpg

(Ça peut se chanter sur l'air des "rois mages en Galilée!) 


Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

En spéculant jusqu’au dernier quignon

Après ils ont fabriqué une crise

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Sarko leur a filé plein de milliards

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

Creusant pour eux un abyme de dettes

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

Le « Normalou » nous a fait des promesses

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Il nous a concocté une réforme

Mais c’est les banquiers qui l’ont mise en forme

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

Décadi 30 Frimaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

18/07/2011

Vive le sport! Vive les gnons!

chimulus joly fillon.jpg
 
 
Enfumez les pauv'cons! Racontez des conneries, les journaleux les reprendront et les amplifieront! Et pendant ce temps les sarkonneries peuvent continuer...
 
 
 
Merci à Chimulus
 
 
 
Décadi 30 messidor 219

12/05/2011

Comment on se fait « enschister » profond et sans vaseline !

borloo boit de l'eau.jpg

 Les députés ont voté la loi présentée tant par l’UMP que par le PS concernant les gaz de schiste. Bon. Bien. Faut pas cracher dans la soupe, c’est toujours ça de pris. Pourtant…

 

Pourtant il y a une différence essentielle entre la première mouture de la loi et celle qui a été votée. La première version de l’article 2 de cette loi est celle-ci : «Les permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels sont abrogés.» La version revue et corrigée sous la pression des lobbies industriels, bien plus longue et obscure, stipule que les titulaires de permis de recherche devront «dans les deux mois» à compter de la publication de la loi remettre «à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées». Les permis ne seraient abrogés que si ce rapport n’est pas remis ou s’il «mentionne le recours, effectif ou éventuel, à des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche». Et c’est tout à fait différent. Il n’est plus question d’abrogation pure et simple des autorisations refilées (contre quoi ?) par l’ineffable Borloo mais de…

 

En fait, cette loi donne toute satisfaction aux industriels qui projettent de saloper le pays. En effet, ils doivent demander l’autorisation de saloper à l’administration…qui leur a déjà accordé les permis ! Administration aux mains du corps des Mines, favorable à ces forages et qui donc a peu de chance de se désavouer ! D’autant plus qu’il suffira aux industriels de changer la terminologie de présentation de leur technique opératoire tout en faisant pareil puisqu’il n’existe pas d’autre manière de faire ! Et pan ! Dans l’oignon ! Et sans vaseline.

 

Ce dossier est significatif de la duplicité des responsables politiques et de leur complicité avec les industriels.

 

Duplicité : il y a un an, Jean-Louis Borloo signait en catimini trois permis autorisant l’exploration du sous-sol d’une zone de 15.000 km2, à la recherche de gaz de schiste.

 

Duplicité encore : les modifications apportées au code minier qui simplifient la vie des prospecteurs. 

 

 Complicité : Six mois plus tôt, les sociétés Toreador Energy France (dont le vice-président est…Julien Balkany, le demi-frère du maire de Levallois-Perret !) et Hess Oil France – à la recherche de pétrole de schiste – avaient déjà obtenu un permis pour sonder le sous-sol de l'Aisne, de Seine-et-Marne et de la Marne (« Permis de Château-Thierry »).

 

Complicité encore : dans les archives de la Drire de Midi-Pyrénées, le rapport « Bilan 2007, objectif 2008 » démontre sans équivoque que la fracturation hydraulique a déjà été utilisée en France. Cette première a eu lieu sur la commune de Franquevielle (Haute-Garonne), en mars et en avril 2007, dans le cadre du « Permis de Foix ».

 

Complicité toujours : un forage qui se voulait discret sous l’égide de Total à Garn, dans le Gard concluant à la présence de « forte potentialité d’eau disponible ». Curieuse coïncidence lorsque l’on sait que l’exploitation des gaz de schiste demande d’énormes quantités d’eau…

La seule technique pour récupérer des « gaz de schistes » - la fragmentation hydraulique  - est celle utilisée aux Etats-Unis qui saccage, défigure des régions entières et perturbe gravement la santé des habitants. Couverts par des brevets et jalousement tenus secrets par l’industrie (plus de 600 ont toutefois été recensés), la plupart sont accusés d’avoir des impacts sur la peau, les yeux ou le système respiratoire, nerveux, immunitaire ou cardiovasculaires. Les témoignages d’habitants désespérés du documentaire Gasland de Josh Fox – attaqué à l’artillerie lourde par les gaziers, surtout depuis sa nomination aux Oscars – démontrent sans fard que la fracturation hydraulique peut aussi avoir des effets catastrophiques.

La fragmentation hydraulique ? Ques aco ? Pour réussir une bonne fracturation hydraulique : mélangez beaucoup d’eau (entre 15.000 et 20.000 m3), du sable et quantités de produits chimiques de synthèse. Projetez ce cocktail à forte pression sur des roches compactes, entre 2.000 et 3.000 mètres de profondeur, pour les fracturer. Vous libérerez alors des hydrocarbures « non conventionnels », dont les fameux « gaz et pétrole de schiste ». Et vous saccagerez la région…

Des nappes phréatiques polluées, des terres trouées de centaines de milliers de puits, des caravanes de camions géants jetés sur les routes, un air toxique en rase campagne, sans oublier l’augmentation des émissions de CO2… Voilà le spectacle dramatique créé par l’industrie des gaz de schiste aux Etats-Unis. Les produits chimiques de synthèse, utilisés pour dissoudre les minéraux, limiter le développement de bactéries nuisibles au bon état des tuyaux ou encore « sécher » le gaz, sont particulièrement décriés.

Voilà les saloperies  que des intérêts privés, avec la complicité des sarko-trafiquants, veulent commettre dans nos régions… Oui mais si nous on ne le fait pas, les Polonais, eux, vont le faire sans états d’âme !

 

Faut pas être pessimiste Coco ! Faut pas être pessimiste ! Bien sûr, l’eau de ton robinet sera pourrie et il faudra la faire bouillir avant de l’utiliser. Mais ce sera facile : le gaz pour la faire bouillir sortira aussi du robinet !

Photo X - Droits réservés

 

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Tridi 23 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

30/12/2010

Pendant les ripailles, les sarko-saloperies continuent : tuer le Smic et le code du travail

 

Sarko oncle sam.jpgEh ! On vient de fêter les cents ans du code du travail. Enfin, de ce qu'il en reste... Tè ! le SMIC, fils putatif du SMIG, filet de sécurité des salariés, en voilà un qui peut numéroter ses abattis : les sarko-trafiquants veulent sa peau...

Les smicards, ouvrez grandes vos poches : les étrennes à Sarko cette année, ce sera 18 euros de plus par mois ! Et faites attention ! Soyez responsables : économisez-les ces généreux euros que not'bon maître consent à vous accorder. N'allez pas les boire avec d'autres profiteurs du même acabit que vous !

18 euros, c'est ce que prévoit la loi.  Une loi qui prévoit une revalorisation automatique annuelle « équivalente au montant de l'inflation et à la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire brut ouvrier. » En conséquence de cette obligation légale, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera relevé de 1,6%. Il passera donc de 8,86 euros à 9 euros de l'heure à compter du 1er janvier 2011. Le smic mensuel brut pour 151,67 heures de travail passera de 1.343,77 euros à 1.365 euros. Ce qui correspond à un Smic mensuel net de près de 1.073 euros contre 1.055,42 euros tout au long de l'année 2010. La loi laisse aussi au gouvernement la possibilité de donner le fameux « coup de pouce » au smic afin donner un peu plus de « pouvoir d'achat » aux plus défavorisés.

 Coup de pouce ? Tè ! Fumes ! Dans le cul le coup de pouce. Salauds de travailleurs pauvres... Certains gouvernements, tant sous Jospin que même sous Chirac ont jugé bon en leur temps, de donner des « coups de pouce » conséquents, mais depuis cinq ans, que dalle !  Nibe ! Peau d'zob ! Depuis le 1er juillet 2007, c'est-à-dire au lendemain de l'élection de Tom-Pouce-Sarko, la politique suivie est d'une parfaite lisibilité: c'est la première fois que tout «coup de pouce» est écarté pour longtemps. Aucun en 2007, en 2008, en 2009 et en 2010. Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l'obligation légale, c'est donc bien la cinquième année de suite que le gouvernement affiche son mépris pour les plus basses rémunérations. Est-ce un hasard ? Une conséquence de la « crise » ? Non. Une volonté affichée de « tuer le smic » selon une logique ultra libérale qui sévit et s'épanouit sous le règne du Nuisible en chef. L'injustice poussée jusqu'à la caricature tandis que les patrons-voyous de la mafia du Fouquet's se goinfrent sans vergogne.

 Jusqu'au triomphe du capitalisme ultra libéral à la mode Thatcher-Reagan sur le modèle rhénan en usage en Allemagne et en France et qui tempérait la liberté d'entreprendre par quelques filets de sécurité sociale, le travail nourrissait son homme, le contrat normal était le CDI et le pouvoir d'achat augmentait peu mais régulièrement. Pour les anglo-saxons, c'est l'horreur. Ils n'ont eu de cesse de foutre en l'air ce modèle consensuel à coups de mondialisation sauvage et de « crises » volontairement fomentées. Et Sarko-l'Américain - comme il se qualifie lui-même - mène avec persévérance et constance une guerre contre tout ce qui peut « freiner la flexibilité du travail ».

sarkodoigtsdhonneur copie.jpg Eh ! Ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, maintenant que, parait-il, tu as appris à lire, tu devrais te pencher sur ce texte de Michelet concernant les prémisses de la Révolution française. Décrivant, dans son Histoire de la révolution française, la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, Jules Michelet défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en découle (appelons ça « la crise »), ne constituent en aucune façon «un phénomène naturel». «Ce n'est ni la pluie, ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil: on a faim de par le Roi», écrit-il. Et il ajoute: «La famine est alors une science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple: Pacte de famine.»

 Pacte de Famine pour Louis XVI, pacte de misère pour le ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa. Les conséquences de ce pacte devraient te faire réfléchir citoyen-président. Sinon...

 Sources : http://www.mediapart.fr/journal/france/231210/le-pacte-qu...

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Décadi 9 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

27/01/2010

« V’voulez qu’je vous dis’, m’sieur Berthelot ? Ben, j’vais vous dire… V’z’avez raison, et c’est scandaleux…»

 

Sarko oncle sam.jpg

 

Tout le monde il était, beau, tout le monde il était gentil dans le Sarko-circus. Le dernier a qui Microlax s’est adressé, c’est M’sieur Berthelot, le retraité qui touche 420 euros par mois…

 

Retraites ? Vous avez dit retraites ? « Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mouroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

 

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous. Si, vous connaissez ! C’est un film des années septante je crois qui montrait comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

 

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Microlax 1er et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans et plus si affinité de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

 

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

 

L'Etat sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

 

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

 

Putaing ! Encore deux ans et demi, au mieux !