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18/11/2014

Fonctionnaires, mais si on vous aime ! Quand vous fonctionnez...

dubout fonctionnaires.jpg

 

Je racontais, dans une chronique du 29 septembre le redoutable parcours du combattant qu'a dû effectuer un ami afin d'aider son petit-fils à s'inscrire dans un cursus d'apprentissage. Il paraît qu'on manque d'apprentis en France, que not'bon président est favorable à cette filière et qu'il a lancé un grand chantier de simplification des procédures administratives. On devrait donc s'attendre à ce que les jeunes désireux de suivre cette voie soient accueillis à bras ouverts, et facilement.

 

Mouais... Tè ! Fume...

 

Revenons au petit-fils de mon pote. Après des jours de recherche, des dizaines de coups de téléphone, des visites nombreuses dans diverses administrations, le tout avec beaucoup de bonne volonté, de pugnacité et de suite dans les idées, notre binôme petit-fils-grand-père a réussi à trouver un chef d'entreprise acceptant le jeune homme. Tout rentre donc dans l'ordre, semble-t-il. Ben, non !

 

La Chambre de commerce de Nîmes, partenaire de l'opération, envoie au chef d'entreprise non pas le contrat d'apprentissage mais...un « projet de contrat d'apprentissage ». Et oui : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Elle réclame aussi et avant toute chose un chèque de 72 euros ! Pour quoi ? Pour envoyer un formulaire de contrat tenant sur une simple feuille. Ça fait cher de la photocopie !

 

Imaginez la tête du chef de PME, qui accepte de jouer le jeu de l'apprentissage ! Il considère cette demande de pognon comme du racket et on le comprend. Il refuse donc, prend son téléphone et remonte les bretelles de ses interlocuteurs de la CCI ! Cause à mon cul, ma tête est malade... Aucun résultat.

 

Voilà donc notre jeune impétrant apprenti le cul entre deux chaises. Le grand-père (ancien chef d'entreprise) a les aliboffis qui gonfle et il se rend au CFA où il plante un peu la zone. Un responsable, pour se débarrasser de l'emmerdeur, se charge de l'affaire. Il donne deux coups de téléphone... et débloque le schmilblick ! Comme quoi ce n'était pas très difficile. Tout est bien qui finit bien. Eh ! Pas tout à fait. Vous allez voir.

 

Le contrat est signé le 4 novembre avec l'employeur, puis retour au CFA pour connaître la date de début des cours.
 

- « Jeune homme, vous commencerez le 3 novembre ». Soit...la veille du jour de signature du contrat ! Ce doit être ça la relativité, l'espace-temps d'Einstein.

 

Bon. Aux dernières nouvelles, le jeune Nils, impétrant apprenti, a commencé son apprentissage dans l'entreprise et commencera ses cours le 24 novembre... Ouf !

 

Eh ! Tonton Courteline, ça va où tu es ? Ici, rien n'a changé...

 

Illustration: merci à l'irremplaçable et irremplacé Dubout.

 

26/06/2012

Qui c’est qu’a touité ?

chimulus valerie.jpg 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Encore une scène de ménage en perspective ? Plus besoin de regarder M6, regardons Elysée première.

 

Merci à Chimulus


Nonidi 9 Messidor 220


Merci à Chimulus

 

 

17/12/2008

Ce que le Gouvernement de la France pense de ses serviteurs…

Il me semble qu'il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier (rires dans la salle), mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts (rires), comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."

"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."

"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth (secrétaire d'État à la Réforme de l'État) : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient.

C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servir de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.



Sources