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12/03/2018

Tricastin bientôt Fukushima-sur-Rhône ?

carte tricastin-FUKU.jpg

Tandis qu’on « célèbre » avec force discours lénifiants le septième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, et qu’Aréva (c’est-à-dire notre poche) doit payer 750 millions d’euros à la Finlande pour les retards (10 ans) de l’EPR vendu à ce pays bien naïf, une grande inquiétude commence à s’installer dans la vallée du Rhône, chez moi.

Une inquiétude liée à des menaces nucléaires qui touchent directement 400 000 personnes et indirectement toute la partie rhodanienne de la Provence, la région marseillaise comprise, soit plusieurs millions de personnes. En témoignent les dizaines de plaintes qui ont été déposées à titre individuel par un collectif de citoyens, auprès du procureur de la République, vendredi matin 9 mars 2018 au palais de Justice d’Avignon.

L’objet de cette menace ? La centrale nucléaire du Tricastin qui donne des signes inquiétants et récurrents d’obsolescence pouvant aller jusqu’à l’accident majeur, type Fukushima. Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225 000 volts en sortie du réacteur nucléaire n° 3 de la centrale du Tricastin.

Quelques semaines plus tard c’était le réacteur n°1 de EDF qui subissait lui aussi une rupture de ligne avec explosion et menaçait la région. Depuis que les 4 réacteurs du Tricastin ont été recouplés au réseau électrique après avoir tourné des années durant et quasiment exclusivement pour l’usine d’enrichissement de l’uranium Eurodif c’était le deuxième accident en l’espace d’un mois.

Ce n’est pas tout. En juillet 2011, c’était déjà le transformateur de l’unité du réacteur n°1 qui prenait feu. À chaque fois pour EDF ou Areva : « Aucune conséquence radiologique sur l’environnement et la population ». Ben voyons ! Jusqu’à ce que…

Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône.

Avec 38 années de fonctionnement pour le réacteur n° 1 et 37 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a largement dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radiotoxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

Inondations. Qu’est-ce qui a causé la catastrophe de Fukushima ? Non pas le tremblement de terre mais l’inondation des installations. Or les risques d’inondations sont très réels à Tricastin car la plateforme de la centrale se situe à un niveau inférieur à celui de sa source froide ! Comme à Bugey et à Fessenheim d’ailleurs… Bonjour la compétence des concepteurs… La centrale est implantée en contrebas de la digue rive droite du canal de Donzère-Mondragon. L’ASN a imposé à 'exploitant le renforcement des digues, travaux effectués au dernier trimestre 2017. Résisteraient-elles à un séisme ou à une crue exceptionnelle du Rhône ? Elle est donc vulnérable au risque d’inondation.

Mais ce n’est pas tout. La centrale est aussi exposée à une inondation par remontée de la nappe phréatique. Des pompes fonctionnent en continu pour maintenir le niveau de la nappe en dessous de celui de la plateforme. Enfin, à l’inverse, la centrale de Tricastin est soumise à un risque de perte de sa source froide en cas :

de rupture de la digue gauche du canal qui pourrait faire baisser le niveau de l’eau en

dessous du niveau des pompes de la centrale ;

de rupture du barrage hydraulique de Bollène situé quelques centaines de mètres en aval sur le canal de Donzère-Mondragon. Avec une chute de 23 mètres entre l’amont et l’aval, c’est l’écluse la plus haute d’Europe. En cas de rupture du barrage ou des portes de l’écluse, le niveau d’eau dans le canal s’abaisserait brutalement, faisant perdre à la centrale de Tricastin sa capacité à refroidir ses réacteurs. Rappelons qu’en 1998, une des deux portes de l’écluse a cédé.

Risques sismiques. Le séisme de référence utilisé pour le dimensionnement de la centrale de Tricastin est celui de Châteauneuf-du-Rhone de 1873 qui était de magnitude 4,7 sur l’échelle de Richter. La centrale a été conçue pour résister à un séisme de 5,2 avec une marge de 0,5 par rapport au séisme de référence, ce qui est largement sous-estimé. La centrale a été construite avec les technologies disponibles à l’époque de sa construction, qui n’étaient pas anti sismiques.

Risques industriels. La centrale nucléaire de Tricastin présente une sensibilité particulière du fait de son implantation au sein d’un complexe nucléaire et chimique plus important. Ainsi, dans un rayon de 10 km autour du site, on retrouve quatre installations classée Seveso seuil haut dont une installation chimique liée au nucléaire (Cogema, Comurhex, Soderec et Butagaz) et 2 Seveso seuil bas (Eurodif et Sogif). Les usines AREVA de transformation, de conversion et d’enrichissement de l’uranium sont toutes situées à moins d’1 km de la centrale. Les deux sources majeures de risque sur la plateforme sont la présence de quantités importantes d’hexafluorure d’uranium pouvant conduire à la formation d’un nuage toxique au-dessus du site, et la présence de fluorure d’hydrogène et d’acide fluorhydrique. Le danger potentiel est important puisque plusieurs installations sur le site manipulent ces produits.

Risques liés à la chute d’avion. Le site de Tricastin se situe à proximité de quatre aéroports transportant au total plus de 7,5 millions de passagers par an et 53 000 tonnes de marchandises : Marseille-Marignane, Avignon, Nîmes, Valence. Sans oublier la base militaire aéronautique d’Orange. Les enceintes de confinement des réacteurs sont-ils à l’épreuve de la chute – accidentelle ou volontaire – d’un avion de ligne ou d’un chasseur ? Certainement pas. En tout cas les piscines de la centrale sont très vulnérables en cas d’agression aérienne volontaire du fait de leur positionnement en hauteur, de la configuration des lieux et de l’absence de confinement.

Imaginons un accident majeur à Tricastin, un jour de mistral (soit 200 jours par an). Le nuage radioactif saccage toute la vallée du Rhône, jusqu’à Marseille et la Camargue. Qu’est-ce qu’on fait ? On évacue Avignon, Salon, Marseille ? On laisse les habitants crever, comme au Japon ? Et que devient l’économie du pays basée sur le vignoble et le tourisme ? Je vois d’ici les affiches publicitaires :

 

« Visitez la Provence,

ses ruines nucléaires,

ses eaux radioactives,

ses cancers foudroyants,

ses enfants mutants à deux têtes, six bras,

ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

08/08/2013

Au bistro de la toile. Destination de vacances originale : Fukushima !

fukushima crane.jpg

 

 

- Attends Victor, hier, tu nous a parlé d’Hiroshima et aujourd’hui de quoi déjà ? De Fuku quoi ? Chima ? A oui, Fukushima. Tiens, ça me dit quelque chose ce nom… Ah ! Oui, un patelin loin d’ici, en Japonie je crois, où l’industrie moderne fabrique des becquerels à la tonne. C’est quoi les becquerels au fait ?

 

- Tè ! Je vais faire savant. Le « becquerel », c’est une unité qui mesure l’activité d’un radionucléide. Il correspond à une désintégration par seconde. Elle remplace le « curie ».

 

- Et c’est dangereux ces petites bêtes ?

 

- Bof. Tout dépend de la dose… La radioactivité naturelle est partout, notamment dans les pays granitiques comme la Bretagne ou la Lozère. Mais ça devient extrêmement dangereux si on en bouffe trop. Et c’est ce que font les poissons au Japon, et par conséquent les gens qui bouffent ces poissons ! Malgré tout les montages bidon effectués depuis deux ans après la catastrophe, Tepco (l’entreprise responsable) a été obligée d’admettre qu’il se déverse chaque jour dans l’océan de l’eau chargée de tritium, de strontium, de césium et d’autres éléments radioactifs. Ce qui représente parait-il quarante mille milliards de becquerels depuis mai 2011.

 

- …taing ! Ils doivent être gras les gobis, les sars et les dentis japonais ! Et facile à attraper : ils doivent être lumineux !

 

- Bof… Tepco, qui n’est pas à un mensonge près, s’efforce de  rassurer la population en déclarant que l’analyse de l’eau de mer ne montre pas d’augmentation anormale des taux de radioactivité… Ben voyons ! Le niveau de radioactivité dépasse de plusieurs dizaines de milliers de fois la dose limite admise pour l’eau de mer ! Ils ne savent pas où ça fuit, ils essaient tout et n’importe quoi comme injecter des produits chimiques dans le sol autour et sous les cuves qui fuient afin de « solidifier le sol »… Bonjour la nappe phréatique ! Passez vos vacances à Fukushima ! Sa mer radioactive, ses poissons lumineux, ses becquerels à la pelle, les mensonges des dirigeants et de la mafia nucléaire ! Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

- Fatche, Victor ! La bouillabaisse, à Fukushima, elle doit cuire toute seule ! 

 

- Ouais. Finalement, Loulle, Fukushima, on s’en fout parce que c’est loin. Mais imagine que la même catastrophe arrive ici, chez nous, par exemple au Tricastin, centrale pourrie où l’on entre comme dans un moulin ?

 

- Ah ! Et ça donnerait quoi ?

 

- Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard. Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site puis à toute la ville. Des dizaines de milliers d’habitants pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

 

 

Primidi 21 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

26/09/2012

Et si on reparlait de Fukushima où on est à 2 doigts du pire ?

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Exit Fukushima des médias. Ça ne fait plus recette et on a autre chose à se mettre dans l’étrange lucarne. Et pourtant ! L’article suivant lève un coin de voile sur un danger qui n’est pas que localement japonais, mais qui est planétaire. A vous de juger :

 

Alors que chacun craignait la chute de la piscine du réacteur N°4, une partie du bâtiment N°3 de la centrale de Fukushima Daïchi qui vient de s’écrouler dans le plus complet silence de la plupart des médias.

Problème, la piscine de ce réacteur contient du Mox.

 

C’est le 20 septembre 2012 que suite à une mauvaise manipulation, des ouvriers de la centrale tentant d’enlever des débris tombés dans la piscine du réacteur N°3, ont malencontreusement heurté une poutrelle métallique de 7 mètres de long, pesant 470 kg, laquelle était au bord de la piscine, provocant la chute de celle-ci dans la piscine. 

 

L’accident a été qualifié « d’incident », à se demander comment serait qualifié la chute d’un employé de TEPCO, qui tomberait d’une échelle. lien

 

Le problème est que cette piscine contient 514 assemblages de combustible usagé, et 52 neufs, à base de MOX, dont la particularité est de contenir du Plutonium 239, fabriqué en France, à Marcoule, (lien) ainsi que du plutonium 241, très instable.

Rappelons qu’un milligramme de ce plutonium inhalé peut suffire à induire un cancer, (lien) et que la durée de « demi-vie » de celui-ci est de 24 000 ans, ce qui signifie que les effets ce cet élément radioactif ne seront bien moins dangereux qu’au-delà de 100 000 ans.

On pourrait s’étonner que le contenu de cette piscine n’ait toujours pas été vidé, mais l’opération est rendue difficile, puisque le chariot qui permettait ce déchargement était lui-même tombé dans la piscine.

La transparence étant rarement de mise dans le milieu nucléaire, ce n’est qu’un an après que nous avons été informés de cet accident. lien

 

D’ailleurs, dans la même logique, ce n’est que maintenant que nous apprenons que les réacteurs n°5 et 6 de Fukushima ont rejeté du tritium dans la mer aux mois d’avril et mai dernier. lien

 

Revenons à l’écroulement d'une partie du bâtiment du réacteur n° 3

Que peut-il se passer après ?

Maintenant que cette poutrelle de près d’une demi-tonne est tombée en partie dans la piscine, s’ajoutant aux autres parties du bâtiment qui y sont déjà, l’opération de déchargement du combustible, déjà rendue très difficile, l’est encore plus aujourd’hui.

Une autre question est soulevée : dans ce bâtiment, la piscine était à 30 mètres de haut.

Si une partie du bâtiment s'est écroulé, où se trouve la piscine et les assemblages qui étaient dedans ?

Le mystère le plus complet baigne.

Les autorités nucléaires japonaises avaient estimé à l’époque que renforcer la sécurité de la piscine présenterait un cout élevé, sans pour autant diminuer les risques d’un accident majeur.

Donc rien n’avait été fait. lien

Pourtant le risque de criticité est important. lien

Si l’une des piscines de Fukushima venait à se vider de son eau, ou pire à basculer, les assemblages radioactifs se mettraient à chauffer, sans qu’il soit possible à un certain moment de les refroidir, et dès lors tout est à craindre.

 

La gaine de zirconium contenant le combustible nucléaire se dégraderait, comme l’ont prouvé récemment des experts américains, et dès lors, cela provoquerait un énorme relâchement de produits de fission, avec les conséquences que l’on imagine. lien

 

La démonstration de cette possibilité a été décrite en détail par l’expert en la matière, Arnie Gundersen, comme on peut le constater dans cette vidéo, et pour Hiroaki Koide, professeur à l’institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, les émissions de matières radioactives correspondraient à 5000 fois la bombe d’Hiroshima. lien

 

Quant à la piscine du bâtiment n° 4, elle pose toujours le même problème, et Masashi Goto, ex-ingénieur chez Toshiba, concepteur du confinement des réacteurs nucléaires de Fukushima n’est lui-même pas rassuré.

 

Il a déclaré : « même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaitre la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? ». lien

 

Le vrai problème restant le délai très long que s’est donné le gouvernement du Japon pour finaliser le démantèlement de la centrale, puisqu’il l’envisage sur une durée d’au moins 40 ans.

D’ici là, que peut-il se produire ?

Les propositions d’aide venant des experts internationaux ayant manifestement été poliment déclinées, on est en droit de se demander pour quelle raison le gouvernement Japonais, maintenant actionnaire prioritaire de la centrale, prend-t-il une telle position ?

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus ».

 

Olivier Cabanel

 

Rappel : le 13 octobre, manifestations anti-nucléaires un peu partout en France :

Lyon, la « marche des réfugiés » mais aussi à Laval, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne, sur le thème « changeons d’ère, sortons du nucléaire ». lien

Sites à visiter :

Le blog de Fukushima

Fukushima Diary

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS

 

Quintidi 5 Vendémiaire 221

 

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17/02/2012

Fukushima, mon amour… Inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

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Fukushima, ça vous dit quelque chose ? Si, faites un effort : le 11 mars dernier il s’est passé quelque chose au Japon. Un tsunami je crois et puis…, et puis ? Et puis une catastrophe nucléaire majeure à la centrale Tepco. Ah oui ! Ça vous revient. C’est vrai qu’on n’en parle plus guère de ces jours sombres dans les médias bien-pensants français trop occupés à disséquer les pets de travers de Sarko, Hollande, Le Pen ou Bayrou.

Eh bien je vais vous donner quelques nouvelles glanées sur la Toile.

La compagnie propriétaire et gestionnaire du site nucléaire de Fukushima Tepco – pourtant grand spécialiste du mensonge et de l’enfumage - vient de reconnaitre que la température au fond de la cuve du réacteur n°2, en théorie maintenue en dessous de 100 °C, a dépassé les 300°C, et d’annoncer que du Xénon avait été retrouvé dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2. Cela signifie concrètement, comme en novembre 2011, qu’une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu ces derniers jours et est peut-être encore en cours.En effet, les xénons 133 et 135 se créent lorsqu’il y a une fission nucléaire de l’uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-133). En clair ça veut dire que le réacteur n°2 serait reparti vers la fusion, le corium, les rejets radioactifs et…les risques d’explosion. Certains veilleurs japonais (http://fukushima-diary.com) citent le cas d'un ingénieur qui a préféré quitter son travail devant cette montée de température, car, pour lui, si la température dépasse les 700°, il y aurait risque d'explosion entraînant l'explosion des trois autres réacteurs situés autour et dont les cœurs ont également fondu. Les relevés des retombées radioactives à Fukushima montrent une augmentation notable des taux de césium 134 et 137 à partir des mesures effectuées du 11 au 12 février 2012 : en un jour, le césium 134 passe de 4,45 Mbq/km² à 98,2 MBq/km² et le césium 137 passe de 6,46 Mbq/km² à 139 MBq/km². Source : http://www.pref.fukushima.jp/j/koukabutsu47.pdf. Rassurant, non ?

Autre chose : il fait froid et vous avez la tremblote ? Vous n’êtes pas seul ! Au Japon, c’est la terre qui a régulièrement la tremblote. Et pas pour rigoler… La zone de Fukushima a été fragilisée par le tremblement de terre dévastateur du 11 mars et une succession de mini failles sont apparues dans cette région. Plusieurs chercheurs estiment qu'un autre tremblement de terre majeur peut se produire et depuis quelques semaines, effectivement, il y en a. Le dernier en date est de niveau 6. Un professeur japonais, le Professeur Dapeng Zhao a alerté les autorités de la possible survenue d'un fort tremblement de terre juste sous la centrale dans un bref délai ! Bonjour les dégâts !

Pendant ce temps, Microlax 1er multiplie ses rodomontades et – devant les employés de Fessenheim – jure ses grands dieux que le nucléaire français est le plus sûr du monde et qu’il serait criminel d’interrompre cette belle réussite technique française (roulement de tambour et cocorico !). Sauf que la centrale de Fessenheim est pourrie, vieille, hors normes et nécessiterait des milliards pour la maintenir opérationnelle avec une sécurité « acceptable » (Qu’y a-t-il d’acceptable en matière nucléaire ? Rien.)

Bon. Moi, ce que je vous en dis…,vous en faites ce que vous voulez !

Liens utiles :

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/situation-alarmante-a-fukushima-110323

http://www.gen4.fr/
 
http://fukushima.over-blog.fr/

 
http://www.scoop.it/t/fukushima-inf...

 
http://ex-skf.blogspot.com


 http://www.jma.go.jp/en/quake/

 http://www.vancouversun.com/news/Ja...
 
http://www.ouramazingplanet.com/243...


 http://www.lepoint.fr/monde/le-risq...
 
http://ex-skf.blogspot.com/2012/02/...


 http://fukushima-diary.com/2012/02/...

http://fukushima.over-blog.fr/

www.acro.eu.org/chronoFukushima.html

http://www.japanquakemap.com/week

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/sous-fukushima-des-tremblements-de-terre-sont-a-prevoir_36805/

 

Nonidi 29 pluviose 220

 

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