Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/10/2017

Vous avez aimé le Glyphosate ? Vous adorerez le Dicamba !

pesticide masque a gaz pomme.jpg

L’Union Européenne a reporté au 25 octobre sa décision concernant le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate. « Ils » ont encore botté en touche…

« Ils », ce sont les technocrates de Bruxelles. « Ils » voudraient bien faire plaisir à leur pote Monsanto et renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation de ce poison pour les « mauvaises » herbes mais pas que… Seulement il y a des pays qui ruent dans les brancards. Et notamment la France, mais aussi l’Italie et l’Autriche. Quels mauvais coucheurs ces pays ! Pourtant Monsanto, dont on connaît l’altruisme exemplaire, n’a pas lésiné pour porter la « bonne parole » chimique auprès des décideurs européens !

L’exécutif européen prévoit donc de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des États membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision. Combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

En 2015 cette molécule a été classée comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. Selon la législation européenne et au nom du principe de précaution, son autorisation qui expire à la fin de l’année ne devrait donc pas être reconduite. Mais ce risque est contesté par les industriels. Et pas que Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public et que de nombreux concurrents ont mis sur leur marché leurs propres merdes… Ben voyons ! L’OMS elle-même, après avoir donné le glyphosate « cancérigène probable », a subi des tonnes de pression et, dans une étude contradictoire, juge « peu probable » le risque de cancer chez les consommateurs « exposés par l’alimentation ». La encore, combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

Le lobby des empoisonneurs a trouvé un allié de poids avec la FNSEA qui, il y a quelques jours, a organisé sur les Champs-Élysées une manif « spontanée » de pauvres agriculteurs « sur la paille » réclamant à cor et à cri le renouvellement de l’autorisation de leur cher glyphosate. Après ça, on s’étonnera du fossé qui se creuse entre les agricolos canal FNSEA et les cochons de con-sommateurs !

Nicola-libi Hulot a payé de sa personne en allant rassurer les FNSEA-boys. C’est d’ailleurs un sacré foutoir au gouvernement à ce sujet : Hulot leur a dit n’être « pas sourd à leurs revendications », Travers (le ministre de l’agriculture) est lui favorable au poison pour « cinq à sept ans », Castaner, le bavard officiel du gouvernement, dit : « avant la fin du quinquennat, le gouvernement s’engage à obtenir des progrès significatifs pour tous les pesticides », dont le glyphosate. Pas d’interdiction stricte, donc, mais « trouver des produits de substitution d’ici à la fin du quinquennat ». Bonjour la clarté…

Cinq ans ? Sept ans de plus de poison ? Baratin que tout ça puisque la proposition de la commission européenne est de dix ans de prolongation. Assez pour refiler de belles malformations aux lardons glyphosatés, assez pour générer de beaux cancers made in Monsanto.

Mais soyons optimistes. Peut-être bien qu'« ils » vont finalement l’interdire le glypho. Vous savez quand ? Lorsque arrivera sur le marché son petit frère, qui se fait déjà une belle santé aux Zuessa : le « Dicamba » ! En voilà un joli nom. On dirait une danse brésilienne bien sensuelle genre samba ou lambada ! Mais soyons rassurés : la plupart des individus ayant subi un empoisonnement grave au Dicamba et ayant survécu ont récupéré dans les deux à trois jours sans effets durables apparents. Les symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba sont : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix. Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme. C’est pas sympa tout ça ?

Et qui c’est qui fabrique cette petite merveille ? Ben, Monsanto et BASF. Monsanto qui est en passe d'être racheté par Bayer, d'occuper une position de monopole et ainsi – en disparaissant - échapper à la palanquée de procès qu'elle a au cul...

Vous voulez avoir une idée des « bienfaits » de ce fils putatif du glyphosate ? Voir ici

Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

 

Sources :

https://livre.fnac.com/a2607630/Marie-Monique-Robin-Le-monde-selon-Monsanto

https://www.arte.tv/sites/robin/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-13-octobre-2017

https://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette


Photo X - Droits réservés

 

 

26/09/2017

Oh ! Comme ils l’aiment leur glyphosate, les agripoisonneurs !

Glyphosate.jpg

Chez Monsanto et leurs collègues, on doit se faire une belle bosse de rire, tout en sabrant le Champagne ! Faut dire qu’il y a de quoi. Les FNSEA boy’s ont foutu la zone dimanche sur les ChampZé, et même tonton Hulot – le ministre alibi transitaire écolo – est venu leur dire qu’il était plus dans une phase de « transition » que « d’interruption brusque ». Ben voyons.

Objet et cause de ce ramdam, le sinistrement célèbre glyphosate.

« Un poison ! » s’égosillent les anti-malbouffes.

« Inoffensif ! » s’offusquent les multinationales de la chimie

« Indispensable ! » pleurnichent les agriculteurs de la FNSEA.

Et en bout de chaîne, il y a nous, les con-sommateurs, qui en ont marre d’être pris pour des kons et qui somment tous ces personnages d’éclairer leur lanterne. Alors, c’est dangereux ou pas ce truc ? C’est selon…

Les experts mandatés par l’OMS (organisation mondiale de la santé) ont estimé que cette molécule serait un « cancérigène probable ». Levée de boulier des chimistes et des agripoisonneurs, donc nouvelle expertise diligentée par l’OMS et qui cette fois – heureuse chance - concluent que "le glyphosate est peu probablement génotoxique (toxique pour l’ADN) aux expositions alimentaires anticipées".

Experts, contre experts… Les agences chargées de dire le vrai en la matière sont plus que divisées. L’OMS, qui avait tiré la sonnette d’alarme, a donc revu sa copie suite aux pressions et sorti une nouvelle étude contredisant la première. Étude entachée de doutes sérieux et de conflits d’intérêts entre certains « experts » et les lobbys des pesticides. Quant à l’expertise de la Commission européenne, elle est en de nombreux points un copié-collé des documents de la Glyphosate Task Force, le consortium industriel conduit par la firme américaine Monsanto ! Bonjour l’objectivité…

Il serait temps de se mettre d’accord puisque dans les jours qui suivent, la Commission européenne doit renouveler – ou pas – pour dix ans l’autorisation de mise sur le marché de l’UE des pesticides à base de ce glyphosate. Scandaleusement noyautée par les groupes de pressions des multinationales et de la finance, la Commission avait déjà décidé de renouveler pour 15 ans cette autorisation au printemps 2016 mais avait dû reculer devant la forte mobilisation des populations, se contentant d’offrir tout de même 18 mois d’autorisation supplémentaire aux chimistes. Cette autorisation provisoire arrive à échéance en ce moment. Voilà pourquoi les lobbys chimistes comme les anti malbouffe sont chauds bouillants.

Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable. En son temps (2015) Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie, a bien essayé de faire interdire les désherbants à base de glyphosate, mais seulement pour les jardiniers amateurs… Lettre morte puisque les bidons de Round-up encombrent encore les rayons de toutes les jardineries…

La France devrait – selon la position officielle - voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. Mais peut-on faire confiance à un « officiel » français ?

 

pesticides masque.jpg

Photos X - Droits réservés

30/06/2016

Pendant le Brexit, les actes nuisibles de la Commission européenne continuent : le Glyphosate de nouveau autorisé.

 

 

Glyphosate.jpg

Au temps du désamour des peuples de l'Europe pour les institutions de l'U.E., désamour dramatiquement illustré par le Brexit, les responsables (??!!) européens, égaux à eux-mêmes, ont, sournoisement, toujours en loucedé, décidé de renouveler pour 18 mois l'utilisation du tant décrié glyphosate. ce poison reconnu mais...autorisé par l'U.E. On a échappé à son autorisation pour 15 ans comme le voulait Monsanto, mais c'est encore une fois une capitulation en rase-campagne (c'est le cas de la dire) des « zélites »devant les exigences du lobby des chimiqueurs.

Le lobby des empoisonneurs, très influent parmi les « on » qui décident pour nous, font la roue ( ! sonnante et trébuchante la roue ? Qui lo sa…) devant eux pour les séduire. Ca a failli marcher au mois de mars, mais une vague citoyenne a fait réfléchir les députés qui étaient prêts à donner quinze années supplémentaires d'autorisation d'utilisation de la molécule maudite. Ils ont alors repoussé leur décision plusieurs fois leur décision tout en laissant lrd produits en vente. Et maintenant, en pleine crise du Brexit, ils autorisent le glyphosota pour encore un an en demi, etplus si affinité.

Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA) – chargée de veiller sur notre santé !!! - affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène. Même l'OMS, travaillée au corps par les lobbies, remet en doute son précédent avis.

On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d'entreprises de l'agrochimie auquel appartient -- avec d'autres géants de l'agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d'autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d'avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l'agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappelle Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n'ont jamais été publiées publiquement et n'ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

A l'heure du rejet des institutions européennes par les populations, cette décision donne une fois de plus l'image désastreuse d'institutions européennes au service des multinationales et de la finance. Une occasion manquée de donner le signal d'un changement de comportement. Leur argumentation : les Etats membres ne parvenant pas à s'entendre sur la prolongation d'autorisation du glyphosate, la Commission lui accorde un nouveau délais de 18 mois… 18 mois de pression de Monsanto et des lobbies de l'agro-business.

Difficile de faire plus cynique et plus irresponsable.


Photo X - Droits réservés

20/05/2016

Glyphosate : le tango des dép(u)ités européens.

Glyphosate.jpg

 

Un pas en avant, deux pas en arrière, un pas glissé sur le côté… Les têtes d'oeufs de l'Europe de Bruxelles n'en finissent pas de tergiverser sur l'arrêt ou non de ce poison reconnu mais...autorisé par l'U.E. Les peuples de l'Union ne veulent pas du glyphosate, molécule du tueur d'herbe Roundup, substance « probablement cancérogène » selon l'OMS (organisation mondiale de la santé). Mais, si « on » tenait compte de l'avis de la « populace » dans les bureaux feutrés de Bruxelles, ça se saurait…

Le lobby des empoisonneurs, très influent parmi les « on » qui décident pour nous, font la roue ( ! sonnante et trébuchante la roue ? Qui lo sa…) devant eux pour les séduire. Ca a failli marcher au mois de mars, mais une vague citoyenne a fait réfléchir les députés qui étaient prêts à donner quinze années supplémentaires d'autorisation d'utilisation de la molécule maudite. Ils ont alors repoussé leur décision à ces jours derniers. Nouvelle levée de bouclier, nouveau doutes parmi les députés, le vote n'est pas suffisamment probant. Que fait l'U.E. ? Elle repousse de nouveau sa décision...tout en laissant les produits en vente, bien sûr. Jusqu'à quand ? Elle espère probablement faire passer l'embrouille durant l'été, lorsque les citoyens sont moins mobilisés, occupés qu'ils sont à se bronzer la couenne… Entre temps, on va voir fleurir des « études scientifiques » démontrant l'innocuité de cette substance. Ben voyons.

Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA) – chargée de veiller sur notre santé !!! - affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène. Même l'OMS, travaillée au corps par les lobbies, remet en doute son précédent avis.

On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d'entreprises de l'agrochimie auquel appartient -- avec d'autres géants de l'agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d'autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d'avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l'agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappelle Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n'ont jamais été publiées publiquement et n'ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

Alors, aujourd'hui se pose une question très simple : pourquoi la Commission européenne et l'AESA refusent l'évaluation du CIRC concernant les dangers du glyphosate pour l'homme ? La réponse est simple : la Commission est à la botte du lobby du glyphosate et des industriels de l'agrochimie comme Monsanto. Il sera d'autant plus difficile de lutter contre les pressions des industriels qu'une nouvelle OPA géante pourrait bouleverser bientôt la chimie. Le groupe allemand de chimie et de pharmacie Bayer, qui vaut 80 milliards d'euros, a indiqué ce jeudi 19 mai avoir proposé de racheter l'américain Monsanto, numéro un mondial des semences et producteur de l'herbicide Roundup. Frau Merkel, soucieuse des intérêts de ses industriels, pourrait faire pencher la balance. Dans le mauvais sens bien sûr, celui de l'autorisation du poison.

Restons vigilants ! Ne pouvant, comme les lobbies, les inviter dans de grands restos pour les influencer, abreuvons nos députés européens de lettres ou de courriels pour leur rappeler comment voter !

Liste des députés européens français :

http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=FR

Liste des députés européens belges :

http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=BE

Pour signer la pétition contre le glyphosate: https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/glyphosate/petition-contre-le-glyphosate/

 

Illustration X - Droits réservés

 

15/04/2016

Honte sur le Parlement européen : Glyphosate, secret des affaires, flicage des passagers aériens...

drapeau-europeen.jpg

 

 

Les députés européens viennent, une fois de plus, de faire la démonstration de leur totale soumission aux injonctions des lobbies représentant les multinationales.

 

En l'espace de quelques heures, ils ont voté : - un blanc-seing à Monsanto pour continuer pour sept ans encore à empoisonner les populations ; - l'impossibilité pour les lanceurs d'alerte et les journalistes d'investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises, sous couvert de la « protection du secret des affaires » ; - le flicage ahurissant des passager aériens sous prétexte de la lutte contre le terrorisme.

 

Glyphosate. On a dû sabrer le Champagne chez les empoisonneurs ! Les eurodéputés ont en effet voté mercredi 13, en séance plénière, le renouvellement pour encore sept ans de l'autorisation d'utilisation du glyphosate, la molécule très controversée du pesticide phare de Monsanto, le Round Up. Le fait que les « études » sur lesquelles se basent les « experts » européens pour donner cette autorisation restent cachés, parce que conduites, influencées, payées par les entreprises commercialisant les produits à base de glyphosate n'a pas défrisé nos euro députés. Comme ne les a pas gêné le fait que glyphosate et OGM sont intimement liés, la plupart des OGM ayant été créés pour tolérer le glyphosate. Ce qui veut dire que ces OGM sont là non pas pour aider l'agriculture et nourrir la population mondiale pléthorique, mais pour augmenter les ventes de glyphosate. Et les eurodéputés – oubliant que les deux tiers des habitants des cinq plus grands pays de l'Union européenne sont contre l'autorisation du glyphosates - se sont allègrement torché le cul avec la pétition d'un million et demi de signatures demandant son interdiction. Y a bon beurre pour les marchands de poisons : l'utilisation du glyphosate a été multiplié par 260 durant les 40 dernières années…

 

Secret des affaires. La directive concernant la protection du « secret des affaires » a elle aussi été adoptée par une très large majorité par nos euro députés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d'un outil législatif pour lutter contre l'espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l'est moins, c'est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l'entreprise, mais sur le lanceur d'alerte ! On voit bien qui est visé : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passible d'amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. A rapprocher de l'ouverture du procès, le 26 avril au Luxembourg, du lanceur d'alerte Antoine Deltour, qui a révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

 

PNR – Fichage des passagers aériens. Il s'agit de collecter les données personnelles de tous les passagers du transport aérien entrant ou sortant de l'U.E. Déjà en vigueur aux Etats-Unis, ce fichage systématique a pour but – ou prétexte – la lutte contre le terrorisme. Selon la proposition de la Commission, 60 catégories de données PNR seraient ainsi enregistrées, notamment les coordonnées, les itinéraires de voyage, les adresses IP des ordinateurs utilisés pour la réservation, les réservations d’hôtel, les numéros de carte de crédit et les préférences alimentaires. On est loin du nom, prénom, adresse. Il s'agit véritablement d'un flicage à grande échelle, d'une intrusion inadmissible dans la vie privé des gens. Pas inadmissible pour les députés européens. Réclamé à corps et à cris par Manuel Valls.

 

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras-cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l'Europe pour recycler nos branquignoles. Nous qui déléguons un Moscovici au poste stratégique de Commissaire européen.


Photo X - Droits réservés

 

08/03/2016

La Commission européenne s’apprête à céder à Monsanto. Disons NON au glyphosate !

Glyphosate.jpg

 

 

Catastrophe ! La Commission européenne est sur le point de renouveler l'autorisation du glyphosate pour une durée de 15 ans.

Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA), affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène.

Malentendu ? Cafouillage administratif ? Pas du tout… loin de là ! Il s'agit ici tout simplement d'un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée les 7 et 8 mars à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d'entreprise de l'agrochimie auquel appartient -- avec d'autres géant de l'agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

Dites aux gouvernements des pays membres de l'UE de voter contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate. Notre santé doit passer avant leurs profits !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d'autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d'avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l'agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappel Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n'ont jamais été publiées publiquement et n'ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

Alors, aujourd'hui se pose une question très simple : pourquoi la Commission européenne et l'AESA refusent l'évaluation du CIRC concernant les dangers du glyphosate pour l'homme ? La réponse est simple : la Commission est à la botte du lobby du glyphosate et des industriels de l'agrochimie comme Monsanto.

Dites aux gouvernements des pays membres de l'UE de voter contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate. Notre santé doit passer avant leurs profits !

Une centaine d'experts réputés se sont levés contre l'évaluation de l'AESA qu'ils qualifient de "peu crédible" -- du jamais vu ! Aussi, le gouvernement suédois prévoit de s'opposer à ce renouvellement alors que des voix s'élèvent contre le glyphosate au sein des gouvernements français et allemand. La pression monte à mesure que la contestation publique s'amplifie !

Le vote des 7 et 8 mars prochains sera déterminant. Ensemble, nous nous sommes déjà mobilisés contre Monsanto et ses pratiques antidémocratiques pour imposer les OGMs. Il est temps de dire aux gouvernements des pays membres de l'UE que nous exigeons que notre santé passe avant les profits de Monsanto et de l'industrie agrochimique.

Dites aux gouvernements des pays membres de l'UE de voter contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate. Notre santé doit passer avant leurs profits !

 

Plus d'informations :

Glyphosate : la Commission européenne propose de renouveler son autorisation, France TV Info, le 25 février 2016.
Pesticides : la malédiction du soja, Envoyé Spécial, le 19 février 2016
Glyphosate et cancer : la décision de l'Agence européenne de suivre l'avis de Monsanto n'est pas crédible !, Les Amis de la Terre, novembre 2015.

 

Pour signer la pétition :

https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/glyphosate...

 

Illustration X - Droits réservés