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06/06/2009

Comment Sarko, l’Uhème-pets et le Pet-Pet-Heu veulent nous faire travailler 78 heures par semaine pour pas un kopeck.

La durée maximale de travail fixée par la Commission européenne est de 48 h avec 11 h de repos quotidien. Ça date de 1993 à l’époque où l’Europe était à 15. Ça donne des semaines de six jours à 8 h/jour. Mais, dans sa grande mansuétude, la C.E. estime que l’esclave ne doit pas marner plus de 13h/jour. Evidemment, la Grande Bretagne s’est offusquée de cette directive bien « trop sociale » à son goût. Elle s’en est donc exemptée (avec l’assentiment lâche des autres Européens) à travers un bordel vaseux appelé « l’op out ». Cette manière de faire suer le bleu de chauffe jusqu’à la couenne a été reprise par 15 autres pays lorsque l’Europe s’est boursouflée jusqu’à 27 membres.

Mais ça ne suffit pas aux esclavagistes ultralibéraux : les Barroso boys and girls, le PPE, l’inévitable Bertrand et autres « progressistes » vers l’esclavagisme défendent une nouvelle directive qui permettrait de pousser  la durée maximale du travail à 65 heures par semaine (rappelons qu’une semaine = 168 heures). Mais dans certaines professions, avec le astreintes et les « gardes inactives », la semaine pourrait atteindre les 78 heures !

Notre brillant Nano Timonier, lorsqu’il était président (heureusement temporaire) de l’Union Européenne, voulait imposer cette « avancée sociale ». Mais cette directive a été repoussée par 421 voix contre 273 (sur 785 députés) par…LE PARLEMENT EUROPEEN.

Preuve que, malgré ses imperfections, il peut parfois servir à quelque chose.

Dimanche, ceux qui n’iront pas voter pour des raisons toutes aussi mauvaises les unes que les autres (genre l’abstention positive, ou politique… !) conforteront Sarko, ses sarko-trafiquants et donc le PPE et Barroso.

Faut savoir ce que l’on veut.

Sources : Gérard Filoche dans Siné-Hebdo n°39

 

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P.S.: Je viens, comme tout le monde, de voir le fim d'Artus-Bertrand... Tè! je vous mets un lien sur ce que je balançais au mois de février:

http://lesaliboffis.blogs.nouvelobs.com/trackback/124661

05/06/2009

Comment Sarko, l’Uhème-pets et le Pet-Pet-Heu veulent nous faire travailler 78 heures par semaine pour pas un kopeck.


La durée maximale de travail fixée par la Commission européenne est de 48 h avec 11 h de repos quotidien. Ça date de 1993 à l’époque où l’Europe était à 15. Ça donne des semaines de six jours à 8 h/jour. Mais, dans sa grande mansuétude, la C.E. estime que l’esclave ne doit pas marner plus de 13h/jour. Evidemment, la Grande Bretagne s’est offusquée de cette directive bien « trop sociale » à son goût. Elle s’en est donc exemptée (avec l’assentiment lâche des autres Européens) à travers un bordel vaseux appelé « l’op out ». Cette manière de faire suer le bleu de chauffe jusqu’à la couenne a été reprise par 15 autres pays lorsque l’Europe s’est boursouflée jusqu’à 27 membres.

Mais ça ne suffit pas aux esclavagistes ultralibéraux : les Barroso boys and girls, le PPE, l’inévitable Bertrand et autres « progressistes » vers l’esclavagisme défendent une nouvelle directive qui permettrait de pousser  la durée maximale du travail à 65 heures par semaine (rappelons qu’une semaine = 168 heures). Mais dans certaines professions, avec le astreintes et les « gardes inactives », la semaine pourrait atteindre les 78 heures !

Notre brillant Nano Timonier, lorsqu’il était président (heureusement temporaire) de l’Union Européenne, voulait imposer cette « avancée sociale ». Mais cette directive a été repoussée par 421 voix contre 273 (sur 785 députés) par…LE PARLEMENT EUROPEEN.

Preuve que, malgré ses imperfections, il peut parfois servir à quelque chose.

Dimanche, ceux qui n’iront pas voter pour des raisons toutes aussi mauvaises les unes que les autres (genre l’abstention positive, ou politique… !) conforteront Sarko, ses sarko-trafiquants et donc le PPE et Barroso.

Faut savoir ce que l’on veut.

Sources : Gérard Filoche dans Siné-Hebdo n°39

08/05/2009

Le marché aux esclaves

marché aux esclave Gérome Jean Léon.jpg

 


— Holà ! Sieur Paul Hamploit, as-tu donc de la viande ?
— Si fait ! Dame Maidef ! De la jeune et vaillante !
Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !
J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,
Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,
A des prix attractifs, autant femmes que hommes
J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,
Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !
Profitez des prix foire et des primes d’accueil :
Trente euros au kilo ! Dans votre portefeuille !
Et en plus si la viande à moins de vingt-six ans
Quinze euros de bonus !
— C’est très intéressant !
— Je dis bien au kilo ! En euros, pas en roubles !
Pour l’animal sans bac, alors la prime double !
Et si vous proposez, en plus, un CDI,
Trois mille euros de plus, en forfait !
—Tout compris ?
— Bien sûr. Pour vous l’Etat sait être généreux.
Pour les patrons j’entends, pas pour les gens de peu.
Si vous calculez bien, chaque unité de viande
Docile, bien formée, et très obéissante
Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !
Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?
Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise
Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !
Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,
Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !
Qu’importe si l’Etat s’écroule sous la dette
Vous pouvez, au Fouquet’s, continuer la fête !
Qu’est-ce qu’on dit à Sarko ? Chère Dame Maidef ?
— Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

Victor