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04/02/2015

En Europe, l'espoir a un nom : Syriza. Il a un visage : Tsipras.

couilles de banquiers copie.jpg

 

Hier soir mardi, la chaîne Arte a proposé une remarquable enquête concernant la situation économique actuelle de l'Europe en montrant la genèse de la dette et son poids absolument anormal dans la vie des États et donc des gens.

 

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation,et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » disait, avec cynisme le ci-devant Mayer Amshel Rothschild (1743-1812).

 

Ce cynisme est illustré jusqu'à la caricature par la main-mise des « marchés financiers » sur la politiques des États, particulièrement en Europe. Qui crée la monnaie ? La BCE ? Mouais... C'est avant tout et surtout les banques qui créent ex nihilo de l'argent-dette.

 

Ainsi vous allez voir votre banquier pour obtenir de Sa Suffisance un prêt de quelques milliers d'euros pour acheter par exemple votre appartement. S'il vous l'accorde, il fabrique à partir de rien les quelques milliers d'euros qu'il vous prête. Pour lui, c'est une simple ligne d'écriture, gagée de toute façon sur le bien acheté par vous. Vous, vous allez trimer toute votre vie pour « honorer » votre dette. Elle – la banque – vous a prêté de l'argent qu'elle n'a pas (puisqu'elle peut légalement prêter 9 si elle a 1 en caisse !). Notez que vous remboursez d'abord et avant tout les intérêts que la banque s'arroge ! C'est une gigantesque escroquerie basée sur le système pyramidal à la Ponzi, comme l'a expliqué hier soir le regretté Oncle Bernard Maris... Les banques créent de la monnaie de singe avec laquelle elles escroquent ceux qui n'ont que leur force de travail, et s'approprient la seule vraie valeur : le fruit du travail des humains.

 

Les États n'ont plus la main sur cet outil essentiel de leur souveraineté qu'est la création et la gestion de sa monnaie. Ceci depuis que le banquier de Rothchild Pompidou et son complice Giscard d'Estaing ont imposé à la France, avec la loi de 1973, de passer par l'intermédiaire des banques privées pour emprunter auprès de la Banque centrale nationale. Et on a mis ce système d'escroquerie caractérisé dans les traités qui fondent l'Europe puisqu'il a été repris in extenso par le traité de Maastricht ! Dès lors le surendettement des États était évident. Il est la conséquence d'un système bancaire inepte. Et les banksters ont le cynisme de prétendre que ce sont les États qui sont responsables... Et de dire qu'il faut que ces États réduisent leurs dépenses, privatisent les meilleurs fleurons de leurs économies, détruisent leurs services publics et pressurent d'impôts les classes les plus précaires. Si les États européens n'avaient pas racheté les dettes des banques privées – dettes provenant de l'économie de casino des banquiers – ils ne seraient pas devant un endettement gigantesque qui, de toute façon, ne sera jamais remboursé mais qui engraisse jusqu'à la goinfrerie ces banksters.

 

Selon les critères des banksters (appelés dans la novlangue « les marchés »), le meilleur élève, celui qui rafle tous les « prix » est l'Allemagne. Budget à l'équilibre, fort excédent commercial, paix sociale, etc. Ben voyons ! La bonne santé économique de ce pays est la conséquence de l'effacement total de la gigantesque dette allemande consécutive aux désastres, aux ruines, aux massacres de la guerre monstrueuse menée par les dirigeants fous que les citoyens allemands s'étaient librement choisis. Il ne faut pas qu'ils l'oublient, et il ne faut surtout pas éviter de le leur rappeler. Chez ce « meilleur élève », le pouvoir politique se plie aux desideratum des grands groupes industriels champions de l'exportation. Réduction des impôts des plus riches, réduction des charges des entreprises, pression sur les salariés pour qu'ils acceptent un gel et même une baisse de leurs salaires, travail forcé pour les chômeurs. Á cela s'ajoute une exploitation éhontée de ses voisins, de ses traditionnelles « marches de l'est ». Les machines outils, les grosses bagnoles « allemandes » sont fabriquées, par pièces ou segments séparés, en Hongrie, Slovénie, Tchéquie, Pologne, Roumanie, par des ouvriers payés au lance-pierre, puis seulement assemblées en Allemagne pour bénéficier du prestigieux label « Made in Germany ». Sans oublier l'exploitation jusqu'à la limite de l'esclavagisme de la force de travail d'ouvriers et d'employés étrangers au titre de « personnels détachés », avec les abus que l'on connaît en matière de salaires, de charges, de conditions de travail. C'est cette politique économique allemande qui est responsable de la situation dramatique de nombreux pays de l'Union européenne. Mais ceci va se retourner contre elle. En effet, 60 % des exportations allemande se font dans les autres pays européens. Donc si ses principaux débouchés se contractent à cause des politiques d'austérité imposées par ses diktats arrogants, elle va en subir gravement les conséquences.

 

Que faire ? Bernard Maris préconisait de revenir au traité de Maastricht : 60 % maximum d'endettement. La manière ? Que tout l'endettement de chaque pays au-dessus de ce seuil soit « gelé », voire supprimé ou avalé par le BCE. En n'hésitant pas à faire comme les Etazuniens : faire tourner la planche à billet pour maintenir une inflation raisonnable autour de 2 %. Ce qui stimulerait les économies des autres pays de la zone euros. Sans cela, la monnaie unique n'y survivra pas.

 

Nous sommes dans un cercle vicieux : les salaires sont bas parce qu'il y a trop de chômage, et le chômage ne baisse pas parce que la demande - et donc la croissance - sont atones. Ce n'est pas l'Allemagne qui nous sortira de ce piège. Mais l'espoir vient du sud et plus particulièrement de Grèce. Il a un nom : Syriza. Il a un visage : Tsipras.

 

Aujourd'hui, le dirigeant de l'Espoir rencontre notre François, mais aussi le président de la Commission européenne et le premier ministre italien Renzi. Puisse-t-il être suffisamment convainquant – ou effrayant selon l'optique que l'on adopte – pour que les dirigeants les plus puissants d'Europe écoutent enfin le sourd grondement de la révolte qui monte. Conseil amical : que ceux qui se font des couilles en or y pensent...

 

Illustration: merci à Na

 

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01/10/2010

Manif à Bruxelles, manifs en Espagne, samedi manifs en France ! L’espoir se lève-t-il ?

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« Assez de s'en prendre aux travailleurs ! Allez plutôt voir du côté des boursicoteurs ». Voilà, entre autres, l'un des slogans qui animaient l'euro-manifestation qui s'est déroulée hier à Bruxelles. Des délégations issues d'une cinquantaine d'organisations syndicales et représentant 30 pays, ont défilé dans les rues de la capitale belge pour protester contre les mesures d'austérité. Parallèlement à l'Euro-manifestation de Bruxelles, une grève générale dure, avec de rudes affrontements en Catalogne, a eu lieu en Espagne et des mouvements de protestation ont été organisés au Portugal, Italie, Lettonie, Pologne Chypre, Roumanie, République tchèque, Lituanie, Serbie, France et Irlande. «Les salariés ne doivent pas être les seuls à payer l'irresponsabilité spéculative de certaines institutions financières», écrit la Confédération européenne des syndicats (CES), organisatrice de l'euro-manifestation.

Les travailleurs, en Europe, sont, comme d'hab, ceux qui ont le plus morflé de la « crise » organisée par la mafia financière mondiale. Au premier trimestre de 2008, 16 millions de personnes étaient au chômage au sein de l'Union, soit 6,7% de la population active, selon l'agence de statistiques européenne Eurostat. Deux ans et demi plus tard, en juillet 2010, leur nombre a explosé, à 23 millions d'individus (10%) ! Et les dirigeants - de droite pour la plupart ne l'oublions pas - se positionnent en ennemis du peuple en se mettant à plat ventre devant les diktats des « marchés », des « agences de notations » et autres officines nuisibles genre FMI, OMC, etc. La commission européenne, abandonnée lâchement au fauteur de misère Barosso, s'efforce évidemment d'orchestrer une austérité aussi stupide qu'inefficace. «Une réduction simultanée et massive des dépenses publiques de l'ensemble des pays de l'Union ne peut avoir pour effet qu'une récession aggravée et donc un nouvel alourdissement de la dette publique», estiment de leur côté les «économistes atterrés» , des universitaires mobilisés contre l'austérité en Europe. Politique d'autant plus stupide et aberrante que les principaux clients des pays européens sont précisément... les pays européens ! D'où l'importance de maintenir la demande des ménages, si l'on veut relancer la machine ! L'austérité est socialement injuste car elle touche les plus faibles, et elle est économiquement imbécile car elle anéantit les espoirs de reprise. Nul n'est besoin de sortir de l'ENA ou de HEC pour concevoir ça ! Il n'y a que les « économistes distingués » qui sont trop cons pour le comprendre...

Cette manifestation européenne est réjouissante car elle marque la naissance d'un syndicalisme européen puissant, apte à fédérer les mécontentements des pays de l'Union et à proposer d'autres voies que celles de l'ultra libéralisme dans lesquels se vautre l'Europe du sinistre Barosso. Autre signe d'espoir, les gouvernements de droite qui ont mis ce type à la tête de la Commission pour servir la soupe aux mafias financières et aux lobbies des multinationales, sont tous sur le fil du rasoir. On peut raisonnablement espérer que les prochains scrutins nationaux les renverons dans leurs poubelles. Restera alors aux Gauches a retrouver leurs vrais valeurs - en autres mettre l'économie au service de l'homme et non le contraire - pour sortir l'Europe du marais dans lequel cette formidable idée s'enlise.

En seront-ils capables ? Qui lo sa...

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

Pour tenter de la SAUVER cliquez

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

27/08/2010

Sarkomiaou! Sarkomiaoù! Sarkomiaoù!

chimulus humour anglais.jpg

Honni soit qui mal y pense!

Merci à Chimulus

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

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