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08/02/2017

Fillon. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es.

bilderberg brute à la hache.jpg

« Mea culpa ». Il a fait son cinoche pour tenter d’éteindre le feu de ses magouilles devant des journalistes bien gentils. Il a rejeté ses fautes sur la presse et sur les magistrats, c’est une tradition. Puis il a rameuté les satrapes de son parti pour leur distribuer les éléments de langage. Et maintenant il reprend les avirons…

« Papa, c’est loin l’Élysée ? - Tais-toi et rame ! »

Bon. Allons voir qui rame pour lui sur les bancs de sa galère.

Dans la hiérarchie des rameurs il y a d’abord le pognon. Sur le banc de l’économie, donc du fric, le rameur en chef est le ci-devant Castries Henri de. C’est au prestigieux et très discret Links Club de New-York, lors d’un cocktail organisé par ses soins durant un voyage express les 8 et 9 septembre derniers, qu’Henri de Castries, président du comité de direction du Groupe Bilderberg depuis 2012, avait présenté son ami François Fillon à un parterre international de patrons et de banquiers, afin de lever des fonds. Castrie et Fillon, c'est une vieille amitié. Fillon a été « introduit » par Castries auprès de Bilderberg en 2013, en Grande-Bretagne, en compagnie de Christine Lagarde et Valérie Pécresse.

Bilderberg… Tiens les voilà ceux-la ! Lorsqu’il était Premier ministre de Sarko, Fillon a reçu une trentaine de membres des Bilderberg à Matignon. Et pas des seconds couteaux. Il y avait là, selon L’Obs, outre Henri de Castries, leur patron, une trentaine de membres du comité de direction de ce groupe sulfureux : le patron de Goldman Sachs Peter Sutherland, le directeur de la banque Lazard Ken Jacobs, le gourou des néoconservateurs états-uniens Richard Perle, le patron de Shell Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, également coopté par Goldman Sachs, Mario Monti, la présidente du musée d’art moderne de New-York Marie-Josée Kravis, épouse de Henry Kravis, propriétaire d’un fonds d’investissement états-unien.

Bilderberg ? Kesako. Allez voir ici cette remarquable enquête canadienne : https://youtu.be/1eqXJIZs-ck

Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte… mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important, surtout sur l'Amérique du Nord et l'Europe. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

Les politiciens sont très flattés d'y être invités pour la grande séance annuelle. En 2014 un certain Emmanuel Macron était invité ! L’an dernier il y a eu… Juppé. Parmi d'autres, mais comme par hasard ceux-là postulent pour l'un, a postulé pour l'autre à la magistrature suprême.

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu’une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l’organisation.

L’opacité est de règle. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. A leur raout annuel, ce sont toujours des conditions de sécurité dignes de Fort-Knox ! Des flics partout. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent naissance entre ces dangereux personnages? Qui lo sa ?

Les intérêts des « Bilderbergers » gravitent autour du projet central consistant à la fois à éliminer les États nationaux et des droits sociaux, à créer une immense classe pauvre de personnes précaires, nomades et disposées à tout pour survivre, à détruire les constitutions et les frontières nationales, à mettre en place de nouveaux traités internationaux contraignants qui font primer l’économie et la Banque, à attaquer tous azimuts le monde du travail et les garanties sociales.

Les unions et les traités internationaux sont utilisés comme moyens pour mettre fin aux souverainetés nationales et démocratiques, et par là même, déstructurer le Droit et l’État social, en imposant comme seul paramètre la compétitivité au niveau international.

Au travers des traités internationaux comme Tafta et Ceta, les gouvernements sont en réalité privés de leur pouvoir qu’ils cèdent à des agences internationales et financières, lesquelles se substituent de plus en plus aux États nationaux dont les dirigeants étaient, du moins sur le papier, élus par le peuple.

Rappelons que le capo de tuti i capi actuel de ces gens est donc Henri de Castries, le pote au Sourcilleux. Il est le premier Français à présider le Bilderberg. Ancien patron du groupe d’assurances Axa, c’est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l’ENA Voltaire… C’est lui qui pilote le programme économique de Fillon. On comprend mieux le côté « social » de ce programme visant entre autres horreurs, à tuer la Sécu pour refiler le gâteau… aux assurances privées ! Ben voyons.

Certains le voient à Matignon ou à Bercy en cas de victoire de son bourrin, mais en principe, les « Bilderberger » ne participent pas directement aux gouvernements, mais choisissent les marionnettes politiques qui travailleront pour eux et imposeront leur programme. Quelques marionnettes qui ont eu un bel avenir suite à leur invitation à un de leur grand raout annuel ou, mieux, à leur adoubement : Kissinger, Margaret Thatcher, Bill Clinton, Van Rompuy, Etienne Davignon, Zapatero, Mario Monti, mais aussi (tiens, tiens!) Manuel Valls, Michel Sapin, Laurent Fabius mais encore Giovanni Agnelli et même… Christine Okrent. (Liste des participants 2016 ici)

Ah ! Au fait, Bilderberg a un autre fer au feu, pour ferrer un autre poulain au cas où Fillon se ramasserait une gamelle. Un dénommé Emmanuel Macron.

 

Sources ;

lien 1

lien 2

 

Illustration X - Droits réservés

 

30/01/2017

Au Bistro de la Toile : Hamon, Fillon, le triomphe des seconds couteaux.

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- Je te salue, Victor, "apérologue" distingué! T’as vu, après Fillon voilà Hamon. C’est le triomphe des seconds couteaux.

- Tu l’as dit Loulle. Des seconds couteaux mais aussi des seconds coûteux ! D’un côté un déprimé magouilleur qui a tout subi de la part de son « employeur » Sarko, de l’autre une deuxième gâchette. Tous deux ont en commun qu’ils n’ont jamais, JAMAIS travaillés. Ils ont toujours grenouillé dans le milieu politicien. Dès lors ils sont totalement coupés des réalités, des problèmes du pélucre de base qui s’estime heureux de son sort s’il arrive à avoir un job merdique payé au SMIC. Ils sont l’illustration de cette caste politique qui contourne allègrement les lois qu’ils ont eux-mêmes votées.

Fillon est un exemplaire caricatural de ces professionnels de la politique.. Ce bourge, fils de notaire, élevé chez les curés se targue de hauts faits divers révolutionnaires : il aurait fait le mur de son école et y aurait été ramené entre deux gendarmes en chantant l’Internationale !

- Je me doutais bien qu’il y avait du révolutionnaire bolchevique chez ce sourcilleux « Mister Nobody » comme l’appellent ses collègues.

- Un révolutionnaire qui ne s’est jamais sali les pognes. Il est « entré dans la carrière » comme assistant parlementaire d’un ami du papa notaire, le ci-devant Le Theule, député RPR de la Sarthe puis plusieurs fois ministre. Grenouillant dans son sillage, il en sera le second couteau pendant des années. Lorsque celui-ci casse sa pipe, il se glisse dans ses pantoufles chaudes d’élu : conseiller général de la Sarthe puis député.

- Un paraît exemple de réussite clanique en quelque sorte.

- Exactement. Second couteau il est, second couteau il restera, notamment dans les basques de Philippe Séguin, puis de Balladur, enfin de Sarkozy. Bref, un parfait apparatchik rompu à toutes les embrouilles politiciennes.

- Il n’empêche que maintenant il est en haut de l’affiche !

- Par défaut. C’est le syndrome Hollande : il a gagné parce que les électeurs ont voté pour lui afin de virer Sarko ! Et par la même occasion celui dont il était prêt à prendre le sillage : Juppé.

- Il a « fait du monde » à son meeting de ce dimanche.

- Ce ne sont que des convaincus, des complices applaudissant debout sa tendre et chère – très chère - épouse Pénélope. Ils applaudissent une femme qui a pondu deux articles de quelques lignes et qui a pompé « modestement » les finances publiques : de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Les vrais assistants parlementaires, payés au max 2 500 boules par mois l’ont en travers d’ailleurs. Et c’est ce Fillon-là qui gueule que le SMIC est trop élevé. Et, François, c’est pas très « chrétien » ça!

- Ouais mais elle était une bonne gagneuse ailleurs qu’avec son patron de mari, la Pénélope : 100 000 euros comme pigiste dans une revue microscopique n’employant que le rédacteur unique et la secrétaire!

- Ben voyons ! Les deux notes de lecture - disponibles sur le site de la Revue des deux mondes et Marianne - permettent de faire le compte : elles cumulent 3 474 caractères au total, ce qui revient à 27 € le caractère si l’on considère que le salaire correspond aux deux notes de lecture. Il serait toutefois plus juste de compter 3 475 caractères, car la seconde note de lecture, de 926 caractères, comporte une erreur sur le verbe « illustrer », auquel il manque un « r ». À ce tarif-là, je serais millionnaire depuis longtemps !

- Eh ouais. C’est comme ça quand on est dans la politique depuis 40 ans. Le broussailleux, il n’a jamais connu les fins de mois qui commencent le 15. Il n’en a même pas idée. En plus, il a une haute idée de ce qu’il fait, de son « utilité » alors qu’il est un super-assisté qui a toujours vécu d’argent public pour un service rendu plus que contestable. Cinq ans sous Sarko, ça fait tache sur un CV ! Dans le privé, il se ferait virer à la fin de sa première semaine…

- C’est la mentalité de ces professionnels de la politique : ils ne se rendent pas compte que ce qui leur semble normal, équitable les concernant est profondément immoral pour les cochons de payants…

- Alors, Fillon, futur président ?

- Je n’y crois pas. Quoi que, avec un peuple qui a élu Sarko et Hollande, on peut s’attendre à tout…

- Et Hamon?

- Pareil. Encore un qui n’a jamais travaillé. JAMAIS ! Même parcours commençant par assistant parlementaire, le centre d’apprentissage en quelque sorte des politicards professionnels. Il a été élu « candidat du parti socialiste » à la présidentielle. Mais dans la réalité, il s’est juste positionné comme futur secrétaire du PS. Parce que ceux qui sont intéressés par son programme original et novateur – j’en suis – ne s’embarqueront pas dans une galère destinée à faire naufrage et préféreront l’original à la copie en votant Mélenchon. Et les autres rejoindront Macron.

- À voir. Allez, à la nôtre !


Illustration: merci au regretté Chimulus

 

04/01/2017

Au bistro de la toile : Mélenchon, Trump, Fillon et la Sécu.

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- Oh ! Victor, je viens d’entendre La Merluche ce matin sur France Inter, face à la péronnelle Salamé. Ah ! Il a du gaz le Jean-Luc. Mais avec beaucoup plus de sérénité qu’avant. Il ne se laisse plus aller à ses coups de gueule qui faisaient la joie des questionneurs, mais il ne laisse rien passer !

- Je l’ai entendu aussi. Lorsque Salamé, avec insistance, lui demande ce qu’il faut faire de Bachar El Assad, il lui répond l’évidence : « Mais c’est aux Syriens de le dire ! Pas à nous. » Il considère que Poutine et Erdogan, ce n’est pas la même chose, le Turc étant pour lui un dictateur, « un illuminé fanatisé par sa religion » et dont l’armée a franchi les frontières de son voisin syrien « sans que cela émeuve personne ». Et il met les pendules à l’heure en évoquant les vraies raisons de la guerre en Syrie : « Ce n’est pas une guerre de religion mais un conflit de territoire dans lequel la Turquie a mis les doigts jusqu’au coude, une guerre pour savoir où vont passer le pétrole et le gaz et ce que l’on fait des Kurdes ». Et là, Loulle, il fait preuve de plus de lucidité que la plupart de nos politiques et de tous les matamores qui squattent les plateaux de télévision et de radio. Il pense à juste titre qu’il serait plus judicieux et plus facile, sous l’égide de l’ONU, d’organiser des élections honnêtes en Syrie, avec les réfugiés de retour dans leur pays, que de tout bombarder.

La journaliste le relance pour Trump voulant imposer à Ford de rapatrier ses usines aux USA. « S’il le fait c’est très bien mais on verra. Comme Français, soyons habiles, si Trump renonce à Tafta je serais d’accord avec lui. Je ferais tout pour planter Tafta et aussi Ceta qui sont des pourvoyeurs de chômage et de destruction de toutes nos protections et normes environnementales. »

Tout le monde le pourri, le Trump, mais il n’empêche qu’avant même d’être en fonction, il fait plier les plus puissantes multinationales comme Ford et même Général Motors.

Raison de plus pour y regarder de plus près. Il sera peut-être une calamité pour certains de ses concitoyens, une bénédiction pour d’autres. Mais ça, on s’en fout Loulle, qu’ils se démerdent entre eux chez eux. Ce qui importe pour nous, c’est sa politique étrangère. Les plumitifs le qualifient tous d’ignare en la matière. Et pourtant le Trump, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie ; il pense que l’Otan ne sert à rien et coûte trop de pognon aux Étasuniens ; il est contre les traités commerciaux genre Tafta, Ceta, Alena et autres ; il est pour un rapprochement pragmatique avec la Russie ; il n’a rien à foutre des embrouilles du Moyen-Orient, etc. Et ça, c’est très bon pour nous, Loulle !

- C’est vrai. Tiens, les « milieux autorisés », comme disait Coluche, parlent aussi de Fillon et de ses « convictions gaullistes et chrétiennes »

- Je me demande bien ce que le rappel à la statue du Commandeur et les convictions de grenouilles de bénitiers de Fillon ont à voir avec la Sécu ! Le « Faillitaire » fait le tango : un pas en avant, deux pas en arrière et un sur le côté. En fait c’est un mou. Il rétropédale au moindre froncement de sourcil. Alors s’il est élu, on verra comment il réglera le bordel social que ses « réformes » vont fatalement générer, dès la rentrée.

Fillon est une marionnette du Medef. Son programme : faire d’énormes cadeaux aux entreprises avec du pognon pris dans la poche des ménages. Avec en corollaire un danger mortel pour l’une des principales conquêtes de la Libération : tuer la Sécu. Depuis des décennies le patronat en rêve, Valls – sur instruction de Hollande – a essayé de le faire. Ce rêve cauchemardesque, c’est donner de plus en plus de parts de l’énorme gâteau de la protection sociale aux assurances privées. Fillon, Gattaz, Bébéar, même combat…

D’ailleurs la nouvelle législation européenne sur les marchés publics conforte cette dérive vers la privatisation. En effet pour le Parlement européen, il convient « d’encourager une concurrence équitable et de permettre un meilleur rapport qualité-prix » en ouvrant au maximum les marchés publics au secteur public, y compris l’ouverture à la concurrence des services de Sécurité sociale obligatoire ».

La directive sur la passation des marchés publics ne fait pas mystère des intentions d’ouvrir à la concurrence les services de Sécurité sociale obligatoire dans son article 74 (Attribution de marchés pour des services sociaux et d’autres services spécifiques) et son annexe XVI.

La directive permet à un « État de l’Union européenne [qui le] souhaiterait – dans le cadre de son autonomie en la matière – [d’] organiser certains services de Sécurité sociale à travers un contractant.. »

Ainsi un État membre pourra construire son marché des services de Sécurité sociale en respectant les règles de la concurrence libre et non faussée en matière de services de Sécurité sociale obligatoire. C’est la privatisation de la Sécu.

- Raison de plus pour voter Mélenchon. Allez, à la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

22/11/2012

La droite la plus con du monde !

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On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions !

Ils le proclament à la ronde :

" Nous sommes la droite la plus con du monde ! 

Nous sommes tellement couillons

Que nous perdons toutes les élections

Les municipales,

Puis les régionales,

La présidentielle, mère des élections

Puis les législatives pour finir la ration

Voilà de belles preuves de notre connerie !

« De droite », c’est être con ! Eh ! Toi, pourquoi tu ris ?

Ah ! C’est vrai j’oubliais :

Le foutoir intégral de Fillon et Copé.

C’est vrai, là on fait fort

Plus cons que des butors.

On en arrive à perdre, en nous couvrant de boue

Une élection que l’on fait…entre nous !

On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions !

Nous, on peut tout promettre sans jamais rien tenir

Nous, on sait magouiller sans peur de se salir

Nous, on peut s’engraisser sur le dos des manards

Nous, devant les puissants, on baisse le bénard

Devant eux, s’il le faut, on sait se montrer veule

Leur rendre des services et fermer notre gueule

Nous, on peut trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire

Nous, on peut sans vergogne renier nos paroles

Trimbaler à nos culs des tas de casseroles

Nous on peut sans déchoir, sans peur de s’avilir

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Enfiler nos semblables par tous les orifices

Pourvu que l’on y trouve de juteux bénéfices.

Champions du monde !

On est la droite la plus con du monde !

On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions ! "

 

VictorAyoli

 

 Duodi 2 Frimaire 221


Merci à Chimulus

 

15/11/2010

Courage! Fillon...

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Vous l'avez attendu longtemps le changement ! Il est là. Il est "révolutionnaire" qu'elle a même dit la rigolote madame Mam! Le changement, bè, c'est qu'il n'y a pas de changement.

De toute façon, ON S'EN FOUT !

L'important, c'est de savonner autant que faire se peut la planche à cette bande de sarko-nuisibles...

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

 

***********************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

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Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

03/11/2009

Eh! Tula connais celle-là? Faire plaisir...

 

sarko-grimace.jpg

 

 

Sarko et Fillon sont dans un avion.


Fillon se tourne vers le p'tit Nico et dit:


- Tu sais je pourrais jeter 1 billet de 200 euros par la fenêtre et
rendre une personne heureuse.


Sarko lui réplique:


- Et bien moi je pourrais jeter 10 billets de 20 euros par la
fenêtre et rendre 10 personnes heureuses.


Le pilote soupire et dit à son copilote:


- T'entends cette bande d'arrogants, ils se rendent pas compte
que je pourrais jeter 2 connards par la fenêtre et rendre des
millions de personnes heureuses »

 

 

21/03/2009

la voix de son maître...

bouclier fiscal tropicalboy.jpg
Merci à Tropicalboy

05:46 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon

29/08/2008

Rentrée des classes: pour qui les bonnets d'ânes.

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Merci à bigoufakes.canalblog.com et pardon aux anes pour cette comparaison dégradante pour ces animaux si sympathiques...

06:15 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, sarko, ânes