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29/06/2017

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

singe qui ne veut pas voir.jpg

Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur.Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

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31/03/2017

Nucléaire : et un fiasco de plus pour l’EPR !

EPR mange fric.jpg

 

Cette fois, c’est France Info – média national BCBG – qui allume la mèche : EDF comme AREVA sont passés outre aux avertissements et aux demandes d’explication de l’ASN concernant la qualité d’une pièce essentielle du réacteur de l’EPR de Flamanville, la cuve. Avec ce qui ressemble à un superbe bras d’honneur, les deux industriels ont installé la cuve dans le bâtiment réacteur en 2014, en dépit de ces mises en garde réitérées depuis 2004. Problème : cet élément clé de d’installation – c’est ce qui retient et confine les éléments actifs et radioactifs du réacteur – n’a toujours pas été validé par l’ASN.

La concentration de carbone dans l’acier de la cuve serait de 0,3 % alors qu’il devrait être de 0,2 %. Bof pourrait-on dire. On ne va pas en faire des caisses pour une si petite différence. Pour les profanes que nous sommes, c’est vrai sauf que, si l’on en croit les « experts », ça suffit pour modifier les propriétés mécaniques de l’acier et, en particulier, pour influencer la température à laquelle il devient moins souple et plus cassant. Une rupture de la cuve, c’est quelque chose qu’on ne peut même pas imaginer dans le nucléaire. Ce serait la catastrophe pire que Fukushima, Tchernobyl et Three Mile Island réunis…

L’EPR de Flamanville ! European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor, mais on pourrait plutôt dire Euh ! Pour Rire. Cette aberration - un réacteur d’une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1 650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d’euros, il devrait (??!!) finalement coûter 10,5 milliards, et plus si affinité !En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera (??!!) finalement mise en service en 2018. Ce qui est tout à fait utopique puisque la cuve n’est pas validée.

Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d’une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n’est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ».

Il serait peut-être temps, pour la nouvelle administration qui va sortir des urnes, de prendre enfin la décision qui s’impose : abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu’irresponsable lobby des nucléocrates. L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville. Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux. Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe de Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima ! On privilégie le gigantisme au détriment de la sécurité.

Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter… De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage – et surtout pas l’acier avarié des forges du Creusot - ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

De plus, l’uranium provient de l’étranger et sa pénurie se précise, avec l’envolée de son prix. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Ne serait-il pas plus raisonnable, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d’arrêter les frais en ayant le courage d’abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu’est la « transition énergétique » ?

 

Illustration X - Droits réservés

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Excitez votre curiosité :

 

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...et construisit l'EPR !

03/05/2016

Industrie nucléaire : et en plus, ils mentent !

cuve flamanville.jpg

 

Oui. Non content de se révéler incompétents, ils mentent! Pour entrer dans les clous, ils auraient falsifié les documents concernant les essais exigés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) suite à des anomalies de résistance de la cuve de confinement, composant essentiel du réacteur EPR de Flamanville.

 

Cette cuve pèse 425 tonnes, mesure 11 mètres et ne peut pas être changée une fois le réacteur en marche à cause de la radioactivité énorme qu'elle contint et qu'elle confine. C'est pour cela que les exigences réglementaires appliquées aux équipements sous pression nucléaire d'un réacteur, comme la cuve ou le générateur de vapeur, sont particulièrement contraignantes. Or les essais ont révélé que certaines zones du couvercle présentaient une capacité à absorber les chocs inférieure à la limite réglementaire. En cas d'incident nécessitant d'injecter de l'eau froide dans le réacteur, cela pourrait provoquer une rupture de la paroi et donc l'écoulement de liquide hautement radioactif. Bonjour les dégâts !

 

Rien n'est encore irrémédiable tant que l'EPR est en construction. Il suffit de changer cette cuve ! Facile à dire… En France, seule l'usine Areva du Creusot est capable de fabriquer un tel équipement. Celle-là même qui est soupçonnée de falsification. A l'étranger ? Les Japonais savent faire. Mais font-ils mieux que nous ? Sont-ils plus « fiables » ? Les malversations et magouilles autour de Fukushima permettent d'en douter. Les Chinois ? Est-il raisonnable d'y penser ?

 

Et une cagade de plus pour ce cher, ce très cher EPR ! C'est vrai qu'on est habitué et donc ça ne choque plus personne. Mais ça donne encore plus de poids à LA question : on arrête là les dégâts où on continue les konneries ? Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Si nous, Français, arrêtons la construction de ce « machin » qu'est l'EPR, qui va nous en acheter ? Et ces belles centrales que fabriquent (mal!) Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…9 milliards (pour le moment !), la différence étant par contrat à la charge des fabricants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva est en faillite. Ses choix en matière de recherche de sites uranifères se sont montrés hasardeux, voire scandaleux d'incompétence. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrales ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Mais ça ne défrise pas nos nucléocrates qui ont réussi à se mettre dans la poche Hollande et Macron pour jeter 24 milliards d'euros (pris par EDF dans la poche des Français) dans un projet dingue chez les Anglais ! Aux fous ! Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable.

 

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima, non seulement pour nous, mais aussi pour no voisins Suisses, Allmands, Luxembourgeois qui montent au créneaux.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

 Sauf que...le décret d’autorisation de l’EPR expire en avril 2017. Si le réacteur ne peut être mis en service à cette date, le gouvernement pourra annuler son cadre réglementaire ! Publié le 10 avril 2007, le décret n° 2007-534 prévoit en son article 3 que « le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret ». Soit le 11 avril 2017. Le problème, c’est qu’il semble fort improbable qu’à cette date le réacteur Flamanville-3 puisse être mis en service. Car il faut d’ici là que l’ASN autorise le chargement des combustibles, décision que la cascade de problèmes rencontrés rend plus qu'aléatoire. « Si l’EPR n’est pas mis en service en avril 2017 se pose la question du statut juridique de l’installation, écrit la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire, pilotée en 2014 par les députés François Brottes et Denis Baupin. Le gouvernement aurait la possibilité d’annuler le décret, obligeant EDF à reprendre la procédure. » Concrètement, l’EPR ne serait pas jeté à la poubelle comme un gigot ayant dépassé sa date de péremption, mais il entrerait dans une séquence juridique difficile... Avec – enfin – la possibilité juridique de fermer ce chantier dangereux et d'arrêter de creuser ce gouffre financier.

 


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03/09/2015

Au bistro de la Toile : encore une cagade pour l'EPR de Flamanville !

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- T'as vu Victor, encore une cagade pour l'EPR de Flamanville !

 

- Ouais. J'ai vu. « Un nouveau report de la mise en service de l'EPR de Flamanville et une réévaluation de son coût final ». Cette aberration - un réacteur d'une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d'euros, il devrait (??!!) finalement coûter 10,5 milliards. En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera (??!!) finalement mis en service en 2018.

 

- Et plus si affinité !

 

- L'idéal serait d'abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu'irresponsable lobby des nucléocrates. Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d'une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n'est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ». Le chantier emploie au maximum 4.000 personnes dont 3.200 salariés d’entreprises sous-traitantes d’EDF. 19 % de ces salariés sous-traitants sont employés par des entreprises étrangères, à plus de 80 % des Portugais. Quelques-uns y ont laissé leur peau... Rien n'est clair. Travail dissimulé, dissimulation d'accidents du travail, procès des sociétés Bouygues, Atlanco et Elco accusées d’avoir employé illégalement 460 ouvriers roumains et polonais, etc.

 

- Et en plus, voilà que la vieille centrale de Fessenheim, s'embronchant sur son déambulateur, tombe encore une fois en panne ! Le réacteur numéro un de la centrale s'est arrêté tout seul, sans cause définie. Un arrêt automatique. Encore heureux qu'il se soit arrêté ! Mais comme l'arrêt définitif de cette vieillerie est conditionnée – François dixit – à la mise en route de l'EPR de Flamanville, la vieille a encore un redoutable avenir...

 

- Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ? L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux. Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles. L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

Sais-tu aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

- Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

- Bonne question Loulle. Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

- Allez, à la nôtre tout de même !

 

 

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Illustrations : merci à Chimulus et à Red

 

 

08/07/2015

Au bistro de la toile : munitions qui s’évadent, Grèce, EPR…

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- Oh ! Victor, qu’est-ce qu’il y a dans ton sac ? Tu ne serais pas allé à Miramas faire ton marché, non ?

 

- Tu sais Loulle, je ne me nourris pas de munitions, fussent-elles mûries au soleil de la Crau, les seules grenades que j’aime sont bien juteuses et viennent du jardin de mon voisin, quant aux armes que je préfère, ce sont les canons que tu me sers ! Mais on touche là un point tout ce qu’il y a d’inquiétant : n’importe qui, avec une pince coupante achetée 16 euros chez Weldom ou M.Bricolage, puis un pied de biche (22 euros chez les mêmes fournisseurs) peut entrer dans les centres de stockage de l’armée françouaise et en ressortir sans problème avec des explosifs, des détonateurs, des grenades en veux-tu-en-voilà. Des tonnes et des tonnes de munitions très dangereuses stockées en un lieu mal protégé, voire pas protégé du tout. Un simple grillage surmonté d’un tour de barbelés. Soi-disant des patrouilles, des chiens… Les patrouilles, elles devaient être au bistro du coin, et les chiens devaient être enrhumés… Ça veut dire aux truands et aux terroristes : servez-vous ! En plus c’est gratos. C’est l’armée qui régale ! Et…elles vont péter où ces grenades, ils vont détruire quoi ces explosifs ? On ne devrait pas tarder à le savoir. Avec de la viande innocente meurtrie, des membres arrachés, des vies volées…

 

- Mouais ! Pas rassurant tout ça… Changeons de sujet. Alors, la Grèce ? Il fait fort ce Tsipras. Et il s’étonne que les contribuables allemands ou slovaques ne veuillent plus payer pour les fonctionnaires grecs !

 

- Oh ! Loulle, tu prends tes nouvelles où ? Sur TF1 ? Dans Le Figaro ? Dans Le Monde où autres canards laquais à la solde des marchands d’armes ou de soupe ? Où t’as vu que les contribuables paient pour les fonctionnaires grecs ? S’ils paient, ils le doivent à l’impéritie des gouvernements qui ont laissés les divers gouvernants grecs - tous de droite même si, comme le PASOK, ils se camouflaient derrière un vernis « socialiste », comme le PS français – tricher sans vergogne, tromper des « responsables » européens particulièrement irresponsables et complices. Ils ont d’abord payé pour renflouer les banques privées, complices et gestionnaires de fait de la gabegie grecque, dont les dettes ont été épongées par les pouvoirs publics. C’est classique : les bénefs au privé, les pertes au public ! Et maintenant, le pognon que les nuls de l’E.U., les maquereaux du FMI et les Picsous de la banque européenne refilent à la Grèce, les Grecs n’en voient pas la couleur : c’est un mouvement circulaire. Les « créanciers » prêtent, moyennant juteux intérêts, du fric au gouvernement grec pour que celui-ci rembourse…les mêmes créanciers ! C’est un mouvement perpétuel, mais avec à chaque tour d’énormes intérêts à casquer et une dette qui enfle et se boursoufle. Les Grecs n’en voient pas la couleur de ce pognon. Sache que sur les 320 milliards de la soi-disant dette grecque, 270 milliards sont retournés…aux prêteurs !

Si les contribuables européens veulent qu’on leur fasse justice, qu’ils s’en prennent d’abord à leurs divers gouvernants qui, « en leur nom » bien sûr, ont pris la « sage » décision de sauver les banques. Pour la France, Sarko a transformé 700 milliards de dettes privées des banques en dette publique de la France ! Ça mérite la corde, ça…

 

- …teng ! Quel monde de merde. Et cette nouvelle histoire de l’EPR, d’Areva, de Bouygues. En voilà encore du pognon jeté en l’air !

 

- Tu l’as dit ! Areva est non seulement nul en temps que gestionnaire (5 milliards de perte, faut le faire !) mais il se révèle être un dangereux menteur : il a caché pendant deux ans le fait que l’acier des cuves de l’EPR n’avait pas la qualité requise et donc que le réacteur présentait un énorme risque, puisque cette cuve n’est plus réparable une fois la machine en fonction ! La fatuité et l’irresponsabilité de ces nucléocrates sont insupportables. Quant à Bouygues, qui a fait travaillé des milliers de travailleurs polonais et roumains (à travers des officines douteuses chargées de faire barrage à ses responsabilités), il a été condamné à 25.000 euros d’amende ! Pour un préjudice en charges sociales détournées de 25 millions ! Un rapport bénéficiaire de 1 pour 1.000 ! Qui dit mieux ?

 

- Mondo cane, Victor. Monde de chien… Tè, buvons un coup, ça nous rafraichira les idées.

 

Illustration : merci à Chimulus

11/06/2015

L'EPR bientôt à la poubelle ?!

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Et une cagade de plus pour ce cher, ce très cher EPR ! Maintenant, ce sont les soupapes de sécurité qui déconnent. C'est vrai qu'on est habitué et donc ça ne choque plus personne. Mais ça donne encore plus de poids à LA question : on arrête là les dégâts où on continue les konneries ? Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Si nous, Français, arrêtons la construction de ce « machin » qu'est l'EPR, qui va nous en acheter ? Et ces belles centrales que fabriquent (mal!) Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…9 milliards (pour le moment !), la différence étant par contrat à la charge des fabricants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva est en faillite. Ses choix en matière de recherche de sites uranifères se sont montrés hasardeux, voire scandaleux d'incompétence. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrale ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable.

 

EDF est appelé à la rescousse. Ben voyons... EDF a la possibilité de pomper dans la poche des clients et, malgré ses dettes faramineuses et la plongée de son cours de bourse, s’en tirera toujours, c’est nous qui payons !

 

Moralité : la France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

 Sauf que...le décret d’autorisation de l’EPR expire en avril 2017. Si le réacteur ne peut être mis en service à cette date, le gouvernement pourra annuler son cadre réglementaire ! Publié le 10 avril 2007, le décret n° 2007-534 prévoit en son article 3 que « le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret ». Soit le 11 avril 2017. Le problème, c’est qu’il semble fort improbable qu’à cette date le réacteur Flamanville-3 puisse être mis en service. Car il faut d’ici là que l’ASN autorise le chargement des combustibles, décision qui nécessite de nombreux essais. Après les problèmes de la cuve, les nouveaux déboires au niveau de ces installations essentielles que sont les soupapes de sûreté rendent cette décision plus qu'aléatoires. « Si l’EPR n’est pas mis en service en avril 2017 se pose la question du statut juridique de l’installation, écrit la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire, pilotée en 2014 par les députés François Brottes et Denis Baupin. Le gouvernement aurait la possibilité d’annuler le décret, obligeant EDF à reprendre la procédure. » Concrètement, l’EPR ne serait pas jeté à la poubelle comme un gigot ayant dépassé sa date de péremption, mais il entrerait dans une séquence juridique difficile... Avec – enfin – la possibilité juridique de fermer ce chantier dangereux et d'arrêter de creuser ce gouffre financier.

 

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17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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04/12/2012

EPR : et deux milliards de plus, deux !

EPR gouffre.jpg

 

 

Il faut vraiment que ça fume sous la casquette des nucléocrates pour que même les canards laquais, les lucarnes à décerveler et les boites à bobards admettent du bout des lèvres le fiasco le l’EPR : EDF a été moulte fois contrainte de reconnaitre des retards récurrents (quatre ans de retard au total…pour l’instant !) sur le chantier du réacteur nucléaire dit de 3ème génération EPR de Flamanville (Manche). Les premiers kW de cette horreur devraient être livrés courant 2016. Mouais… On prend les paris ? Rappelons que l’EPR d'Olkiluoto, en Finlande, commencé en 2005, accuse lui aussi quatre ans de retard ! Quant au coût estimé, il avait déjà doublé, passant ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros. Mais voilà qu’EDF en remet une couche et doit reconnaitre une nouvelle rallonge de2 milliards d’euros, portant le coût total à 8,5 milliards d’euros ! Pour l’instant…

 

A noter qu’en Finlande, l’énorme surcoût est évidemment assumé par Areva, c'est-à-dire par vous et moi… A Flamanville idem bien sûr.

 

Tout ceci sans tenir compte du fait que le coût annoncé ne prend pas en compte ni l'assurance, ni l'élimination des déchets, ni le démantèlement ! Pour la simple raison que les nucléocrates, dans leur schizophrénie, ne savent pas déconstruire les installations obsolètes, ne savent pas combien coûteront les études pour y arriver, ne savent pas chiffrer le stockage, le gardiennage de leurs déchets pendant des décennies, voire des siècles et des millénaires. Ces argounias laissent sur les sites des centrales des monceaux de saloperies contaminées pour des millénaires : bétons, ferrailles, bouts de fers, tuyaux en tous genres, cuves, valves, pompes, etc. Le pire, c’est que le bon peuple, conditionné par un demi-siècle d’omerta et de bourrage de crâne, est persuadé d’avoir un excellent cocktail énergétique ! Mais le prix affiché par EDF est totalement bidon : il ne tient compte ni du prix du démantèlement, ni de celui du stockage des déchets. Les « provisions » d’EDF pour ce faire sont sans commune mesure avec des besoins…non chiffrables ! Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l'État, sous forme de subventions occultes, d'allocations diverses, toujours dans l’opacité la plus complète.

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité qu’EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas ! On marche sur la tête.

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. - - Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Eh ! François, deviens un homme d’état digne de ce nom, oublie les pressions du lobby nucléocrate, pense au peuple qui t’a élu et ai le courage de t’engager sans tarder sur l’arrêt du programme EPR, sur un calendrier de sortie totale du nucléaire, sur la fin de ce terrorisme d’état.

 

EPR avenir dessin Fanch.jpg

 

Quartidi 14 Frimaire 221


Illustrations X et Fanch

21/07/2011

Le scandale de l’EPR : exigeons l’arrêt de ce terrorisme d’Etat.

 

flamanville sarko.jpg

 

 

 

 

Il faut vraiment que ça fume sous la casquette des nucléocrates pour que même les canards laquais, les lucarnes à décerveler et les boites à bobards admettent du bout des lèvres le fiasco le l’EPR : EDF a été contraint de reconnaitre, ce mercredi 20 juillet, un retard supplémentaire de deux ans  (donc quatre ans de retard au total…pour l’instant !) sur le chantier du réacteur nucléaire dit de 3e génération EPR de Flamanville (Manche). Les premiers kW de cette horreur seraient livrés courant 2016. Rappelons que l’EPR d'Olkiluoto, en Finlande, commencé en 2005, accuse lui aussi quatre ans de retard ! Quant au coût estimé, il a doublé et passera ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros, pour l’instant toujours ! A noter qu’en Finlande, l’énorme surcoût est évidemment assumé par Areva, c'est-à-dire par vous et moi… A Flamanville idem bien sûr.

 

Tout ceci sans tenir compte du fait que le coût annoncé ne prend pas en compte ni l'assurance, ni l'élimination des déchets, ni le démantèlement ! Pour la simple raison que les nucléocrates, dans leur schizophrénie, ne savent pas déconstruire les installations obsolètes, ne savent pas combien coûteront les études pour y arriver, ne savent pas chiffrer le stockage, le gardiennage de leurs déchets pendant des décennies, voire des siècles et des millénaires. Ces argounias laissent sur les sites des centrales des monceaux de saloperies contaminées pour des millénaires : bétons, ferrailles, bouts de fers, tuyaux en tous genres, cuves, valves, pompes, etc. Le pire, c’est que le bon peuple, conditionné par un demi-siècle d’omerta et de bourrage de crâne, est persuadé d’avoir un excellent cocktail énergétique ! Mais le prix affiché par EDF est totalement bidon : il ne tient compte ni du prix du démantèlement, ni de celui du stockage des déchets. Les « provisions » d’EDF pour ce faire sont sans commune mesure avec des besoins…non chiffrables ! Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l'État, sous forme de subventions occultes, d'allocations diverses, toujours dans l’opacité la plus complète.

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours.

- Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.

 

Et vous, les prétendants au remplacement de Calamity-Sarko, engagez-vous sans tarder sur l’arrêt du programme EPR, sur un calendrier de sortie totale du nucléaire, sur la fin de ce terrorisme d’état.

 

 Tridi 3 thermidor 219

 

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03/11/2009

Sûreté bidon pour les EPR. Vers un Tchernobyl « made in France » ?

nucléaire non merci.jpg« C'est l'autorité de sûreté britannique qui a détecté en juin 2009 la grave faille du contrôle-commande de l'EPR... alors que l'ASN française n'avait rien signalé et avait déjà autorisé la construction de l'EPR



Ce lundi 2 novembre, les autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française ont publié un communiqué commun mettant en lumière les failles du système de contrôle du réacteur nucléaire EPR. Mais cette démarche unanime masque la réalité : c'est l'autorité de sûreté britannique seule qui a détecté le problème en juin 2009... alors que l'autorité se sûreté française (ASN) avait depuis longtemps autorisé la construction de l'EPR : l'ASN n'a donc rien vu... ou rien dit.


Reprenons la chronologie des faits :

- Le 1er juillet 2009, le quotidien britannique The Times révèle (1) que l'Autorité de sûreté britannique (la NII) met sérieusement en cause la sûreté du système de contrôle-commande de l'EPR et vient d'écrire à ce sujet à EDF et Areva.

- Le 7 juillet 2009, après avoir découvert l'information venue de Grande-Bretagne, l'ASN annonce (2) qu'elle est "en train d'élaborer [sa] position sur le contrôle commande" du réacteur nucléaire EPR. Il est grand temps : depuis des années, elle a autorisé la construction de l'EPR en Finlande puis en France (3)

- Le 2 novembre 2009, les autorités de sûreté française et finlandaise se joignent à la NII pour remettre en cause le contrôle-commande del'EPR.


Il a donc fallu que ce soit l'Autorité de sûreté britannique - saisie par EDF et Areva qui espèraient alors construire des réacteurs outre-Manche - qui détecte de graves défauts... que n'avait pas signalé l'ASN française.

L'ASN se défend de façon parfaitement ridicule : pour évaluer la sûreté du contrôle-commande, elle attendrait que ce dernier soit en cours d'installation dans le réacteur EPR actuellement en construction à Flamanville (Manche). Mais pourquoi attendre ? L'autorité de sûreté britannique, elle, a immédiatement détecté ces graves défauts alors que l'EPR n'existe que de façon virtuelle en Grande-Bretagne... et pourrait bien ne jamais y être construit.

On est logiquement amené à envisager deux hypothèses :

- soit l'ASN a été gravement incompétente en ne détectant pas les défauts de l'EPR, et elle tente maladroitement de se cacher son erreur

- soit l'ASN a délibérément décidé de passer sous silence les défauts de l'EPR afin ne pas compromettre les intérêts de l'industrie nucléaire française, prenant le risque d'une ou plusieurs catastrophes nucléaires.

Dans les deux cas, cette affaire met profondément en cause la compétence et la fiabilité de l'ASN : si elle commet des fautes aussi graves concernant l'EPR, comment ne pas penser qu'elle en a commis aussi sur d'autres dossiers ? C'est d'ailleurs cette même ASN qui affirme actuellement (4) que les réacteurs français peuvent fonctionner au-delà de 30 ans.

Il semble donc nécessaire, avant que l'irréparable ne se produise, qu'une commission d'enquête indépendante fasse toute la vérité sur cette affaire et surtout sur la fiabilité de l'ASN. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la seule façon d'assurer la sûreté nucléaire est... de fermer au plus vite les centrales.

La solution passe par des investissements majeurs - à l'image de ceux dont a hélas bénéficié le nucléaire depuis 50 ans - dans les plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables. »

Communiqué de presse du réseau « Sortir du nucléaire » http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=633

(1)http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece
(2) http://www.romandie.com/infos/news2/090707144556.dt6dmll8.asp
(3) http://www.asn.fr/index.php/content/download/21605/119079/file/2007-AV-0016.pdf
(4) http://bit.ly/Ln2Vh

 

 

05/02/2009

Les EPR fleurissent en Normandie. Inactifs aujourd’hui ? Radioactifs demain…

Ah ! ils font la gueule les « zélus » de Marcoule et du Tricastin ! Ils font la gueule parce l’Omniprésident a décidé, tout seul, comme un grand, de la construction d’un deuxième monstre nucléaire EPR. Attention, pas parce qu’ils s’offusquent des dangers et du coût de cette saloperie, non, parce qu’elle sera construite ailleurs, et pas chez eux ! C’est qu’ils le voulaient l’EPR les Zélus du Gard, du Vaucluse, de la Drôme. Pardi! chez eux, depuis bientôt un demi siècle, les populations sont conditionnées au fait nucléaire, elles ont une « culture nucléaire » ! Achetée à coûts de millions et de milliards par les tenants du lobby…

sarko-grimace.jpgPourtant, le 25 octobre 2007, l'Omniprésident a réussi à prononcer les mots suivants: « Nous avons l’énergie nucléaire. Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie. Mais je reprendrai les principes que vous proposez, notamment celui de la transparence. » Tu parles d’une transparence : le Phénix neuillytois s’est bien gardé de dire qu'un site nucléaire peut contenir de nombreuses centrales et qu'il n'est pas nécessaire de créer de nouveaux sites pour accueillir de nouvelles centrales ! Une fois de plus, il nous prend pour des cons !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la duplicité du Président de la République qui a donc annoncé un "gel" du nombre de sites nucléaires. Il s'agit là d'une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l'usine GB2 d'enrichissement de l'uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

L'annonce du "gel" du nombre de sites nucléaires, par le Président de la République, est donc une cagade sarkozienne… Une de plus.

centrale Tricastin.jpgEt, vous avez entendu gueuler nos zélus à l’Assemblée vous ? Ou au Sénat ? Ou dans les assemblées territoriales ? Que dalle. A part bien sûr les organisations qui gueulent habituellement : les Verts, le pôle écologique du PS - minoritaire puisque rassemblant 1,6% des votes lors des dernières élections -, CAP 21, Sortir du nucléaire bien sûr, Greenpeace, etc. Mais ceux-là, qui les écoute ? Pas de débat public, pas d’explications, pas plus de démocratie dans ce choix que dans celui qui, il y a quelques décennies, nous a imposé les centrales nucléaires.

Par contre les zélus locaux du site concerné (Penly, dans la Seine-Maritime, en Normandie) ont salué avec enthousiasme la "bouffée d’oxygène" économique. C'est sûr, 300 emplois pérennes, 1000 emplois durant la construction, aucun élu ne peut refuser une telle aubaine.

Il faut rendre hommage à tous ces brillants politiques qui se taisent en pensant : « on va tous mourir, tout sera pollué, mais il y aura des emplois dans la Région ». Quelle leçon de politique cynique, sans aucune vision à long terme, sans aucune vision globale des problèmes de cette planète…

Les (ir)responsables qui nous gouvernent ont toujours été "informés" et "conseillés" par des lobbies, qui comme leur nom l'indique ne se soucient que de leurs intérêts. Ceux qui expliquent que les méchants écolos veulent nous faire revenir au temps de la bougie.

Une fois encore, on oublie de signaler plusieurs choses: le nucléaire est cher, la question – fondamentale - des déchets n'est pas du tout réglée, elle est même éludée dans beaucoup de pays; le retraitement est un mensonge industriel, économique et opérationnel; le nucléaire fonctionne à partir de minerais dont les ressources sont limitées; le nucléaire est dangereux et opaque et, pour finir, clairement minoritaire dans la part des modes de production d'énergie au niveau mondial.

areva.jpgLe nucléaire hypothèque l'avenir des générations futures (s'il y en a !) qui vont hériter de déchets d'individus morts il y a plusieurs milliers d'années et ces déchets seront encore dangereux quand eux-mêmes seront morts depuis des milliers d'années. Nous pouvons être fiers de ce legs, en affirmant, sans ciller, que le nucléaire c'est «l'énergie au sens propre». Nous pouvons être fiers de laisser se reproduire des choix énergétiques absurdes, sans rechercher des techniques de production d'énergie qui soit respectueuses de l'environnement et qui répondent à la demande.

La connerie humaine est la seule approche que nous puissions avoir de l’infini…